Communiqué commun du collectif « SCAFF de France et du STUCS CNT-SO pour avertir les travailleur-euses du secteur sur l’entreprise Stacco et ses pratiques contraires au droit du travail et à nos intérêts.

Communiqué commun du collectif « SCAFF de France et du STUCS CNT-SO pour avertir les travailleur-euses du secteur sur l’entreprise Stacco et ses pratiques contraires au droit du travail et à nos intérêts.
Depuis plusieurs semaines, un mouvement social inédit à Disneyland Paris, est parti de la base avec le « Mouvement Anti Inflation ». Comme d’autres syndicats de l’entreprise, la section CNT-SO Disneyland Paris soutient le mouvement et appelle tous les « Cast-members » à y participer massivement.
Après un premier débrayage le 23 mai, une grève d’ampleur historique a eu lieu le mardi le 30 mai. Selon les estimations plus d’un millier des Cast-members ont défilé dans les deux parcs en passant aussi par Disney village et devant les hôtels. Une deuxième journée d’action massive a eu lieu le samedi 03 juin avec près de 1500 grévistes.
Les casts members vont encore se mobiliser ce mardi 06 juin : rejoignez le mouvement !
Le STUCS, (Syndicat des Travailleurs-euses Uni-e-s de la Culture et du Spectacle) de la CNT-Solidarité Ouvrière, apporte son soutien à l’initiative de charte, du Collectif Scaff de France, qui porte des revendications sur les rémunérations, les conditions de travail et la sécurité des Scaffolders exerçant sur les festivals 2023.
Nous, syndicats et collectifs en lutte pour la défense des écoles d’art, alertons notre communauté, nos ami·es, nos collègues, nos partenaires, et interpellons vivement les directions et tutelles de nos établissements.
Alors que leurs dotations budgétaires stagnent ou régressent depuis plus de 10 ans, les écoles supérieures d’art et de design en France sont soumises à des coûts de gestion importants, liés à leur soi-disant « autonomie » et à la démultiplication de nos missions et activités. S’ajoutent à cela une inflation constante et, aujourd’hui, les coûts de la crise énergétique et de la non-compensation par l’État du dégel du point d’indice des agents de la fonction publique. Résultat : partout, ça craque !
Les mêmes causes mènent aux mêmes conséquences
Ainsi, dans la plupart de nos écoles, une grande précarité budgétaire et des situations de déficit conduisent au rabotage des moyens au service de la pédagogie (matériaux et accès aux ateliers, workshops, conférences, voyages d’étude…), à la hausse des frais d’inscription et de scolarité, au non-remboursement des frais d’inscriptions pour les étudiant·es boursier·es, à la précarisation des personnels, et même à des annonces de suppressions de postes (ÉESI Angoulême-Poitiers), voire à des menaces très concrètes de fermeture d’école (ÉSAD Valenciennes).
Aucune école n’est assurée d’être épargnée par ces risques. Dans le même temps, des attaques similaires sont menées contre l’ensemble de l’enseignement supérieur où l’on précarise, on privatise et on coupe l’accès aux études supérieures.
Face à cette situation, nous rejetons :
– La diminution des moyens alloués au travail pédagogique ;
– La hausse des frais d’inscription et de scolarité ;
– Le traitement inégalitaire entre les étudiant·es relevant du Ministère de la Culture et celleux relevant de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (non-remboursement des frais d’inscription pour les boursier·es, bourses à la mobilité, accessibilité aux services du CROUS, etc.) ;
– La précarisation des personnels ;
– La disparition de postes (non remplacement de départs à la retraite, non renouvellement de contrats) ;
– Plus généralement, le traitement inégalitaire entre les écoles d’art et design territoriales et les écoles nationales.
Nous exigeons :
– Un comportement responsable des directions d’écoles, qui doivent œuvrer à l’amélioration de nos conditions d’étude et de travail et non se faire la courroie de transmission des logiques austéritaires et de la libéralisation de l’enseignement supérieur ;
– La consolidation de l’engagement des collectivités concernées par la présence d’écoles sur leur territoire, dans une juste répartition des charges et compétences entre municipalités, agglomérations, départements et régions ;
– Un réengagement majeur de l’État qui ne peut s’abriter derrière le statut des écoles pour abandonner ses responsabilités : un plan financier d’urgence est nécessaire !
Ceci doit permettre non seulement de faire face à la mise en danger actuelle des écoles, mais aussi de répondre à des exigences formulées sans effets depuis trop longtemps maintenant : accroissement des aides aux étudiant·es, remboursement des frais d’inscriptions pour les étudiant·es boursier·es, réfection des bâtiments, revalorisation des statuts des personnels selon le scénario défendu par les syndicats (alignement des statuts des enseignant·es des écoles d’art territoriales et nationales et revalorisations pour tous·tes).
Pour toutes ces raisons, nous appelons à une large mobilisation pour la défense des écoles d’art et de design.
Étudier est un droit, pas un privilège !
La Buse – les étudiant·es mobilisé·es de l’ÉESI Poitiers-Angoulême – Le Massicot – Séla 31 – SNAP-cgt – Snéad-CGT – STAA CNT-SO – SUD Collectivités Territoriales
Contact : interorgas-ecolesdart@proton.me
Pas besoin de faire de grands calculs pour se rendre compte qu’avec l’inflation actuelle, nos paies sont devenues bien trop basses pour vivre correctement.
Il est encore courant d’être payé de 12 à 15 euros brut de l’heure dans les salles de spectacle publiques en tant qu’intermittent, alors que le spectacle de grandes jauges privé type zénith et évènementiel ont déjà monté les salaires entre 18 et 30 euros brut de l’heure pour les cachets de technicien-ne-s classique.
Nous ne pouvons plus accepter de travailler si peu cher dans les théâtres / opéras / et autres salles de spectacle publiques !
Aujourd’hui nous devons revendiquer et réussir à imposer un minimum de 20 euros brut de l’heure pour tout-e-s les technicien-ne-s !
Plus largement, c’est l’augmentation générale des salaires, l’échelle mobile des salaires et la répartition égalitaires des richesses et du travail que nous devrons imposer !
Le Syndicat des Travailleurs Artistes-Auteurs (STAA CNT- SO) a été créé pour répondre aux problématiques rencontrées par les travailleurs et travailleuses relevant du statut d’artiste-auteur dans tous les secteurs culturels.
Malgré la diversité de nos professions, nous relevons toutes et tous du même statut dont nous subissons les limites. Des droits fondamentaux comme l’accès à l’assurance chômage ou aux congés payés nous sont refusés, car notre statut ne prévoit pas les cotisations correspondantes et nous place ainsi dans une grande précarité. Pourtant, nous sommes des travailleuses et des travailleurs au même titre que les autres ; nous voulons donc les mêmes droits.
Lorsque les cotisations existent (retraite de base et complémentaire) elles n’incluent pas de part patronale et sont supportées intégralement par l’auteur ou l’autrice, qui peine à répercuter ces frais sur les diffuseurs, lesquels tendent déjà à tirer les prix vers le bas.
Les artistes-auteurs et autrices font aujourd’hui face à de multiples problèmes, parmi lesquels les manquements de l’AGESSA dans la collecte des cotisations retraite ou la difficulté à obtenir des congés maladie ou parentaux. De plus, afin de survivre aux périodes creuses, nous devons nous tourner vers des bourses qui sont limitées, aléatoires et chronophages, plutôt que de bénéficier d’une assurance chômage commune.
La crise actuelle est particulièrement révélatrice de la faiblesse de notre statut. L’arrêt d’une bonne partie de l’industrie culturelle et l’incapacité du gouvernement à proposer une solution universelle pour aider financièrement les AA dans la crise du Covid-19 ont entraîné une chute voire une disparition de revenus pour beaucoup d’entre nous.
Il est donc temps de repenser l’ensemble de notre secteur pour permettre aux AA, qui sont les principaux créateurs et créatrices de richesse dans le secteur culturel, de survivre à ces crises et, plus généralement, de sortir de la précarité que leur impose leur statut.
C’est pourquoi le STAA appelle les artistes auteurs et autrices à se regrouper, qu’ils soient issus du secteur du livre, du théâtre, de la musique, de la danse, de l’audiovisuel, de la photographie, des arts graphiques et plastiques et de la création de logiciels, pour lutter ensemble et obtenir les mêmes droits que les autres travailleurs et travailleuses.
Nous voulons en priorité :
Nous ne voulons plus vivre dans la précarité et travailler pour enrichir toujours les mêmes maillons de l’industrie culturelle. Nous devons nous montrer solidaires entre professions et lutter ensemble.
Le STAA souhaite s’appuyer sur les nombreuses associations déjà en place. Leur travail et leur expertise sont un immense atout pour nos professions.
Le STAA est l’outil que se donnent les travailleurs et travailleuses artistes-auteurs et autrices pour viser à renverser le rapport de force, améliorer leur statut professionnel, leurs conditions de travail et leurs conditions de vie.
Notre combat n’est pas isolé. Le STAA est affilié sur le plan interprofessionnel à la CNT-Solidarité Ouvrière qui œuvre pour la défense des droits de tous.tes les travailleurs.euses et porte un projet de transformation sociale révolutionnaire et autogestionnaire.
Facebook : @STAA.CNTSO
Twitter : @STAA_CNTso
Mail : staa[@]cnt-so.org
Les bibliothécaires sont en lutte depuis l’été dernier contre le passe sanitaire. Les trois journées de grève nationales ont été fortement suivies. Alors que le dispositif du passe sanitaire a été prolongé jusqu’en juillet 2022, la Fédération SUD Collectivités Territoriales, le syndicat SUD Culture et médias Solidaires, la CNTet le STUCS CNT-SO appellent à élargir le mouvement et déposent un préavis de grève reconductible à compter du 1er décembre. Il concerne tous.te.s les agent.e.s titulaires et non titulaires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics et appellent à la grève pour les salarié.e.s du secteur privé. Mobilisons-nous, personnels des bibliothèques et agent.e.s, salarié.e.s de la culture, mercredi 1er décembre :
Le Syndicat des Travailleur·euses de la Culture et du Spectacle de la CNT-SO soutient la lutte en cours des bibliothécaires contre le maintien du Pass Sanitaire dans les bibliothèques et revendique aussi son abandon sur l’ensemble des lieux culturels dans le cadre d’une mobilisation nationale inter-syndicale le 10 novembre.
Pétition à signer pour une bibliothèque accessible à tous et toutes : https://www.change.org/p/monsieur-le-premier-ministre-pour-une-biblioth%C3%A8que-accessible-%C3%A0-tous
Site internet du collectif « bib sans pass » à consulter : https://bibsanspass.wixsite.com/website
Facebook des « bibliothécaires mobilisés » : https://www.facebook.com/profile.php?id=100072673625656
Compte Instagram : @Bibpourtous : https://www.instagram.com/bibpourtous/
– PARIS : 14h Beaubourg (place Edmond Michelet).
– Ardèche (07) : 10h devant la permanence du sénateur Mathieu Darnaud, 4 cours du Palais 07 000 Privas.
– Charente Maritime (17) : 14h devant la préfecture de La Rochelle
– Côte d’Armor : rendez-vous devant la médiathèque de Plerin 10h30-12h30 point presse et informations au public…
– Drôme (26) : 10h devant la médiathèque à Nyons : Gratiferia culturelle, lectures à voix haute, action photos/dessins en soutien aux bibliothécaires
Bibliothèques en grève : Bourdeaux
– Finistère (29) :
Rassemblement de 10h à 12h devant la médiathèque Alain Gérard (centre ville) à Quimper
Rassemblement mercredi 10 novembre à 12h30 devant les Ateliers des Capucins (rue Pontaniou) à BREST
– Haute Garonne (31) : 10 h devant la médiathèque José Cabanis à Toulouse
– L’Hérault (34) : Pezenas plusieurs bibliothécaires rejoignent la grève nationale de la culture devant la bibliothèque de Pezenas.
– Ille et Vilaine (35) : 14h devant la médiathèque La Bulle à Bain de Bretagne.
Saint Jaques de la Lande : Médiathèque en grève
– Isère (38) : Grève dans les bibliothèques de Grenoble
Le préavis de grève : https://sud-ct.org/spip.php?article430
Pour soutenir le mouvement grenoblois et les bibliothécaires suspendu(e)s :
la caisse de grève : https://tinyurl.com/yukvy8fa
la pétition : http://urlr.me/f1xFD
– Rhône (69) : LYON : Sortez nous de ce mauvais pass ! De 18h à 21h Hôtel de ville opéra, place de la comédie.
Grand rassemblement des bibliothécaires de la région lyonnaise et au delà pour dire Non au Passe Sanitaire en bibliothèque et pour défendre le service public et un accès garanti à toutes et à tous ! nous nous retrouverons pour échanger entre nous et avec le public, venez nombreux ! Soirée avec musique et vin chaud.
– Tarn (81) : ALBI : dès 12h30 rendez-vous devant la médiathèque Pierre Amalric (pique-nique tiré du sac si le temps le permet.
-Haute Vienne (87) : LIMOGES : RDV à 16h – Parvis de la BFM
Le Syndicat des Travailleur·euses de la Culture et du Spectacle de la CNT-SO soutient la lutte des bibliothécaires contre l’imposition du Pass sanitaire sur leurs lieux de travail. Afin de faire entendre leurs revendications, un appel à la grève nationale sur l’ensemble des lieux culturels est annoncé pour le 10 novembre.
Depuis maintenant 3 mois l’obligation de présenter son Pass sanitaire dans l’ensemble des lieux culturels fragilise, divise et détourne l’attention des professionnels de la culture comme du public des problèmes de fond qui les empoisonnent, que sont le capitalisme sauvage ainsi que l’autoritarisme tous azimuts d’un gouvernement incompétent.
Le pass sanitaire n’est pas appliqué dans les centres commerciaux mais s’impose sur les lieux culturels. On préférerait contraindre la culture plutôt que le commerce ?
Au-delà de l’exclusion des populations marginalisées, de celles, vaccinées mais qui s’opposent au pass sanitaire et qui subissent parfois la propagande anti vaccin, il nous importe d’affirmer que le pass ne sert à rien sinon à banaliser des outils de contrôle et de collecte de données, diviser et cultiver la confusion au profit d’un État qui papillonne et se vante d’une reprise économique dont le peuple ne profitera pas.
Nous savons très bien que là où le pass sanitaire est imposé, un faux sentiment de sécurité règne et on remarque que les gestes barrières et les masques s’effacent comme si l’épidémie était derrière nous. Pourtant, malgré son efficacité, la vaccination n’empêche pas pleinement la circulation du virus. Cette mesure, bien plus policière que sanitaire, s’accompagne ailleurs de la destruction de l’hôpital public et la suppression des lits d’hôpitaux !
Arrêtons l’hypocrisie, des mesures de sécurisation sanitaire bien plus efficaces peuvent être prises dans les lieux culturels, comme l’installation de purificateurs d’air, et le maintien de gestes barrières !
Grève et mobilisation le 10 Novembre dans toute la Culture !
Non au pass sanitaire dans les lieux culturels !
Levée des brevets, pour une production et une diffusion internationale du vaccin !
Soutien aux bibliothécaires en lutte !
Hausse des salaires et titularisation des précaires !
Après plus de deux mois de mobilisation au sein des lieux culturels occupés, le gouvernement et les grandes directions de salles agissent de concert pour asphyxier le mouvement : expulsions, pressions sur divers collectifs locaux et annonces de mesures superficielles. En effet, si les intermittent·es gagnent un sursis de seulement 4 mois avec la prolongation de l’année blanche, l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage au 1er juillet 2021 promet un avenir toujours plus sombre pour l’ensemble des salarié·es qui verront leurs indemnités baisser et parfois disparaître.
Au 27 Mars, 88 lieux de culture s’organisent en assemblée générale et occupent leurs lieux de travail un peu partout en France. C’est un mouvement social inédit dans l’histoire du monde culturel français.