Venezuela : ni dictature, ni impérialisme !

Le peuple du Venezuela fait face à une crise sans précédent. Le gouvernement Maduro applique une dictature économique clientéliste et une violence politique contre le peuple du Venezuela et notamment ses travailleur·euses. Régime autoritaire et privations économiques ont provoqué l’exil de plusieurs millions de personnes.

S’y ajoute le péril impérialiste, incarné au sein du pays par la droite patronale et pro-américaine, entre autres par Maria Corina Machado, qui a reçu le prix Nobel de la paix cette année, et en dehors des frontières par la politique belliciste du gouvernement Trump.

Ce dernier a déjà mené des attaques dans les pays des Caraïbes, au Venezuela, en Colombie, au Panama, au Mexique et en Équateur, où sous prétexte de trafic de drogue, des embarcations ont été bombardées provoquant plus d’une centaine de morts, en dehors de tout cadre légal. Depuis plusieurs semaines, les opérations militaires se sont multipliées visant l’industrie pétrolière, ressource principale du pays, déjà sous sanction depuis plusieurs années.

Un nouveau cap est franchi avec l’opération militaire dans la nuit du 2 au 3 janvier 2025 pendant laquelle plusieurs villes du Venezuela ont été bombardées par les forces états-uniennes et le couple présidentiel exfiltré du pays. Là encore, Trump ne s’embarrasse plus d’un semblant de légalité que cela soit celle de son pays ou du droit international. Seule la force fait loi comme au plus fort de l’impérialisme et du colonialisme de l’âge industriel.

Trump prétend maintenant diriger le pays et y laisser le champ libre aux grandes compagnies états-uniennes qui pourront faire main basse sur ses richesses, en premier lieu pétrolières.

C’est aux vénézuélien·nes de déterminer librement leurs modes d’organisation collective sans ingérence, pas à un « gendarme du monde » US aux méthodes de gangster ! C’est aux travailleur·euses de gérer les richesses du pays, pas à une puissance impérialiste prédatrice qui voudrait ramener le continent américain à l’époque des républiques bananières !

Cette attaque est aussi à relier à l’accélération de la marche vers la guerre dans laquelle nous pousse le « grand jeu » de domination, de contrôle des ressources et de conquête entre les puissances mondiales. Il est de notre responsabilité de syndicalistes, de nous y opposer partout, par la solidarité internationaliste, l’antimilitarisme et le combat pour un monde émancipé de la tutelle du capitalisme et des États !

Solidarité avec le peuple du Venezuela et ses travailleur·euses !

Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes !