Crise sanitaire & sociale : plateforme revendicative de la CNT-SO

Les secteurs capitalistes, patrons et actionnaires, avec l’aide de gouvernements à leur service, ont pu préserver leurs intérêts malgré la violence de la crise du COVID. Au contraire, le monde du travail se trouve globalement dans une bien plus mauvaise position depuis la pandémie. Nous devons inverser le rapport de force en luttant ensemble pour défendre nos intérêts de classe. La CNT-SO défend la plateforme de revendications immédiates suivantes :

Le 5 octobre, dans tous les secteurs, on grève et on manifeste !

Salarié·es du privé et du public, privé·es d’emploi et retraité·es, mobilisons nous le plus massivement pour la grève nationale interprofessionnelle du 5 octobre pour faire entendre nos intérêts de classe !

 

Depuis bientôt deux ans, les travailleur·euses sont en première ligne face à la crise du COVID19 et subissent les conséquences d’une politique sanitaire désastreuse menée dans l’intérêt des élites économiques. Pendant que les capitalistes et profiteurs continuent de s’enrichir, nous sommes touché·es par les effets de la crise économique : multiplications des plans sociaux, chômage massif, remise en cause des droits acquis…

Pourtant indispensables à la machine économique, des milliers d’entre nous sont exclu·es des droits sociaux : travailleur·euses ubérisé·es, sans-papiers et migrant·es.

Le basculement dans la pauvreté est une réalité pour plusieurs millions de personnes tout comme les conséquences de la vie chère. A l’inverse des salaires, les prix s’envolent : logement, énergies… Pourtant on va nous demander de rembourser, dans les prochaines années, l’argent public qui a maintenu sous perfusion entreprises et actionnaires !

Le gouvernement se sert déjà de l’épouvantail de  la «dette COVID» pour justifier la poursuite de ses attaques contre le monde du travail : nouvelles restrictions sur l’assurance chômage pour le 01er octobre, menaces sur les retraites et le système de protection sociale… Si on laisse faire, nous allons connaître des années de politiques d’austérité et une saignée pour les services publics, déjà mis à mal ces dernières décennies. Au contraire, avec la pandémie, on a vu leur utilité : ils doivent être la priorité !

La sortie de la crise sanitaire est encore incertaine et nous devons rester fermes sur la défense de notre santé sans tomber dans les réponses autoritaires dont le pass sanitaire est le pire exemple.

Malgré ce sombre tableau, ne nous résignons-pas ! Les travailleurs·euses ont des objectifs totalement à l’opposé du patronat et du gouvernement à son service et c’est en construisant le rapport de force que nous pouvons les atteindre !

Soyons nombreux-euses le 05 octobre, construisons la suite dans nos entreprises ou services  ! Tous et toutes dans l’action sur la base de revendications immédiates :
 

• Pour une gestion sanitaire non-autoritaire et sociale !

• Pour un état d’urgence social (logement, emploi, précarité, jeunesse…) !

• Annulation complète de la dernière réforme du chômage et de la réforme des retraites.

• Priorité aux services publics

• Augmentation générale des salaires et baisse du temps de travail

• Pour le gel des licenciements et la réquisition par les travailleurs-euses des entreprises en faillites

La transformation sociale : une urgence !

Le capitalisme et son développement prédateur sont largement responsables de la pandémie actuelle et des atteintes en cours à l’environnement. L’organisation injuste et inégalitaire de nos sociétés et économies a démultiplié les effets dévastateurs du virus.

Il est temps d’avancer collectivement vers une transformation sociale majeure en rupture avec le capitalisme.  Parce-que nous produisons tous les biens et services et que nous en sommes les consommateur·trices ou usager·ères, les travailleur·euses peuvent directement gérer la société sans intermédiaires parasites. Loin des replis identitaires et xénophobes, portons ce projet émancipateur pour notre classe avec tous.tes les travailleur·euses sans distinctions !

Crise sanitaire et sociale : notre plateforme revendicative !

1er mai, pour l’honneur des travailleur·euses et un monde meilleur, soyons nombreux·euses dans la rue !

Le 1er mai est toujours une date importante pour le mouvement syndical. Ce n’est pas la « fête du travail » mais depuis plus d’un siècle, une journée de lutte internationale où les travailleur·euses du monde entier portent les revendications du camp du Travail pour le progrès social et l’égalité, nos aspirations à un monde libéré de l’exploitation au profit d’une minorité.

MANIFESTATION : 10H AU VIEUX-PORT, MARSEILLE

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Cette année le 1er mai aura encore lieu dans le contexte de pandémie mais contrairement à 2020, nous reprendrons la rue ! La manifestation doit être massive pour la défense de nos droits et libertés !

Depuis un an, les travailleurs et les travailleuses sont en première ligne face à la crise du COVID19 et subissent les conséquences d’une politique sanitaire désastreuse menée dans l’intérêt des élites économiques.
Pendant que les capitalistes et profiteurs continuent de s’enrichir, nous sommes touché·es par la crise économique : licenciements, chômage partiel, précarisation… Pourtant indispensables à la machine économique, des milliers d’entre nous sont exclu·es des droits sociaux : travailleur·euses ubérisé·es, sans-papiers et migrant·es.
Le Gouvernement continue ses attaques : baisse massive des allocations chômage, ordonnances sur le droit du travail sous couvert d’urgence sanitaire, démantèlement de services publics (rail, énergie…) ……
Après avoir exigé des efforts pour « sauver l’économie », on va nous demander de rembourser, dans les prochaines années, l’argent public qui a maintenu sous perfusion entreprises et actionnaires ! Si on laisse faire, nous allons connaître des années de politiques d’austérité et une saignée pour les services publics, déjà mis à mal ces dernières décennies. Au contraire, avec la pandémie, on a vu leur utilité : ils doivent être la priorité !

Dans un climat toujours plus autoritaire, c’est une véritable société policière qui s’installe : « État d’urgence » permanent, Loi dite de Sécurité Globale qui renforce considérablement les pouvoirs des forces de l’ordre, cyber-surveillance généralisée, usage régulier de la violence contre les mouvements sociaux…
Attention, les fascistes sont aussi en embuscade pour tirer un profit politique de la crise, soyons fermes sur nos valeurs !

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1er mai : pour une société égalitaire, fraternelle, écologiste et autogestionnaire !

Le capitalisme et son développement prédateur sont largement responsables de la pandémie actuelle et des atteintes en cours à l’environnement. Plus que le virus, c’est l’organisation injuste et inégalitaire de nos sociétés et économies qui provoque les effets dévastateurs que nous subissons.
Il est temps d’avancer collectivement vers une transformation sociale majeure en rupture avec le capitalisme. Parce-que nous produisons tous les biens et services et que nous en sommes les consommateur·trices ou usager·ères, les travailleur·euses peuvent directement gérer la société sans intermédiaires parasites. Loin des replis identitaires et nationalistes, portons ce projet émancipateur pour notre classe avec tous.tes les travailleur·euses à travers le monde !

Vive la classe ouvrière et la solidarité internationale, ne comptons que sur nous même !

1er mai : journée internationale de lutte des travailleurs et travailleuses

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Communiqué du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes, pour le 1er mai.

Ce 1er mai, comme l’an passé, se déroule dans un contexte sanitaire très particulier. La pandémie de COVID-19 est loin d’être finie. Sur ce plan, depuis plus d’un an, les gouvernements multiplient les décisions incohérentes et dangereuses. Répondant aux demandes du patronat, ils en profitent pour y ajouter des mesures liberticides et antisociales.

Nous ne cessons de le dire depuis mars 2020, les capitalistes n’ont pas inventé la pandémie, mais ils sont responsables des effets tragiques :
– En pillant depuis des années certaines régions du monde laissées sans infrastructure, matériel et personnel de santé.
– En détruisant les services publics là où ils existaient.
– Et parce que la base même du système capitaliste n’est pas de satisfaire aux besoins des populations, mais de remplir les comptes bancaires d’une infime minorité d’exploiteurs. Et ceci, même en temps de crise sanitaire.

Maintenir le système des brevets sur les vaccins, c’est choisir de condamner à mort des millions de personnes dans le monde. Les vaccins sont un bien public et doivent être utilisables comme tels. Il faut réquisitionner les entreprises pharmaceutiques, assurer la production sous le contrôle des travailleurs et des travailleuses.

Le contexte sanitaire amène à des mesures de protection de la population. Il ne doit pas servir de prétexte à des lois, décrets et autres obligations liberticides.

Les travailleurs et travailleuses du secteur de la santé ont mené de nombreuses luttes, dans divers pays, depuis l’an dernier. Il nous faut les faire connaître, aider à les coordonner et à les développer. D’autres secteurs sont en pointe dans les luttes sociales : tous et toutes, nous subissons les attaques des patrons et gouvernement dont l’objectif est de sauvegarder le système capitaliste. Partout dans le monde, notre propre objectif est l’inverse : en finir avec le capitalisme et toutes les oppressions.

Le combat pour la démocratie, la libération des prisonniers et prisonnières politiques, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes trouvent aussi un écho dans la journée du 1er mai.

La journée internationale de lutte des travailleurs et travailleuses du 1er mai est l’occasion de rappeler l’importance de la solidarité internationale de notre classe sociale. Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes y prennent leur part. Nous espérons que notre quatrième rencontre internationale, prévue à Dijon (France) du 23 au 26 septembre, permettra de franchir une étape supplémentaire dans la construction de l’outil commun international nécessaire à toutes les forces syndicales qui se revendiquent et pratiquent un syndicalisme de luttes, anticapitaliste, autogestionnaire, démocratique, écologiste, indépendant des patrons et des gouvernements, internationaliste, et luttant contre toutes formes d’oppression (machisme, racisme, homophobie, xénophobie), un syndicalisme qui se réfère à la démocratie ouvrière et l’auto-organisation des travailleurs et travailleuses.

Réforme de l’assurance chômage : c’est toujours non !

En pleine crise sanitaire, économique et sociale, le gouvernement a annoncé la mise en application au 01 juillet 2021, de la deuxième étape de la réforme de l’assurance-chômage qui va encore plus réduire les droits des chômeurs.euses ! C’est inadmissible !

Non à la destruction de l’assurance chômage, tout travail mérite bon chômage !

Le répit a été de courte durée : le 2 mars la ministre du travail, Élisabeth Borne, a dévoilé la nouvelle mouture de la destruction de l’assurance-chômage. Appliquée en partie en novembre 2019, repoussée deux fois pour cause de « crise sanitaire et économique », le 1er juillet 2021 sonnera l’application de cette détestable initiative tant voulue par Macron et le patronat !

Le tract en version imprimable :
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Au menu pour les salarié·es :

– Travailler plus et plus longtemps pour être indemnisé : 6 mois à temps plein (ou Équivalent Temps Plein, ETP) sur les 24 derniers mois contre 4 mois à temps plein (ou ETP) sur les 28 derniers mois
– Toucher moins : calcul du Salaire Journalier de Référence (SJR) qui sert de base à l’Allocation de Retour à l’Emploi (= ARE = indemnisation mensuelle) non plus sur les seuls jours travaillés mais sur tous les jours de la période, donc prise en compte des jours non-travaillés jusqu’à hauteur de 57% soit environ jusqu’à 17 jours par mois.
– Se faire radier plus facilement : désormais le salaire espéré ne sera plus en pris en compte dans les critères, il sera encore plus facile de radier une personne pour refus d’offre raisonnable d’emploi.
– Rechargement des droit plus difficile : tout chômeur·euse reprenant une activité avant la fin de ses droits initiaux puis se retrouvant de nouveau au chômage (CDD, Intérimaire…) se voit allonger la durée de ses droits à l’ARE. Les nouveaux droits sont calculés et ajoutés à la durée d’indemnisation initiale. La durée minimum de travail pour recharger passe de 1 mois à 4 mois minimum.

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Non à la baisse de l’indemnisation, non à la destruction de l’assurance chômage, tout travail mérite bon chômage !

Une réformé inégalitaire, conciliante avec les classes supérieures et les exploiteurs :
– Dégressivité des allocations des cadres : pour les ARE supérieures à de 4500€/mois, baisse de 30% après 7 mois mais sachant en qu’en mars 2020 moins de 5% des chômeur·euses touchaient plus 2374€ d’ARE par mois (source, statistiques Pole-Emploi, février 2021) et sachant que les cadres connaissent moins et moins longtemps le chômage. De plus, elle ne sera appliquée qu’à partir d’octobre 2021.
– Taxation des CDD d’usage (contrat renouvelable à l’infini et sans prime de précarité) dans les secteurs qui en abusent : une terrible taxe de 10€ par contrat
– Bonus-malus pour les entreprises (très souvent de grosses entreprises) des sept secteurs qui utilisent beaucoup de contrats courts : un malus maximal de 5,05% de cotisation en plus pour les mauvaises et une réduction de 3% maximum pour les entreprises qui embauchent. Pour rappel le taux de cotisation patronal est de 4,05% sans compter les nombreuses exonérations de cotisations. Pour les salarié·es, depuis 2018 c’est la CSG qui finance l’Assurance-chômage à 6,80%, même pour les retraité·es. Cependant cette disposition ne s’appliquera qu’en septembre 2022 et sachant que certains secteurs concernés, comme l’hôtellerie-restauration, ne sont pour l’instant pas concernés (probablement qu’en 2024…).

Elisabeth Borne nous affirme que si le « marché de l’emploi » s’améliore sur six mois à partir du 1er avril, le rallongement de la durée de cotisation pour ouvrir des droits ne sera pas appliquée. Mais les critères fixés sont ambitieux : à la fois une baisse du nombre de demandeur·euses d’emploi en catégorie A de 130 000 sur six mois et 2,7 millions d’embauches de plus d’un mois sur quatre mois… Une carotte qui ressemble à un gros bâton !

Selon l’UNEDIC, 800 000 personnes vont être directement touchées soit environ 37% des demandeur·euses d’emplois, avec des pertes de revenus allant jusqu’à 20%. Soyons clair : tout le monde sera touché, même les gens en CDI, mais surtout les plus précaires : femmes, temps partiels, saisonniers, intermittent·es, étudiant·es, intérimaires… Bref celles et ceux qui sont au bas de l’échelle, les premier·ères de corvée.

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Elections professionnelles TPE 2021 : votez CNT-Solidarité Ouvrière !

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Près de 5 millions de travailleurs et travailleuses des très petites entreprises et associations (TPE & TPA de moins de 11 salarié.e.s) et les salarié.e.s des particuliers sont appelé.e.s à voter du 22 mars 2021 au 6 avril 2021, pour déterminer leur représentation syndicale. MODE D’EMPLOI 👇

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La Confédération Nationale des Travailleurs.euses – Solidarité Ouvrière se présente au niveau national et interprofessionnel pour promouvoir une véritable alternative syndicale et un syndicalisme de lutte de classe !

👉 Retrouvez notre profession de foi générale
👉 Retrouvez nos professions de foi par branches professionnelles

QUI VOTE ?

Du 22 mars au 4 avril 2021, tous.tes les salarié.e.s des TPE & TPA de moins de 11 salariés et les employé.e.s à domicile sont appelés à voter pour se prononcer en faveur d’un syndicat qui les représentera.

Vous pouvez voter si :

– au mois de décembre 2019, vous étiez salarié.e d’une entreprise de moins de 11 salariés ou employé.e à domicile, en CDI, CDD ou en contrat d’apprentissage ;
– vous avez 16 ans révolus à l’ouverture du vote, le 22 mars 2021 ;
et ce, quelle que soit votre nationalité.

Pour voter, il faut aussi être inscrit(e) sur la liste électorale.

La liste électorale a été constituée à partir des données sociales déclarées par les très petites entreprises et les particuliers employeurs pour le mois de décembre 2019.

Attention les électeurs et électrices concerné.e.s devaient recevoir par la poste, un courrier d’information du ministère du travail avec les identifiants pour accéder au site officiel des élections.

👉 Si vous avez reçu le courrier en début d’année, vous pouvez vous connectez-vous sur votre espace électeur (en haut à droite de l’écran).
👉 Si vous n’avez pas reçu le courrier, faites dès maintenant une recherche sur la liste électorale : Consulter la liste électorale
Si votre adresse postale est erronée, cliquez sur le bouton « Modifier » à côté de votre nom, pour la mettre à jour.

Si vous n’êtes pas inscrit.e sur la liste électorale et que vous respectez les conditions pour voter, vous pouvez faire une demande d’inscription jusqu’au 27 janvier 2021

En cas de problème, contactez le syndicat !

QUELLES SONT LES MODALITES DE VOTE ?

Du 22 mars au 6 avril 2021, vous pouvez voter en ligne sur le site election-tpe.travail.gouv.fr ou par courrier.

La liste des organisations syndicales pour lesquelles vous pouvez voter est personnalisée en fonction de vos données d’inscription sur la liste électorale (région de votre employeur, secteur d’activité et collège cadre/non-cadre). C’est votre activité professionnelle en décembre 2019 qui a été prise en compte lors de la constitution de la liste électorale.

Vous pouvez consulter les programmes de tous les différents syndicats candidats dans la rubrique « Les candidats ».

Saisissez les informations relatives à votre emploi en décembre 2019 : région de votre employeur, secteur d’activité et collège d’inscription sur la liste électorale, reçus par courrier en janvier ;
Prenez connaissance de la liste des syndicats candidats et visualisez leur programme.
Vous pouvez aussi consulter les programmes de vos candidats en vous connectant directement à votre Espace électeur grâce aux identifiants reçus par courrier début janvier.

Votez en ligne

En mars, quelques jours avant l’ouverture du vote, vous recevez par courrier votre identifiant de vote et votre code confidentiel pour voter en ligne ainsi qu’un bulletin de vote pour voter par courrier.

Du 22 mars au 6 avril 2021, accédez à votre espace de vote :

Allez sur le site election-tpe.travail.gouv.fr
Cliquez sur le bouton « Voter »
Authentifiez-vous avec votre identifiant de vote et votre code confidentiel
Accédez aux programmes de vos candidats une dernière fois, si vous n’êtes pas encore décidé
Une fois votre choix fait, suivez les instructions pour valider votre vote

Ou votez par courrier

Détachez le bulletin de vote de votre courrier
Noircissez à l’aide d’un stylo noir la case correspondant au syndicat de votre choix
Insérez votre bulletin dans l’enveloppe de retour pré-affranchie jointe au courrier
Postez-la, c’est gratuit !
Attention, votre bulletin doit parvenir au centre de dépouillement au plus tard le 12 avril 2021 pour être pris en compte. Dans le cas où vous votez par internet et par courrier, seul votre vote par internet sera retenu.

L’élection ne se déroule pas sur votre lieu de travail, mais vous êtes autorisé(e) à voter sur votre temps de travail.
Les résultats de l’élection TPE sont proclamés le 16 avril 2021. Vous pouvez les consulter sur le site internet election-tpe.travail.gouv.fr ou sur le site du ministère du Travail, de l’Emploi et l’Insertion

8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes !

La CNT-SO appelle à se mobiliser massivement pour la « journée internationale de lutte pour les droits des femmes » et la grève féministe du 08 mars 2021.

Lire le communiqué de la CNT-SO :

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Visuels à télécharger et diffusables librement 👇

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Formation syndicale « la vie syndicale sur le lieu de travail »

Formation syndicale ouverte à tous.tes les adhérent.e.s de l’UD CNT-SO 13 (sur inscription) 👇

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En 2021 : Protège-toi ! Syndique-toi !

Se syndiquer, c’est rompre l’isolement, c’est dire NON à l’exploitation et au mépris, c’est résister et lutter ensemble pour défendre ses droits et en gagner de nouveaux ! Rejoins ton organisation de classe !

Présentation générale de la CNT-SO 👇
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Retrouvez nos revendications par secteurs d’activité en cliquant ici.

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Au festival International de la BD d’Angoulême, comme ailleurs, nous refusons d’être payé·es en visibilité

Communiqué du Syndicat des Travailleur.euse.s Artistes-Auteurs (STAA) de la CNT-SO :

Le Festival International de la BD d’Angoulême, temps fort de la BD en France, est malheureusement une fois de plus l’occasion d’une mauvaise pratique de non-respect des droits des auteur·ices.

« Avec la SNCF et le FIBD, la BD s’affiche en gare » clame fièrement la SNCF sur son site. Les deux organismes s’enorgueillissent de soutenir ainsi la culture et la création. Mais les artistes ne sont pas rétribué·es pour ces expositions, or, le meilleur moyen de soutenir la culture, c’est encore de payer les artistes. Car il nous semble primordial de rappeler que les artistes-auteur·rices sont des travailleur·euses comme les autres et doivent, en ce sens, être rémunéré·es pour le fruit de leur travail.

Malgré les demandes légitimes d’artistes exposé·es, le FIBD, via la société organisatrice « « 9eArt+ », et la SNCF, via sa filiale « gare et connexion », n’ont pas voulu respecter les préconisations, du Ministère de la Culture, arguant de la « visibilité » donnée aux œuvres exposées. Penser que la visibilité occasionne des ventes et donc des revenus pour les auteur·ices, c’est bien mal connaître la réalité du secteur : les ventes constituent en effet un très faible revenu pour ceux·celles-ci (8% du prix de vente en moyenne en BD, 5,2% en moyenne en jeunesse). Ces pourcentages ne suffisent souvent pas à amortir leur faible à-valoir et de nombreux·euses d’auteur·ices ne touchent, de fait, rien sur les ventes une fois leur avance perçue. Les revenus dits « accessoires », qu’il s’agisse d’animation d’ateliers, de rencontres ou de droit de représentation sont en réalité essentiels. En cette période difficile où trop d’artistes ont vu leurs ateliers et autres interventions annulés, ce refus de payer les artistes exposé·es les met particulièrement en danger.

Rappelons également que les artistes-auteur·ices n’ayant pas droit à l’assurance chômage, ils·elles souffrent d’une grande précarité qui les fragilise et la moindre ressource compte.

Il est anormal qu’un festival bénéficiant de subventions publiques ne respecte pas les recommandations ministérielles. Ces dernières prévoient pourtant des montants relativement modestes parfaitement envisageables dans le budget d’une exposition : ici, cent euros par artiste. Nous en appelons au Centre National du Livre, qui a su, par le passé, soutenir les auteur·ices en soumettant l’octroi d’aides aux manifestations littéraires au respect du paiement des auteur·ices invité·es en tant qu’intervenant·es. Ne devrait-il pas s’engager au côté des auteur·ices en appliquant la même politique concernant les droits de représentation ? Toute exposition doit donner lieu à rémunération pour l’artiste.

Par ailleurs, la société « gare et connexion » semble coutumière du fait : elle propose une centaine d’expositions par an et nous sommes légitimement en droit de nous demander si les artistes sont, encore une fois, « payé·es en visibilité » pour ces expositions qui bénéficient à l’image de l’entreprise. Car ce n’est pas par philanthropie que les gares installent des expositions en leur sein. Cela fait partie d’une politique de valorisation de ces lieux, dans le but, notamment, de mieux vendre les espaces commerciaux qui s’y trouvent.

Nous sommes probablement les seul·es des travailleur·euses de ce projet à y participer gratuitement. Certes, le festival a lieu cette année dans des conditions particulières, mais nous exigeons à partir de maintenant la mise en place d’une pratique simple : qu’il s’agisse d’installation, d’illustration, de photographie, toute exposition doit prévoir la rémunération du droit de représentation des artistes. Nous ne sommes pas une variable d’ajustement.