{"id":1562,"date":"2014-08-26T17:03:00","date_gmt":"2014-08-26T15:03:00","guid":{"rendered":"https:\/\/testwp.cnt-so.org\/13\/2014\/08\/26\/international-11-mois-de-lutte-pour-595-femmes-de-menages-grecques\/"},"modified":"2014-08-26T17:03:00","modified_gmt":"2014-08-26T15:03:00","slug":"international-11-mois-de-lutte-pour-595-femmes-de-menages-grecques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/2014\/08\/26\/international-11-mois-de-lutte-pour-595-femmes-de-menages-grecques\/","title":{"rendered":"International : 11 mois de lutte pour 595 femmes de m\u00e9nages grecques"},"content":{"rendered":"<p><strong>Gr\u00e8ce 595 femmes de m\u00e9nage grecques : 11 mois de lutte acharn\u00e9e contre le gouvernement et la Tro\u00efka<\/strong><\/p>\n<p><strong>Article de Sonia Mitralias, membre des \u201c Femmes contre la dette et les mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9\u201d en Gr\u00e8ce<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s 11 mois d\u2019un long et \u00e2pre combat, limog\u00e9es depuis septembre, mises sous statut de \u00ab\u00a0disponibilit\u00e9 \u00bb, soit licenci\u00e9es au bout de huit mois, 595 femmes de m\u00e9nage de la fonction publique sont devenues l\u2019incarnation, le symbole, l\u2019\u00e2me, la vie-m\u00eame de la r\u00e9sistance la plus farouche contre la politique de rigueur en Gr\u00e8ce ! Ces femmes sont devenues tour \u00e0 tour \u00ab sujet politique \u00bb et le leadership de toute la r\u00e9sistance actuelle contre la politique de la Tro\u00efka, osant affronter un ennemi aussi puissant que le gouvernement grec, la Banque centrale europ\u00e9enne, la Commission et le FMI&#8230;<br \/>\nEt pourtant, apr\u00e8s ces 11 mois de combat, apr\u00e8s avoir d\u00e9fi\u00e9 et \u00eatre devenues l\u2019ennemi principal du gouvernement et de la Tro\u00efka, apr\u00e8s avoir court-circuit\u00e9 la mise en \u0153uvre des mesures de rigueur, apr\u00e8s une pr\u00e9sence tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9e sur la sc\u00e8ne politique, ces femmes de m\u00e9nage en lutte ne sont toujours pas consid\u00e9r\u00e9es comme sujet politique par les opposants \u00e0 l\u2019aust\u00e9rit\u00e9.<br \/>\nEt pourtant, depuis le d\u00e9but des mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9s inflig\u00e9es par la Tro\u00efka, les femmes ont pris la rue en masse et leurs r\u00e9sistances semblent avoir une dynamique propre toute particuli\u00e8re et riche en le\u00e7ons politiques.<br \/>\nDurant ces quatre ans de politiques d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 qui ont transform\u00e9 la Gr\u00e8ce en un amas de ruines sociales, \u00e9conomiques et surtout humaines, on n\u2019a parl\u00e9 que tr\u00e8s peu de la vie des femmes et bien s\u00fbr encore moins de leurs luttes contre les diktats de la<br \/>\nTro\u00efka. C\u2019est donc avec surprise que l\u2019opinion publique a accueilli cette lutte exemplaire faite enti\u00e8rement par des femmes. Mais est-ce vraiment une surprise ?<br \/>\nElles ont particip\u00e9 en masse aux 26 gr\u00e8ves g\u00e9n\u00e9rales. Dans le mouvement des indign\u00e9s, elles occupaient les places, elles campaient, manifestaient. Elles se sont mobilis\u00e9es en premi\u00e8re ligne pour l\u2019occupation et l\u2019autogestion de l\u2019ERT.<br \/>\nExemplaires, elles \u00e9taient l\u2019\u00e2me des assembl\u00e9es des gr\u00e9vistes des administrateurs universitaires dans l\u2019\u00e9ducation et les universit\u00e9s contre la \u00ab disponibilit\u00e9 \u00bb c\u2019est-\u00e0-dire le licenciement apr\u00e8s 8 mois avec 75 % de leur salaire. 25 000 fonctionnaires de l\u2019\u00c9tat, en majorit\u00e9 des femmes, seront concern\u00e9s par le d\u00e9graissage des services publics. Elles constituent aussi l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 (95 %) des volontaires du<br \/>\nMouvement de Solidarit\u00e9 et des dispensaires autog\u00e9r\u00e9s qui essayent de faire face \u00e0 la crise sanitaire et humanitaire.<\/p>\n<p>La participation massive des femmes aux mouvements de r\u00e9sistance contre la destruction de l\u2019\u00c9tat social par les politiques de l\u2019aust\u00e9rit\u00e9, n\u2019est donc pas une surprise, elle n\u2019est pas due au hasard : d\u2019abord, et nous le savons, la condition des femmes est dans l\u2019\u0153il du cyclone de l\u2019aust\u00e9rit\u00e9. La destruction de l\u2019\u00c9tat social et des services publics fait exploser leur vie : en tant qu\u2019employ\u00e9es majoritaires dans la fonction publique et en tant qu\u2019usag\u00e8res principales des services publics, les femmes sont doublement impact\u00e9es par les coupes de tous genres. Elles ont donc mille raisons pour ne pas accepter la r\u00e9gression historique de leur condition de femmes, qui \u00e9quivaudrait \u00e0 un v\u00e9ritable retour au 19e si\u00e8cle !<br \/>\nC\u2019est vrai que dans un premier temps elles ne se d\u00e9marquaient pas en tant que \u00ab sujet politique femmes \u00bb, partageant les m\u00eames revendications et les m\u00eames formes de luttes avec les hommes dans les mouvements. Elles y \u00e9taient nombreuses, c\u2019est tout.<br \/>\nMais, d\u00e9j\u00e0 dans la lutte pionni\u00e8re contre l\u2019extraction d\u2019or dans la r\u00e9gion de Skouries, \u00e0 Chalkidiki au nord de la Gr\u00e8ce, s\u2019opposant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 canadienne multinationale \u00ab Eldorado \u00bb, les femmes se sont tr\u00e8s vite distingu\u00e9es par leurs formes de lutte et leur radicalit\u00e9. Et si la presse et l\u2019opinion publique ignoraient l\u2019incidence de leur identit\u00e9 de genre sur la fa\u00e7on de lutter, la police ne faisait pas autant ! En effet, la police anti-\u00e9meute avait cibl\u00e9 tout particuli\u00e8rement les femmes, utilisant une r\u00e9pression f\u00e9roce et s\u00e9lective pour terroriser toute la population \u00e0 travers ELLES, pour an\u00e9antir toute d\u00e9sob\u00e9issance et tout mouvement de r\u00e9sistance. Criminalis\u00e9es, emprisonn\u00e9es, elles ont subi des violences humiliantes, aussi sexuelles et&#8230; sp\u00e9cifiques \u00e0 leur corps et \u00e0 leur&#8230;genre !<\/p>\n<p><strong>Dans un second temps, les femmes ont exprim\u00e9 des initiatives et formes de luttes propres \u00e0 elles.<\/strong><\/p>\n<p>Tout a commenc\u00e9 quand, pour imposer la partie la plus dure de son programme d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 et satisfaire les engagements \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ses cr\u00e9anciers, le gouvernement a cibl\u00e9 en toute priorit\u00e9 les femmes de m\u00e9nage du minist\u00e8re des Finances, de l\u2019administration fiscale et des douanes. Il les a plac\u00e9es dans le m\u00e9canisme de disponibilit\u00e9 d\u00e9j\u00e0 depuis fin ao\u00fbt dernier, ce qui se traduit par ce qu\u2019elles touchent les trois-quarts de leur salaire de 550 euros pendant huit mois avant qu\u2019elles soient licenci\u00e9es d\u00e9finitivement. Le gouvernement a suivi exactement la m\u00eame strat\u00e9gie qu\u2019\u00e0 Skouries. L\u2019objectif : s\u2019attaquer d\u2019abord aux plus faibles et les moins susceptibles d\u2019\u00eatre soutenues&#8230;c\u2019est-\u00e0-dire les femmes de m\u00e9nage, pour ensuite faire passer le gros des employ\u00e9s \u00e0 la trappe, c\u2019est-\u00e0-dire aboutir au licenciement des 25 000 fonctionnaires publics !&#8230; Et cela dans un moment o\u00f9 les mouvements de r\u00e9sistances<br \/>\n\u00e9taient saign\u00e9s \u00e0 blanc par l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 sans fin, \u00e9tant atomis\u00e9s, fatigu\u00e9s, ext\u00e9nu\u00e9s, vuln\u00e9rables&#8230;<br \/>\nIl croyait qu\u2019avec \u00ab cette cat\u00e9gorie de travailleurs \u00bb, ces femmes pauvres de \u00ab basse classe \u00bb touchant des salaires d\u2019\u00e0 peine 500 euros et, croyait-il, pas tr\u00e8s intelligentes (d\u2019o\u00f9 le slogan des femmes de m\u00e9nage : \u00ab Nous ne sommes pas des connasses, nous sommes des femmes de m\u00e9nages \u00bb), il aurait vite fini par les \u00e9craser comme des mouches.<br \/>\nLe but \u00e9tant de privatiser le travail des femmes de m\u00e9nage pour en faire cadeau aux entreprises priv\u00e9es de nettoyage. Ces soci\u00e9t\u00e9s mafieuses connues pour \u00eatre des champions de la fraude fiscale, r\u00e9embauchent avec des salaires de 200 euros par mois, soit 2 euros par heure, avec assurance partielle, sans aucun droit du travail, ce qui \u00e9quivaut \u00e0 des conditions de semi-esclavage et de gal\u00e8re.<br \/>\nCes femmes limog\u00e9es et sacrifi\u00e9es sur l\u2019autel de l\u2019anthropophagie de la Tro\u00efka, ces femmes de 45 \u00e0 57 ans, souvent monoparentales, divorc\u00e9es, veuves, endett\u00e9es, ayant \u00e0 leur charge des enfants ou maris ch\u00f4meurs ou des personnes handicap\u00e9es, se trouvant devant l\u2019impossibilit\u00e9 de toucher pr\u00e9matur\u00e9ment leur retraite et cela apr\u00e8s plus de 20 ans de travail, et d\u00e9pourvues de toute possibilit\u00e9 de retrouver du boulot, ont alors d\u00e9cid\u00e9 de ne pas se laisser faire. Elles ont pris leur vie en mains !<br \/>\nEt voil\u00e0 qu\u2019une poign\u00e9e de femmes d\u00e9cident de bousculer les routini\u00e8res formes de lutte des syndicats traditionnels. Quelques-unes prennent l\u2019initiative de s\u2019organiser par et pour elles-m\u00eames, un noyau des femmes de m\u00e9nage qui avaient d\u00e9j\u00e0 lutt\u00e9 et gagn\u00e9 10 ans plus t\u00f4t pour obtenir des contrats de longue dur\u00e9e. Elles ont travaill\u00e9 comme des fourmis, tissant patiemment une toile d\u2019araign\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du pays&#8230;<br \/>\nEt comme ces servantes du minist\u00e8re des Finances ont \u00e9t\u00e9 jet\u00e9es dans la rue et que faire la gr\u00e8ve n\u2019a plus de sens dans leur cas, elles ont d\u00e9cid\u00e9 de faire un mur humain avec leur corps dans la rue, devant l\u2019entr\u00e9e principale du Minist\u00e8re des Finances \u00e0 la Place de \u00ab Syntagma \u00bb, la place devant le Parlement, la place la plus embl\u00e9matique du pouvoir&#8230;<br \/>\nCe n\u2019est pas un hasard que ce soient des femmes qui ont fait na\u00eetre des formes de lutte pleines d\u2019imagination. D\u00e9consid\u00e9r\u00e9es \u00e0 cause de leur genre et de leur classe sociale, marginalis\u00e9es par les syndicats et n\u2019ayant point de liens avec les organisations traditionnelles de la gauche grecque, elles ont d\u00fb faire du bruit pour \u00eatre audibles, pour se faire entendre, elles ont d\u00fb se cr\u00e9er une image pour \u00eatre visibles !<br \/>\nAux gr\u00e8ves passives, aux journ\u00e9es d\u2019actions \u00e9ph\u00e9m\u00e8res et inefficaces, elles ont substitu\u00e9 l\u2019action directe et collective. Elles misent sur la non-violence, l\u2019humour et le spectaculaire. Avec des couronnes d\u2019\u00e9pines sur la t\u00eate \u00e0 P\u00e2ques, avec la corde pass\u00e9e autour de leur cou devant le si\u00e8ge du parti de la Nouvelle D\u00e9mocratie, avec de la musique et des danses elles r\u00e9clament : la r\u00e9embauche pour toutes et tout de suite ! Tout cela est in\u00e9dit en Gr\u00e8ce&#8230;<br \/>\nElles occupent et bloquent l\u2019acc\u00e8s au Minist\u00e8re, et surtout elles pourchassent les membres de la Tro\u00efka quand ils veulent entrer au Minist\u00e8re (!) les obligeant \u00e0 fuir en courant et \u00e0 prendre la porte de service, ensemble avec leurs gardes du corps. Elles affrontent et se battent corps \u00e0 corps avec les unit\u00e9s sp\u00e9ciales de la police. Tous les jours, elles inventent des nouvelles actions, qui sont reprises par les m\u00e9dias, elles alertent toute la population : en somme elles brisent l\u2019isolement. Et voici que, ce qui d\u2019habitude \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9 par une statistique sans vie et sans \u00e2me, par le chiffre du record du ch\u00f4mage, de la pauvret\u00e9, voici que ces \u00ab abstractions \u00bb s\u2019humanisent, acqui\u00e8rent un visage, deviennent des femmes en chair et en os, qui en plus ont une personnalit\u00e9 et une volont\u00e9 politique propre. Elless\u2019appellent Litsa, Despina, Georgia, Fotini, Dimitra&#8230; Et avec leur exemple, leur courage, leur pers\u00e9v\u00e9rance, leur rage de vaincre, elles redonnent espoir \u00e0 toutes les victimes de l\u2019aust\u00e9rit\u00e9&#8230;<\/p>\n<p>Mais attention, les forces anti\u00e9meutes brutalisent presque quotidiennement ces femmes, pour l\u2019exemple, car leurs patrons craignent la contagion. Et c\u2019est toute la<br \/>\nGr\u00e8ce qui assiste au triste spectacle de ces femmes souvent \u00e2g\u00e9es qui, jour apr\u00e8s jour, sont pi\u00e9tin\u00e9es, maltrait\u00e9es et bless\u00e9es par des Rambos de la police, qui auraient pu \u00eatre leurs fils ! Et pourquoi ? Parce que c\u2019est la Tro\u00efka elle-m\u00eame qui veut les abattre, parce qu\u2019elles sont l\u2019exemple \u00e0 imiter par tous les opprim\u00e9s, parce elles sont \u00e0 la pointe de la contestation anti-aust\u00e9rit\u00e9, non seulement en Gr\u00e8ce mais partout en Europe. Parce que leur lutte peut devenir contagieuse&#8230;<br \/>\nPlus que jamais, le combat de ces 595 femmes de m\u00e9nage h\u00e9ro\u00efques est le n\u00f4tre. Ne les laissons pas seules. Elles se battent pour nous, battons-nous pour elles. Organisons la solidarit\u00e9 europ\u00e9enne et mondiale !<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1561\" src=\"https:\/\/cnt-so.org\/\/13\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2014\/08\/arton219-5609cgrecenettoyage.jpg\" alt=\"arton219-5609cgrecenettoyage.jpg\" align=\"center\" width=\"305\" height=\"233\" srcset=\"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2014\/08\/arton219-5609cgrecenettoyage.jpg 305w, https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2014\/08\/arton219-5609cgrecenettoyage-300x229.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 305px) 100vw, 305px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gr\u00e8ce 595 femmes de m\u00e9nage grecques : 11 mois de lutte acharn\u00e9e contre le gouvernement et la Tro\u00efka Article de Sonia Mitralias, membre des \u201c Femmes contre la dette et les mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9\u201d en Gr\u00e8ce Apr\u00e8s 11 mois d\u2019un long et \u00e2pre combat, limog\u00e9es depuis septembre, mises sous statut de \u00ab\u00a0disponibilit\u00e9 \u00bb, soit licenci\u00e9es au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1560,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[83],"tags":[],"class_list":["post-1562","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-international"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1562","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1562"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1562\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1560"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1562"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1562"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cnt-so.org\/13\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1562"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}