Grève générale en Bolivie !

Les manifestations et blocages battent leur plein en Bolivie depuis le début du mois de mai. Dans la capitale de La Paz et dans divers points du pays, la COB (centrale ouvrière bolivienne) et diverses organisations de travailleur·euses agricoles, de peuples originels, d’ouvriers miniers manifestent et bloquent des routes afin de dénoncer la hausse des prix des carburants, l’opacité de la gestion des mines de lithium, l’ingérence des États-Unis et de l’extrême-droite régionale dans les marchés privés. Ils défendent aussi les territoires indigènes. Une augmentation de 20% des salaires est réclamée, alors que le président a supprimé l’impôt sur la richesse.

Les manifestants et manifestantes réclament la destitution du président Rodrigo Paz, en place depuis six mois.

Pour toute réponse, le gouvernement réprime les manifestant·es et nettoie les blocages. Le gouvernement a même flexibilisé l’application de l’état d’urgence, le rendant plus rapide, par l’élimination de la loi 1341 qui obligeait le gouvernement à prévenir l’Assemblée nationale avec 24h d’anticipation avant de le déclarer. Rodrigo Paz a également annoncé avoir baissé de 50% son salaire ainsi que ceux de ses ministres. Quand on sait les difficultés auxquelles sont confrontés les travailleur·euses bolivien·nes et l’économie du pays tout entier, c’est pour le moins ironique.

Il y aurait déjà 6 morts. Un mandat d’arrestation contre Mario Argollo, leader de la COB, la Centrale ouvrière bolivienne, a été délivré l’obligeant à rejoindre la clandestinité.

La CNT-SO salue la lutte déterminée des travailleur·euses de Bolivie.

Pour la liberté des peuples et des travailleur·euses ! Pour la souveraineté des peuples indigènes !