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Retraites Macron... un seul mot d’ordre : RETRAIT !


/3 janvier 2020   

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Malgré l’enfumage du gouvernement, les menaces, la stigmatisation et maintenant l’arrogance du président des riches... On est là ! La mobilisation est historique et n’a pas connu de trêve pour les fêtes. Tout est possible !

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Le gouvernement a déjà fait des concessions dans de nombreux secteurs pour ne pas céder sur l’essentiel de son projet de retraites par points et le recul d’âge général. Attention, ne tombons pas maintenant dans le panneau de la division et des petits arrangements corporatistes à courte vue.

Il faut obtenir le retrait total du projet  ! Cela passe par un grand mouvement interpro dans l’unité ! Amplifions la mobilisation à la rentrée, la grève générale du 09 janvier et les jours suivants doivent être un véritable raz de marée. Public & privé on continue jusqu’au retrait !

TOUS ET TOUTES DANS L’ACTION POUR DEFENDRE NOS DROITS ET EN GAGNER DE NOUVEAUX

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La retraite à point c’est la baisse des pensions !

  • Avec un calcul sur l’ensemble de la vie professionnelle (au lieu des 25 meilleures années dans le privé ou les 6 derniers mois dans le public), la baisse est mécanique .
  • La fixation de la valeur du point et la gérance du système seront confiées à un organisme paritaire mais au final les gouvernements pourront garder la main si cela ne rentre pas dans leurs objectifs de restrictions budgétaires. Cela sera le cas avec un niveau de dépenses pour les retraites gelé à 14% du PIB alors que le nombre de retraités va encore augmenter.

Les retraites Macron c’est travailler plus longtemps !

Le gouvernement valide un « âge pivot » à 64 ans, mis en place progressivement entre 2022 et 2027 (impactant les générations 1960 à 1965) avec un malus de 10% si départ à 62 ans. De fait l’âge de départ en retraite vient d’être repoussé à 64 ans pour le plus grand nombre ! Cet âge pivot est flexible et pourra être augmenté pour chaque classe d’âge !

Nous allons vers une forte compression du niveau des pensions et il sera impossible de savoir à l’avance l’âge de départ ni le montant exact de la pension.

Avec cette réforme comme celle récente de l’assurance chômage et la politique de baisse du salaire brut (salaire socialisé) c’est tout notre système de protection sociale qui est remis en cause. Pour le maintenir et le rendre meilleur, dans l’immédiat les vraies questions sont :

L’emploi  : moins de chômeurs.euses, de précaires mais aussi plus de services et emplois publics, ce sont plus de cotisations. Il est temps de mieux partager le travail entre tous.tes_ !

La répartition égalitaire des richesses  : la prévision la plus pessimiste (et largement sur-évaluée) de déficit cumulé du régime de retraite serait de 17 milliards en 2025... A comparer avec les 100 milliards distribués en 6 ans aux entreprises avec le CICE ou les 46 milliards de dividendes versés aux actionnaires début 2019 ! De l’argent il y en a... dans les caisses du patronat ! Les travailleurs.euses produisent toutes les richesses, elles doivent leur revenir !

La bataille des retraites est stratégique pour notre classe. Poursuivons-la tous et toutes ensemble dans l’unité... pour la gagner !

Il est aussi fondamental de faire émerger un véritable projet de société en rupture avec la barbarie capitaliste actuelle. Construisons une société égalitaire, fraternelle, écologiste et autogestionnaire... pour mettre le capitalisme à la retraite !

Nos revendications immédiates :

  • Réduction du temps de travail et hausse des salaires minimaux.
  • Pas de pension inférieure au SMIC revalorisé-
  • Abandon de la réforme Delevoye et retour sur l’ensemble des contre-réformes depuis 1993 sur les retraites et la sécu.
  • Retour aux 37,5 annuités de cotisations
  • Taux de remplacement de 75_% du salaire brut (base des 6 derniers mois dans le public ou 10 meilleures années dans le privé).
  • Retraite à taux plein à 60 ans et 55 ans dans les métiers à forte pénibilité.
  • Maintien d’un système de protection sociale solidaire et gestion directe des caisses par les travailleurs.euses.
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Une usine à gaz plus du tout universelle

Au fur et à mesure des annonces, la mise en place proposée par le gouvernement est de plus en plus confuse :

  • La génération 2004 entre directement dans le nouveau régime.
  • Les générations antérieures à 1975 gardent l’ancien mode de calcul mais sont touchées par l’âge pivot mis en place dès 2027
  • Les générations de 1976 à 2003 conservent les anciennes règles jusqu’en 2025 et basculent dans les nouvelles après, dans des conditions encore indéterminées.

Les aménagements sectoriels se multiplient :

  • Métiers « régaliens » : retraite à 52 ans (taux plein à 57) pour les policiers, pompiers, douaniers, surveillants pénitentiaires. Armée : maintien de la pension des militaires après 17 ou 27 ans de service (suivant les grades).
  • Aérien : retraite à 52 ans pour les contrôleurs aériens (pivot à 56 ans), retraite à 60 ans pour les pilotes et navigants et maintien de leur caisse complémentaire.
  • Marins : maintien de la retraite à 55 ans au moins jusqu’à la génération 1982.
  • Route : congé de fin d’activité maintenu pour les routiers (départ anticipé de 5 ans)
  • SNCF & RATP : réforme appliquée pour la génération 1980 (sédentaires) et 1985 (roulants)
  • Opéra de Paris : réforme appliquée pour la génération 1980 et pour les danseurs-euses recruté.e.s après 2022.

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Les femmes gagnantes ? Fake !
Plus concernées par les temps partiels et les interruptions de carrière, avec des salaires plus bas, les femmes sont automatiquement désavantagées par un système basés une accumulation de points via les salaires de toute une vie professionnelle. Le gouvernement met en avant la bonification de 5%¨par enfants (en remplacement notamment de trimestres de bonifications) mais il faudrait 8 enfants pour combler l’écart moyen de pensions hommes/femmes actuels !

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