
Les secteurs capitalistes, patrons et actionnaires, avec l’aide de gouvernements à leur service, ont pu préserver leurs intérêts malgré la violence de la crise du COVID. Au contraire, le monde du travail se trouve globalement dans une bien plus mauvaise position depuis la pandémie. Nous devons inverser le rapport de force en luttant ensemble pour défendre nos intérêts de classe. La CNT-SO défend la plateforme de revendications immédiates suivantes 👇


Les voyous d’ONET ont été condamné, le 29 septembre 2021, devant la Cour d’Appel de Paris pour plusieurs infractions répétées au droit du travail sur le chantier du nettoyage du Parc de loisir Disneyland Paris.
Au royaume de Disney, on fait peu de cas des agents de service. La société ONET embauche, pour assurer le nettoyage du Parc Disneyland, des dizaines d’agents de service en leur imposant contrats douteux et particulièrement précaires.
Deux salariées qui avaient travaillé pour la société ONET Parc et Loisirs entre 2016 et 2018 ont décidé, avec leur syndicat, la CNT-SO, de saisir la justice.
Elles étaient en contrat à durée indéterminée à temps partiel, respectivement pour 10 et 15 heures de travail hebdomadaire.
Mais leur employeur les mobilisait, en réalité, pour un nombre d’heures beaucoup plus important par le truchement de contrats de mission conclus avec une boite de travail intérimaire appartement au même groupe : AXXIS.
En moins de deux ans, les deux salariées ont signé, en plus de leurs CDI, pas moins de 12 contrats de mission pour l’une, 15 pour l’autre… Pour le même travail, sur le même chantier, sans qu’un « accroissement temporaire d’activité » ne justifie le recours à ces contrats précaires.
Par ce montage douteux, la société ONET, s’est évité de passer les salariées à temps plein ce qui aurait été une obligation légale dès lors qu’elles dépassaient, régulièrement, 35 heures de travail par semaine.
Elle se dispensait également de fournir à ses salariées, un nombre d’heures de travail régulier et, de facto, les obligeaient à se tenir à sa disposition en permanence, sans pour autant avoir à les rémunérer dans des périodes de moindre activité.
Devant le Conseil des Prud’hommes de MEAUX – qui les a déboutées – puis devant la Cour d’Appel de Paris, les salariées ont fait valoir que la réalité de leur activité ne justifiait aucunement ce montage qui n’avait d’autre objectif que de permettre à ONET de faire des économies sur leur dos.
Elles ont finalement obtenu la requalification de leurs contrats de travail, à temps plein et en CDI, et chacune plus de 15000 euros de rappels de salaire et indemnités.
Après la réforme du lycée et Parcoursup, après le rétropédalage sur les E3C et le renforcement du contrôle continu : la rentrée 2021 marque un nouveau coup contre le lycée et les enseignant·es avec le Plan local d’évaluation (PLE) … Analyse de la fédération CNT-SO Education 👇




Version imprimable : « Deliveroo en correctionnelle »
Du 8 au 18 juin 2021, les salarié-es de la société ARC-EN-CIEL en sous-traitance à la gare routière de Perrache, étaient en grève. Leur première revendication : que l’agent de la Métropole en charge du contrôle qualité des prestations de ménage, qui depuis plus de 6 ans usait de son petit pouvoir pour les harceler ne soit plus en poste sur ce site.
Après 11 jours de débrayage, et un engagement ferme (et écrit) de retirer le harceleur du chantier, les salarié-es avaient repris le travail.
Un protocole de fin de conflit, dont les termes étaient validés par toutes les parties – donneur d’ordre compris – a alors été signé par l’employeur et par les deux syndicats représentants les grévistes, puis déposé pour signature à la Vice-Présidente aux Ressources humaines de la Métropole.
Plusieurs jours et coups de fils plus tard, nous apprenions que celle-ci se refusait à apposer sa signature.
Dans un courrier du 6 juillet, nous faisions valoir à la Métropole que cette décision nous paraissait bien curieuse compte tenu du fait que le document en question ne les engageait pas au-delà de ce qui est déjà prévu par la Loi.
Pourtant, la Métropole persiste et signe par la voix de son avocat dans un courrier du 10 août 2021. Cette décision – les réponses qui nous sont apportées (voir les courriers dessous) – n’honorent pas la nouvelle majorité EELV Lyon. Visiblement, il est difficile pour un parti dit « de gauche » de s’engager à ne plus maltraiter les salarié.e.s en sous-traitance… Les travailleur-euses ne peuvent compter que sur eux/elles-même !
CNT-SO 69