Ukraine : informations et initiatives de solidarité !

Depuis le lancement de l’invasion russe en Ukraine le 24 février dernier, il est plus difficile de disposer d’informations locales issues du mouvement syndicaliste et anti-autoritaire et de diriger efficacement les soutiens en direction des militants anticapitalistes, libertaires, anti-guerre, déserteurs…

La CNT-SO a essayé de compiler  dans cet article différentes ressources utiles :  sites internet permettant d’obtenir une information présentant les initiatives et les démarches des ukrainien-nes ou russes anti-guerre et anticapitalistes et de leurs soutiens et surtout une liste de liens permettant de transmettre aides morales, techniques ou financières aux syndicalistes, militant-es ou groupes anti-autoritaires et anticapitalistes de la Région.

Relais régulier d’informations portant sur les initiatives de solidarité relatives à la guerre en Ukraine

Médias et relais militants ukrainiens

Organisations internationales

Médias libertaires et anti-autoritaires

Dispositifs de soutiens concrets (financiers, politiques, moral…).

Aide aux réfugiés :

Soutien aux militants anti-guerre russes :

Aide aux déserteurs d’Ukraine, de Russie, de Biélorussie et d’ailleurs :

 Soutien aux organisations syndicales ukrainiennes :

 Dons pour l’autodéfense anarchiste :

Organisation humanitaire anti-autoritaire pour l’aide médicale d’urgence :

 

Stop à l’agression russe en Ukraine ! Pour une Ukraine libre et souveraine pour les travailleurs et travailleuses !

Déclaration du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (auquel est affilié la CNT-SO) du 26 février 2022.

Jeudi 24 février, la Russie a commencé son opération militaire en Ukraine après que Vladimir Poutine a reconnu l’indépendance des territoires de Donetsk et de Louhansk.

Les troupes russes ont envahi le territoire du Donbass, attaquant des installations militaires suspectes. Des rapports et des enregistrements font état de bombardements et d’attaques terrestres dans toute l’Ukraine, y compris dans la capitale Kiev.

Les offensives du gouvernement Poutine visent à affaiblir la résistance militaire afin de renverser le gouvernement Zelensky, qui est subordonné aux intérêts impérialistes des États-Unis, de l’OTAN et de l’Union européenne.

Nous ne pouvons pas accepter la répression militaire et l’intervention contre le peuple qui est le fait de la Russie ; il est tout aussi inacceptable d’ouvrir un espace quelconque aux représentants de l’impérialisme qui cherchent à étendre leur domination avec des guerres qui garantissent le profit et plus de pouvoir pour les capitalistes.

L’invasion militaire russe a des conséquences dramatiques en termes de déplacement de populations, de régression des conditions de vie des travailleurs et travailleuses, de régression des libertés syndicales et autres libertés démocratiques.

La guerre ne profite qu’aux puissants, aux marchands d’armes et aux capitalistes. Les travailleurs, travailleuses, le peuple subiront la mort, la privation de liberté, le viol et le pillage, la destruction. Les conséquences militaires et économiques vont au-delà du territoire de l’Ukraine.

Mais contrairement à ce que les gouvernements, le patronat et la bourgeoisie européennes voudraient nous faire croire, il y a déjà beaucoup d’autres guerres dans le monde ! Elles sont alimentées par les ventes d’armes de ceux qui font semblant de regretter cette guerre en Ukraine. Être contre la guerre, c’est rejeter le militarisme, la course aux armements, les ventes d’armes…..

Nous condamnons et dénonçons l’agression de la Russie contre l’Ukraine et exprimons notre entière solidarité avec le peuple attaqué. Pour l’autodétermination des peuples d’Ukraine et pour une Ukraine libérée des griffes de la Russie, de l’OTAN et des impérialistes américains et européens !

  • Troupes russes hors d’état Ukraine !
  • Dissolution de l’OTAN. Débarrassons-nous des troupes et des bases américaines dans les pays d’Europe occidentale et orientale !
  • Nous appelons les organisations du réseau syndical international de solidarité et de luttes à se joindre aux mobilisations anti-guerre dans les prochains jours.
  • Soutien à ceux et celles qui, en Russie, rejettent la politique de Poutine parce qu’ils et elles se battent pour la paix, la solidarité entre les peuples, contre le nationalisme et l’extrême droite. Soutien aux personnes résidant en Ukraine, qui rejettent toute politique xénophobe, d’exclusion ou fasciste.
  • Solidarité avec les syndicalistes indépendants d’Ukraine, de Russie, de Biélorussie, de Pologne, … dont nous relayons les revendications et les expressions sur le site du Réseau.
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Le communiqué en version pdf :

Ukraine : déclaration du Réseau syndical international de solidarité et de luttes – Engl-Fr-Port-Ita-Cast

2022_-_2_-_26_-_stЗаявление международной профсоюзной сети солидарности и борьбы

Communiqué de la CNT-SO sur la guerre en Ukraine

Alors que l’État Russe vient de lancer une agression militariste sur le territoire ukrainien, la CNT-SO apporte toute sa solidarité aux travailleurs et travailleuses d’Ukraine mais aussi de Russie qui seront comme toujours les premières victimes de la guerre ou de la répression.

Parce que nous sommes internationalistes nous sommes contre la guerre entre les peuples. Les travailleur-euses n’ont jamais rien à gagner aux guerres décidées en leur nom par nos adversaires de classe. Derrière le chauvinisme et le patriotisme se cachent toujours les intérêts économiques des cliques au pouvoir. Aujourd’hui c’est la population d’Ukraine qui est la victime de ce « grand jeu » de domination et de conquête entre les puissances mondiales, demain à qui le tour ? Nous réaffirmons que toutes les populations doivent pouvoir librement choisir leurs modes d’organisation collective sans ingérence et condamnons tous les nationalismes, militarismes et impérialismes d’où qu’ils viennent.

Pour le capitalisme, la guerre est un marché, une source de profit faite sur notre dos. La guerre ce sont des mort-es, des blessé-es et des exils massifs. La guerre est un enjeu de territoire alors que nous, exploité.es, nous n’avons pas de frontières. La guerre c’est aussi l’aggravation des politiques économiques et sociales d’austérité. Elle précarise nos conditions de vie et entraîne des politiques autoritaires qui étouffent nos libertés. La guerre n’est pas une solution et cette politique de confrontation ne peut produire que des perdant-es.
Parce que nous sommes syndicalistes, la seule « guerre» que nous entendons mener, c’est le combat de classe ! Cette barbarie de la domination et de la guerre continuera tant que nous ne construirons pas un futur émancipé de la tutelle du capitalisme et des États !

Sur ces bases, la CNT-SO soutient les initiatives publiques prises en faveur de la paix en Ukraine et de la solidarité internationale.

Solidarité Internationale !

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Communiqué Ukraine – CNT-SO (format pdf)

 

1er mai : journée internationale de lutte des travailleurs et travailleuses

Communiqué du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes, pour le 1er mai.

7 avril : journée mondiale (de lutte) pour la santé !

Le 7 avril est la « journée mondiale de la santé ». Pour les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes, il s’agit d’une journée revendicative.

08 mars : mobilisation pour la journée internationale des droits des femmes et la grève féministe !

La CNT-SO appelle à se mobiliser pour la journée internationale des droits des femmes et la grève féministe organisée dans de nombreux pays. Appel international de notre Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes.

Manifeste du Réseau syndical international de solidarité et de luttes

La CNT-Solidarité Ouvrière est adhérente au niveau international, au coté de nombreuses autres organisations syndicales de base et de lutte, au « réseau syndical international de solidarité et de luttes ». Réunies à Madrid en janvier 2018, nos organisations ont adopté ce manifeste. Dans le monde, une classe en lutte !

[Espagne] La grève générale du 8 mars : une étape historique

La grève générale féministe du 08 mars aura mobilisé des millions de femmes à travers l’Espagne, le 08 mars. Une étape historique dont le modèle doit nous inspirer pour de prochains 08 mars et la lutte quotidienne pour l’émancipation et l’égalité des droits. Nous reproduisons ici, le bilan tiré par nos camarades de la CGT-E.

La grève générale du 14 novembre 2012 en Espagne

Les médias espagnols et internationaux n’ont pas caché l’ampleur de la protestation. Ce qui est important c’est d’aller plus en profondeur.

En effet, les manifestations regroupaient tout aussi bien le PS (« ouvrier espagnol », un qualificatif officiel mi sarcastique mi machiavélique) coresponsable avec la droite (toutes tendances confondue, le PP, parti populaire) des erreurs économiques, de la corruption généralisée et du néo libéralisme de plus en plus accentué, et aussi la Gauche unie (Izquierda Unida), dans bien des cas complice de l’alternance entre le PS et le PP pour mener la politique.

Et il y avait –souvent nettement séparés du groupe précédent- les partis et les groupes plus à gauche et les syndicats alternatifs, le 15M (les indignés). Ils étaient 100.000 à Barcelone, fort nombreux à Madrid, 10.000 à Grenade, etc. Suivant les villes il se rassemblait dans un bloc anticapitaliste. Ce fut le cas à Gérone, 4.000 manifestants dans le bloc contre presque autant pour les deux syndicats officiels Commissions et UGT (partenaires du patronat depuis des quinquennats), avec les slogans « Pour le partage du travail et de la richesse. Grève générale anticapitaliste! Ça suffit de négocier, c’est le moment de lutter ». Slogans approuvés par une partie du cortège «officiel ».

Cette grève a contribué à libérer la parole à la base, par exemple à Puerto Real (près de Cadix, 40.000 habitants, ville ouvrière touchée par la crise) où les personnes âgées bien comme il faut (comprendre formées, formatées par le fascisme catholique franquiste et la Transition anesthésiante depuis 1976) protestent aussi bien dans une église ou au café du coin (un garde civile retraité).

Il demeure, cependant, tout un pan de la société tout-à-fait désemparé comme le démontrent les trois suicides au moment de l’expulsion de leurs appartements, alors que les indignés font des barrages protecteurs (si on les contacte) depuis plus d’un an. À Puerto Real, par exemple, les militants syndicaux alternatifs découvrent un quartier où les gens n’ont plus l’électricité depuis un an, parfois l’eau également a été coupée, et les habitants (qui survivent de coquillages ramassés sur le littoral) sont murés dans la noirceur de leur détresse.