Qui veut la peau de l’inspection du travail ? Signez la tribune unitaire !

La CNT-SO s’associe à cette tribune unitaire initiée par l’intersyndicale du ministère du travail, en soutien à Pierre et Benoît, deux inspecteurs du Travail, victimes de répression anti-syndicale; et pour des moyens, des effectifs, un véritable plan d’urgence à la hauteur des besoins de ce service public essentiel qu’est l’inspection du travail.

La CNT-SO s'associe à la tribune intersyndicale unitaire en défense de l'Indpection du Travail 👇blogs.mediapart.fr/les-invite-e…

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-07-24T07:02:16.157Z

Signez et faites signer la tribune de soutien à  Pierre et Benoit !

Depuis de nombreuses années, les services de l’inspection du travail sont mis sous tension. Un rapport récent du cabinet indépendant APTEIS a dressé un tableau alarmant des services du ministère du Travail et de l’Emploi, en particulier ceux de l’inspection du travail.

Depuis 2017, 20 % des postes d’inspection du travail ont été supprimés et les effectifs des fonctions d’appui ont été réduits drastiquement. À ce jour, il reste moins de 1 800 agent·es de contrôle pour 21 millions de salarié·es. La mise sous pression managériale a été privilégiée au détriment de l’appui aux fonctions de contrôle : en lien avec des plans de communication sans moyens augmentés, les ministres du Travail successifs fixent des objectifs chiffrés, le plus souvent sans rapport avec les besoins du terrain et les demandes d’intervention des travailleur·euses ou de leurs représentant·es.

Le rapport fait également état d’une intensification et d’une complexification généralisées du travail, qui ont pour conséquence une explosion des risques psychosociaux.

Dans le même temps, la réforme « OTE » de 2021 (Organisation territoriale de l’État) a renforcé le pouvoir des préfets, plaçant l’ensemble de la hiérarchie locale de l’inspection du travail (DDEETS et DREETS) sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, dont dépend désormais l’ensemble des moyens de fonctionnement de l’inspection du travail. Cette situation de tutelle préfectorale rend de plus en plus illusoire la garantie d’indépendance des services de l’inspection du travail exigée par la Convention n° 81 de l’OIT ratifiée par la France.

Dans ce contexte, ce qui s’est joué autour de la défense du 1er mai, seul jour « super férié » (c’est-à-dire férié et chômé) est édifiant. Malgré les attaques dont il a fait l’objet, les règles particulières protégeant le 1er mai n’avaient pas changé. Le gouvernement a pourtant fortement suggéré aux agent·es de contrôle d’anticiper une hypothétique évolution réglementaire, fait tout à fait inédit.

Plus grave encore en termes de respect de l’État de droit et du principe de séparation des pouvoirs, le même gouvernement, par la voix du Premier ministre, a invité les représentants patronaux des boulangeries et des fleuristes à déroger à la loi existante, leur assurant une tolérance des services de contrôle. Dans certains départements, comme en Isère, des directions zélées sont allées jusqu’à tenter d’empêcher les inspecteurs et inspectrices du travail de mener à bien des contrôles.

Le Premier ministre s’est même autorisé à appeler un boulanger ayant fait l’objet d’un contrôle pour l’assurer qu’aucune amende ne serait prononcée. La délinquance patronale a donc été encouragée puis légitimée, le tout en décrédibilisant l’action de l’inspection du travail.

Dans ce même département, deux inspecteurs du travail ont été convoqués le 4 mai 2026 par la police pour des faits supposés de « harcèlement moral », convocation faisant suite à un signalement ancien de leur direction et une plainte de leur supérieure hiérarchique, dans un contexte d’intense dégradation des conditions de travail qu’ils ont maintes fois dénoncée en tant que représentants syndicaux des agent·es.

Il s’agissait donc clairement d’une procédure-bâillon et de représailles. Le procureur de la République de Grenoble ne s’y est pas trompé et a très rapidement classé sans suite cette plainte de la hiérarchie. Pourtant, manifestement déterminé à mettre au pas l’inspection du travail, le ministère du Travail a immédiatement engagé des poursuites disciplinaires contre les deux inspecteurs, à qui il est reproché de s’exprimer afin d’obtenir des conditions de travail dignes au ministère du Travail, ou de refuser de participer à des contrôles concernant la lutte contre le narcotrafic.

Ces inspecteurs dénoncent l’impossibilité de mener à bien leur mission essentielle : la protection des travailleur·euses. C’est bien cela qu’on veut leur faire payer avec ces procédures-bâillons.

Nous ne nous y trompons pas : depuis la loi Travail de 2016 et les ordonnances Macron en 2017, qui avaient déjà entaillé très sérieusement la représentation du personnel dans les entreprises et rouvert la boîte de Pandore des possibilités de dérogations à la loi, le sabotage des droits des travailleur·euses continue. En s’attaquant à ses représentants syndicaux, le ministère du Travail veut mettre au pas l’inspection du travail, une des dernières digues de protection des droits des travailleur·euses.

Alors que la hausse inquiétante des accidents mortels du travail (plus de deux travailleurs décèdent au travail chaque jour) devrait obliger le gouvernement à engager une réelle politique de prévention des risques pour la santé au travail (notamment par un renforcement des effectifs de contrôle), et rétablir une réglementation plus protectrice et préventive (rétablissement des CHSCT en particulier), il ne trouve rien de plus urgent que de s’acharner sur deux agents de l’inspection, dans l’objectif clair d’envoyer un message de mise au pas à tous les agent·es de ce corps de contrôle.

Nous demandons que cesse le harcèlement judiciaire et disciplinaire à l’encontre de Pierre et Benoît, à commencer par l’abandon des procédures disciplinaires engagées. La réponse aux revendications et aux luttes des agent·es de l’inspection du travail ne peut en aucun cas être la répression syndicale. Nous demandons des moyens, des effectifs, un véritable plan d’urgence à la hauteur des besoins de ce service public essentiel qu’est l’inspection du travail.

 

Premièr·es signataires :

Sophie BINET, secrétaire générale de la CGT
Caroline CHEVÉ, secrétaire générale de la FSU
Julie FERRUA et Murielle GUILBERT, co-déléguées générales de l’Union syndicale Solidaires
Julien HUARD, secrétaire confédéral de la CNT-SO
Nathalie SALA, secrétaire confédérale de la CNT
Stéphane MAUGENDRE, président du Syndicat des avocats de France
Manon LEFEBVRE, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature
Nathalie TEHIO, présidente de la Ligue des Droits Humains
Youlie YAMAMOTO, porte-parole d’Attac France
Benoît HAMON, président d’ESS FRANCE
Virginie DUPEYROUX, porte-parole de Ban Asbestos France
Caroline MORIO, Marion SEFIDARI et Lauriane THEULLIER, co-présidentes de l’AVFT
Marie PLA, porte-parole du collectif Nos services publics
Manon AUBRY, députée européenne LFI et présidente du groupe de La Gauche (GUE/NGL) au Parlement européen
Mathilde PANOT, députée du Val-de-Marne et présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale
Boris VALLAUD, député des Landes et président du groupe socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale
Cyrielle CHATELAIN, députée de l’Isère et présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée nationale
Stéphane PEU, député de Seine-Saint-Denis et président du groupe parlementaire Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée nationale
Guillaume GONTARD, sénateur de l’Isère et président du groupe Écologiste – Solidarités et Territoires au Sénat
Nathalie ARTHAUD, porte-parole de Lutte ouvrière
Olivier BESANCENOT, Christine POUPIN et Philippe POUTOU, porte-paroles du NPA-A
Gaël QUIRANTE, porte-parole du NPA-R
Anasse KAZIB, porte-parole de Révolution permanente
Gérard FILOCHE, ancien inspecteur du travail et secrétaire national de L’Après
Anthony SMITH, député européen LFI et inspecteur du travail
Danièle LINHART, sociologue
Annie THEBAUD-MONY, sociologue du travail et de la santé, présidente de l’association Henri Pézerat
Thomas COUTROT, économiste, chercheur associé à l’Ires
Emmanuel DOCKES, professeur en droit du travail, Université Lyon 2
Pierre-Emmanuel BARRE, humoriste
Bruno GACCIO, auteur
Guillaume MEURICE, humoriste

Nadège ABOMANGOLI, députée LFI de Seine-Saint-Denis
Sylvie AEBISCHER, co-secrétaire générale UFSE CGT
Sarah-Loëlia AKNIN, secrétaire nationale de SUD TAS
Jean-Christophe ANGAUT, philosophe, École normale supérieure de Lyon
Christine ARRIGHI, députée Les Écologistes de Haute-Garonne
Caroline AUDRIC, secrétaire de l’Union Locale du Grand Grenoble
Clémentine AUTAIN, députée L’Après de Seine-Saint-Denis
Léa BALAGE EL MARIKY, députée Les Écologistes de Paris
Marie BARDIAUX-VAÏENTE, autrice et historienne
Sébastien BARLES, coordinateur des Verts Populaires
Louis-Marie BARNIER, sociologue du travail
Stéphane BAROZ, co-secrétaire du syndicat Solidarité cordiste SYSOCO
Lisa BELLUCO, députée Les Écologistes de la Vienne
Anaïs BELOUASSA CHERIFI, députée LFI du Rhône
Guy BENARROCHE, sénateur Les Écologistes des Bouches-du-Rhône
François BENOIT-MARQUIÉ, coordinateur des Verts Populaires
Nicolas BENOIT, secrétaire de l’UD CGT de l’Isère
Guillaume BERGER, secrétaire fédéral CNT-PTT
Alain BIHR, professeur honoraire de sociologie, Université de Franche-Comté
Caroline BLANCHOT, Secrétaire générale de l’Ugict-CGT
Nicolas BONNET, député Les Écologistes du Puy-de-Dôme
Arnaud BONNET, député Les Écologistes de Seine-et-Marne
Laurent BOSAL, secrétaire fédéral de la CNT-TEFP
Pierre-Yves CADALEN, député LFI du Finistère
Damien CARÊME, député européen LFI
Cédric CAUBERT, secrétaire de l’UD CGT de Haute-Garonne
Béranger CERNON, député LFI de l’Essonne
Leïla CHAIBI, députée européenne LFI
Linda CHEKALIL, secrétaire générale, Pour UL CGT Gennevilliers /villeneuve la garenne
Antoine CHUZEVILLE, co-secrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ)
Lucie CLAMENS, secrétaire générale UL CGT de Gennevilliers /Villeneuve la Garenne
Cécile CLAMME, secrétaire générale CGT Travail Emploi Formation professionnelle
François CLERC, ex-responsable confédéral CGT sur les discriminations
Hadrien CLOUET, député LFI de Haute-Garonne
Sergio CORONADO, coordinateur des Verts Populaires
Manuel COULLET, secrétaire départemental SUD SDIS 38 et Secrétaire national SUD SDIS
Hugo DAILLAN, coordinateur des Verts Populaires
Hendrik DAVI, député L’Après des Bouches-du-Rhône
Daniel DEHENNIN, secrétaire CNT Culture Education Santé Sociale 21
Christophe DELECOURT, co-secrétaire général UFSE CGT
Michael DUC, secrétaire SUD Commerce et Service Rhône Alpes Auvergne
Cédric DURAND, économiste
Patrick FARBIAZ, coordinateur des verts populaires
Éric FASSIN, sociologue, Université Paris 8
Olivier FAURE, député PS de Seine-et-Marne
Laurent FEISTHAUER, secrétaire général de l’UD CGT du Bas Rhin
Mathilde FELD, députée LFI de la Gironde
Emmanuel FERNANDES, député LFI du Bas-Rhin
Jacques FERNIQUE, sénateur Les Écologistes du Bas-Rhin
Claire FLECHER, maîtresse de conférences en sociologie à l’Institut d’Etudes du travail de Lyon (IETL), Université Lyon 2
Emma FOURREAU, députée européenne LFI
Perceval GAILLARD, député LFI-Rézistan’s Égalité 974 de La Réunion
Jean-Jacques GANDINI, avocat honoraire, ancien président national du Syndicat des Avocats de France
Margot GARAY, CNT Stics 38 (industrie, commerce et service)
Marie-Charlotte GARIN, députée Les Écologistes du Rhône
Fabien GAY, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis et Directeur de l’Humanité
Philippe GILLIG, maître de conférences HDR en économie, Université de Strasbourg
Jérémie GIONO, secrétaire départemental du PCF de l’Isère
Damien GIRARD, député Les Écologistes du Morbihan
Jérôme GLEIZES, coordinateur des Verts Populaires
Angélique GROSMAIRE, secrétaire générale de la Fédération SUD PTT
Steevy GUSTAVE, député Les Écologistes de l’Essonne
Hélène HERNANDEZ, émission Femmes libres sur Radio libertaire
Catherine HERVIEU, députée Les Écologistes de la Côte-d’Or
Ken IWASAKI GARCIA, coordinateur des Verts Populaires
Nicolas JOUNIN, sociologue, Université Paris 8
Lucie JUBERT-TOMASSO, maîtresse de conférences en droit privé, Université de Rennes
Salah KELTOUMI, CGT Stellantis Mulhouse
Andy KERBAT, député LFI de Loire-Atlantique
Aurore KESSAÏ, membre du Conseil syndical ASSO-Solidaires
Maxime KIEFFER, syndicat CGT des Cheminots de Strasbourg
Annie LAHMER, conseillère régionale Les Écologistes d’Île-de-France
Maxime LAISNEY, député LFI de Seine-et-Marne
Fleur LARONZE, maîtresse de conférences HDR en droit social, Université de Strasbourg
Agathe LE BERDER, secrétaire générale adjointe de l’Ugict-CGT
Aurélien LE COQ, député LFI du Nord
Arnaud LE GALL, député LFI du Val-d’Oise
Kevin LE TÉTOUR et Coline WIATROWSKI, co-secrétaires fédéraux SUD éducation
Élise LEBOUCHER, députée LFI de la Sarthe
Claire LEJEUNE, députée LFI de l’Essonne
Christian MAHIEUX, co-secrétaire de l’Union nationale interprofessionnelle des retraité.es Solidaires
Anne MARCHAND, sociologue santé au travail du GISCOP93
Elisa MARTIN, députée LFI de l’Isère
Xavier MATHIEU, comédien et ex porte-parole de la CGT continentale
Philippe MEIRIEU, professeur honoraire en Sciences de l’éducation, Université Lyon 2
Akli MELLOULI, sénateur Les Écologistes du Val-de-Marne
Jean-Pierre MERCIER, SUD Stellantis Poissy
Marina MESURE, députée européenne LFI
Émile MEUNIER, coordinateur des Verts Populaires
Julia MIGNACCA, coordonnatrice des Verts Populaires
Grégory MIOLINA, co-président de l’association des Cordistes en colères solidaires
Bénédicte MONVILLE, coordonnatrice des Verts Populaires
Sandrine NOSBÉ, députée LFI de l’Isère
Isabelle PETERS, adjointe à la maire de Grenoble
Sébastien PEYTAVIE, député Génération·s de la Dordogne
Roland PFEFFERKORN, professeur émérite de sociologie
René PILATO, député LFI de la Charente
Éric PIOLLE, ancien maire de Grenoble
Marie POCHON, députée Les Écologistes de la Drôme
Raymonde PONCET-MONGE, sénatrice Les Écologistes du Rhône
Thomas PORTES, député LFI de Seine-Saint-Denis
Sandra REGOL, députée Les Écologistes du Bas-Rhin
Sandrine ROUSSEAU, députée Les Écologistes de Paris
Fabien ROUSSEL, maire de Saint-Armand-les-Eaux
Laurence RUFFIN, maire de Grenoble
Aurélien SAINTOUL, député LFI des Hauts-de-Seine
Daniel SALMON, sénateur Les Écologistes d’Ille-et-Vilaine
Eva SAS, députée Les Écologistes de Paris
Jérôme SCHMITT, porte-parole de la fédération SUD Energie
Sabrina SEBAIHI, députée Les Écologistes des Hauts-de-Seine
Delphine SERRA, co-secrétaire de l’Union syndicale Solidaires 38
Ariel SEVILLA, maître de conférence en sociologie, Université Reims Champagne Ardennes
Danielle SIMONNET, députée L’Après de Paris
Clémence SOUCHET, psychologue du travail et des organisations.
Ersilia SOUDAIS, députée LFI de Seine-et-Marne
Anne STAMBACH-TERRENOIR, députée LFI de Haute-Garonne
Sophie TAILLÉ-POLIAN, députée Génération·s du Val-de-Marne
Boris TAVERNIER, député Les Écologistes du Rhône
Tiphaine TRIJOULET, co-porte-parole du syndicat Solidaires Jeunesse et Sports
Julien TROCCAZ, secrétaire fédéral SUD Rail
Aurélie TROUVÉ, députée LFI de Seine-Saint-Denis
Bastien VASSEUR, secrétaire national SUD Chimie
Arnaud VOSSIER, secrétaire de Sud PTT Isère-Savoie
Omar YAQOOB, maire LFI de Creil

Après le rapport APTEIS : l’heure n’est plus aux constats,mais à un plan d’urgence, sérieux et conséquent ! Appel de l’intersyndicale du ministère du travail

Le rapport « APTEIS » doit marquer un tournant. Ce que les agent.es, lesreprésentant.es du personnel et les formations spécialisées documentent depuis des années n’est plus contestable : les risques psychosociaux au ministère du Travail, de l’Emploi et des Solidarités relèvent d’un phénomène systémique, structurel et national.
Le rapport ne décrit ni des difficultés individuelles, ni des situations isolées. Il montre un système de travail progressivement déstabilisé par des années de suppressions d’emplois, d’empilement de réformes, de complexification organisationnelle et d’augmentation continue de la charge de travail. La conclusion est politique autant qu’organisationnelle : ce ne sont pas les agent·es qui dysfonctionnent. C’est l’organisation du travail qui est devenue pathogène. Ce constat implacable est recensé dans l’ensemble des services «Travail et Emploi du BOP 155 (l’expertise, décidée en 2022, ne couvre pas la cohésion sociale et les autres entités des DDETS-PP).

 

En complément des éléments transmis dans notre précédente communication, nous vous présentons les points saillants du rapport, sous une autre forme et pour qu’il ne reste aucun doute s’agissant de la gravité de la situation.

……………

Jeudi 18 juin – rassemblement unitaire devant la DDETS à Grenoble

Rassemblement en solidarité avec Pierre et Benoît, militants syndicalistes de SUD, mis en cause par leur hiérarchie avec plainte au pénal pour « harcèlement » du fait de leur actions et expressions syndicales.

Cagnotte de soutien à Rachel Keke dans son combat contre STN

La CNT-SO HPE défend syndicalement, Rachel Keke, face à son employeur, le sous-traitant STN qui ne respecte pas les termes de l’accord de fin de grève à l’Ibis Batignolles et vient de la licencier !

Le syndicat a ouvert une cagnotte en ligne 👉 https://www.papayoux.com/fr/cagnotte/soutien-total-a-rachel-keke

SOUTIEN SYNDICAL TOTAL A RACHEL KEKE

Rachel KEKE, syndiquée à la CNTSO HPE depuis 2022, figure emblématique de la longue lutte victorieuse de l’IBIS BATIGNOLLES de juillet 2019 à mai 2021, élue députée LFI en juin 2022, vient d’être licenciée pour des motifs fantaisites par la société STN.

Cet employeur a la dent dure et n’a pas supporté la gifle qu’il a reçue avec cette victoire.

A l’évidence il licencie Rachel pour ses engagements syndicaux et politiques, omettant au passage la nécessité de saisir l’inspection du travail eu égard au mandat de Conseillère du salarié conservé par RACHEL.

Rachel et son syndicat CNT-SO HPE vont se battre pour sa réintégration.

Mais la lenteur des tribunaux étant ce qu’elle est Rachel a besoin de votre soutien financier pour payer son avocat, son loyer car elle n’a plus aucun revenu depuis février 2026.

CNT-SO HPE

28 avril 2026 : Journée mondiale de la sécurité et de la santé des travailleur-euses ! Appel de l’intersyndicale du ministère du travail.

Le 28 avril se tient la journée de lutte pour la prévention des accidents du travail et maladies professionnelles. Pour nos organisations, cette journée ne doit pas se limiter à un hommage aux trop nombreux.ses mort.es au travail. Elle ne doit pas non plus se transformer en simple opération de « com » du Ministère du Travail qui prétend contribuer à la lutte contre ce fléau social, tout en continuant à saborder les effectifs de l’Inspection du travail et en ne faisant strictement rien pour agir sur ses causes.

Au cours de ces 15 dernières années, les effectifs des agent.es de l’Inspection du travail, qu’il.elles soient affecté.es au contrôle, à l’assistance ou au renseignement ont drastiquement diminué :

Trois années de recrutements plus importants de 2022 à 2024, ont permis de légèrement améliorer la situation du côté des agent.es de contrôle, mais avec 45 recrutements pour 2025 et 60 pour 2026, les effectifs vont repartir à la baisse. Quant aux agent.es d’assistance et de renseignement, sans recrutement spécifique, l’hémorragie continue. A l’opposé de ce qu’il faudrait faire pour être cohérent avec la campagne de communication qui exhorte « AGISSEZ » pour la sécurité au travail, la DGT annonce des suppressions de postes de contrôle.

La région Centre Val de Loire est particulièrement touchée puisque ce sont carrément 5 sections qui doivent être supprimées, après avoir été sciemment laissées vacantes par l’administration. Le nombre des sections serait ainsi réduit à 71, soit un tiers de moins en quinze ans ! C’est scandaleux pour nos missions de service public et pour nos conditions de travail ! Comment prétendre lutter contre les accidents du travail et faire croire à une présence accrue sur le terrain ? C’est autant se moquer de nous que des travailleur.ses !

A l’occasion de la journée de lutte pour la prévention des accidents du travail, nos organisations appellent à une mobilisation nationale, à Orléans, devant les locaux de la DREETS Centre – Val de Loire où 5 sections sont supprimées.

Portons tous et toutes ensemble, haut et fort, nos revendications :

  • Un plan de recrutement massif pour renforcer tous les services, à commencer par le recrutement immédiat à hauteur de tous les postes vacants, la titularisation des agent.es contractuel.les et la transformation automatique de tou.tes les contrôleur.ses du travail en inspecteur.trices du travail ;
  • Le doublement des effectifs de l’Inspection du travail et des services de prévention (Carsat, médecine du travail) ; l’arrêt de toutes les suppressions de postes, en région Centre Val de Loire, comme ailleurs ;
  • Une politique pénale du travail intransigeante, donnant instruction aux Parquets de poursuivre systématiquement les infractions les plus graves en matière de santé et de sécurité au travail ou celles qui auraient pu avoir des conséquences graves et condamnant fermement la délinquance patronale ;
  • Le rétablissement des CHSCT comme contre-pouvoir dans l’entreprise pour garantir la protection de la santé et de la sécurité des travailleur.es et la préservation de leurs conditions de travail ;
  • Le renforcement de la protection des travailleur.es qui font usage de leur droit de retrait.

Intersyndicale CGT-TEFP / Fédération CNT Travail – Emploi – Formation Professionnelle / FSU TEFE / SUD Travail Affaires Sociales.

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Non aux suppressions de postes à l’Inspection du travail !

Rassemblement à Orléans, devant les locaux de la DREETS Centre – Val de Loire, le 28 avril 2026, à partir de 12 heures.

Pour celles et ceux qui ne peuvent pas faire ce déplacement, vous avez plein d’autres initiatives :

A Lille, AG du personnel à la DREETS à 9h30 et rassemblement à 12h sur le parvis de la cité Marianne,
Rouen : rassemblement revendicatif devant le Palais de Justice à 18h,
Strasbourg : rassemblement place de la République à 15h30,
Lyon : rassemblement place Béraudier (Métro Part-Dieu) à 9h

………….

Rejoignez la CNT-SO en Franche-Comté !

La CNT-SO se développe ! Nous avons le plaisir d’accueillir une nouvelle structure régionale Interpro en Franche-Comté, basée à Besançon, elle couvre le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Si vous résidez et travaillez dans la région, une nouvelle structure syndicale combattive est maintenant active : contactez-nous ! 

……

Communiqué de la CNT-SO Franche-Comté

Nous sommes ravi.es et fier.es de vous annoncer la création de l’Interpro CNT-SO Franche-Comté !

Pour nous ce n’est pas rien !
D’une part parce que la ville de Besançon est historiquement et étroitement liée au mouvement ouvrier et qu’elle a vu naître et passer de nombreuses figures de l’émancipation sociale.
D’autre part car la région Franche-Comté dans son ensemble, grâce à sa frontière avec la Suisse, à sa culture ouvrière, artisanale, industrielle et artistique, a longtemps été à la croisée des chemins lorsqu’il s’agissait de faire vivre et développer les idées de justice et d’égalité sociale.

Pourtant depuis des années nous avions laissé le champ libre aux grandes organisations syndicales.
Pire, comme dans bien d’autres régions françaises, des forces réactionnaires de tout genre commençant à montrer des signes inquiétants de confiance et d’impunité, il nous fallait réagir.

C’est pourquoi, nous qui exerçons des activités professionnelles variées, militant.es expérimenté.es ou non, adhérent.es isolé.es à la CNT-SO ou non… avons ressenti le besoin de nous rassembler pour organiser notre défense et notre solidarité collective dans un contexte particulièrement hostile.
Le lancement de notre structure s’inscrit donc dans un mouvement plus large de riposte assez encourageant !

Bien que l’initiative soit bisontine, vous l’aurez noté : nous avons choisi l’échelon régional.
La Franche-Comté étant une région peu dense et faiblement urbanisée nos adhérent.es peuvent parfois se trouver isolé.es et c’est l’un de nos premiers chantiers : créer et consolider le réseau interprofessionnel dont nous avons besoin en nous rapprochant de structures déjà existantes et partageant nos valeurs. 
Aussi, si vous connaissez des personnes dans la région, intéressées par l’idée de nous rejoindre, ou de travailler avec nous sur un projet ponctuel n’hésitez pas à nous contacter !

Avec le retour des beaux jours et les défis à venir, vous nous trouverez facilement dans la rue :

  • Le vendredi 1er mai
  • Début juin pour le Besac Antifa fest #2 (+ d’infos bientôt)

Et bien d’autres événements à venir !

A bientôt dans les luttes !

La CNT-SO Franche-Comté

Antifascistes toujours !

Dans la période actuelle, il est plus que nécessaire de faire front commun et de tenir une ligne claire : notre syndicalisme sera toujours antifasciste ! A lire le communiqué commun des CNT de Rhône-Alpes. 

Dans le santé-social, après la grève du 1er avril : la mobilisation continue !

Dans les secteurs du social et médico-social, la mobilisation commence  à s’organiser face aux conséquences de l’austérité, à la dégradation des conditions d’accueil et de soin parallèles à celle de nos conditions de travail ! Deux « temps fort » ont été programmés dans le privé comme le public avec une journée nationale de grève le mardi 1er avril et une semaine d’action du 12 au 16 mai avec une journée nationale de grève le jeudi 15 mai.

Salarié·e du particulier employeur : on s’organise avec la CNT-SO !

Nous représentons une force ! En tant que salarié·e·s du particulier employeur (assistant de vie, employé familial, petit jardinage, garde d’enfant à domicile…) nous exerçons des métiers et activités essentiels auprès de plus de 3 millions de particuliers employeurs (personnes dépendantes, personnes handicapées, familles et leurs enfants….). Nous sommes plus d’un million de salarié·e·s en France. Pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux : organisons-nous syndicalement ! Avec la CNT-SO, nous pourrons collectivement retrouver notre dignité et inverser les rapports de force.

Amnésie sociale généralisée, sur le droit syndical, au sein des gouvernements français depuis 1968 : La CNT-SO à l’offensive !

La CNT-SO vient d’interpeller par courrier, le premier ministre François Bayrou, au sujet des travailleur·euses dispersé·es, dont le cadre d’exercice du droit syndical est toujours en attente de publications de décrets depuis 1968 !  C’est la première étape d’une procédure devant la justice administrative si le gouvernement ne se met pas en conformité.

Des millions de travailleuses et de travailleurs sont « dispersés » géographiquement au travail, notamment à cause de la sous-traitance et de l’intérim.

Elles/ils sont de par leur mise à disposition chez des tiers, leur mobilité, leur isolement, leur précarité, les premier-e-s à subir mauvaises conditions de travail, infractions à leurs droits salariaux, chômage structurel, « jetabilité », pression de rentabilité…

L’intérim et la sous-traitance ont ainsi été de véritables laboratoires de la casse des droits et des entorses faites au Code du travail au fil des gouvernements successifs !

Dans notre société prétendument démocratique et sociale, les libertés syndicales pourtant fondamentales, sont totalement oubliées alors qu’elles sont essentielles à permettre l’information et la défense des salariés.

De ce fait, les liens entre les représentants syndicaux et les salariés de plus en plus exploités sont de plus en plus distendus, quand ils ne sont pas tout bonnement rompus.

La représentation syndicale affaiblie, les droits sont toujours de plus en plus bafoués.

Face à ce constat des difficultés d’exercice des libertés syndicales notamment dans le contexte de dispersion des travailleuses et des travailleurs, la loi prévoit des décrets d’application à l’article L2141-12 du code du travail afin de définir le cadre de l’exercice des libertés syndicales.

Pourtant, les différents premiers ministres et gouvernements bourgeois successifs depuis 1968 ont totalement oublié de prendre ces mesures réglementaires et de mettre en place des décrets d’application de l’article L2141-12 du code du travail.

Cet oubli n’est pas sans conséquences offrant ainsi un affaiblissement sans pareil de la représentation syndicale à l’avantage, notamment, des sociétés d’intérim et de sous-traitance.

Ces entreprises profitent très avantageusement de la dislocation des forces syndicales et des collectifs de travailleurs grâce aux zones d’ombre délibérément entretenues par cet « oubli ».

Pour ajouter à son amnésie, la bourgeoisie au pouvoir est sourde, aveugle et muette, terribles maux qui la frappent depuis si longtemps.

Réparer ces « oublis », permettra enfin aux syndicats et aux travailleurs précaires et dispersés de bénéficier des moyens légaux nécessaires à rétablir du lien, véhiculer et recevoir de l’information, s’organiser, se défendre en cas de difficultés, faire corps et faire face ensemble et se battre pour leurs droits…

La CNT-SOLIDARITÉ OUVRIERE, forte de son expérience, fidèle aux luttes des travailleuses et des travailleurs et aux principes de l’anarcho-syndicalisme qui guident son action, sait comment sortir le gouvernement de son amnésie et le contraindre à prendre les décrets qu’il devait déjà prendre il y a plus de 56 ans !

La Liberté syndicale ne sera pas qu’un vain mot au sein d’une devise sans substance ! 

Pour cela, la CNT SOLIDARITÉ OUVRIÈRE a décidé d’attaquer le gouvernement Français devant le Conseil d’État pour exiger qu’il publie enfin les décrets d’application tant attendus depuis 56 ans.

Vive la lutte des travailleuses et des travailleurs ! Vive les libertés syndicales !

« Connexions Directes » n°6 – mai 2024

Le  numéro 6, de « Connexions directes », bulletin du syndicat national des activités postales et des télécommunications,  vient de sortir  👇
Pour recevoir des exemplaires papier du bulletin, contactez poste-telecom[@]cnt-so.org