Dans l’Education comme ailleurs, le syndicalisme a toujours sa raison d’être !

Historiquement notre secteur professionnel a toujours été un bastion syndical fort mais ici comme ailleurs ce modèle est en crise avec un effondrement de la syndicalisation ou de la participation aux élections professionnelles. Le syndicalisme institutionnel est en faillite : impuissance face à la casse systématique d’une école publique de plus en plus inégalitaire, impuissance face à la dégradation de nos droits et conditions de travail, cogestion et clientélisme parfois douteux, course aux décharges qui éloigne les syndicalistes du terrain…

Nous partageons toutes ces critiques ! Il est temps de développer, à la base, un modèle alternatif qui revient aux fondamentaux du syndicalisme. C’est le sens de l’engagement quotidien des militant-e-s de la CNT Solidarité Ouvrière. Rejoignez-nous pour construire ensemble un outil de lutte, de solidarité et de défense au service de l’intérêt collectif, porteur de progrès pédagogiques et d’un projet de transformation sociale  !

Faire le choix de la CNT – Solidarité Ouvrière, c’est développer une alternative syndicale !

Lire la suite : tract dans l’éducation syndiquez-vous !

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Grâce à la mobilisation collective, la «crèche de l’œuf» restera ouverte à la Busserine (Marseille 14°) à la rentrée !

Les grévistes de la « crèche de l’œuf » à la Busserine ont mis fin, vendredi soir, à leur mouvement entamé jeudi 19/07, après une nouvelle réunion avec la direction d’Auteuil Petite Enfance.

La mobilisation collective des salarié-e-s, parents, habitant-e-s et structures associatives aura permis d’éviter une fermeture en catimini et un plan social informel ! En effet, les représentants de cette filiale de la fondation des Apprentis d’Auteuil se sont engagés pour le maintien des activités de la structure pendant un an, avant un possible déménagement dans un autre site, Bd Corot (Marseille 13°).

Cette victoire des revendications des grévistes avec la réouverture du site en septembre et le maintien des emplois menacés, est une première étape. Il conviendra d’abord de de rester vigilants sur la durée et ce délai doit permettre de travailler à un avenir pérennisé pour la structure comme pour le site de la crèche de l’œuf.
Nous rappelons que la crèche est née, il y a près de 40 ans, d’une initiative des habitant-e-s et structures associatives du quartier et qu’ils ne souhaitent toujours pas un abandon des activités sur ce site, marque d’un déclassement toujours plus marqué de ce territoire. Il appartient aux différents acteurs publics concernés, finançant déjà largement les activités actuelles, de travailler dès maintenant, à un projet d’avenir pour le site, avec et pour les habitant-e-s de la Busserine !

Seule la lutte paie !

Revue de presse

Brève de Marsactu du 19/07
Article de France 3 du 19/07
Podcast de RCF du 18/07
La Provence, article du 10/07/18
Reportage de France 3 du 10/07/18
Marsactu, article du 10/07/18
Marsactu, article du 10/07/18
20 mn, article du 10/07/18
La Marseillaise, article du 09/07/18

Grève reconductible à la crèche de l’œuf à La Busserine (Marseille 14°) pour le maintien des emplois et de la structure !

Les salarié-e-s de la crèche de l’œuf à la Busserine (Marseille 14°) sont en grève reconductible depuis le jeudi 19/07, avec le soutien de leur syndicat CNT-Solidarité Ouvrière, afin de revendiquer le maintien des activités de la structure menacée de fermeture par le gestionnaire Auteuil Petite Enfance. .

Après un mois de flou artistique et de communication par médias interposés, la direction de cette filiale de la fondation des apprentis d’Auteil, a enfin reçue ses salarié-e-s, le 17/07. Cette réunion n’a pas permis de dégager des solutions claires sur l’avenir de la crèche et la pérennité des emplois des 15 salarié-e-s.
La direction a refusé tout maintien des activités en septembre dans les locaux actuels, même provisoirement. Elle a vaguement indiqué travailler sur un déménagement dans un nouveau local, pas encore homologué par la PMI mais n’a pas pris d’engagements fermes sur l’avenir des emplois en cas d’échec de cette solution. A moins de 15 jours de la fermeture estivale potentiellement définitive, les salarié-e-s sont toujours en attente de solutions concrètes, c’est inadmissible !

Si la structure est gérée par une association sous statut privé, il s’agit bien d’une activité au service des populations du secteur. Il n’est pas admissible de voir cette crèche fermer, dans des quartiers nord déjà largement fragilisés par des décennies d’abandon des politiques publiques. C’est pourquoi, nous interpellons encore une fois les institutions devant suivre ce dossier, notamment la préfecture et le département, responsable de la PMI : une solution doit être trouvée avant la fin juillet !

Les salarié-e-s grévistes et leur syndicat, demandent à être reçu le plus rapidement, Auteuil Petite Enfance ayant perdu beaucoup de crédibilité de part sa gestion amateuriste. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités !

Rassemblement de soutien, avec les parents, vendredi 20/07, à partir de 16H, la crèche à la Bussserine (52 BD Jourdan 13014). Soyons nombreux-euses !

Par la mobilisation de tous et toutes, la crèche de l’œuf vivra !

Maintien des activités pour la « crèche de l’œuf » à la Busserine (14°) !

    Parents et personnels, avec leur syndicat CNT-Solidarité Ouvrière, se mobilisent pour le maintien des activités de cette crèche privée gérée par une filiale de la «Fondation des apprentis d’Auteuil » et menacée de fermeture au 30 juillet 2018. Après un premier rassemblement réussi le 09/07, le combat continue !

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    Les conditions de fermeture sont une de ces mauvaises histoires marseillaises dont se régalent les médias… Les salariées réclamaient depuis longtemps de meilleures conditions de travail et un déménagement dans un autre local, suite aux violences dans l’environnement direct de la crèche dont elles et les enfants sont les témoins, notamment la fusillade du 22 mai dernier. Or le 13 juin, on annonce oralement aux salariées que la crèche ne rouvrira pas en septembre et on leur conseille de chercher du travail ailleurs, sans se préoccuper d’aucune procédure officielle de licenciement. Les parents ne sont pas informé dans un premier temps avant d’être averti oralement de ne pas se réinscrire en septembre !
    Ces pratiques sont inadmissibles et démontrent un mépris profond des 15 salariées comme des familles des 35 enfants accueillis, bien loin des « valeurs » revendiquées par les apprentis d’Auteuil.

    Au delà de cette gestion humaine scandaleuse, il n’est pas admissible de fermer une crèche dans des quartiers nord déjà largement abandonnés des politiques publiques. Les causes de cette fermeture ne sont pas économiques, cette structure étant largement financée par des acteurs publics (CAF, CD13, ville de Marseille…). Nous interpellons donc directement les pouvoirs publics et financeurs : une solution doit être trouvée pour maintenir les activités de la crèche et les emplois des salariées.

Revue de presse

La Marseillaise, article du 09/07/18
La Provence, article du 10/07/18
Reportage de France 3 du 10/07/18
Marsactu, article du 10/07/18
Marsactu, article du 10/07/18
20 mn, article du 10/07/18

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CNT-Solidarité Ouvrière Santé & Social PACA

Ouvriers & ETAM du bâtiment PACA : salaires et indemnités 2018

Ouvriers & ETAM du bâtiment : salaires minimaux et indemnités 2018, pour la région PACA, applicables au 01er avril 2018

– Conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 modifié (entreprises occupant jusqu’à 10 salariés et de plus de 10 salariés) (n° 1596 et n° 1597)

– Convention collective nationale des employés, techniciens et agents de maîtrise du bâtiment du 12 juillet 2006 (n° 2609) .

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Attention, cette grille est en attente d’extension, elle ne s’applique qu’aux entreprises rattachées à une organisation patronale signataire des accords de février 2018 : Fédération régionale du bâtiment de Provence-Alpes-Côte d’azur (PACA) ; Fédération PACA Corse SCOP BTP ; Union régionale CAPEB Provence-Alpes-Côte d’Azur Corse.

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Pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux, organisons nous collectivement avec le syndicat !

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Salaires et indemnités ouvriers

A compter du 1er avril 2018, pour un horaire hebdomadaire de 35 heures, le barème des salaires minimaux (bruts) des Ouvriers du Bâtiment de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur s’établit comme indiqué dans le tableau ci-après:

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Il est rappelé qu’aucun salaire ne doit être inférieur au SMIC, correspondant à l’horaire appliqué (9,88 €/ heure brut soit 1498,49€/ mensuel brut (base 35H).

Prime de Pénibilité

Prime horaire de pénibilité aux Ouvriers du Bâtiment de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

– Prime horaire de : 1,12 € (A compter du 1er février 2014)

Indemnités petits déplacements

A compter du 01er avril 2018, les indemnités de Petits Déplacements concernant les OUVRIERS du Bâtiment de la Région “Provence-Alpes-Côte d’Azur” sont fixées comme suit,

Indemnité de repas : 10,20€.

Indemnité de frais de transport :

L’indemnité de frais de transport a pour objet d’indemniser forfaitairement les frais de transport engagés quotidiennement par l’ouvrier pour se rendre sur le chantier avant le début de la journée de travail et pour en revenir à la fin de la journée de travail, quel que soit le moyen de transport utilisé. Cette indemnité étant un remboursement de frais, elle n’est pas due lorsque l’ouvrier n’engage pas de frais de transport, notamment lorsque l’entreprise assure gratuitement le transport des ouvriers ou rembourse les titres de transport.

Zone 1 (0 à 10 km) : 3,14€
Zone 2 (10 à 20 km) : 5,52€
Zone 3 (20 à 30 km) : 7,42€
Zone 4 (30 à 40 km) : 9,69€
Zone 5 (40 à 50 km) : 12,72€

Indemnité de trajet :

L’indemnité de trajet a pour objet d’indemniser, sous une forme forfaitaire, la sujétion que représente pour l’ouvrier la nécessité de se rendre quotidiennement sur le chantier et d’en revenir. L’indemnité de trajet n’est pas due lorsque l’ouvrier est logé gratuitement par l’entreprise sur le chantier ou à proximité immédiate du chantier.

Zone 1 (0 à 10 km) : 2,03€
Zone 2 (10 à 20 km) : 3,23€
Zone 3 (20 à 30 km) : 4,35€
Zone 4 (30 à 40 km) : 5,77€
Zone 5 (40 à 50 km) : 6,85€

L’indemnité de frais de transport et l’indemnité de frais de trajet sont appliquées de 0 à 10 km.

Salaires ETAM

A compter du 1er avril 2018, pour un horaire hebdomadaire de 35 heures, le barème des salaires minimaux (bruts) des ETAM du Bâtiment de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur s’établit comme indiqué dans le tableau ci-après :

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En application de l‘article 2 de l’avenant n° 2 du 26 septembre 2007 à la convention collective nationale des ETAM du bâtiment du 12 juillet 2006, le salaire minimum conventionnel correspondant à la qualification de l’ETAM ayant conclu une convention de forfait-jours est majoré de 15 %.

[PROJECTION/DEBAT] La souffrance au travail: Quels outils pour s’en protéger et se défendre?

Le mercredi 06 juin 2018, venez débattre avec les militant-e-s et juristes de la CNT-SO 13 autour de la problématique grandissante de la souffrance au travail, à partir de 19h30 à « L’équitable café » (Marseille).

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Le 1er mai, remettons l’imagination au pouvoir ! Tous et toutes dans la rue !

Non le 1er mai n’est pas la fête du travail mais une journée internationale de lutte pour les travailleurs-euses ! Soyons nombreux et nombreuses dans les cortèges syndicaux pour défendre nos droits et revendiquer un autre futur !

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Pour des services publics sans profits, égalitaires, revalorisés et accessibles à tous-tes

Depuis plusieurs dizaines d’années, la pensée ultra-libérale ne cesse de distiller son idéologie extrémiste dans l’ensemble de la société. Sa novlangue a pour but principal de « ringardiser » le discours syndical en voulant démontrer que la défense des droits des salarié.e.s et des services publics serait un combat « conservateur » ou « archaïque ».
Pour les dominants, il apparaît donc comme un choix « pragmatique » de parler de « compétitivité » et de « libre concurrence » pour ces mêmes services publics. Ne soyons pas dupes, nous savons bien que derrière ces mots, c’est de privatisation qu’il s’agit ! Or le privé n’a jamais été philanthrope !
Pas un jour sans que l’on annonce qu’un groupe ayant pourtant engrangé des bénéfices en millions d’euros prévoit un plan de licenciements (Ricoh en France aujourd’hui, Opel en Allemagne).
Les services publics sont au service de l’intérêt général, il est donc impensable que la question des profits entre en jeu. Une ligne de train, une école, un hôpital n’ont pas pour but d’être rentables, ils sont créés pour aider chacun.e à se déplacer, à recevoir une éducation, à se soigner. Ces services publics sont nos « communs » et pour qu’ils profitent à tous-tes et en particulier à ceux et celles qui en ont le plus besoin, ils doivent être égalitaires et donc tendre à leur gratuité.

Les cheminots-tes en lutte l’ont bien compris en se battant contre la casse de la SNCF, ils défendent cet intérêt commun et ont besoin de notre soutien.
Nous saluons le courage et la créativité des étudiant.e.s dans les facs occupées qui refusent que soit bradé leur avenir sur l’autel de la compétitivité. Le rôle de l’école n’est pas de n’en faire réussir que quelques uns, mais de proposer à chaque jeune de construire des connaissances critiques, de s’outiller à l’émancipation; c’est pourquoi nous sommes contre la sélection et le tri social de la maternelle à l’université !
C’est également pourquoi nous ne voulons pas des privatisations rampantes de l’hôpital public, cette situation va à l’encontre des patient.e.s et des travailleurs.euses qui dénoncent depuis plusieurs mois la maltraitance des malades à cause du manque de personnel.

C’est en grande partie l’État qui est responsable de ce saccage. Pour nous, ce n’est donc pas l’État et ceux qui le gouvernent qui doivent gérer nos « communs », ce sont ceux et celles qui les connaissent le mieux : les travailleurs.euses et les usagers-ères. Nous revendiquons l’autogestion du service public !
Nos « communs » doivent également être rénovés, repensés, rebâtis. Il faut qu’ils soient accessibles à tous-tes, y compris aux plus fragiles (jeunes enfants, seniors, handicap.e.s…) mais ils doivent également être écologiques. Il faut donc investir. C’est l’inverse de ce qui se fait depuis des années, parfois avec des partenariats public-privé catastrophiques qui endettent les mairies et leurs contribuables sur des décennies et délèguent au privé les missions publiques de l’Etat.
C’est également notre rôle de réinventer des services publics à la hauteur des besoins.. Pour commencer, il faut récupérer ce qui nous a été pris par l’oligarchie capitaliste. Socialisons les entreprises privatisées et reprenons notre dû : autoroutes (vache à lait de Vinci), PTT, aéroports, Air France, Alstom, banques, …
Notre société a changé et nous avons le devoir d’imaginer nos futurs « communs » : service à la personne (pour les personnes âgées, de plus en plus nombreuses), patrimoine et culture (gratuité des musées par exemple), réquisition et socialisation des logements vides, développement et accueil gratuit des structures consacrées à la petite enfance…

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Défense de nos droits et statuts

Nos droits et les statuts protecteurs ont été conquis par les luttes et en particulier par la grève.
C’est donc par la grève que nous pourrons en gagner de nouveau. Il est urgent d’élaborer et d’imposer un nouveau Code du Travail, ce n’est pas aux patrons et aux gouvernants de le faire ! C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons ! Ils veulent casser les statuts par soucis d’égalité, prétendent-ils ! Chiche ! Alignons l’ensemble du salariat sur les statuts et droits les plus élevés au lieu d’aligner vers le bas. Imaginons des statuts protecteurs, émancipateurs et formateurs ! Le droit au travail n’est pas le devoir d’être exploité, la précarité et la sous-traitance doivent disparaître !

Répartition égalitaires des richesses et du travail

Assez de culpabilisation, c’est toujours les salarié.e.s qui doivent se serrer la ceinture. Sommes-nous responsables des crises récurrente du système économique capitaliste ? Nous payons encore celle de 2008, et aucune avancée n’a été faite sur le contrôle de la finance. Et ce sont à nouveau 23 milliards d’euros de bénéfices engrangés l’année passée par les banques françaises, qui elles ne connaissent pas la crise…
Les inégalités de richesse déjà énormes, ce sont encore creusées dans la dernière décennie avec des chiffres qui donnent le tournis : 1% des français.e.s détiennent ainsi désormais un quart du patrimoine du pays avec en « super champion » un Bernard Arnaud enrichi de plus de 3 millions par heure en 2017 !! Facteur clef depuis les années 80, la part des salaires dans les richesses produites est en constante régression et ce sont des dizaines de milliards qui sont passés du Travail au Capital. Cette richesse qui nous est confisquée, c’est pourtant nous qui la produisons, reprenons-la !

Nous vivons depuis des décennies avec le paradoxe d’un chômage de masse alors que la productivité des salarié.e.s progresse tout comme les progrès technologiques. Là encore, c’est la course aux profits qui a empêché de faire bénéficier de ces progrès à tous et toutes. Le partage du travail devient une urgence, avec une revendication immédiate impérative de baisse du temps de travail. Travaillons tous et toutes, moins et autrement !

Comme il y a cinquante ans, remettons l’imagination au pouvoir !

On est bord de la crise de nerf dans les hôpitaux et à la Poste. On crève sur les chantiers, on crève à l’usine ! On se tue à la tâche à nettoyer des chambres d’hôtel de luxe, on se tue à la tâche chez Carrefour ! Le capitalisme, c’est le travail salarié qui broie les corps et les esprits. Inventons une société dans laquelle le.la travailleur.euse n’est plus une variable d’ajustement, un.e anonyme dans la ruée au profit, construisons une société où le travailleur.euse retrouve sa dignité, une société où le travail répond aux besoins réels de tous et de toutes.
A nous d’imaginer une société où le bonheur soit possible, une sociabilité fraternelle et écologiste, une démocratie réelle et directe au service de tous-tes, des communs autogérés.

Pour cela, organisons-nous, luttons ensemble !

Le capitalisme nous divise : cheminots « privilégiés » contre les autres salarié.e.s, précaires contre CDI, immigré.e.s contre Français.es, public contre privé… Renforçons nos syndicats dans lesquels nous faisons l’expérience concrète de la solidarité et de la lutte ! Il n’y a qu’une division : les exploité.e.s contre le capitalisme morbide !

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Public – Privé : le rapport de force c’est maintenant !

La CNT-Solidarité Ouvrière appelle à renforcer les mobilisations actuelles en étant dans la grève et dans la rue le 19 avril comme lors d’autres initiatives unitaires à travers le pays et le 1er mai !

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Depuis maintenant plusieurs semaines de nombreuses luttes émergent et s’installent peu à peu dans le paysage quotidien du pays. Ces luttes sont diverses, viennent de différents secteurs, n’ont pas forcément les mêmes acteurs ni les mêmes pratiques, elles ont pourtant des points communs.
Les cheminots-tes ont donné le la, face à la menace de la privatisation de la SNCF, les grévistes défendent avec courage un service public qui nous concerne tous-tes. Ça bouge aussi dans plusieurs autres secteurs du public : mouvements de grèves à la Poste, dans la santé, la collecte des déchets… Dans les universités les assemblées générales bouillonnent depuis déjà un bon moment et plusieurs dizaines de campus connaissent des occupations prolongées.
Dans le privé, on retrouve des mobilisations contre les premières applications de la loi Travail sur fond de plans sociaux et de casse d’emplois comme dans le Commerce, ou pour la répartition des richesses produites pour les salarié-e-s et pas les actionnaires comme à Air France ou Carrefour.
Qui d’autres demain ? Des AG de luttes voient le jour, des rencontres de mobilisation se créent, des caisses de grève font leur apparition et récoltent plusieurs centaines de milliers d’euros !

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Il faut maintenant que les luttes convergent !

Les médias dominants, à la solde du pouvoir et du CAC 40, sont les premiers à affirmer que « ça ne prend pas » et nous font le coup, une fois de plus des « usagers pris en otages » ou cherchent à monter les catégories de travailleurs-euses entre eux.
Pourtant, inutile de le dire, ça craque de partout ! Les politiques d’austérité appliquées drastiquement depuis les crise de 2008 ont fragilisé les services publics, détruits les protections sociales, précarisé des millions d’emplois. La répartition inégalitaire des richesses entre une immense majorité qui trime et se sert la ceinture et une minorité qui se gave à coups de millions est toujours plus criante. La vérité c’est que les gens n’en peuvent plus mais que la majorité hésite encore à franchir le pas.

Face aux foyers de contestation le gouvernement n’a que peu de réponses. La première est celle de la répression. Il n’hésite pas à envoyer les CRS dans les facultés afin de déloger les grévistes qui se battent de manière pacifique contre la sélection à l’Université. Face aux zadistes, qui ont mené une lutte exemplaire et victorieuse, c’est l’armée, ses hélicoptères et ses chars qui sont utilisés. Cela n’étant pas suffisant, Macron n’hésite pas à tenter une diversion en allant rencontrer publiquement les évêques de France et prononcer un discours qui remet totalement en cause la Laïcité. Macron face à la contestation sort le sabre et le goupillon ! Et dans le même temps la chasse aux migrants se radicalise et on assiste effaré-e-s et révolté-e-s à la réapparition des nervis et groupuscules fascistes.

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Il devient urgent donc de construire la suite. Une simple juxtaposition de conflits catégoriels ne suffira pas. Il est impératif d’amplifier les luttes, de radicaliser le mouvement et de l’unifier en lui donnant un sens commun. Nos luttes doivent devenir désirables et ainsi permettre au secteurs qui ne sont pas encore dans l’action de s’y engager enfin. Pour cela nous devons également inverser le processus des dernières luttes hélas perdues.
Il est fondamental de faire émerger un véritable projet de société qui serait l’inverse exact des rêves capitalistes de Macron et sa bande ! A nous de parler à nouveau du partage du travail et des richesses, de la justice sociale, de l’accueil de ceux et celles qui souffrent ! Battons nous pour une société égalitaire, fraternelle, écologiste et durable ! Construisons ensemble le rapport de force !

Marseille : Gaudin vend les écoles au privé. Réunion publique le 05/04 et débat le 12/04

Devant la gravité du Plan Ecoles de la ville de Marseille, les syndicats enseignants, rejoints par les parents d’élèves, les syndicats d’architectes et des artisans du bâtiment, se sont constitués en collectif : Marseille contre les PPP (Partenariat-Public-Privé )

Réunion publique du collectif contre les PPP, 5 avril à 18h à la Salle Sénac, 6/8 rue Sénac 13001 (près de la Canebière).

L’école publique n’est pas à vendre !

Le maire de Marseille a annoncé un plan pour la rénovation des écoles marseillaises. Ce plan prévoit, en 6 ans, la construction ou reconstruction d’une trentaine de groupes scolaires en urgence absolue. Par conséquent rien n’est prévu pour les 400 autres écoles !
De plus le mode de financement est inacceptable : un Partenariat-Public-Privé (PPP) comme pour le stade Vélodrome que les Marseillais devront payer encore longtemps. Cette procédure coûte plus cher que le financement direct de la Mairie et la gestion du projet sera attribuée à de grands groupes financiers multinationaux. Une fois encore, la mairie choisit d’endetter considérablement les marseillais pendant plus de 25 ans.

Nous affirmons que d’autres choix sont possibles :

– Réaliser une reconstruction-rénovation avec une MOP (maîtrise d’ouvrage publique)
– Conserver la gestion publique du projet et de la maintenance des écoles
– Effectuer un prêt auprès de la banque européenne (avec des taux très bas)
– Obtenir un prêt spécial auprès de l’Etat, face à la situation catastrophique
– Réaliser un audit sur les besoins de l’ensemble des écoles marseillaises
– Bâtir un plan pluriannuel d’investissement dans les écoles

Les Marseillais doivent garder la main sur leurs écoles !

Premiers signataires : Citoyens en recours au T.A., CGT Educ’action, FSU13, Maison de l’architecture et de la ville, MPE13, SE-UNSA, SNES-FSU, Sud Education 13, SNUIPP-FSU, SNUTER-FSU, Solidaires13, UNSA13, UNSA Education, UNSA Territoriaux, CNT-SO Éducation 13, Vive les services publics…

Soutenus par : Génération.S, Groupe éducation Marseille insoumise, PCF, PS, Réinventons la gauche…

Site : http://www.marseille-contre-les-PPP.fr / Courriel : contact@marseille-contre-les-ppp.fr

Pour aller plus loin

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Sud Éducation 13, la CNT-SO 13, la CGT Éduc’action et la librairie Transit co-organisent une conférence sur le thème des PPP le jeudi 12 avril à 19h au local de Solidaires avec Nicolas de la Casinière, journaliste et auteur du livre Services publics à crédit.

La mairie de Marseille vient de décider le recours au partenariat public-privé (PPP) pour la construction et la rénovation de dizaines d’écoles de la ville. Cette opération juteuse pour les entreprises du BTP s’avèrera catastrophique pour les caisses de la municipalité et livre les écoles aux intérêts privés.

Nicolas de La Casinière, auteur de Services publics à crédit, et spécialiste de la question des PPP nous expliquera à quel point ce système inventé outre-manche s’est montré désastreux pour les collectivités territoriales qui l’ont utilisé.

Jeunesse non scolarisée, Jeunesse en danger !

Près de 200 jeunes se retrouvent actuellement sans scolarisation à Marseille, faute de place dans les dispositifs accueillant les élèves non-francophones. La loi française stipule que la scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans : la direction académique est hors la loi.

Tract jeunes non scolarises

Pour les plus de 16 ans, la situation est encore plus désastreuse: l’éducation nationale s’est totalement désinvestie.

Parmi eux, les mineur·es isolé·es sont livré·es à elles/eux-mêmes, sans avenir. Cette situation est intenable !

Nous demandons que la Direction académique apporte des réponses à la hauteur de ses missions. Une lettre lui a été envoyée en ce sens (voir le courrier en pdf). Une conférence de presse est en cours de préparation pour alerter l’opinion publique.

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RESF, CNT-SO EDUCATION 13, CGT EDUC, SUD éducation Bouches-du-Rhône, COLLECTIF FLE, EL MANBA SOUTIEN MIGRANT 13.

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ÉCOLES POUR TOUS ! AVEC OU SANS PAPIERS !