18 décembre, UNE JOURNÉE SANS NOUS : si on s’arrête, tout s’arrête !

Ce pays ne marche pas sans immigré·e·s. Il n’existe pas sans l’immigration et en bénéficie à tous points de vue.
Ce n’est pas l’immigration qui le détruit, ce sont les politiques menées, le racisme et l’injustice.
Le 18 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des migrant·e·s, nous appelons à en faire la démonstration.
Nous appelons à organiser, dans tous nos quartiers, nos lieux de travail, « une journée sans nous : si on s’arrête, tout s’arrête ! ».
Avec ou sans papiers, immigré·e·s, enfants d’immigré·e·s, de 1ère, 2ème, 3ème génération, cousin·e·s, voisin·e·s, collègues, bloqueur·se·s du 10 septembre, manifestant·e·s et grévistes du 18 septembre, nous n’irons pas à l’école, au travail, dans les commerces. Nous manifesterons ensemble dans toutes les villes du pays :

A l’appel de la MARCHE DES SOLIDARITÉS et 16 collectifs de sans-papiers et mineur.e.s isolé.e.s en lutte : CISPM, Collectif des jeunes du parc de Belleville, Collectif des jeunes mineur.e.s en recours des Bois Blancs, Collectif des jeunes mineurs et majeurs isolés de Rouen, Collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry (CTSPV94), Collectif binkadi, Collectif Jeunes Tours, Coordination Sans-Papiers 75, CSP 17ème, CSP 44, CSP 59, CSP 95, CSP Montreuil, DIEL, Droits Devant!, Intercollectif des sans-papiers Ile-de-France

Et plus de 370 organisations locales, régionales et nationales.

Toutes les informations sont à retrouver ici

Maurras n’est pas mort, son cadavre bouge encore !

Appel commun du STUCS et du STAA CNT-SO, à se mobiliser contre le spectacle pour enfants HISTOROCK de Dimitri Casali le 18 décembre à Montrouge (92). 

Le 25 novembre, rejoignons, partout, les manifestations féministes contre les violences sexistes et sexuelles !

Appel du STUCS CNT-SO pour la Journée internationale contre toutes les violences faites aux femmes et aux genres minorisés.

Nettoyage : un système d’exploitation qui brise les corps !

Le rapport de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) publié le 13 novembre, vient démontrer une fois de plus, la très forte « sinistralité » pour les travailleur·euses du nettoyage, liée aux conditions de travail et aux produits utilisés.

Venant appuyer ce que nous pouvons constater chaque jour sur le terrain, le rapport relève :

  • une fréquence et gravité des accidents du travail plus importantes que dans la moyenne de l’ensemble des salarié·es;

  • un nombre de maladies professionnelles deux fois plus élevé;

  • un nombre de licenciements pour inaptitude près de deux fois plus fréquents;

  • des pathologies comme les troubles musculo-squelettiques (TMS) importantes ;

  • des maladies respiratoires dues aux produits très fréquentes.

C’est tout sauf une fatalité : des mesures s’imposent !

La CNT-Solidarité Ouvrière dénonce l’organisation même du travail dans ce secteur où la sous-traitance domine, diluant les responsabilités et encourageant par le dumping social, une exploitation des plus brutales.

La CNT-SO dénonce la non-application, à grande échelle dans le secteur, des législations aujourd’hui applicables en protection des salarié·es.

La sinistralité et la souffrance au travail ne sont que le fruit de ce système généralisé de maltraitance au travail qu’il faut abattre.

Dans l’immédiat, la CNT-SO revendique  :
  • Une évolution de la législation pour imposer des mesures de prévention efficaces, interdire les produits toxiques.

  • Le renforcement des effectifs de l’Inspection du Travail avec un nombre d’agent·es suffisant !

  • Un renforcement des sanctions à l’encontre des employeurs, en cas de manquement aux règles d’hygiène et de sécurité.

  • La responsabilisation des entreprises utilisatrices qui doivent être solidaires de leurs sous-traitants, en cas d’accidents du travail ou de maladies professionnelles en augmentant leur taux de cotisations accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP)

  • L’augmentation du nombre de jours de formation à l’hygiène et la sécurité des membres des CSE.

  • La reconnaissance de la pénibilité des métiers de la propreté et une retraite à taux plein dès 55 ans.

Ca suffit, agissons collectivement avec la CNT-SO pour défendre nos droits, notre santé et notre dignité !

Cagnotte de solidarité avec nos camarades Claude et Tiziri

Par arrêt du vendredi 26 septembre 2025, la Cour d’appel de Versailles avait relaxé nos 2 camarades Claude et Tiziri, injustement poursuivis sous des accusations fantaisistes d’escroquerie visant le fonctionnement de la défense syndicale de la CGT-HPE (voir ici). Cette procédure avait été initiée sur fond de conflit interne à la CGT, nos camarades ayant depuis rejoint la CNT-SO avec des dizaines d’autres syndiqué-es. Coup de théâtre, l’UD CGT 75, l’URIF CGT IDF et les autres parties civiles ont formé un pourvoi en cassation alors que le parquet ne l’avait pas fait ! La CNT-SO dénonce cet acharnement judiciaire et cette nouvelle attaque contre les syndicalistes de lutte de classe et la défense syndicale. Nous appelons à soutenir financièrement nos camarades. Nous relayons l’appel de la CNT-SO HPE et la collecte en ligne pour faire face aux frais de justices. 

Cagnotte en ligne

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LA CGT MARCHE SUR LA TÊTE

Appel de la CNT-SO HPE

Caisse de soutien financier à Claude LÉVY et Tiziri KANDI

De 2012 à 2021, des luttes remarquables dans la sous-traitance hôtelière ont eu lieu, perçant le mur médiatique et témoignant des conditions de travail des femmes de chambre. 

La plus récente était celle des salariées de l’Ibis Batignolles qui, au terme de 22 mois de conflit, ont arraché une augmentation de leur rémunération et une diminution des cadences. L’une des grévistes, Rachel KEKE, était même devenue en juin 2022 une emblématique députée.

Ces luttes ne sont pas le fruit du hasard. Elles ont été gagnantes grâce aux caisses de grève statutaires mises en place par le syndicat CGT-HPE en 2012, qui ont donné confiance aux femmes de chambre qui sont sorties de l’invisibilité et sont devenues un sujet de société (voir les nombreux documentaires tels « la révolte des femmes de chambre » de Thibault FERRIE, « les invisibles » de Clarisse FELETIN et la fiction « Petites mains » de Nessim CHIKHAOUI.

Toutes ces luttes ont été animées par le syndicat CGT-HPE et par Claude LEVY et Tiziri KANDI à partir de 2017. 

Au-delà d’une amélioration des conditions de travail et des rémunérations, elles ont mis en cause la relation de sous-traitance qui permet une accentuation de l’exploitation et forme un écran de fumée face aux revendications des femmes de chambre. 

Ces luttes ont ainsi permis de gagner la fin de la sous-traitance hôtelière dans 18 hôtels.

Pour alimenter ces caisses de grève, le syndicat CGT-HPE avait voté lors de tous ses congrès depuis 2012 un règlement au terme duquel les dons juridiques effectués par les salariés défendus victorieusement devant les Conseils de Prud’hommes alimentaient les caisses de grève. 

C’est un fonctionnement vertueux : les victoires judiciaires individuelles – seule une victoire pouvant déboucher sur un don abondant la caisse du syndicat – nourrissait les actions collectives.

C’est ce fonctionnement qu’ont tenté de remettre en cause l’Union départementale CGT de PARIS et l’Union régionale CGT Île de FRANCE.

Après avoir été condamnés en première instance aux termes d’un jugement caricatural, le Cour d’appel de VERSAILLES vient le 26 septembre 2025 d’infirmer totalement ce jugement et de relaxer Claude et Tiziri .

L’Union départementale CGT de PARIS et l’Union régionale CGT d’île de France ont cru cependant devoir former un pourvoi en cassation, alors même que le parquet général n’a pas, de son côté, contesté cette décision.

Le patronat n’aurait pas agi différemment !

Cet arrêt de la Cour d’appel de VERSAILLES constitue pourtant une grande victoire pour le monde syndical et les caisses de grève, ce dont l’État a pris acte.

Mais manifestement pas pour ces deux structures de la CGT qui veulent définitivement la peau des caisses de grève alimentées par les dons prud’homaux volontaires, et de Claude LEVY et Tiziri KANDI en les asphyxiant financièrement.

C’est tout l’objet de cette caisse de soutien qui permettra d’aider Claude et Tiziri à payer ces nouveaux frais d’avocat à la Cour de cassation.

 

Le bien commun c’est nous ! Grève des intermittent-es sur le montage du show caritatif du milliardaire d’extrême droite P-E Sterin à Aix-en-Province

La salle du 6MIC à Aix-en-Provence devait accueillir la « nuit du bien commun », le 06 octobre, ce gala pseudo caritatif du milliardaire d’extrême-droite Pierre-Edouard Sterin. Le show a été finalement annulé, suite au mouvement de grève intersyndical des intermittent⸱es de l’équipe technique embauché⸱es à la journée pour le montage. Cela a été l’occasion de porter de nouveau les revendications des travailleurs et travailleuses des secteurs artistiques et culturels engagé⸱es contre les politiques austéritaires, ces derniers mois tout comme dans la mobilisation sociale globale enclenchée le 10 septembre. Contre la bourgeoisie radicalisée, nous répondons : auto-défense ouvrière, riposte syndicale et anti-fasciste ! Le bien commun, c’est nous !

Communique-6MIC – page 1 (pdf)

Communique-6MIC -page 2 (pdf)

Revue de presse

(cliquez sur les images pour ouvrir les articles)

Appel unitaire : Contre Sterin et son monde, bloquons « les nuits du bien commun » !

Appel unitaire de la CGT Spectacle, CGT Culture, STUCS CNT-SO, STAA CNT-SO et SUD Culture. 

Nous appelons tou·tes les camarades syndiqué·es et les militant·es et collectifs locaux à se coordonner localement afin de bloquer les prochaines « Nuits du bien commun » et l’ensemble des initiatives culturelles de Pierre-Edouard Stérin. Périclitons Périclès !

Dénoncer le racisme à l’université n’est pas un délit ! Rassemblement de soutien devant le commissariat de la Paillade jeudi 02 octobre.

 
Ce jeudi 02 octobre en plein mouvement social, un élu étudiant du SCUM est convoqué au commissariat de la Paillade à la suite de plaintes pour « diffamation » déposées par un groupe d’enseignants-chercheurs de l’Université de Montpellier Paul-Valéry.
Cette plainte s’inscrit dans une stratégie coordonnée de harcèlement envers notre élu, qui a osé mentionner, lors d’un Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) une étude de l’Observatoire National des Discriminations dans l’Enseignement Supérieur (ONDES). Cette étude universitaire et scientifique révèle les biais racistes des processus de sélection à l’entrée du Master dans les universités Françaises : les étudiantes et étudiants avec un patronyme à consonance nord africaine et subsaharienne ont 11% moins de chance d’obtenir une place en Master.
Voyant que les menaces, les coups de pression, le lancement de rumeurs et les faux témoignages étaient sans effet, ils ont lancé deux procédures disciplinaires en moins d’un an contre notre camarade, afin d’essayer de le faire exclure de l’enseignement supérieur. Ces deux procédures se sont soldées chacune par la victoire de notre élu. Une décision du Tribunal Administratif de Montpellier a même souligné le « doute sérieux quant à la légalité » d’une des deux procédures.
Ce groupe d’enseignants-chercheurs, complètement en roue libre grâce à la passivité bienveillante de la présidence de l’université, essaie désormais d’instrumentaliser la pression policière et juridique afin d’intimider le lanceur d’alerte et entraver l’activité quotidienne du syndicat étudiant. L’énergie et le temps mobilisés pour défendre notre camarade ne sont pas utilisés pour défendre d’autres étudiantes et étudiants, dont celles et ceux qui pourraient être victimes de ce groupe d’enseignants.
Nous dénonçons avec force cette multiplication des procédures contre notre élu étudiant. Cet acharnement, constitutif du délit de Harcèlement (article 222-33-2-2 du Code Pénal. Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende), vise clairement à briser mentalement la personne qui en est l’objet. Cet harassement attaque sa santé mentale et physique et peut avoir des conséquences extrêmement graves. Sans vouloir faire de parallèle ici, nous rappelons quun étudiant a tenté de se suicider le 12 mars 2025 à l’Université de Rouen après un harcèlement raciste que lui faisait subir un enseignant
Dans ce contexte, le SCUM tiendra pour responsables chacun des participants à cette odieuse opération de harcèlement coordonné. Leurs positions de pouvoir au sein de l’université ne sont pas garantes d’une impunité à vie, et ne pourront pas les soustraire à la justice. Des plaintes nominatives seront déposées dans les plus brefs délais contre les quelques enseignants-chercheurs qui s’abaissent à ces sordides pratiques d’un autre âge.
Nous appelons à un rassemblement de solidarité afin d’accompagner notre élu à sa convocation policière et dénoncer le racisme dans l’enseignement supérieur.
Rendez-vous ce jeudi 02 octobre 2025 à 11h, devant le Commissariat de Police de la Paillade, 180 rue de Bari, 34080 Montpellier (tramway St Paul, ligne 1)
 
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr 
 
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Sur notre site web : https://combatuniversitaire.wordpress.com/2025/10/01/denoncer-le-racisme-a-luniversite-nest-pas-un-delit-rassemblement-de-soutien-devant-le-commissariat-de-la-paillade-jeudi-02-octobre/

Suivre l’actualité de la CNT-SO dans l’Education et la Recherche

La fédération des travailleur.euses de l’éducation, du supérieur et de la recherche de la CNT-SO s’est doté de son propre site. Pour suivre l’actualité et les luttes du secteur, cliquez ici

Pour se syndiquer ou contacter la fédération, cliquez ici

Présentation 

TENIR LE COUP, GARDER LE CAP ! Communiqué du STUCS CNT-SO

Comme nous pouvions nous y attendre l’intersyndicale a joué son rôle historique de canalisation des colères vers les manifestations folkloriques du 18 septembre.

N’ayant jamais fait son autocritique du mouvement des retraites par exemple, elle croit encore qu’une journée symbolique de mobilisation peut être un avertissement envers le pouvoir politique. Mais nous le disions précédemment toutes celles et ceux qui se sont mobilisés le 10 et le 18 ne veulent pas se faire dicter un calendrier de l’intersyndicale, lui-même piloté par la CFDT.

Nous devons une nouvelle fois trouver des moyens pour les contraindre et les déborder !

Comme ont tenté de le faire Cultures en Luttes à Paris à la Villette le 10.09 et comme l’ont fait les copain·es de la Bobine à Grenoble nous avons besoin d’occuper et ouvrir des lieux pour organiser la lutte actuelle. Nous, intermittent·es précaires artistes auteur·ices nous n’avons que rarement des lieux de travail fixes et nous avons besoin de lieux pour nous organiser et construire le rapport de force.

Convainquons nos collègues permanent·es de nous aider à occuper nos lieux de travail. Occupons les lieux culturels vides ou en travaux partout où nous le pouvons.

Bien qu’affectées directement par les baisses de financements publique, nos directions ne veulent pas soutenir le rapport de force par la grève ou le blocage en baissant le rideau. Pour certaines, elles sont déjà asphyxiées par leur manque de liquidité (et la suspension des versements du FONPEPS ne va rien arranger) et pour d’autres, elles veulent tenir leur respectabilité face aux financeurs et être encore là pour se battre dans la répartition des miettes des mois ou années futurs. Mais le mal a déjà gangréné une partie du secteur, de mois en mois la masse salariale des entreprises culturelles ne fait que décroître avec des secteurs particulièrement touchés comme le spectacle vivant subventionné et l’audiovisuel.
En tant que travailleur·euses nous n’avons pas à soutenir nos directions lorsqu’elle nous baratinent que nous sommes sur le même bateau. Tous les jours nous ressentons les coupes budgétaires dans notre travail sur le plateau et pour les intermittents·es dans l’agenda et les options de taf des mois futurs.

Grâce aux mouvements Cultures en Luttes débutés au printemps, nous avons la force d’être déjà lancés et organisés un peu partout sur le territoire avec les syndicats et collectif du secteur mais aussi avec les non-syndiqué·es et les étudiant·es. C’est par les AG et cette dynamique que nous devons imaginer et poursuivre ce mouvement et pas seulement contre l’austérité et pour des acquis supplémentaires, mais aussi et surtout contre l’extrême droite qui investit de toutes ses forces et ses moyens dans les médias et la culture.
L’empire Bolloré qui n’arrête pas sa conquête des médias et écrase déjà la chaîne du livre souhaite acquérir UGC d’ici 2028 pour contrôler la majorité du cinéma français. De plus sa main mise sur des salles de spectacle comme l’Olympia, les Folies Bergères à Paris ou l’Arkea Arena à Bordeaux, montre la volonté de l’extrême droite de posséder et gérer les vitrines culturelles. Stérin n’est pas en reste avec son plan Périclès, ses « Nuits du bien commun » et ses « Murmures de la cité ». Aux camarades en PACA et Pays de la Loire nous alertons et appelons à converger à Angers le 1er octobre et à Aix-en-Provence le 6 octobre pour faire front contre la tenue du gala de charité du milliardaire d’extrème-droite. La « Nuit du bien commun » aura lieu 6 octobre 2025 à 19h au 6MIC, la SMAC du Pays d’Aix qui accueil l’évènement, et le 1er octobre à 19h à Angers au Centre des congrès. La tâche est immense mais nous devons, dans les luttes actuelles, construire un front antifasciste de la culture par les travailleur·euses eux mêmes.

DÉBORDONS-LES !