Un an après la grève à la gare routière de Perrache, la métropole de Lyon organise le licenciements des agent-es de nettoyage !

Hier harcelé•es, aujourd’hui viré•es de leur chantier…
 
Les agents de service qui travaillent à la gare routière de Lyon-Perrache depuis plusieurs années – plus de 20 ans pour certains d’entre eux – et qui l’an dernier se sont collectivement battus pour faire cesser le harcèlement dont ils étaient victimes, sont aujourd’hui menacés par un appel d’offre restreignant le marché aux seules entreprises d’insertion. Explications sur les belles méthodes de la Métropole de Lyon .

Nous ne laisserons pas faire !

Abandon du timbre rouge à la poste : abandon d’un service égalitaire ouvert à tous-tes ! Signez la pétition

Le syndicat national des activités postales et des télécommunications de la CNT-Solidarité-Ouvrière lance une pétition pour le maintien du timbre rouge. La pétition sera communiquée à l’ensemble des députés pour qu’ils interpellent le gouvernement et la direction de la Poste.

Signez, faites signez , faites circuler :
https://chng.it/Mtn52j8yZV

Le 1er janvier 2023, le timbre rouge fera ses adieux, après l’avoir augmenté de 210 %, place à « e-lettre rouge ». Son fonctionnement transmettre le contenu de son courrier via le site web laposte.fr, ce dernier imprimé par La Poste à proximité du destinataire puis distribué le lendemain.

Quid de la confidentialité, exclusion d’une partie de la population souvent âgée ou précaire n’ayant pas le matériel informatique. Avec les fermetures de bureaux de Poste (9000 entre 2005 et 2022) c’est l’ensemble de l’accessibilité au service public postal qui est en danger.

La fracture numérique continue d’exclure de plus en plus de personnes, de territoires, en France cela concerne 14 millions de personnes qui seront coupés d’un service courrier égalitaire qui leur permettait de pouvoir communiquer à un tarif raisonnable. C’est leur place dans notre société qui doit être garanti par l’État, l’égalité n’est-il pas un principe à valeur constitutionnelle ?

Téléchargez le tract de la campagne « timbre rouge » (pdf)

QR code de la pétition

Travailleur-euses de l’associatif et de l’animation : plus que jamais des raisons de lutter !

Ça s’aggrave ! Sur le terrain, avec les baisses des subventions, des aides en fonction des orientations et actions de l‘association, les contrats précaires et les CDD se renforcent. On voit de plus ne plus de stagiaires non rémunéré·es, de jeunes scolarisé·es en stages et qui seront de plus en plus souvent présent·es avec l’allongement de la durée des stages voulu par Macron, les SNU à venir. Dans nombre de départements, on voit de plus en plus d’annonces de services civiques et non des salarié·es. On assiste à un détournement des règles pour les diplômes comme le CEE. Face à la pénurie d’adultes, il n’y plus de respect des normes Jeunesse et sports. Faudra-t-il un accident comme dans les crèches ou comme des enfants oublié·es dans les accueils ?

Allons-nous assister comme dans les crèches, à moins de diplômes, et un personnel remplacé ou complété par les personnes en RSA ayant l’obligation de faire des heures ?
Nous voulons l’arrêt immédiat de la procédure de déploiement du SNU, l’arrêt de toute politique de jeunesse à l’éducation nationale se fondant sur un régime obligatoire et militaire ! Nous ne voulons pas que les jeunes qui ont 82 h de bénévolat à faire, viennent prendre la place de salarié·es ! […]

Lire la suite et télécharger le tract  👇

[La Poste] Lettre ouverte au directeur d’établissement de Saint-Étienne sud Loire : propositions pour l’écologie

La Poste, comme de nombreuses entreprises, affiche un discours « écolo » de façade mais dans la réalité ces belles paroles venant des sommets de la hiérarchie se traduisent bien peu dans les services … A ce titre, la section de la CNT-SO des activités postales & Télécoms 69-42 a interpellé le directeur d’établissement Saint-Etienne Loire Sud sur des propositions et revendications concrètes 👇

Livreurs des plateformes, avec ou sans-papiers, on s’organise !

Baisse des revenus avec la réduction des tarifs et le coût toujours plus lourd des véhicules à notre charge, déconnexions arbitraires et chasse aux livreurs sans-papiers, absence de droits sociaux (sécu, chômage, congés)… Le maintien forcé dans le statut d’auto-entrepreneur c’est une existence sans droits pour les travailleur·euses UBERisés !

En France, le gouvernement refuse toujours de reconnaître nos droits de salariés mais avec de multiples condamnations judiciaires et avancées pour la reconnaissance du statut des livreurs en Europe : le vent tourne pour les plateformes…

Le quotidien des livreurs doit maintenant changer ! Livreurs, avec ou sans-papiers, on s’organise avec la CNT-SO et on revendique collectivement pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux  !

Se syndiquer à la CNT-SO

Téléchargez le tract au format pdf

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Tract CNT-SO livreurs sans-papiers

En France comme en Espagne, le syndicalisme n’est pas un crime : solidarité avec les « 6 de Xixón »

La CNT-SO apporte sa solidarité aux camarades de la CNT de Xixón/Gijón (Asturies) menacé-es d’emprisonnement par l’État Espagnol pour leur activité syndicale  Ici comme là-bas, le syndicalisme n’est pas un crime !
Pour soutenir la campagne sur les réseaux sociaux :
#DoingUnionismIsNoCrime
#HacerSindicalismoNoEsDelito (Faire du syndicalisme ce n’est pas un crime)
#SolidarityCNTXixon
Manifestation de solidarité à Madrid le 24 septembre 2022
Pour en savoir plus sur l’affaire des « 6 de Xixón » et le contexte général espagnol, nous reproduisons ci-dessous, la traduction française du communiqué de nos camarades de la CGT-E.
 

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Offensive de la police et de la justice d’extrême droite contre la liberté syndicale. Six camarades de la CNT courent un risque imminent d’emprisonnement pour cause de syndicalisme !

En 2017, une travailleuse d’une boulangerie de Gijón (Xixón en Asturien) s’est adressée à la CNT pour obtenir de l’aide dans un cas de possible harcèlement sexuel et d’exploitation du travail. La CNT a soutenu la travailleuse et a entamé une action syndicale comme tant d’autres, à la recherche d’une solution négociée qui respecte les droits de la travailleuse.
 
Au lieu d’enquêter sur la plainte pour harcèlement sexuel, la brigade de renseignement de la police a décidé d’enquêter sur les syndicalistes de la CNT pour extorsion. Après des mois d’identifications, de suivis, d’analyses de comptes bancaires et d’autres actions, la police a dû reconnaître dans son rapport qu’il n’y avait pas du tout d’extorsion, mais a laissé entendre qu’il pourrait s’agir d’un crime de coercition. Cela signifie qu’une action syndicale normale et ordinaire, même plus pacifique que beaucoup d’autres que nous menons à la CGT et dans le reste des syndicats, peut être considérée comme un crime de coercition de la part d’un employeur. Pour la brigade de renseignement de la police, le fait d’exiger d’un employeur qu’il cesse de harceler et qu’il paie ce que la loi établit, peut constituer un délit de coercition.
Le procureur chargé de l’affaire s’est rangé à l’interprétation de la police et le juge chargé de l’affaire, Lino Rubio Mayo (célèbre pour avoir mis en prison les syndicalistes de Naval Gijón Cándido et Morala après un coup monté de la police) a condamné l’ancienne travailleuse, qui avait dénoncé l’exploitation au travail et le harcèlement sexuel, et six syndicalistes de la CNT, à un total de 25 ans de prison et à verser à l’employeur une indemnité de 150 428 euros. Par la suite, l’Audience provinciale des Asturies a confirmé la condamnation à trois ans de prison des six syndicalistes de la CNT condamné.es et nous attendons maintenant que la Cour suprême se prononce sur l’appel.
 
LA PLUS GRANDE MENACE POUR LA LIBERTÉ SYNDICALE DEPUIS LA FIN DE LA DICTATURE FASCISTE
 
La répression policière, judiciaire et médiatique contre l’anarcho-syndicalisme et en général contre le syndicalisme de classe n’est pas quelque chose de nouveau mais bien au contraire, un processus constant depuis les années 80.
Au cours des dernières décennies, plusieurs centaines de syndicalistes ont été poursuivis pour avoir participé à des manifestations, des rassemblements ou des piquets de grève, avec des demandes de plusieurs années d’emprisonnement, d’emprisonnement préventif et même de peines de prison, ce qui a particulièrement touché la CGT, l’un des syndicats les plus mobilisés.
Nos camarades Laura et Eva, de la CGT de Barcelone, ont été accusées en 2012 d’avoir commis des actes violents sur le piquet de grève de la CGT lors de la grève générale du 29 mars 2012 et ont été jugées et condamnées à 30 ans de prison. En outre, Laura a été arrêtée par la police et emprisonnée pendant un mois en détention provisoire. Enfin, Laura et Eva ont été condamnées à un an et deux mois de prison, pour avoir participé à un piquet de grève lors d’une grève générale.
Le camarade Ermengol, de la CGT de Catalunya, a un procès en cours avec une demande du procureur de 11 ans de prison avec un autre travailleur et 25 autres étudiants pour avoir occupé le rectorat de l’Université autonome de Barcelone en 2013 pour avoir protesté contre les coupes et la hausse des frais universitaires et pour défendre l’université publique.
Cette répression a également touché les syndicalistes d’autres organisations telles que CCOO, UGT, ELA, CIG, LAB, CNT.
La secrétaire générale de CCOO aux Baléares, Katiana Vicens, a été jugée pour avoir participé à un piquet de grève lors de la grève générale du 29 mai 2012, le procureur ayant requis quatre ans et demi de prison. Elle a finalement été condamnée à une amende pour contrainte, car, selon la sentence, elle a brisé une vitre de bus.
Dans tous ces cas, la police et l’accusation ont accusé les syndicalistes d’un acte violent, souvent inventé et parfois exécuté par d’autres personnes. Les demandes des procureurs étaient disproportionnées, mais en aucun cas le droit à l’activité syndicale n’a été remis en question, et le fait d’exiger des salaires d’un employeur n’a pas été considéré comme un crime d’extorsion ou de coercition.
 
POURQUOI CETTE AFFAIRE CONSTITUE UNE MENACE SÉRIEUSE POUR TOUT LE SYNDICALISME
 
Les peines de 3 ans de prison prononcées à l’encontre de six camarades de la CNT de Xixón sont un cas de plus dans une longue chaîne de coups montés par la police et d’actions menées par des procureurs et des juges d’ultra-droite contre la liberté syndicale, et en même temps, elles représentent un saut qualitatif. Dans ce cas, les six camarades n’ont pas été condamnées pour avoir commis un seul acte « violent », mais pour avoir organisé des manifestations pacifiques afin d’exiger la fin des abus de l’employeur de la boulangerie La Suiza.
Nous devons arrêter cette attaque sans précédent contre tout le syndicalisme et obtenir l’acquittement des six camarades, car sinon, n’importe quelle entreprise pourra profiter de cette sentence pour essayer d’emprisonner n’importe quel syndicaliste dans n’importe quel conflit du travail. Nous avons beaucoup d’enjeux.
Cette agression nous oblige également à réfléchir à la nécessité de protéger l’action syndicale. Tant qu’il y aura des cellules d’extrême droite au sein de la police, du parquet et parmi les juges, le droit à la liberté d’association sera menacé. À moyen terme, nous devrions chercher des stratégies et un soutien pour démocratiser ces institutions, en purgeant l’ultra-droite ou du moins en réduisant son influence. Sinon, quelle que soit la protection des lois, il y aura toujours une brigade de renseignement de la police, un procureur ou un juge qui considère que faire du syndicalisme de classe doit être puni par des enquêtes, des amendes et de la prison.
 
SIX CAMARADES SONT EN DANGER IMMINENT D’EMPRISONNEMENT
 
Luara, Jara, Cristina, Olga, Beatriz et Hector ont été condamné.es à des peines de prison de plus de trois ans au total. On s’attend à ce que la Cour suprême décide en octobre ou novembre d’admettre ou non l’appel. Si la Cour suprême n’admet pas le recours, les camarades feront appel devant la Cour constitutionnelle (CT), mais à partir de ce moment-là, le juge de première instance, Lino Mayo, celui qui a emprisonné les syndicalistes Cándido et Morala, décidera si les camarades iront en prison pendant que la CT résoudra le recours. Connaissant le passé du juge, le risque que les camarades soient emprisonnés est élevé.
Ce sont des camarades dont le seul crime a été de faire ce que nous faisons tous les jours à la CGT : soutenir les travailleurs qui ont des problèmes et se mobiliser pour mettre fin aux abus des entreprises et améliorer nos conditions de travail.
Luara, Jara, Cristina, Olga, Beatriz et Héctor sont des syndicalistes solidaires et exemplaires, mais aussi des camarades précaires, certains avec de jeunes enfants, qui ne devraient pas avoir à payer un prix aussi élevé pour défendre les droits de toute la classe ouvrière.
 
MAINTENIR LA SOLIDARITÉ ET LA MOBILISATION AUSSI LONGTEMPS QUE NÉCESSAIRE
 
Le Secrétariat permanent du Comité confédéral de la CGT demande à toute l’organisation de prendre conscience de l’importance et de la gravité de cette affaire et que nous fassions tous l’effort de prendre du temps pour le consacrer à la solidarité avec ces six camarades dans les mois à venir :
 
– Se rendre à la manifestation du 24 septembre à Madrid.
– Soutenir la campagne de médias sociaux
– Faire connaître l’affaire dans nos médias
– Préparation de mobilisations pour octobre ou novembre au cas où le juge Lino Mayo ordonne l’envoi en prison de Luara, Jara, Cristina, Olga, Beatriz et Hector.
 
Secrétariat permanent du Comité confédéral de la CGT-E
 
 
Source CGT-E

Retraites Macron : c’est toujours NON !

Allongement de la durée de cotisation ou report de l’age légal : Macron souhaite passer en force sur les retraites pour nous faire trimer plus longtemps, avec un cap affiché à 65 ans ! Pourtant, contrairement au discours volontairement alarmiste du gouvernement, aucune menace structurelle ne met en danger le financement du régime de retraites par répartition. La masse des richesses produites par notre travail, est largement suffisante pour financer, dans le cadre actuel, la protection sociale ! Tout est question de choix de société et de rapport de force…

Au centre des questions de protection sociale solidaire, de répartition du travail et des richesses, la bataille des retraites est stratégique pour notre classe. Elle est un point d’appui essentiel pour notre projet de transformation sociale révolutionnaire en rupture avec le capitalisme.

Une mobilisation massive est nécessaire, soyons déjà nombreux et nombreuses dans la grève interprofessionnelle du 29 septembre et au-delà pour contrer ses projets et gagner de nouveaux droits plus favorables aux travailleur-euses !

Nos revendications immédiates :

  • Une hausse générale des salaires avec échelle mobile en proportion du SMIC revalorisé. Une hausse des pensions et minimas sociaux indexée sur l’inflation. Une hausse du point d’indice de la fonction publique à hauteur de l’inflation et la revalorisation des grilles indiciaires. Le plafonnement des hauts salaires.
  • La diminution du temps de travail, à salaire égal.
  • L’arrêt des politiques, notamment fiscales, au bénéfice des plus riches et des entreprises.
  • Retour sur l’ensemble des contre-réformes depuis 1993 sur les retraites et la sécu :

Retour aux 37,5 annuités de cotisations.
Taux de remplacement de 75 % du salaire brut (base des 6 derniers mois dans le public ou 10 meilleures années dans le privé).
– Retraite à taux plein à 60 ans et 55 ans dans les métiers à forte pénibilité.
Maintien d’un système de protection sociale solidaire et gestion directe des caisses par les travailleurs-euses.

Campagne de communication de la CNT-SO pour mobiliser, à télécharger, imprimer et diffuser massivement  👇

L’intersyndicale des livreurs interpelle le gouvernement sur la situation des sans-papiers UBERisés

Les déconnexions arbitraires de livreurs des plateformes se sont multipliées au prétexte de pseudos «utilisations frauduleuses». Cela cache mal une chasse aux sans-papiers totalement hypocrite alors qu’UBER comme les autres plateformes ne peuvent ignorer que leur modèle économique repose massivement sur l’exploitation de travailleurs précaires et sans-papiers. Les livreurs sans-papiers doivent pouvoir bénéficier comme les autres salarié-es des procédures de régularisation par le travail !

Dans la suite de la mobilisation massive à Paris du 12 septembre, l’intersyndicale des livreurs CLAP – SUD Commerces et CNT-SO interpelle directement le gouvernement en écrivant un courrier conjoint aux ministres de l’Intérieur de l’Économie et du Travail (ci-dessous). En attendant une évolution indispensable de leur statut, nous revendiquons la possibilité de régularisation par le travail pour tous-tes les travailleur-euses UBERisé-es, avec des preuves d’activité, dans le cadre d’un élargissement de la circulaire Valls de 2012.

Le combat continue : justice pour les livreurs !

Mobilisons-nous contre la casse des lycées pro ! Tous et toutes en grève le 18 octobre !

Macron continue son programme de casse du service public d’Éducation avec la formation professionnelle publique comme première cible cette année. Les objectifs du gouvernement pour les Lycées Professionnels sont clairs : une formation professionnelle au service du patronat,  la baisse des enseignements pour les élèves, la concurrence avec l’apprentissage et la casse des statuts des personnels. Organisons tous et toutes la riposte dans nos établissements !

Dans l’Éducation, le 29 septembre et après, un seul mot d’ordre : répartition égalitaire des richesses !

La Fédération CNT-SO de l’Éducation & de la Recherche appelle à participer massivement à la journée de grève interpro intersyndicale du 29 septembre et à construire la suite de la mobilisation.