Rencontre du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes (RSISL) : renforcer et étendre la lutte internationaliste !

Le 13 novembre dernier, à Chianciano Terme (Italie), a eu lieu le 6e rencontre du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes, un espace de partage des différentes réalités du syndicalisme combatif au niveau mondial, né en 2013. Nous partageons ici un premier compte-rendu rédigé initialement par nos camarades de la CGT de l’Etat espagnol (CGT-E)

Retrouvez le dossier complet sur le site du RSISL (manifeste, motions…)

Pendant trois jours, répartis en plusieurs tables de travail, il a été question des droits des travailleurs, de la santé au travail, de l’extrême droite et de l’internationalisme. Le tout, dans une perspective de soutien mutuel et de volonté de coopération dans les luttes au-delà des frontières nationales.

Le Réseau International de Solidarité et de Luttes est, aujourd’hui, la plus importante organisation internationaliste du syndicalisme combatif à l’échelle mondiale. À Chianciano, 235 délégués représentant 53 organisations syndicales des cinq continents se sont réunis. Il y avait des représentants de l’Italie, du Brésil, de la France, de la Palestine, du Venezuela, de l’Ukraine, des États-Unis, de la Pologne, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de l’Équateur, de l’Angleterre, de la Colombie, entre autres.

Comme l’a souligné David Blanco, secrétaire aux Relations Internationales de la CGT-E, faisant partie du noyau organisateur de l’événement : « Ici, on débat entre secteurs et sur des problématiques de toute la classe ouvrière ».

Dans les engagements communs issus de la rencontre, cinq axes ont été mentionnés :

  • Renforcer le travail international entre les secteurs,

  • Agir à long terme en faveur de la solidarité internationale et contre la répression antisyndicale,

  • Accentuer la solidarité contre les diverses populations menacées par l’extrême droite (populations racialisées, migrants, personnes LGTBQI+, etc.),

  • Lutter contre l’oppression et en faveur du syndicalisme clandestin,

  • Pousser vers l’unité d’action internationaliste et promouvoir le travail de réflexion anticapitaliste et l’élaboration d’alternatives.

Parmi les différentes délégations du Sud Global, celle des syndicalistes palestiniens a particulièrement marqué les esprits, en insistant sur la nécessité de solidarité face au génocide israélien et en exprimant la gratitude de la classe ouvrière de Gaza et de Cisjordanie pour les grèves menées dans divers pays. En même temps, ils dénonçaient l’effondrement total des infrastructures, des droits humains et des relations de travail en Palestine sous le système d’apartheid et d’occupation actuel.

Il y avait également une représentation du syndicalisme ukrainien qui a dénoncé l’occupation russe ainsi que la négation totale des droits des personnes sous domination. Dans ce sens, le manifeste final recueille le sentiment commun de toutes les délégations sur la situation actuelle : «Le Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes appelle à l’unification de l’opposition des travailleurs et des travailleuses à toute intervention impérialiste et au renforcement des mouvements contre la guerre, la militarisation et l’économie de guerre ».

Concernant l’Ukraine, il estt précisé : « Depuis plus de trois ans, le peuple ukrainien fait face à la guerre déclenchée par le gouvernement russe. En tant que syndicalistes et internationalistes, nous apportons notre soutien à ceux qui résistent en Ukraine, mais aussi en Biélorussie et en Russie, en essayant de répondre aux besoins exprimés par nos camarades syndicalistes de cette région du monde ».

Les sessions générales ont été diffusées en streaming et sont consultables sur la chaîne YouTube de Rojo y Negro TV de la CGT-E.

Le manifeste final se conclut ainsi :

« Nous décidons de renforcer, d’élargir et de rendre plus efficace un réseau de syndicalisme combatif, de luttes et démocratique, autonome, indépendant des patrons et des gouvernements, anticapitaliste, féministe, écologiste, internationaliste, qui construise le changement par les luttes collectives et combatte toutes les formes d’oppression ».

AFDAS : « Elle est où la moulaga ? »

Depuis mi-octobre, l’AFDAS (Assurance Formation Des Activités du Spectacle) a gelé le financement des formations des Artistes-auteur•ices, des journalistes pigistes et des intermittent·es.

Nous nous mobilisons pour défendre notre droit à la formation !

Un rassemblement unitaire a été organisé le jeudi 18 décembre devant le siège de l’AFDAS, à l’occasion de son conseil d’administration. 

Ce gel des financements de nos formations poursuit un processus de délitement de nos droits remarqué dès l’année dernière, notamment à travers une redéfinition des critères d’attribution et une réduction des champs de formations envisageables. Ce remaniement des critères rend compte d’un manque de considération des enjeux contemporains de la culture, négligeant la transdisciplinarité des pratiques.

Pire encore, avec la suspension totale des financements ce sont aussi les formations obligatoires de sécurité qui ne sont plus financées (CACES, travail en hauteur, habilitation électrique, secourisme, etc.) alors qu’elles sont obligatoires et demandées par les employeur·ses.

Nous rappelons que pour beaucoup d’intermittent·es, notamment dans le secteur évènementiel et du spectacle vivant qui effectuent beaucoup d’heures sur les festivals estivaux, les mois de novembre, décembre et janvier sont les mois privilégiés pour la formation.

Cette coupure brutale d’un trimestre entier est intervenue sans aucun préavis et n’a d’abord été transmise qu’individuellement par mail ou téléphone. Aujourd’hui encore, cette annonce n’est pas communiquée assez clairement par l’AFDAS, et par les syndicats représentatifs y siégeant.

Lors de la première coupure, il a été avancé qu’elle était due au nombre croissant de demandes de la part des artistes auteur·ices et à la non participation financière de certains Organismes de Gestion Collective (OGC) ; il a ensuite été vaguement évoqué d’autres réponses floues : répercussion des années Covid, baisse du volume d’embauches, épuisement d’un fonds européen, augmentation des coûts de formations, etc., sans aucune réponse claire sur la non anticipation du manque de liquidité et la coupure brutale du jour au lendemain.

À la violence matérielle de se retrouver privé·es de nos droits, s’ajoute la violence politique d’être laissé·es dans l’ombre. Nous exigeons transparence et réparation dela part de toutes les structures siégeant à l’AFDAS.

Pour palier le manque d’argent pour le financement de nos formations, nous demandons l’augmentation des cotisations des employeurs, notamment en revalorisant les salaires (stagnation des salaires = stagnation des cotisations), la fin des rémunérations à la prime (défiscalisées et désocialisées) et l’obligation des OGC et des grands événements internationaux à cotiser pour la formation des Travailleur•euses du secteur.
Un retour des financement et de nouvelles règles sont annoncés pour la mi-janvier 2026 : nous ne tolérerons pas une nouvelle dégradation de notre droit à nous former.

Nous exigeons le droit de toutes les travailleuses et tous les travailleurs à un accès à la formation !

Dans ce contexte, nous demandons entre autre :

  • Des explications publiques, claires et précises sur ces coupures brutales ;
  • Une transparence totale et permanente de l’ensemble du budget de l’AFDAS ;
  • La contribution obligatoire des OGC (Organismes de Gestions Collectives) ;
  • La sanctuarisation des budgets alloués aux formations obligatoires ;
  • La mise en place de procédures de recours officielles (actuellement inexistantes) ;
  • La réévaluation de critères d’attribution qui ont été abaissés.

Aussi, dans le contexte actuel nous réclamons la fin de la politique d’austérité qui touche les services publics en général, et le service public de la culture en particulier ainsi qu’une revalorisation générale des salaires afin de combler l’inflation et augmenter les parts de cotisation des employeurs.

STUCS Syndicat des Travailleur·euses Uni·es de la Culture et du Spectacle – CNT-SO
STAA Syndicat des Travailleur·euses Artistes-Auteur·ices – CNT-SO
SUD Culture – Métier Intermittents de la Création des Arts et de la Médiation – Solidaires
SIPMCS Syndicat Interprofessionnel de la Presse, des Médias de la Culture et du Spectacle – CNT-F

12 Décembre 2025

Archives (communiqué du 28 novembre)

Orientations du 6ème congrès confédéral : pour un syndicalisme féministe

Dans le cadre de son congrès confédéral de novembre 2025, la CNT-SO a débattu et adopté diverses motions d’orientation. 

Dans un contexte national et international les courants réactionnaires et l’obscurantisme religieux se renforcent, il apparaît fondamental que la CNT-SO se positionne autour des questions féministes, transféministes et d’égalité femmes-hommes.

Orientations du 6ème congrès confédéral : recomposition syndicale

Dans le cadre de son congrès confédéral de novembre 2025, la CNT-SO a débattu et adopté diverses motions d’orientation. 

Recomposition syndicale et syndicalisme de lutte de classe

La CNT-SO a toujours été attachée à l’ouverture et à l’unité d’action loin des conflits de chapelle. Ces dernières années, la Confédération et ses structures, ont pu s’engager dans des luttes et initiatives unitaires. 

Ces diverses initiatives sont à amplifier ! Elles peuvent servir de base à une restructuration plus poussée du mouvement social et syndical. En effet entre un pôle réformiste et un pôle « de lutte » vieillissant, largement bureaucratisé et intégré, il existe la place pour l’émergence d’un pôle syndical radical, anticapitaliste, autogestionnaire  et connecté aux nouvelles formes de militantisme et aux évolutions sociales et économiques en cours ! Sans prétendre l’incarner à elle-seule ou encore moins de la diriger, notre Confédération se doit d’être actrice de cette dynamique.

CHEZ AP SOLUTIONS 450 POSTES MENACÉS : MOBILISONS-NOUS !

La situation chez AP Solutions est plus qu’inquiétante. Lors du CSE du 27 novembre, la direction de la succursale Allianz a confirmé : 450 ETP seront supprimés d’ici 2027, remplacés par l’intelligence artificielle. Le service le plus durement touché ? L’assistance automobile (RSA), où l’on parle d’une purge colossale de 300 ETP à lui seul. Et ce n’est pas tout : les services non opérationnels sont eux aussi concernés par ce tsunami […] Lire la suite du communiqué du Syndicat des Institutions Financières et Assurances (SIFA CNT-SO). 

18 décembre, UNE JOURNÉE SANS NOUS : si on s’arrête, tout s’arrête !

Ce pays ne marche pas sans immigré·e·s. Il n’existe pas sans l’immigration et en bénéficie à tous points de vue.
Ce n’est pas l’immigration qui le détruit, ce sont les politiques menées, le racisme et l’injustice.
Le 18 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des migrant·e·s, nous appelons à en faire la démonstration.
Nous appelons à organiser, dans tous nos quartiers, nos lieux de travail, « une journée sans nous : si on s’arrête, tout s’arrête ! ».
Avec ou sans papiers, immigré·e·s, enfants d’immigré·e·s, de 1ère, 2ème, 3ème génération, cousin·e·s, voisin·e·s, collègues, bloqueur·se·s du 10 septembre, manifestant·e·s et grévistes du 18 septembre, nous n’irons pas à l’école, au travail, dans les commerces. Nous manifesterons ensemble dans toutes les villes du pays :

A l’appel de la MARCHE DES SOLIDARITÉS et 16 collectifs de sans-papiers et mineur.e.s isolé.e.s en lutte : CISPM, Collectif des jeunes du parc de Belleville, Collectif des jeunes mineur.e.s en recours des Bois Blancs, Collectif des jeunes mineurs et majeurs isolés de Rouen, Collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry (CTSPV94), Collectif binkadi, Collectif Jeunes Tours, Coordination Sans-Papiers 75, CSP 17ème, CSP 44, CSP 59, CSP 95, CSP Montreuil, DIEL, Droits Devant!, Intercollectif des sans-papiers Ile-de-France

Et plus de 370 organisations locales, régionales et nationales.

Toutes les informations sont à retrouver ici

Maurras n’est pas mort, son cadavre bouge encore !

Appel commun du STUCS et du STAA CNT-SO, à se mobiliser contre le spectacle pour enfants HISTOROCK de Dimitri Casali le 18 décembre à Montrouge (92). 

Le 25 novembre, rejoignons, partout, les manifestations féministes contre les violences sexistes et sexuelles !

Appel du STUCS CNT-SO pour la Journée internationale contre toutes les violences faites aux femmes et aux genres minorisés.

Nettoyage : un système d’exploitation qui brise les corps !

Le rapport de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) publié le 13 novembre, vient démontrer une fois de plus, la très forte « sinistralité » pour les travailleur·euses du nettoyage, liée aux conditions de travail et aux produits utilisés.

Venant appuyer ce que nous pouvons constater chaque jour sur le terrain, le rapport relève :

  • une fréquence et gravité des accidents du travail plus importantes que dans la moyenne de l’ensemble des salarié·es;

  • un nombre de maladies professionnelles deux fois plus élevé;

  • un nombre de licenciements pour inaptitude près de deux fois plus fréquents;

  • des pathologies comme les troubles musculo-squelettiques (TMS) importantes ;

  • des maladies respiratoires dues aux produits très fréquentes.

C’est tout sauf une fatalité : des mesures s’imposent !

La CNT-Solidarité Ouvrière dénonce l’organisation même du travail dans ce secteur où la sous-traitance domine, diluant les responsabilités et encourageant par le dumping social, une exploitation des plus brutales.

La CNT-SO dénonce la non-application, à grande échelle dans le secteur, des législations aujourd’hui applicables en protection des salarié·es.

La sinistralité et la souffrance au travail ne sont que le fruit de ce système généralisé de maltraitance au travail qu’il faut abattre.

Dans l’immédiat, la CNT-SO revendique  :
  • Une évolution de la législation pour imposer des mesures de prévention efficaces, interdire les produits toxiques.

  • Le renforcement des effectifs de l’Inspection du Travail avec un nombre d’agent·es suffisant !

  • Un renforcement des sanctions à l’encontre des employeurs, en cas de manquement aux règles d’hygiène et de sécurité.

  • La responsabilisation des entreprises utilisatrices qui doivent être solidaires de leurs sous-traitants, en cas d’accidents du travail ou de maladies professionnelles en augmentant leur taux de cotisations accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP)

  • L’augmentation du nombre de jours de formation à l’hygiène et la sécurité des membres des CSE.

  • La reconnaissance de la pénibilité des métiers de la propreté et une retraite à taux plein dès 55 ans.

Ca suffit, agissons collectivement avec la CNT-SO pour défendre nos droits, notre santé et notre dignité !

25 NOVEMBRE 2025 : JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE À L’ENCONTRE DES FEMMES

Pour la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre, nous manifesterons en solidarité, comme nous l’avons déjà fait le 11 octobre, avec et pour les femmes du monde entier : celles qui sont victimes des violences machistes, des conflits armés, des famines, des spoliations de terres et de leurs biens naturels, des gouvernements réactionnaires et des états théocratiques. Avec toutes celles qui ne peuvent pas parler, dont les voix sont étouffées, qui subissent des violences sexuelles, des tortures et des mutilations.

Le 25 novembre nous marcherons pour rendre hommage à toutes les victimes de la violence machiste, les femmes, les filles, les personnes LGBTQIA+, à toutes celles qui souffrent et qui luttent, en dépit des risques encourus. A toutes celles que nous avons perdues.

Les violences et l’impunité des agresseurs persistent 8 ans après l’élection d’Emmanuel Macron, en plein #MeToo. La plupart du temps, encore, les victimes ne sont pas crues, les plaintes classées sans suite. Le parcours judiciaire revictimise bien souvent les femmes et constitue un obstacle à la sortie de la violence comme la baisse du financement public des associations d’accompagnement des victimes.

Les violences sexistes et sexuelles surviennent partout, et tout le temps : dans nos espaces familiaux, sur nos lieux de travail et d’études, dans l’espace public, dans les transports, dans les établissements de soin, les cabinets gynécologiques, dans les maternités, dans les ateliers des chaînes d’approvisionnement des multinationales, les commissariats, les centres de rétention, dans les milieux du théâtre, du cinéma, du sport, en politique… Dans tous les milieux sociaux.

Elles trouvent racine dans le patriarcat et se situent au croisement de plusieurs systèmes d’oppressions.

Ainsi les femmes les plus touchées par ces violences sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : les femmes victimes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie, les femmes migrantes, sans papiers, les travailleuses précaires, les femmes sans domicile et autres femmes précarisées, femmes en situation de handicap, les femmes lesbiennes et bi, les femmes trans, les femmes en situation de prostitution, et celles victimes de l’industrie pédo et pornocriminelle.

Sans autorisation de travailler, les femmes étrangères dont les demandeuses d’asile sont très vulnérables aux réseaux de prostitution, de proxénétisme et de traite des êtres humains.

En France, en 2024, c’est encore plus d’un féminicide tous les trois jours commis par un conjoint ou un ex-conjoint Des femmes assassinées parce qu’elles sont femmes. Le nombre de femmes victimes de violences dans le couple et les enfants co- victimes ne diminue pas, tout comme les viols ou tentatives.

La quasi-totalité des agresseurs sont des hommes (97,3%).

Une femme en situation de handicap sur cinq a été victime de viol. 50% des lesbiennes et 75% des bi ont été confrontées à des violences dans l’espace public et 85 % des personnes trans ont déjà subi un acte transphobe. Les femmes âgées de plus de 70 ans ne sont pas prises en compte dans les enquêtes sur les violences, elles représentent pourtant 21% des féminicides.

160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, en majorité au sein de la famille. Sur les lieux de travail plus de 8000 viols ou tentatives ont lieu chaque année et un tiers des femmes subissent du harcèlement sexuel. Les employeurs publics et privés doivent faire cesser les violences et protéger les victimes, y compris de violences conjugales.

La montée de l’extrême droite en Europe et dans le monde constitue une menace majeure pour les droits des femmes et en France, le danger de son accession au pouvoir n’est pas écarté. Ces droits sont attaqués dès que l’extrême droite est au pouvoir.

Depuis quelque temps, elle prétend lutter contre les violences faites aux femmes. Sous couvert de défendre certaines d’entre elles, ces mouvements exploitent la question des violences sexistes à des fins racistes et fémonationalistes, ne s’indignant que selon l’origine, la nationalité ou la religion réelle ou supposée des agresseurs. Dans ce climat délétère, les femmes portant le voile sont de plus en plus souvent la cible d’agressions dans la rue, dans les médias, comme dans les discours politiques.

Les groupuscules fascistes attaquent régulièrement des militantes et militants sans réaction des pouvoirs publics.

Derrière les slogans et les postures prétendument féministes,

l’extrême droite ne défend ni la liberté des femmes, ni leur émancipation, ni l’égalité, et se désintéresse profondément de la réalité et des droits des femmes qui luttent dans le monde.

Sans politique publique à grands moyens, sans prévention et sans éducation, les garçons et les hommes continueront de perpétrer des violences

Les organisations féministes et syndicales exigent :
  • Une loi-cadre intégrale contre les violences, comme en Espagne.
  • 3 milliards d’euros nécessaires pour la mettre en œuvre
  • Une Éducation à la Vie Affective Relationnelle et à la Sexualité (EVARS) effective partout.
  • L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent les victimes et assurent l’éducation populaire sur les questions de violences et d’égalité femmes-hommes.

Tant que l’une d’entre nous n’est pas libre, tant que les violences machistes s’exerceront sur une seule d’entre nous, nous lutterons !

Nous appelons à participer aux mobilisations à l’occasion de la journée internationale des droits des enfants et pour le jour du souvenir trans (TDoR).

Contre les violences faites aux femmes et aux filles, les violences sexistes et sexuelles, manifestons partout le samedi 22 novembre 2025 et le mardi 25 novembre 2025 !

Le 20 octobre 2025

Manifestons partout le samedi 22 novembre 2025 et le mardi 25 novembre 2025 !

…………..

Premières signataires au 25 Octobre 2025

ACDI Cameroun , ActionAid France, Assemblée des Femmes, Attac France, CGT confédération Générale du Travail, CNT-SO Éducation/Recherche, Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles, Collectif National pour les Droits des femmes, Collectif des Féministes Narbonnais.es , Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF), CRID, Égalités, Excision parlons-en !, FAGE, FEMEN France, Femmes Égalité , Femmes Solidaires, Femmes Solidaires 80, Fondation Copernic, Force Féministe (57), France Amérique latine FAL , FSU, Genre et altermondialisme , Iran Justice , Las Rojas Paris, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie-LFID, Maison des femmes Thérèse Clerc de Montreuil, Marche Mondiale des Femmes France, Mouvement de la Paix, Mouvement des femmes kurdes, Organisation de Solidarité Trans (OST), UNEF le syndicat étudiant, Union des femmes socialistes SKB, Union Étudiante , Union syndicale Solidaires, Visa – Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes.

En soutien
Génération-s, L’APRÈS , La France insoumise, Les Jeunes de L’APRÈS, NPA-l’Anticapitaliste, Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Socialisme ou Barbarie France, Réseau coopératif Gauche Alternative, Union communiste libertaire