Réforme de l’assurance-chômage, Travailleur·euses de la culture et du spectacle : pas de retrait, pas de reprise !

Après plus de deux mois de mobilisation au sein des lieux culturels occupés, le gouvernement et les grandes directions de salles agissent de concert pour asphyxier le mouvement : expulsions, pressions sur divers collectifs locaux et annonces de mesures superficielles. En effet, si les intermittent·es gagnent un sursis de seulement 4 mois avec la prolongation de l’année blanche, l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage au 1er juillet 2021 promet un avenir toujours plus sombre pour l’ensemble des salarié·es qui verront leurs indemnités baisser et parfois disparaître.

Soutien aux occupations des lieux culturels !

Au 27 Mars, 88 lieux de culture s’organisent en assemblée générale et occupent leurs lieux de travail un peu partout en France. C’est un mouvement social inédit dans l’histoire du monde culturel français.

Travailleur·euses du secteur du spectacle et de la culture on s’organise et on revendique !

Cinéma, Théâtre, Cirque, Musée, Spectacle de rue, Danse, Centre culturel, Radio, Photo, Peinture, Sculpture, Galerie, Opéra… C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons ! Autogestion!

Pour la religion économique, le sacrifice des hôpitaux et chapiteaux d’abord, le bénéfice des capitaux ensuite !

Allez, c’est reparti pour un tour ! L’apparition du virus est a priori la conséquence de la déforestation liée au libéralisme, sa propagation résulte de la marchandisation et du tourisme de masse incités par le capitalisme, et l’ampleur de la catastrophe sanitaire est à imputer aux décennies de décisions gouvernementales de casse des services publics, notamment la suppression d’emplois et de lits à l’hôpital. Ce n’est donc pas à la population et aux personnes d’assumer et de subir l’enfermement, les pertes économiques et l’opprobre de ne pas écouter ou respecter les mesures sanitaires !

Appel du « secteur spectacle » du STUCS CNT-SO

Face à la crise sanitaire que nous traversons, nous avons pu voir que chaque secteur n’est pas affecté de la même manière, et que certains doivent faire face à beaucoup plus de difficulté que d’autres. Notre secteur, celui de la culture et du spectacle est particulièrement impacté par cette crise.