La colère monte et les grèves se multiplient chez le sous-traitant du nettoyage Arc-en-ciel !


La CNT-SO est engagée sur plusieurs mobilisations simultanées chez le sous-traitant du nettoyage Arc-en-ciel dans plusieurs sites de France. Ces trois grèves qui pourraient se multiplier dans cette société, ont le point commun la lutte contre le système organisé de mal-traitance induit par le recours à la sous-traitance qui pressurise les salarié-es et réduit leurs droits au bénéfice de donneurs d’ordre publics (collectivités, universités) qui fuient leurs responsabilités sociales.

Sous-traitance = maltraitance ! On la combat avec le syndicat 🤝✊


👉 Grève depuis lundi 14/11, des agent-es de nettoyage à la ville de Puteaux (92) pour le paiement des salaires d’octobre toujours pas versés ! Ce problème de retard de salaire est général à tous les salarié-es de la boîte, d’autres sites pourraient être impactés.

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👉 Grève depuis le lundi 07/11, des agent-es de l’université Paris I sur le site PMF Tolbiac pour les  salaires, les conditions de travail et contre la répression. Un gros rassemblement unitaire a été organisé aujourd’hui devant la fac. Voir le dossier spécial ici  : https://cnt-so.org/greve-du-personnel-de-nettoyage-sous-traite-par-arc-en-ciel-a-tolbiac-universite-paris-i/.

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👉 Grève depuis 5 semaines des agent-es de nettoyage de la  gare de Lyon Perrache contre le sacrifice de leurs 22 emplois par la Métropole de Lyon suite à un nouvel appel d’offre qui exclu leur reprise. Voir le dossier spécial ici : https://cnt-so.org/les-agent‧es-de-nettoyage-de-la-gare-routiere-de-lyon-perrache-en-greve-illimitee-pour-leurs-emplois/.


Soutenez les caisses de grève :


👉 https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/gare-routiere-de-perrache-agent-de-service-en-greve-2 (Lyon Perrache)

👉 https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/salarie-e-s-arc-en-ciel-en-greve-a-tolbiac (Fac de Tolbiac)

Les médias en parlent :

Grève du personnel de nettoyage sous-traité par Arc-en-Ciel à Tolbiac (Université Paris I)

Depuis le lundi 07 novembre, les agent-es de nettoyage, sous-traité-es par Arc-en-ciel, pour le compte de l’université Paris I, se mettent en grève illimitée sur le campus PMF (Tolbiac). Il règne un management violent et des conditions de travail déplorables sur ce site et comme partout la précarité et les bas salaires sont de mise… L’exploitation et le mépris ça suffit !

Soutenez la lutte des nettoyeur-euses contre la maltraitance de la sous-traitance !

Caisse de grève en ligne

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Rassemblement de soutien du 14/01 devant le site PMF Tolbiac

Communiqué de l’intersyndicale de l’université Paris I

Article sur les conditions de travail des travailleurs et travailleuses d’Arc-en-Ciel

Les agent‧es de nettoyage de la gare routière de Lyon-Perrache en grève illimitée pour leurs emplois !


Depuis le lundi 10 octobre 2022, les agent‧es de services de la société ARC-EN-CIEL, sous-traité‧es à la Métropole de LYON pour le nettoyage de la gare routière de Perrache, ont cesser le travail, avec le soutien de leur intersyndicale CNT-SO, CGT, FO, CFDT. Après des années d’exercice sur le site, parfois plus de 20 ans, un appel d’offre de la Métropole de Lyon, restreignant le marché aux seules entreprises d’insertion, menace leurs emplois ! Le travail ne reprendra qu’après avoir obtenu des garanties sur la continuité des contrats de travail et notre maintien sur le site !

Soutenez financièrement la grève : caisse de grève en ligne

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Communiqué du 17 novembre

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LETTRE OUVERTE : face à l’obstruction et au mépris de la Métropole de Lyon, nous nous adressons aux responsables politiques qui doivent s’engager sur ce dossier symbolique de la mal-traitance par collectivité publique interposée.

Téléchargez le tract au format A4

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Un an après la grève à la gare routière de Perrache, la métropole de Lyon organise le licenciements des agent-es de nettoyage !

Hier harcelé•es, aujourd’hui viré•es de leur chantier…
 
Les agents de service qui travaillent à la gare routière de Lyon-Perrache depuis plusieurs années – plus de 20 ans pour certains d’entre eux – et qui l’an dernier se sont collectivement battus pour faire cesser le harcèlement dont ils étaient victimes, sont aujourd’hui menacés par un appel d’offre restreignant le marché aux seules entreprises d’insertion. Explications sur les belles méthodes de la Métropole de Lyon .

Nous ne laisserons pas faire !

Nettoyage : mise à jour de la grille des salaires 2022

Attention, la grille des salaires applicable dans les entreprises relevant de la convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés (IDCC 3043) a été réévaluée après le 03 mars et le bas de la grille a été rattrapé depuis par les réévaluations du SMIC en mai et août ! La grille est la suivante depuis le 01er août 2022.

Victoire pour les agent-es de nettoyage en grève à l’ARS Paca !

Les agent-es de nettoyage en grève à l’ARS Paca obtiennent la victoire contre LASER. Le sous-traitant déjà évincé du marché, avec effet au 1er octobre, avec la fin de la convention entre l’ARS et la centrale d’achat publique UGAP, a préféré négocier un protocole d’accord pour mettre fin dès d’aujourd’hui au conflit.

Le protocole acte la satisfaction de toutes les revendications de l’équipe syndicale en lutte : maintien des effectifs d’origine sur le site avec le retour des personnels mutés et la réintégration de notre camarade Kader dont le licenciement est annulé. Les heures supplémentaires et autres rémunérations en souffrance avant la grève seront payées.

Le travail va reprendre sur le site à compter de 16h ce mardi 05/07. La CNT-SO accompagnera les grévistes à la reprise du travail et tiendra un point presse devant l’ARS à 16h.

La CNT-SO remercie l’ensemble des soutiens qui ont permis au mouvement de tenir et de gagner : par la présence sur le piquet et le soutien financier à la caisse de grève.

Avec cette belle victoire, les invisibles de la propreté montrent encore une fois que la solidarité et la lutte collective sont indispensables pour faire respecter la dignité ouvrière.

Com – fin de la grève du nettoyage ARS – juillet 22

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Solidarité active

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Chèques à l’ordre de CNT-SO 13

24/28 rue Abbé Ferraud 13005 Marseille

Caisse de grève en ligne

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Nous écrire  à contact13[@]cnt-so.org

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Communiqué du 14 juin

Communiqué du 20 mai

Communiqué du 09 mai

Communiqué du 25 avril

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Communiqué du 15 avril

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Communiqué du 07 avril

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Communiqué du 30 mars 22

Nos camarades travaillent depuis de nombreuses années sur le site de l’Agence régionale de Santé (ARS) en tant qu’agent d’entretien mais à cause du système de sous-traitance répandu dans le secteur du nettoyage, de nombreux employeurs différents se sont succédé. Le 3 janvier 2022, la société LASER a repris le chantier et est devenue l’employeur de l’équipe sur place, marquant une nette dégradation des conditions de travail.

Dans une logique de diminution des coûts, le personnel a été réduit et les heures de travail allouées aux salarié-es restant sur le site n’a pas été augmenté. Les agent-es font face à une importante surcharge de travail et il leur est impossible de finaliser toutes les tâches qui leur sont demandées. Les responsables de Laser accroissent la pression sur les salariés pour combler leur mauvaise gestion.

Pour couronner le tout, les heures supplémentaires effectuées n’ont toujours pas été rémunérées à ce jour.

Le 21 mars 2022 les salariés alertent leur employeur par courrier recommandé par l’intermédiaire de leur syndicat. Au lieu de trouver une solution, la société LASER a choisi, le jour de la réception du courrier, de muter le chef d’équipe qui est jugé trop proche de son équipe ! Comme souvent ; Laser choisi la division et la répression pour mieux asseoir sa gestion du site complètement désastreuse.

Les agent-es ont la ferme intention de ne plus se laisser faire et se sont organisé-es syndicalement avec la CNT-SO pour résister collectivement ! Par la grève, ils-elles revendiquent : l’augmentation des effectifs sur le site et la baisse de la charge de travail, l’abandon de la mutation du chef d’équipe, le paiement immédiat de toutes les heures travaillées.

LAgence Régionale de Santé est aussi responsable de la situation en participant au dumping social de la sous-traitance en choisissant les entreprises sous-traitantes proposant les prix les moins élevés, sans se soucier des répercussions sur les travailleurs-euses. Nous rappelons que les risques psycho-sociaux comme les conditions de travail dégradées sont des facteurs aggravant pour la santé des travailleur-euses ! L’ARS doit prendre ses responsabilités et ne plus se cacher derrière son sous-traitant !

Lexploitation et le mépris ça suffit  !

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Revue de presse

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/06/11/les-salaries-des-entreprises-de-nettoyage-ereintes-par-leurs-conditions-de-travail_6129813_3234.html

https://www.revolutionpermanente.fr/Laser-Proprete-perd-le-marche-1ere-victoire-pour-les-grevistes-du-nettoyage-de-l-ARS-PACA

https://www.laprovence.com/actu/en-direct/6764832/marseille-50e-jour-de-greve-pour-les-employes-du-nettoyage-a-lars.html

https://www.laprovence.com/actu/en-direct/6762252/marseille-les-agents-de-nettoyage-poursuivent-leur-mouvement-a-lars-paca.html

Cinquième semaine de grève des agents d’entretien de l’agence régionale de santé

https://www.maritima.info/depeches/social/marseille/82637/les-agents-de-proprete-de-l-ars-paca-en-greve.html

https://www.lamarseillaise.fr/social/le-conflit-des-agents-de-la-proprete-a-l-ars-s-enlise-MA10985696

Les grévistes de la société de nettoyage Laser rassemblés devant l’ARS

La Provence – 09 avril 2022
La Marseillaise – 08 avril 2022
La Provence – 30 mars 2022

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La lutte en image

RATP : victoire des agent-es de nettoyage ONET en grève du dépôt de Pierrefitte (93)

Les nettoyeurs et nettoyeuses, intervenant sur le réseau RATP,  en grève depuis le 20/02 au dépôt de Pierrefitte (93), ont arraché un accord gagnant à la direction du sous-traitant ONET.

Alors que la direction jouait la montre, c’est l’occupation toute la journée du 28/02, du siège régional d’ONET à Suresnes (92) qui a forcé l’ouverture de négociations sérieuses sur l’amélioration des conditions de travail et de rémunération. Avec l’accord, signé avec leur intersyndicale CNT-SO, CFDT et CGT, les grévistes obtiennent : une augmentation de la rémunération mensuelle de 50€ pour tous et toutes; 20€  mensuel supplémentaire pour les conducteurs; une prime de 100€; une prime égale à 3 journées de salaire pour la « remise en état » des chantiers (équivalant au paiement de la moitié des jours de grève par l’entreprise).

Seule la lutte paie !

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Caisse de grève en ligne

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Le mouvement en image :

Tract intersyndical du 21 février 2022

Paiement des jours de grève : on fait passer le patron à la caisse !

 

Lors d’une cessation collective du travail, quelque soit sa durée, le paiement des jours de grève doit toujours être revendiqué par principe. Si le rapport de force ne permet pas toujours de l’obtenir, nous pouvons aussi y contraindre l’employeur par la voie juridique comme le montre deux décisions récentes favorables aux équipes syndicales de la CNT-SO.

Saisi par notre syndicat du nettoyage PACA, le conseil de Prud’homme de Marseille a condamné en référé, deux fois cette année, la société STN au paiement d’une indemnité compensant des pertes de salaires à l’occasion de mouvements de grève de la sous-traitance hôtelière.

Tout d’abord, sur l’hôtel Marseille NOVOTEL PRADO, huit femmes de chambre et gouvernante, avaient entamé un mouvement de grève le 17 novembre 2020 pour contester l’absence de paiement des heures complémentaires qu’elles avaient effectué de janvier à septembre 2020. Le nombre important d’heures de travail non rémunérées avait généré l’intervention de l’inspection du travail.

Le mouvement de grève avait pris fin le 15 décembre 2021, lors d’une séance de médiation au sein de l’inspection du travail. Ce jour, la société STN s’était engagée officiellement à régulariser l’ensemble des heures non payées aux salariées. Il aura fallu près d’un mois de grève pour que celles ci obtiennent le paiement d’un droit des plus élémentaire.

Aussi, les travailleuses, avec leur syndicat CNT-SO ont saisi le Conseil de prud’hommes pour faire reconnaître qu’elles avaient été contraintes d’entamer un mouvement de grève suite à un manquement de l’employeur. Le Conseil de prud’hommes leur a donné raison en notant que de nombreux courriers et mails avaient été envoyé au patron sans aucune régularisation de sa part. Ce dernier n’avait consenti à régulariser les heures de travail qu’après un mois de grève et l’intervention de l’inspection du travail. La société STN a donc été condamnée à payer aux salariées près d’un mois de salaire !

D’autre part, à l’été 2021, sur le grand hôtel INTERCONTINENTAL un nouveau mouvement de grève éclate. Les salarié-es de la société STN, également sous traitante sur le site, font encore valoir de nombreux manquements de la part de leur patron.

En effet, la société STN a souhaité faire l’économie des primes de 13ème mois qu’elle verse à certains de ses salarié-es pour l’année 2020. Elle a d’abord essayé de faire signer un Accord de Performance Collective mais les représentant-es du personnel ont refusé de signer un tel document. Alors la société STN a eu l’idée de réduire la prime de 13ème mois en fonction des absences liées à l’activité partielle (liée aux confinements). Ceci est parfaitement illégal ! Pire encore, après avoir diminué le versement de la prime, la société STN a ensuite décidé de la supprimer complètement, en reprenant les sommes déjà versées. Plusieurs mails ont été envoyés pour contester cette pratique mais en vain.

Ainsi, du 22 au 29 juillet 2021, les salarié-es n’ont eu d’autres choix que d’entamer un nouveau mouvement de grève. Le protocole d’accord signé à l’issue du mouvement confirme la reprise de la prime de 13ème mois.

Les camarades de l’équipe syndicale CNT-SO ont alors saisi le Conseil de Prud’hommes et celui ci a reconnu les manquements de l’employeur qui ont poussé les salarié-es à entamer un mouvement social. La société STN a donc été condamnée une deuxième fois au paiement des jours de grève. Pour l’instant elle n’a pas formé de recours contre ces deux décisions et elle les a exécuté.

La CNT-SO en profite pour remercier encore chaleureusement les personnes ayant soutenu financièrement ces différentes luttes. Les sommes récoltées grâce aux dons pour les caisses de grève du Novotel et de l’Intercontinental sont conservées en vue de financer de nouvelles luttes dans le futur !

Ces deux victoires contre un patron voyou de la sous-traitance sont le fruit de la stratégie syndicale de la CNT Solidarité Ouvrière qui accompagne ses adhérent-es dans la lutte comme dans une pratique juridique offensive ! Cela permet encore d’augmenter le rapport de force local en faveur des travailleur-euses (voir notre précédent communiqué).

Tout est à nous, rien n’est à eux… reprenons ce qu’ils nous ont volé !

 

 

Sous-traitance hôtelière : à Marseille, le rapport de force est là !

Au cours du mois de novembre 2021, des mouvements de grève se sont profilé sur trois hôtels du centre ville de Marseille ayant recours à la sous traitance pour le personnel d’entretien. Ces mouvements sociaux répondaient à de graves manquements des trois sous-traitants en cause mais ont tous trouvé une issue favorable avant même le déclenchement des grèves

Sur l’hôtel AC MARRIOTT Vélodrome, plusieurs salariées travaillaient sans contrats, prétendument en CDD, ce qui est illégal. De plus, plusieurs primes avaient été sucrées par l’employeur. Sous la menace d’un mouvement de grève, dont la société STN a plusieurs fois fait les frais, la situation a été régularisée et les salariées se sont vues remettre un CDI ! Plusieurs primes ont été réglées par l’employeur et la grande partie des revendications ont été satisfaites, pour les manquements restant, les salariées concernées saisissent le Conseil de prud’hommes

Sur l’hôtel Adagio Timone, c’est la société PRIMIUM qui a rencontré la détermination de ses salariées, par la remontée de plusieurs irrégularités et de nouvelles revendications. Des heures de travail impayées depuis 2019 et différentes primes ont donc été régularisées par la société PRIMIUM. De plus, les revendications ont été satisfaites par la signature d’un protocole actant l’augmentation de la prime de panier, des qualifications et de la prime de fin d’année dès 2021 !

Enfin, sur l’hôtel Ibis Lafon, un changement de prestataire a placé la société ESTRA sur le site. Cet employeur était déterminé à payer les salariées à la chambre (ce qui est illégal) mais celles ci ne se sont pas laissées faire. Les femmes de chambre ont noté leurs heures de travail et se sont aperçu de nombreuses heures non rémunérées. Accompagnées de leur syndicat, elles ont saisi l’inspection du travail et l’employeur a indiqué qu’il allait régler les sommes manquantes.

De plus, une des salariée avait été licenciée sans aucune procédure en raison de son défaut de titre de séjour en cours de renouvellement. La société ESTRA a oublié qu’il existe un délai de trois mois après l’expiration du titre de séjour pour la prolongation de la relation de travail, si le salarié a bien déposé sa demande de renouvellement. Face au soutien de ses camarades, la société ESTRA est revenue sur son licenciement et la salariée a été réintégrée.

Ces trois sites illustrent un rapport de force favorable mis en place avec les équipes syndicales de la CNT-SO, sur les sites hôteliers de Marseille. Grace à l’action collective, d’équipes soudées et déterminées, les patrons ont été contraints au respect des droits des travailleur-euses sans passer par d’interminables procédures juridiques et ont même dû céder de nouveaux droits ! La menace de grève et le souvenir des nombreuses luttes de ces dernières années leur a fait peur ! Le rapport de force est toujours payant…

Pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux : la meilleure arme c’est le syndicat !

Com – sous traitance hotelière – déc 21

 

Grève du NH Collection Marseille : la répression continue, poursuivons la solidarité !

Suite à la répression et aux violences policières contre les grévistes du NH Hôtel Marseille Joliette en 2019, plusieurs camarades doivent faire face à des poursuites et condamnations judiciaires. Participez à la caisse de soutien en ligne !


En 2019, les femmes du chambre travaillant sur l’hôtel NH Collection Marseille ont mené un mouvement de grève reconductible de 167 jours pour l’amélioration de leur condition de travail et une meilleure rémunération et considération de la part de leur patron, la multinationale des services ELIOR.


En plus de l’acharnement anti-syndical de l’employeur, cette lutte aura subi une répression constante des forces de police, qui auront tout fait pour briser le mouvement et déloger le piquet de grève. Les grévistes et leurs soutiens ont eu a subir quotidiennement : contrôles d’identité répétitifs, cordon policier devant l’hôtel, poursuites pour « agression sonore » et convocations multiples au commissariat ne débouchant sur aucune procédure sérieuse… 

 Puis, sans cadre légal, des expulsions directes du piquet de grève marqués par des violences policières et la confiscation de matériel syndical, des arrestations et des placements en GAV pour des grévistes et militant-es du syndicat. 

 Le 8 juin 2019, avec une nouvelle descente musclée sur le piquet, les policiers provoquaient une bousculade confuse se terminant par de nouvelles GAV pour quatre camarades, dont une femme enceinte de 7 mois ! Deux ans après, c’est la justice de classe qui poursuit la répression, sur la base de procès-verbaux policiers manifestement gonflés. 
Pourtant les accusations policières ont depuis fait largement pschitt : initialement poursuivis pour dégradation, violence volontaire contre personne dépositaire de la force publique, et rébellion… il ne restera finalement que les « dégradations» et la «rébellion» dans les réquisitions.

Après l’audience du 19 avril 2021, ce sont des condamnations pour « dégradation » qui ont été prononcées pour les 4 grévistes et syndicalistes. Nous avons une pensée émue pour la famille des vitrines affreusement dégradées par de la farine et autres substances nettoyables avec un seau d’eau… Et comme il fallait tout de même un coupable, la rébellion aura été retenue à l’encontre du seul homme du quatuor qui écope de la peine la plus lourde et qui doit faire face à des demandes de dommage et intérêt pour de supposées séquelles de cette arrestation violente par les agents. Nous ne ferons pas de commentaires… Nous constaterons cependant que la plainte pour le tabassage de notre camarade au commissariat aura, elle, été classée sans suite…


Face à cette répression qui se poursuit, avec son lot de frais de justice, la CNT-SO 13 appelle à relancer la solidarité, en participant massivement à ce pot de soutien en ligne.
Malgré toutes ces péripéties, l’équipe syndicale du NH Collection est restée debout et a même pu signer un accord satisfaisant une partie des revendications de 2019 avec le nouveau sous-traitant. La lutte paye !

Vive la solidarité ouvrière !