Hôtel Marseille St-Charles : la lutte a payé !

Les femmes de chambre et équipiers de l’Hôtel Marseille Centre Gare Saint-Charles s’étaient mis en grève reconductible à partir du lundi 29/12/25 jusqu’au 12 janvier, contre une vague de licenciements sous prétexte de travaux de rénovation. L’hôtel a commencé à rouvrir partiellement ce 02 avril et face à la menace de reprise de la grève, le groupe Alboran a préféré négocier un accord de fin de conflit. Si tous les licenciements ne sont pas évités, la lutte a permis des conditions de départs bien supérieures, des garanties sur la protection, les droits et acquis du personnel restant ainsi que le paiement de la moitié des jours de grève.  Seule la lutte paie !

Combattre la maladie ou frapper les malades ?

Le gouvernement s’offusque de l’augmentation des arrêts maladie en jouant la démagogie contre les « abus » et en prenant de nouvelles mesures répressives dont un scandaleux « bouton d’alerte » à activer par les patrons ! Pour les syndicalistes, il faut plutôt en chercher les origines dans la dégradation des conditions de travail, le vieillissement de la population et les successions de reformes structurelles contre les travailleur-euses !

Combattre la maladie ou frapper les malades ?

Le gouvernement a récemment annoncé vouloir augmenter les contrôles des arrêts de travail. Ce dernier poursuit sa logique habituelle : taper sur les plus faibles pour préserver la bourgeoisie et le patronat. Pour lutter contre le chômage, tapons sur les chômeurs ; pour lutter contre les arrêts maladie, tapons sur les malades.

Haro sur les malades !

Pour justifier cette mesure le gouvernement invoque une augmentation de 45 % par rapport à 2019 selon les données de la CNAM.

Au lieu d’analyser cette augmentation comme un symptôme de la dégradation continue des conditions de travail, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, nous ressert la tarte à la crème des « comportements abusifs ». Là où la question du travail est évacuée reste donc des comportements individuels qu’il faudrait surveiller.

Les malades seront contrôlé·es…

Concrètement, les contrôles des assurés vont s’intensifier, l’objectif étant d’en réaliser environ 740 000 en 2026 (+ 6 % par rapport à 2025).

Les employeurs auront, par ailleurs, la faculté de signaler à l’Assurance maladie les arrêts de travail qui leur paraissent douteux, grâce à un dispositif de type « bouton alerte », selon la formule de M. Farandou. Nul doute que les patrons vont se saisir de cette aubaine pour en user et abuser contre leurs salarié·es malades.

… les patrons recevront des invitations

Face à une telle ignominie, et pour faire bonne figure, le gouvernement fait mine d’adopter une position « équilibrée » en invitant les patrons à prendre des « mesures correctives » face à l’absentéisme. Comment ? En « densifiant l’information » auprès des patrons par le biais d’un « kit “clés en main” ». Nul doute que les patrons vont être terrorisés face à cette information « densifié » !

Le ministère du travail, quant à lui, est à deux doigts de redécouvrir l’obligation d’évaluer les risques.

Pas ingrat, le patronat fait quand même part de sa satisfaction. Le gouvernement « reprend plusieurs de [leurs] propositions, en particulier en matière de prévention et de renforcement des contrôles sur les situations atypiques, s’est réjoui Diane Milleron-Deperrois, chargée de la protection sociale au Medef.

De quoi les arrêts de travail sont-ils le nom ?

Il y avait pourtant de quoi s’intéresser réellement à cette augmentation des arrêts de travail. Les données racontent une autre histoire que celle que nous raconte le gouvernement et le patronat.

Si les arrêts progressent c’est parce que les conditions de travail se sont dégradées.

Selon la DREES (Études et Résultats n°1321, données CNAM), ce sont surtout les arrêts de longue durée qui progressent – notamment pour troubles psychiques/TMS/Cancer. Contrairement à ce qu’a l’air de penser le gouvernement, il semble difficile de s’inventer un cancer, une pathologie cardiovasculaire, un burnout ou une dépression.

Dans le même temps, de nombreuses études documentent une dégradation des conditions de travail (DARES, INRS, CEREQ) intensification, pressions accrues, perte d’autonomie, réorganisations successives voire permanentes.

Ce lien est n’est ni anecdotique, ni ponctuel. L’intensification du travail, la flexibilisation et l’allongement du temps du travail, la précarité, la pression managériale et les dispositifs d’individualisation du rapport au travail sont largement documentés par la littérature scientifique sur le sujet.

Derrière la démagogie sur les arrêts maladie : l’exploitation capitaliste !

A cela il faut évidemment ajouter le vieillissement de la population au travail avec les différentes réformes des retraites et la disparition des CHSCT entérinée avec les ordonnances Macron de 2017, ainsi qu’une médecine du travail saccagée après la dernière réforme de 2021.

En un mot les salarié·es travaillent de plus en plus longtemps au cours de leur vie et dans des conditions toujours plus dégradées. Dans ces conditions, il serait surprenant qu’il n’y ait pas d’augmentation des arrêts de travail.

Les arrêts maladies prescrits ne sont pas pris

Il est important de rappeler qu’une grande partie des arrêts de travail prescrits par les médecins ne sont pas pris par les malades. D’après la DARES, 3 jours d’arrêt sur 11 ne sont pas pris.

La DARES constate que ce présentéisme est d’autant plus important que les salarié·es sont confronté·es à une forte intensité au travail. Ces salarié·es abimé·es par le travail dans le même temps cumulent le plus grand nombre d’arrêt maladie prescrits.

L’augmentation des arrêts maladie ne sont donc que le symptôme de l’intensification de l’exploitation capitaliste et des choix politiques qui ont été fait en ce sens.

Dans l’immédiat, nous revendiquons :

  • le doublement des sections d’inspection du travail

  • l’augmentation des effectifs et des moyens de la médecine du travail

  • faciliter la reconnaissance des maladies professionnelles en élargissant notamment les tableaux aux maladies mentales

  • le rétablissement des CHSCT

  • l’abandon de la réforme des retraites 2023 et de toutes les contre-réformes depuis 1993

Combattons la source de nos maladies : l’exploitation et l’oppression !

Services à la personne, la dévalorisation de nos métiers et le mépris : ça suffit !

Nous sommes environ 600 000 salarié·es — public, privé, associations, particuliers employeurs — à accomplir le travail quotidien du domicile. Nous faisons tenir ensemble la vie de millions de personnes qui ne pourraient pas se débrouiller sans nous.
Pourtant l’État crache sur nos métiers : avenant salarial bloqué par l’État, promesses de revalorisation non tenues, aucune perspective de prise en compte de nos conditions de travail … Et maintenant avec la crise du carburant : on nous laisse crever à la pompe !

Organisons-nous et revendiquons avec la CNT-SO !

Services à la personne : le gouvernement crache sur nos métiers. Organisons-nous !


Qui nous sommes ?

Nous sommes environ 600 000 salarié·es — public, privé, associations, particuliers employeurs — à accomplir le travail quotidien du domicile. À 98%, nous sommes des femmes. Aides à domicile, auxiliaires de vie, aide-ménagères, gardes d’enfants : nous faisons tenir ensemble la vie de millions de personnes qui ne pourraient pas se débrouiller sans nous.

Notre quotidien, c’est le temps partiel imposé pour 80% d’entre nous. Un salaire de débutant·e calé sur le SMIC. Un·e salarié·e sur deux contraint·es de cumuler plusieurs employeurs pour s’en sortir. Une demie-heure pour une toilette ou un petit déjeuner. On nous demande pourtant de respecter le rythme de vie des personnes accompagnées, de prendre soin, d’être là. Avec quels moyens ?

La crise du carburant : on nous laisse crever à la pompe

Depuis fin février 2026 et la guerre au Moyen-Orient, l’essence dépasse les 2 euros le litre et le gazole atteint 2,307 euros en moyenne — soit une hausse de 34% pour le gazole en quelques semaines.
Pour nous, ce n’est pas un sujet de conversation à la machine à café. C’est une saignée directe sur notre paye.

Le budget carburant est souvent notre premier poste de dépense professionnelle. On observe une hausse des refus de missions jugées « trop éloignées », laissant des bénéficiaires sans accompagnement.
Le choix est simple et brutal : soit on perd de l’argent à chaque trajet, soit on laisse tomber des gens qui ont besoin de nous.

Et l’État dans tout ça ? Les aides à domicile ont été écartées des dispositifs d’aide carburant, réservés aux transporteurs, taxis et pêcheurs. Pourtant l’essence, c’est notre outil de travail. Pendant ce temps, les recettes liées aux carburants ont bondi de 270 millions d’euros en mars 2026 pour les caisses de l’État. Il s’enrichit sur notre dos et refuse de nous aider. Voilà ce qu’on appelle « soutenir les métiers essentiels ».

L’avenant salarial : un accord piétiné

En octobre 2025, après des années de galère, syndicats et patrons avaient trouvé un accord : l’avenant n°72 prévoyait une revalorisation de 11% pour relever des salaires inférieurs ou au niveau du SMIC, dans un secteur à plus de 90% féminin et ravagé par le temps partiel subi.

Le gouvernement l’a refusé. Le 19 mars 2026, sans ambiguïté. Officiellement, les départements ne peuvent pas absorber le coût. Pendant ce temps, les tarifs du secteur sont plafonnés à +2% pour 2026. Traduction : les travailleurs continuent à s’appauvrir, et l’État fait mine de ne pas comprendre pourquoi il n’y a plus personne pour faire ce travail. Ce n’est pas une question de dialogue social. C’est un choix politique : faire peser sur nos épaules le coût d’un système qu’on refuse de financer correctement.

La loi Grand âge : quinze ans de promesses, zéro résultat

Depuis 2007, tous les gouvernements ont renoncé à engager une réforme du grand âge à la hauteur des enjeux. Le plan qui devait être annoncé à l’automne 2025, puis en janvier 2026, puis le 12 février 2026, a été reporté à chaque fois. Macron l’avait promis en 2018. Attal, Barnier, Bayrou n’en ont jamais parlé dans leur discours de politique générale.

En 2026, alors que la démographie vieillit à toute vitesse et que nos métiers s’effondrent faute de bras, le gouvernement n’a toujours pas de plan. Ce qu’il a, en revanche, c’est un projet pour faire payer les personnes âgées davantage : un décret prévoit de repousser de 70 à 80 ans l’âge permettant l’exonération de cotisations patronales pour les particuliers employeurs, réduisant encore le recours aux aides à domicile et donc notre volume d’heures.

Du Covid à aujourd’hui : du « merci » à l’abandon

En 2020, on nous applaudissait. On disait que sans nous, le pays s’effondrait. Les « deuxième ligne », les « travailleurs essentiels ». On avait droit aux discours, aux bravos aux fenêtres.
Aujourd’hui, on nous refuse une hausse de salaire négociée entre tout le monde. On nous exclut des aides carburant. On reporte indéfiniment la réforme qui structurerait notre secteur. On nous impose des tarifs horaires qui ne couvrent pas les coûts réels de nos déplacements.
Notre secteur dispose d’un indice de sinistralité trois fois plus élevé que la moyenne nationale — soit le triple du BTP, pourtant réputé dangereux — et personne n’en parle.

Ce n’est pas un oubli. C’est un choix de classe.


Ce que nous subissons au quotidien

76% des aides à domicile sont à temps partiel. 40% ont des horaires coupés avec deux périodes espacées de trois heures ou plus. 29% n’ont pas 48 heures de repos consécutives. 65% sont régulièrement en contact avec une personne en situation de détresse. 22% ont dû interrompre ou refuser une tâche pour préserver leur propre santé ou sécurité au cours des douze derniers mois.

Le sentiment d’être isolées par rapport aux collègues et à la hiérarchie ressort fortement. Nous cachons nos émotions, nous absorbons la détresse des autres, nous nous usons — sans que cela ne soit reconnu ni compensé.

L’isolement, c’est aussi l’arme du patronat contre nous. Éparpillées chez des dizaines d’employeurs différents, dispersées sur des territoires immenses, sans lieu commun, sans vestiaire, sans salle de pause : il est difficile de s’organiser. Mais pas impossible.

Nos revendications — Parce qu’on ne se résigne pas


La CNT-SO porte les revendications suivantes pour l’ensemble des branches des métiers du domicile :

  • La diminution du temps de travail avec maintien intégral des rémunérations et des garanties sociales. La semaine de 32 heures pour les mêmes salaires, c’est une nécessité de santé publique dans nos métiers.
  • Un salaire décent, bien au-dessus du SMIC, pour toutes et tous. L’avenant n°72 était un minimum. Son refus par le gouvernement n’est pas une fin, c’est un point de départ pour nos mobilisations.
  • La compensation intégrale des frais kilométriques au coût réel. En période de crise pétrolière, nos indemnités à 0,38 €/km sont une honte. Nous exigeons un remboursement au coût réel et une inclusion immédiate dans les dispositifs d’aide carburant.
  • L’accès facilité à la médecine du travail et la prise en charge complète des frais de santé — préventive et curative. Notre sinistralité est trois fois celle du BTP : agissons en conséquence.
  • Une politique de formation active, régulière et pendant le temps de travail : hygiène, manutentions, risques chimiques, troubles neurodégénératifs, gestion des situations de détresse émotionnelle.
  • La systématisation des temps collectifs, groupes d’échanges de pratique, supervision. Nous ne devons plus rester seul·es face à la charge émotionnelle et éthique de nos interventions.
  • La mise à disposition de matériels en état et adaptés à nos métiers : véhicules de service, aides techniques, équipements de protection. On ne peut pas continuer à user nos propres voitures pour enrichir des structures qui ne nous couvrent pas.
  • Des sanctions fermes contre les employeurs négligents — structures, associations ou particuliers — qui violent nos droits, imposent des conditions de travail dégradantes ou font obstacle à l’organisation syndicale.
Ne reste pas isolé·e — Organisons-nous !

La dispersion est notre faiblesse. L’organisation collective est notre force.
Refusant toute subvention de l’État ou du patronat, la CNT-SO auto-finance un réseau de développeur·euses syndicaux et de juristes en charge de la défense syndicale. Ce réseau permet d’accompagner chaque année des centaines de travailleur·euses face à l’arbitraire patronal, particulièrement dans des secteurs très précarisés du salariat.

Ce n’est pas aux gouvernements de nous sauver. C’est à nous de construire les rapports de force qui rendront nos revendications incontournables. Chaque travailleur·euses qui rejoint la CNT-SO, c’est une voix de plus, une force de plus, un lien de moins dans la chaîne de l’isolement.

Solidarité avec les travailleurs sans-papiers des établissements George Blanc (Vonnas – 01) qui revendiquent leur régularisation !

Nos 8 camarades sans-papiers des établissements du chef étoilé, George Blanc, font face à un refus arbitraire de régularisation, assorti d’une OQTF, par la Préfecture de l’Ain, alors qu’ils remplissent tous les critères édictés par l’Etat pour une « régularisation par le travail ». 

Avec leur syndicat CNT-SO, ils poursuivent le combat pour la régularisation et la reconnaissance de leur droits. Nous lançons aujourd’hui une cagnotte de soutien pour couvrir les frais de justice liés à leur recours devant le Tribunal Administratif pour contester les refus de régularisation et les OQTF. Solidarité avec nos camarades sans-papiers !

-> Cagnotte en ligne

Vidéo de "Komune média" sur la lutte pour leurs droits et la régularisation, de nos camarades sans-papiers des établissements du chef étoilé George Blanc à Vonnas (01) avec le soutien de l'UR Rhône Alpes de la CNT-SO 👇www.instagram.com/reel/DWdecFx…

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-03-29T12:10:09.503Z

Communiqué du 13 mars

Communiqué de la CNT-SO Rhône-Alpes sur la lutte de nos camarades sans-papiers des établissements du restaurateur étoilé Michelin, George Blanc, à Vonnas dans l'Ain. Solidarité avec les sans-papiers ! 👉 cnt-so.org/les-travaill…

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-03-13T06:07:33.338Z

La cause des 8 travailleurs sans-papiers employés par les établissements du chef étoilé George Blanc à Vonnas (01) a connu un fort écho médiatique mais leur situation reste toujours aussi précaire et ubuesque. Ils restent déterminés et participeront aux mobilisations antiracistes du 14 mars, auquel leur syndicat CNT-SO appelle à se joindre. Le dossier prend également une tournure politique avec un courrier signé par plusieurs députés et sénateurs de la région demandant la régularisation de nos camarades.

Sous le coup d’une OQTF, après le refus de leur régularisation par la Préfecture de l’Ain, ils demeurent mis à pied par leur employeur et attendent depuis le 02 mars, la confirmation d’un éventuel licenciement.

Mis sur la sellette par la presse, le restaurateur, s’est toujours défendu par son besoin de ces personnels, formés et en poste depuis des années, alors que le secteur est en crise de recrutement. Une réaction logique, la procédure de régularisation par le travail est effectivement prévue pour répondre à ces besoins et nos camarades sans-papiers remplissent absolument tous les critères relatifs aux « métiers en tension ».

Besoin de main d’œuvre, volonté de régulariser la situation du côté des salariés comme de l’employeur, critères édictés par l’État satisfaits : la logique voudrait que les « 8 du George Blanc » soient à leur poste de travail et régularisésMais c’est sans compter sur la posture de la Préfecture de l’Ain qui s’inscrit avec zèle dans la ligne de durcissement d’un gouvernement écartelé entre ses positions pro-business et la course à l’échalote raciste avec l’extrême droite… Ce positionnement ne vise qu’à maintenir les sans-papiers dans l’illégalité et à favoriser leur exploitation silencieuse dans les métiers les plus difficiles.

Face aux médias, la Préfecture n’assume pas et met en avant, sans en apporter la moindre preuve, un éventuel «trafic d’être humain», des «réseaux de passeurs basés en région parisienne». C’est absolument hors-sol, s’il s’agissait vraiment de lutter contre des réseaux de passeurs, la première des actions à mettre en œuvre serait de protéger les salariés victimes en les régularisant ! Les maintenir dans la clandestinité est d’un cynisme sans nom.

L’État ne peut pas à la fois demander des preuves de présence et de travail à des personnes qu’il n’autorise pas à résider sur le territoire ni travailler et s’étonner qu’elles aient obtenu ces documents en travaillant sous alias. De fait, le travail sous alias est prévu par les dispositions des circulaires Valls et Retailleau. L’État est le seul responsable de cette absurdité administrative !

Il est temps de sortir des fantasmes et positions idéologiques pour revenir au droit et à la prise en compte des réalités économiques : la CNT-SO demande le réexamen de la situation de ces travailleurs, la levée des décisions d’obligation de quitter le territoire français  (OQTF) et la délivrance des titres de séjours leur permettant de garantir leur emploi et leur séjour.

Si elle accompagne les travailleur·euses dans leur combat pour leurs droits, la CNT-SO ne se reconnaît pas dans la logique purement utilitariste de l’immigration promue par le patronat. A Vonnas comme ailleurs, la seule solution acceptable passe par la régularisation de tous·tes les travailleur·euses actuellement en poste et la remise d’un récépissé pour ceux qui ont une promesse d’embauche.

Nous militons depuis de nombreuses années pour la régularisation de tous·tes les travailleur·euses et contre la chasse à l’immigrant orchestrée par les gouvernements successifs. Nous serons encore dans la rue pour les mobilisations antiracistes du 14 mars. Les 8 de Vonnas vont défiler à nos côtés : leur cas est celui de milliers de travailleur·euses qui revendiquent l’égalité des droits et le respect de leur dignité.

Solidarité avec les sans-papiers !

Derrière les étoiles Michelin : le travail des sans-papiers !Article du Monde sur le combat pour la régularisation de nos 8 camarades sans-papiers des établissements du chef étoilé George Blanc dans l'Ain 👇www.lemonde.fr/societe/arti…

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-03-02T06:52:32.369Z

Justice pour Orlanda ! Deuxième victoire pour une femme de chambre agressée à l’hôtel intercontinental de Marseille : le sous-traitant STN condamné en appel

Avec le soutien de son syndicat CNT-SO, une femme de chambre, victime d’une agression à caractère sexuel, par un client à l’hôtel Intercontinental de Marseille a poursuivi son employeur qui avait manqué à ses obligations de sécurité. Le sous-traitant STN vient une nouvelle fois d’être condamné en appel après un premier jugement favorable à notre camarade Orlanda devant les Prud’hommes de Marseille. 

Les faits démontrent effectivement des manquements graves de l’employeur à ses obligations de protection de sa salariée dans une volonté de ne pas faire de vague et de passer sous silence, la VSS subie. En avril 2019, Orlanda a été agressée dans une chambre par un client de l’hôtel Intercontinental qui lui a proposé une relation sexuelle tarifée avec beaucoup d’insistance et en lui bloquant l’accès à la sortie. Elle a immédiatement prévenu ses responsables de la situation, ainsi que le directeur de la sécurité de l’hôtel intercontinental.

Aucune mesure n’a été prise ni par le sous traitant ni par l’hôtel !

Le lendemain des faits une autre femme de chambre a été envoyée nettoyer la chambre de ce même client et le surlendemain c’est Orlanda qui a été de nouveau envoyée nettoyer la même chambre !

Aucune suite n’a été donnée suite aux alertes de la salariée et le client de l’hôtel a continué son séjour sans n’être jamais inquiété.

Lorsqu’ Orlanda a voulu porter plainte, la direction de l’hôtel a refusé de communiquer le nom du client.

Le 17 juin 2021, le Conseil de Prud’hommes de Marseille en formation de départage (menée par un juge professionnel) avait déjà donné raison à notre camarade !

Il a été constaté que le sous traitant et l’hôtel avaient gravement manqués à l’obligation de sécurité vis à vis de la salariée, en ne prenant aucune mesure pour la protéger du client, ni en l’aidant dans ses démarches, en accordant à ce dernier une totale impunité, en n’appelant pas les services de police et enfin en refusant toute reconnaissance de l’agression subie par la salariée.

La société avait interjeté appel de ce jugement auprès de la Cour d’Appel d’Aix en Provence qui vient de confirmer le jugement rendu par le Conseil de Prud’hommes de Marseille et a condamné la société STN au paiement de diverses sommes pour Orlanda.

Cette condamnation n’effacera pas la violence subie par notre camarade mais elle marque un signal fort vis à vis de la responsabilité des entreprises dans les situations de harcèlement ou violences sexistes.

Au travail comme ailleurs, les femmes ne subirons pas la violence sans réagir !

Stoppons la marche vers la guerre ! Pas de guerre entre les peuples : pas de paix entre les classes !

Le conflit actuel en Iran et au Moyen en est l’illustration. Le «grand jeu» impérialiste, de domination, de contrôle des ressources et de conquête entre les puissances mondiales nous pousse vers une marche à la guerre généralisée qui semble inéluctable… Comme toujours les travailleur-euses en sont les premières victimes, sous les bombes ou par la crise économique qui s’annonce. Ce n’est pas une fatalité ! Il est de notre responsabilité de syndicalistes, de nous y opposer partout, par la solidarité internationaliste, l’antimilitarisme et le combat pour un monde émancipé de la tutelle du capitalisme et des États !

Dans cet état d’esprit, nous travaillons en relation avec les organisations ouvrières qui partagent ce projet émancipateur à travers le monde. Rejoignez-nous !

Retrouvez tous les visuels de notre campagne :

Face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-orient pour les travailleur-euses, avec un nouveau pic d’inflation prévisible, revendiquons en urgence : → Blocage et encadrement des prix des produits de 1ère nécessité, du carburant et des factures énergétiques ⤵️

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-04-07T15:16:34.900Z

→ Hausse générale des salaires avec échelle mobile en proportion du SMIC revalorisé. →Arrêt des politiques, notamment fiscales, au bénéfice des plus riches et des entreprises

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-04-07T15:18:32.409Z

………

Sur la situation de l’Iran, nous partageons la publication du « Front Anarchiste » d’Iran dont nous partageons le positionnement :  

Front Anarchiste – Version Française:
🔴 Contre tous les gouvernements, contre toutes les guerres ⚫️

Communiqué du Front Anarchiste du 2 avril 2026

🔴 Contre tous les gouvernements, contre toutes les guerres ⚫️

Depuis plus d’un mois, les bombes étasuniennes et israéliennes tombent sur l’Iran. Des civil•es meurent. Parmi elles, des centaines d’enfants. Plus d’un million de personnes a été déplacé. Internet a été coupé depuis le 28 février. La guerre a désormais gagné toute la région.

Mais nous voulons exprimer quelque chose que les médias n’exprimeront pas pour nous.

Nous ne pleurons pas la République Islamique. Nous l’avons combattue toute notre vie. Elle a torturé nos camarades. Emprisonné nos sœurs. Massacré les nôtres depuis 47 ans.

Mais les bombes de l’empire ne sont pas une libération.

Trump l’a dit lui-même, il ne se bat pas pour la démocratie. Il ne se bat pour les femmes iraniennes. Il se bat pour les intérêts stratégiques étasuniens, pour détruire les capacités balistiques, pour contrôler la région. Washington ne jette pas des bombes pour la liberté. Demandez aux gens en Irak, demandez aux gens en Afghanistan.

Et tandis que les bombes tombent de dehors, la République Islamique nous fait la guerre en interne. Les manifestant•es sont exécuté•es. Les prisonnier•es politiques sont enfermé•es dans des cellules sans nourriture. Nos camarades nous manquent. Le régime utilise les détenu•es comme bouclier humain dans les bases militaires.

Le peuple d’Iran est coincé entre deux formes de violence. L’une porte un turban, l’autre un costume.

A celles et ceux qui portent le drapeau du Shah dans la diaspora,  nous disons clairement : nous n’avons pas survécu pendant 47 ans sous une dictature pour livrer notre pays au fils du dictateur d’avant. Couronne et turban sont les deux faces de la même médaille. Nous n’en voulons pas.

Ce que nous voulons est simple : une société construite par en bas, sans maîtres, sans mollahs, sans Shahs. Les travailleuses et les travailleurs aux manettes sur leur lieu de travail. Des communautés qui s’auto-organisent et s’auto-déterminent. La liberté pour toutes et tous de décider de leur propre futur.

Nous soutenons le peuple d’Iran, pas les gouvernements des États-Unis ou d’Israël, pas la République Islamique, pas la restauration de la couronne.

Le peuple.

Non à la guerre impérialiste !
Ni Mollah ni Shah !
Femme, Vie, Liberté !

Hôpital Tenon (Paris) : menaces de l’encadrement et licenciements abusifs chez ATN !

Depuis plusieurs années, les personnels de nettoyage du site de l’hôpital Tenon de l’AP-HP, se mobilisent pour faire avancer leurs droits, notamment avec la section syndicale CNT-SO. En face, l’encadrement du sous-traitant ATN joue la carte du management violent et de la répression avec déjà un premier licenciement abusif et une autre salariée convoquée pour un entretien disciplinaire. Hors de question de se laisser faire, la riposte intersyndicale s’organise sur l’établissement !

Rejoignez la CNT-SO en Franche-Comté !

La CNT-SO se développe ! Nous avons le plaisir d’accueillir une nouvelle structure régionale Interpro en Franche-Comté, basée à Besançon, elle couvre le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Si vous résidez et travaillez dans la région, une nouvelle structure syndicale combattive est maintenant active : contactez-nous ! 

……

Communiqué de la CNT-SO Franche-Comté

Nous sommes ravi.es et fier.es de vous annoncer la création de l’Interpro CNT-SO Franche-Comté !

Pour nous ce n’est pas rien !
D’une part parce que la ville de Besançon est historiquement et étroitement liée au mouvement ouvrier et qu’elle a vu naître et passer de nombreuses figures de l’émancipation sociale.
D’autre part car la région Franche-Comté dans son ensemble, grâce à sa frontière avec la Suisse, à sa culture ouvrière, artisanale, industrielle et artistique, a longtemps été à la croisée des chemins lorsqu’il s’agissait de faire vivre et développer les idées de justice et d’égalité sociale.

Pourtant depuis des années nous avions laissé le champ libre aux grandes organisations syndicales.
Pire, comme dans bien d’autres régions françaises, des forces réactionnaires de tout genre commençant à montrer des signes inquiétants de confiance et d’impunité, il nous fallait réagir.

C’est pourquoi, nous qui exerçons des activités professionnelles variées, militant.es expérimenté.es ou non, adhérent.es isolé.es à la CNT-SO ou non… avons ressenti le besoin de nous rassembler pour organiser notre défense et notre solidarité collective dans un contexte particulièrement hostile.
Le lancement de notre structure s’inscrit donc dans un mouvement plus large de riposte assez encourageant !

Bien que l’initiative soit bisontine, vous l’aurez noté : nous avons choisi l’échelon régional.
La Franche-Comté étant une région peu dense et faiblement urbanisée nos adhérent.es peuvent parfois se trouver isolé.es et c’est l’un de nos premiers chantiers : créer et consolider le réseau interprofessionnel dont nous avons besoin en nous rapprochant de structures déjà existantes et partageant nos valeurs. 
Aussi, si vous connaissez des personnes dans la région, intéressées par l’idée de nous rejoindre, ou de travailler avec nous sur un projet ponctuel n’hésitez pas à nous contacter !

Avec le retour des beaux jours et les défis à venir, vous nous trouverez facilement dans la rue :

  • Le vendredi 1er mai
  • Début juin pour le Besac Antifa fest #2 (+ d’infos bientôt)

Et bien d’autres événements à venir !

A bientôt dans les luttes !

La CNT-SO Franche-Comté

Antifascistes toujours !

Dans la période actuelle, il est plus que nécessaire de faire front commun et de tenir une ligne claire : notre syndicalisme sera toujours antifasciste ! A lire le communiqué commun des CNT de Rhône-Alpes. 

GREVE FEMINISTE – 08 mars 2026 – Appel unitaire

La CNT-SO est signataire du texte unitaire national d’appel à la mobilisation pour la grève féministe du 8 mars 2026. Soyons nombreuses dans la grève et dans la rue pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes !
8 MARS : journée internationale de lutte pour les droits des femmes en solidarité avec les femmes du monde entier

Face aux impérialismes, aux droites et extrêmes droites,  partout dans le monde, les femmes résistent ! Face aux attaques du gouvernement, Grève féministe !

Nous appelons à la grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation. Sans les femmes, tout s’arrête ! 

Nous sommes déterminées à lutter contre le pouvoir, faire entendre les voix de toutes pour arracher l’égalité. 

Nous sommes solidaires des femmes et des populations subissant de plein fouet les conséquences dramatiques du changement climatique, aggravé par les politiques productivistes et capitalistes.

Solidarités internationales

A l’heure des guerres génocidaires, des coups d’État, des impérialismes démultipliés, de l’Iran à l’Afghanistan , de la Palestine au Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et l’Ukraine, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs du monde entier.

Nous affirmons notre solidarité avec nos sœurs d’ Amérique latine, d’Iran, du Groenland, sous menace d’une intervention impérialiste directe par les Etats-Unis de Trump.

De l’Amérique latine et du Sud au continent africain, les luttes écoféministes articulent droits des femmes, autodétermination des peuples et défense du vivant. Elles s’opposent aux logiques impérialistes, coloniales et néolibérales qui sacrifient les territoires et les populations au profit des multinationales minières, pétrolières, agricoles et financières.

En solidarité avec celles qui font face aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes; avec celles qui endurent les génocides, les conflits armés, les bombardements massifs, et  viols de guerre, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, celles confrontées à l’exode et aux politiques migratoires racistes,  celles qui subissent la crise climatique  – 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes -, l’insécurité alimentaire et l’exploitation des multinationales; avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits.

Pas  d’instrumentalisation des luttes féministes par l’extrême droite, pas d’extrême-droite dans la rue, pas une voix pour l’extrême droite.

L’Extrême-droite est désormais au pouvoir dans de nombreux pays. Partout, les  immigré-es et migrant-es sont réprimé-es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes, homophobes et transphobes, handiphobes,  qui exercent des violences permanentes, l’extrême-droite  étend sa sphère d’influence, grâce aux médias achetés par sa galaxie. Elle ne cesse de nourrir la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, la LGBTQIAphobie, le validisme, et entretient la centralité d’un projet politique xénophobe.

Nous réclamons l’abrogation de la loi immigration et la régularisation de tou·te·s les sans-papier-es.

Avec les municipales de 2026 et la potentielle arrivée de l’extrême droite dans plusieurs villes, l’enjeu est celui d’une opposition unie et radicale et la formation d’un front antifasciste !

De l’argent, il y en a !

A l’heure du financement d’un porte avion de 10 milliards alors que des associations, notamment féministes, risquent de fermer leurs portes et leurs services faute de financement , nous refusons de nous taire.

Le gouvernement refuse de taxer les ultra-riches,  le budget profondément sexiste et socialement brutal est en cours d’adoption. Ce budget impactera toujours plus lourdement les femmes du fait de leur position subalterne dans le monde du travail.

Les inégalités salariales, les bas salaires, les allocations inférieures au seuil de pauvreté, les pensions de retraites toujours plus faibles précarisent les conditions de vie. Les femmes représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70% des bénéficiaires des banques alimentaires. Plus de 9,8 millions de personnes, dont  plus d’une famille monoparentale sur 3, vivent sous le seuil de pauvreté.  300 000 personnes dont 3000 enfants vivent dans la rue. 

Nous demandons la hausse des salaires, la revalorisation des minimas sociaux, la construction massive de logements sociaux.

L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent et soutiennent les femmes. 

Du travail, un temps de travail, des retraites et des salaires pour vivre et pas survivre 

Les femmes, notamment les mères isolées, sont particulièrement impactées par la vie chère, elles sont majoritaires à occuper des emplois mal rémunérés, sont souvent percutées par la précarité et le temps partiel imposé et touchent un salaire en moyenne ¼ inférieur à celui des hommes. Les femmes, dont les retraites sont 40% inférieures à celles des hommes, sont encore plus impactées par la dernière réforme. Nous voulons la retraite à 60 ans, une réduction du nombre d’annuités et des pensions décentes.

Nous réclamons l’abrogation totale de la réforme Macron des retraites et de toutes celles qui ont accentué les inégalités. Nous exigeons l’abrogation des lois qui pénalisent les chômeurs·euses et les bénéficiaires du RSA. Nous exigeons la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, lien, santé, nettoyage…), l’égalité salariale, l’interdiction du temps partiel imposé, la transformation des CDD en CDI et la réduction du temps de travail à 32 heures minimum avec embauches correspondantes. Nous exigeons une transposition ambitieuse de la directive européenne sur la transparence salariale qui vise à renforcer l’application du principe d’une même rémunération “pour un même travail ou un travail de valeur égale”. 

Pour un réel partage du travail domestique !  

80 % des femmes consacrent au moins une heure par jour à la cuisine ou au ménage contre seulement 36 % des hommes.  63 % des personnes qui s’occupent tous les jours d’enfants, de personnes âgées ou handicapées de manière informelle sont des femmes, ces aidantes ne doivent pas être victimes d’un défaut de solidarité nationale renvoyant aux solidarités familiales.

Invisibilisé, dévalorisé, il est loin d’être une question privée. Les tâches qui en découlent font pleinement partie de l’activité économique. 

C’est un travail qui participe à produire des biens et des services et qui contribue au bien être des membres du ménage (famille) et va bien au-delà. 

Nous ne pouvons nous satisfaire que rien ne bouge dans la répartition des tâches au sein des couples et ce depuis des années. Cette inégalité dans la répartition du travail domestique se traduit par des inégalités dans la sphère professionnelle et est l’un des facteurs des inégalités salariales et patrimoniales. 

Le 8 Mars, nous appelons à la grève du travail domestique.

Pour plus d’égalité et de justice, plus de services publics !

Le démantèlement des services publics de la santé, de l’éducation, du logement dégradent les conditions de vie des femmes. Les politiques libérales ont privatisé les services publics et contraignent les femmes à compenser les carences auprès des enfants comme des plus âgé·e·s, des malades, des enfants et adultes handicapé-es, au détriment de leur carrière, de leur autonomie financière, de leur santé. Nous réclamons la création de services publics de la petite enfance à la hauteur des besoins, avec les moyens correspondants pour en finir avec les crèches privées et de l’autonomie tout au long de la vie et une prise en charge réelle du 4ème âge. Nous exigeons des services publics renforcés : 63% des personnels sont des femmes et elles en sont aussi les premières usagères.​ 

Notre corps nous appartient !

47000 femmes dans le monde meurent chaque année d’un avortement clandestin. Nous réclamons la réouverture de tous les centres d’interruption volontaire de grossesse qui ont été fermés pour permettre un réel accès à l’IVG sur tout le territoire, le choix de la méthode, et les moyens nécessaires à la hauteur des besoins.

LGBTQIA, nous voulons pouvoir faire nos choix de vie, vivre librement notre orientation sexuelle, nos identités. Nous demandons la fin des mutilations et des traitements hormonaux non consentis.  Nous voulons l’ouverture de la PMA pour toutes !  Nous dénonçons les offensives réactionnaires qui s’en prennent aux droits des personnes LGBTQIA+. Nous revendiquons la liberté de vivre son orientation sexuelle. Nous exigeons une transition libre et gratuite pour toutes et tous et la fin des mutilations et traitements hormonaux non consentis sur les personnes intersexes.

Handicapées, nous subissons toutes les violences. Nous sommes privées de nos droits à l’autonomie, à l’éducation, à l’emploi, aux soins, et à la procréation. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle à l’ensemble de l’espace public et à tous les lieux et bâtiments. 

Stop aux violences sexistes et sexuelles

Près d’une femme sur trois est victime de violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie (OMS),  soit environ 840 millions de femmes dans le monde. Nous continuons à compter nos mortes car il n’y a aucune volonté politique de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants. L’impunité persiste, 1% des viols sont condamnés. Nous refusons que les enfants violé·es, maltraité·es, incesté·es continuent le plus souvent à être abandonné·es à leur sort ! 

Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont les violences obstétricales et gynécologiques, nous voulons une loi-cadre intégrale qui mette en avant prévention, éducation, protection, accompagnement, sanction et garantisse les moyens pour la prise en charge de l’ensemble des victimes, femmes, enfants et minorités de genre. 

Les plus touchées par les violences sexistes, dont les violences économiques, sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : femmes victimes de racisme,  exilées et migrantes, sans papiers, ouvrières, femmes sans domicile, précarisées, privées de liberté, en situation de handicap, femmes lesbiennes et bi, femmes trans, femmes en situation de prostitution et celles victimes de l’industrie pornocriminelle.

Nous demandons la mise en place d’actions concrètes pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles, protéger les victimes et combattre les réseaux de traite prostitutionnelle et de proxénétisme et la marchandisation du corps des femmes.

Nous dénonçons les baisses des subventions aux associations qui luttent contre les VSS et exigeons au moins les 3 milliards nécessaires pour l’accompagnement des victimes et des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et leur prévention.

Éduquer à l’égalité, un enjeu majeur , du plus jeune âge à l’Université 

Une éducation à l’égalité doit permettre aux enfants de comprendre les mécanismes de domination s’exerçant dans notre société et contribuer à les protéger contre les violences sexistes et sexuelles. Nous voulons une éducation non sexiste, la réelle mise en place effective d’une éducation à la vie affective et sexuelle qui intègre les notions de désir et de plaisir, d’une éducation au consentement et à l’égalité. Et surtout, des moyens pour la mettre en œuvre. Les inégalités se vivent aussi à l’université : stéréotypes dans les orientations et les filières, bizutage fortement genré, violences sexistes et sexuelles, et c’est sans citer le sexisme ordinaire dans les amphis.  Nous demandons notamment des dispositifs de protection et de soutien des victimes de discrimination efficients et financés,  des formations de lutte contre les VSS… 

Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle pour toutes et tous maintenant ! 

Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), dans la continuité des lois votées pour l’éducation à la sexualité à l’école, doit être mis en œuvre. 

Nous sommes et resterons mobilisé-es tous les jours contre le patriarcat, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie,  le validisme, les politiques libérales et autoritaires du gouvernement  et contre l’extrême droite. 

Le 8 MARS, nous serons en grève féministe  et nous manifesterons pour imposer un rapport de force et faire valoir nos revendications.