Grève gagnante pour les femmes de chambre et gouvernantes des hôtels Adagio de Marseille !

Le mouvement de grève, mardi 16 août, des femmes de chambre et gouvernantes des hôtels Adagio Saint Charles et Vieux Port, s’est conclu dès la première journée par un accord gagnant avec la société sous-traitante PRIMIUM !

Les agent⸱es de nettoyage de l’ARS PACA à Marseille sont en grève depuis le 29/03 : soutenez la lutte !

Les agent-es de nettoyage sous-traité-es par LASER au siège de l’Agence Régionale de Santé PACA sont en grève depuis le 29 mars : pour l’amélioration des conditions de travail, contre le management brutal et les sanctions imposées pour casser l’équipe. Soutenez activement la lutte, en participant au piquet organisé chaque jour de 16 à 18h devant le siège de l’ARS (132 bd de Paris – Joliette) et en abondant la caisse de solidarité en ligne.

Soutenez la caisse de grève

Chèques à l’ordre de CNT-SO 13

24/28 rue Abbé Ferraud 13005 Marseille

Caisse de grève en ligne

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Soutenez la caisse de grève en achetant un sac de course en tissu mis en vente à prix libre à partir de 7€.

Nous écrire  à contact13[@]cnt-so.org

Travailler à l’ARS c’est pas la santé ! Les agent·es de nettoyage en grève !

Les agent-es de nettoyage sous-traité-es par LASER au siège de l’Agence Régionale de Santé PACA sont en grève depuis le 29 mars : pour l’amélioration des conditions de travail, contre le management brutal et les sanctions imposées pour casser l’équipe. Soutenez activement la lutte, en participant au piquet organisé chaque jour de 16 à 18h devant le siège de l’ARS (132 bd de Paris – Joliette) et en abondant la caisse de solidarité en ligne !

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Solidarité active

Soutenez la caisse de grève en ligne !

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Les agent-es de nettoyage sous-traité-es par LASER à l’Agence Régionale de Santé PACA entament,à compter du 29 mars, un mouvement de grève reconductible pour l’amélioration des conditions de travail. Un piquet sera organisé de nouveau à partir de 16h, le mercredi 30/03, devant les locaux de l’ARS, 132 Bd de Paris, 13002 Marseille.

Nos camarades travaillent depuis de nombreuses années sur le site de l’Agence régionale de Santé (ARS) en tant qu’agent d’entretien mais à cause du système de sous-traitance répandu dans le secteur du nettoyage, de nombreux employeurs différents se sont succédé. Le 3 janvier 2022, la société LASER a repris le chantier et est devenue l’employeur de l’équipe sur place, marquant une nette dégradation des conditions de travail.

Dans une logique de diminution des coûts, le personnel a été réduit et les heures de travail allouées aux salarié-es restant sur le site n’a pas été augmenté. Les agent-es font face à une importante surcharge de travail et il leur est impossible de finaliser toutes les tâches qui leur sont demandées. Les responsables de Laser accroissent la pression sur les salariés pour combler leur mauvaise gestion.

Pour couronner le tout, les heures supplémentaires effectuées n’ont toujours pas été rémunérées à ce jour.

Le 21 mars 2022 les salariés alertent leur employeur par courrier recommandé par l’intermédiaire de leur syndicat. Au lieu de trouver une solution, la société LASER a choisi, le jour de la réception du courrier, de muter le chef d’équipe qui est jugé trop proche de son équipe ! Comme souvent ; Laser choisi la division et la répression pour mieux asseoir sa gestion du site complètement désastreuse.

Les agent-es ont la ferme intention de ne plus se laisser faire et se sont organisé-es syndicalement avec la CNT-SO pour résister collectivement ! Par la grève, ils-elles revendiquent : l’augmentation des effectifs sur le site et la baisse de la charge de travail, l’abandon de la mutation du chef d’équipe, le paiement immédiat de toutes les heures travaillées.

LAgence Régionale de Santé est aussi responsable de la situation en participant au dumping social de la sous-traitance en choisissant les entreprises sous-traitantes proposant les prix les moins élevés, sans se soucier des répercussions sur les travailleurs-euses. Nous rappelons que les risques psycho-sociaux comme les conditions de travail dégradées sont des facteurs aggravant pour la santé des travailleur-euses ! L’ARS doit prendre ses responsabilités et ne plus se cacher derrière son sous-traitant !

L’exploitation et le mépris ça suffit  !

Sous-traitance hôtelière : à Marseille, le rapport de force est là !

Au cours du mois de novembre 2021, des mouvements de grève se sont profilé sur trois hôtels du centre ville de Marseille ayant recours à la sous traitance pour le personnel d’entretien. Ces mouvements sociaux répondaient à de graves manquements des trois sous-traitants en cause mais ont tous trouvé une issue favorable avant même le déclenchement des grèves

Sur l’hôtel AC MARRIOTT Vélodrome, plusieurs salariées travaillaient sans contrats, prétendument en CDD, ce qui est illégal. De plus, plusieurs primes avaient été sucrées par l’employeur. Sous la menace d’un mouvement de grève, dont la société STN a plusieurs fois fait les frais, la situation a été régularisée et les salariées se sont vues remettre un CDI ! Plusieurs primes ont été réglées par l’employeur et la grande partie des revendications ont été satisfaites, pour les manquements restant, les salariées concernées saisissent le Conseil de prud’hommes

Sur l’hôtel Adagio Timone, c’est la société PRIMIUM qui a rencontré la détermination de ses salariées, par la remontée de plusieurs irrégularités et de nouvelles revendications. Des heures de travail impayées depuis 2019 et différentes primes ont donc été régularisées par la société PRIMIUM. De plus, les revendications ont été satisfaites par la signature d’un protocole actant l’augmentation de la prime de panier, des qualifications et de la prime de fin d’année dès 2021 !

Enfin, sur l’hôtel Ibis Lafon, un changement de prestataire a placé la société ESTRA sur le site. Cet employeur était déterminé à payer les salariées à la chambre (ce qui est illégal) mais celles ci ne se sont pas laissées faire. Les femmes de chambre ont noté leurs heures de travail et se sont aperçu de nombreuses heures non rémunérées. Accompagnées de leur syndicat, elles ont saisi l’inspection du travail et l’employeur a indiqué qu’il allait régler les sommes manquantes.

De plus, une des salariée avait été licenciée sans aucune procédure en raison de son défaut de titre de séjour en cours de renouvellement. La société ESTRA a oublié qu’il existe un délai de trois mois après l’expiration du titre de séjour pour la prolongation de la relation de travail, si le salarié a bien déposé sa demande de renouvellement. Face au soutien de ses camarades, la société ESTRA est revenue sur son licenciement et la salariée a été réintégrée.

Ces trois sites illustrent un rapport de force favorable mis en place avec les équipes syndicales de la CNT-SO, sur les sites hôteliers de Marseille. Grace à l’action collective, d’équipes soudées et déterminées, les patrons ont été contraints au respect des droits des travailleur-euses sans passer par d’interminables procédures juridiques et ont même dû céder de nouveaux droits ! La menace de grève et le souvenir des nombreuses luttes de ces dernières années leur a fait peur ! Le rapport de force est toujours payant…

Pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux : la meilleure arme c’est le syndicat !

Grève du NH Collection Marseille : la répression continue, poursuivons la solidarité !

Suite à la répression et aux violences policières contre les grévistes du NH Hôtel Marseille Joliette en 2019, plusieurs camarades doivent faire face à des poursuites et condamnations judiciaires. Participez à la caisse de soutien en ligne !


En 2019, les femmes du chambre travaillant sur l’hôtel NH Collection Marseille ont mené un mouvement de grève reconductible de 167 jours pour l’amélioration de leur condition de travail et une meilleure rémunération et considération de la part de leur patron, la multinationale des services ELIOR.


En plus de l’acharnement anti-syndical de l’employeur, cette lutte aura subi une répression constante des forces de police, qui auront tout fait pour briser le mouvement et déloger le piquet de grève. Les grévistes et leurs soutiens ont eu a subir quotidiennement : contrôles d’identité répétitifs, cordon policier devant l’hôtel, poursuites pour « agression sonore » et convocations multiples au commissariat ne débouchant sur aucune procédure sérieuse… 

 Puis, sans cadre légal, des expulsions directes du piquet de grève marqués par des violences policières et la confiscation de matériel syndical, des arrestations et des placements en GAV pour des grévistes et militant-es du syndicat. 

 Le 8 juin 2019, avec une nouvelle descente musclée sur le piquet, les policiers provoquaient une bousculade confuse se terminant par de nouvelles GAV pour quatre camarades, dont une femme enceinte de 7 mois ! Deux ans après, c’est la justice de classe qui poursuit la répression, sur la base de procès-verbaux policiers manifestement gonflés. 
Pourtant les accusations policières ont depuis fait largement pschitt : initialement poursuivis pour dégradation, violence volontaire contre personne dépositaire de la force publique, et rébellion… il ne restera finalement que les « dégradations» et la «rébellion» dans les réquisitions.

Après l’audience du 19 avril 2021, ce sont des condamnations pour « dégradation » qui ont été prononcées pour les 4 grévistes et syndicalistes. Nous avons une pensée émue pour la famille des vitrines affreusement dégradées par de la farine et autres substances nettoyables avec un seau d’eau… Et comme il fallait tout de même un coupable, la rébellion aura été retenue à l’encontre du seul homme du quatuor qui écope de la peine la plus lourde et qui doit faire face à des demandes de dommage et intérêt pour de supposées séquelles de cette arrestation violente par les agents. Nous ne ferons pas de commentaires… Nous constaterons cependant que la plainte pour le tabassage de notre camarade au commissariat aura, elle, été classée sans suite…


Face à cette répression qui se poursuit, avec son lot de frais de justice, la CNT-SO 13 appelle à relancer la solidarité, en participant massivement à ce pot de soutien en ligne.
Malgré toutes ces péripéties, l’équipe syndicale du NH Collection est restée debout et a même pu signer un accord satisfaisant une partie des revendications de 2019 avec le nouveau sous-traitant. La lutte paye !

Vive la solidarité ouvrière !

De Paris à Marseille : les sous-traitées de l’hôtellerie en lutte font front commun !

La CNT- Solidarité Ouvrière organise, conjointement avec le syndicat CGT-HPE, un grand « rassemblement de soutien à la sous-traitance en lutte », ce mercredi 02 décembre 2020 à Marseille devant l’hôtel Novotel Marseille Prado (103 av du Prado 13008), à partir de 12h

De Paris à Marseille : les sous-traitées de l’hôtellerie en lutte font front commun !

Les syndicats CNT-SO et CGT-HPE organisent conjointement, mercredi 2 décembre 2020 à 12 heures devant l’hôtel Novotel Marseille Prado (Marseille 08°), un « rassemblement des salarié.e.s de la sous-traitance hôtelière en lutte ». Cela sera l’occasion d’une rencontre inédite entre les femmes de chambre et gouvernantes grévistes de l’Ibis Paris Batignolles et du Novotel Marseille Prado.

Elles font le déplacement ! Les femmes de chambre et gouvernantes de l’hôtel Ibis Paris Batignolles sont en lutte, avec leur syndicat CGT-HPE, depuis le 17 juillet 2019 pour obtenir leur internalisation. Elles viennent à Marseille pour soutenir leurs collègues en grève au Novotel Prado depuis le 17 novembre, contre le non-paiement systématisé des heures complémentaires et supplémentaires et la procédure de licenciement envers la représentante syndicale CNT-SO.
Même patrons, même système, même combat !

Version imprimable :
novotel02dec20.pdf

A Paris comme à Marseille, le même employeur est en cause, la société STN qui sous-traite le nettoyage des hôtels du même donneur d’ordre, le groupe ACCOR, propriétaire des marques IBIS et Novotel.
Toujours déterminés et solidaires, les équipes syndicales en lutte, des deux sites unissent leur combat pour démontrer aux voyous de STN et leurs complices d’ACCOR que malgré les tentatives de pourrissement, nous ne leur laisserons pas de répit !
Ce rassemblement commun est aussi une nouvelle occasion de dénoncer un système d’exploitation bien rodé. A Paris comme à Marseille, la sous-traitance permet la mise en place des même techniques pour pressurer les salarié.e.s : temps partiel imposé et non-paiement de l’intégralité des heures de travail, autoritarisme et mépris, répression anti-syndicale…
A Paris comme à Marseille, les invisibles de la sous-traitance se rebiffent et refusent l’exploitation par ces multinationales de l’industrie touristique qui brassent des milliards sur le dos des smicards !

Nous appelons les salarié.e.s du secteur hôtelier, du nettoyage et tous les soutiens des luttes ouvrières à participer au grand rassemblement (déclaré en Préfecture), devant l’hôtel Novotel Prado (103 av du Prado) le 2 décembre 2020 à 12h.
Contre la sous-traitance/mal-traitance, le combat continue !

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Novotel Marseille Prado : grève contre la répression anti-syndicale et le vol d’heures !

Les femmes de chambre du Novotel Marseille Prado (8°) sont en grève reconductible depuis le mardi 17/11, avec le soutien de leur syndicat CNT-Solidarité Ouvrière.

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Pour soutenir financièrement la lutte, nous avons mis en place une caisse en ligne 👉 https://www.helloasso.com/associations/cnt-solidarite-ouvriere-13/collectes/soutien-aux-luttes-de-la-sous-traitance-cnt-so

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Communiqué du 27/11/20

Novotel Marseille Prado : les femmes de chambre toujours solidaires et déterminées

La grève continue pour les femmes de chambre du Novotel Marseille Prado (Marseille 08°) après des négociations tendues, où le sous-traitant STN n’aura pas tenu ses engagements et fait des propositions indécentes.

Sur la base des revendications (abandon de la procédure disciplinaire contre la gouvernante et paiement des heures dues), STN avait formulé, lundi par écrit, des propositions d’accord, acceptées par les grévistes et la CNT-SO. Mais lors de la séance de négociation de jeudi, le directeur régional de STN a conditionné le paiement des heures complémentaires et supplémentaires, au licenciement de la gouvernante ! A la CNT-SO, nous ne lâcherons jamais une camarade et surtout pas contre de l’argent ! Les grévistes ont donc décidé de poursuivre la grève et STN en porte l’entière responsabilité.
Par ailleurs, sans accord dûment signé, le syndicat n’abandonnera pas les poursuites lancées aux Prud’hommes contre STN mais aussi le donneur d’ordre Novotel qui devra assumer l’entêtement de son sous-traitant.

La grève s’organise dans la durée. Au-delà du piquet de grève quotidien, un rassemblement de soutien sera organisé, conjointement par la CNT-SO et la CGT-HPE, mercredi 02 décembre devant l’hôtel à 12H.
Nous accueillerons une délégation des grévistes de l’hôtel Ibis Paris Batignolles, en lutte avec leur syndicat CGT-HPE, depuis plus d’un an contre le même sous-traitant voyou et le groupe ACCOR, propriétaire des marques IBIS et Novotel. Cela sera encore une fois l’occasion de porter ensemble la voix des invisibles de la sous-traitance qui refusent l’exploitation par ces multinationales de l’industrie touristique qui brassent des milliards sur le dos des smicards.

Contre le vol d’heures et la répression anti-syndicale,
le combat continue !

Version imprimable :
com_novotel_27nov20.pdf

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Communiqué du 18/11/20

Le groupe STN a racheté en janvier 2020, la société MEDIFRANCE, précédent prestataire du nettoyage des chambres de l’hôtel. Depuis, les femmes de chambre et le syndicat ne cessent d’alerter sur le non-paiement systématisé des heures complémentaires et supplémentaires.

Au lieu de se mettre en conformité, face aux menaces de procédures prud’homales, le sous-traitant fait la sourde oreille et joue la carte de la répression. Une procédure disciplinaire a été lancée contre la gouvernante du site, par ailleurs nouvelle représentante syndicale (RSS) de la CNT-SO, avec un entretien préalable au licenciement ce lundi 16/11.
Les motifs sont bien entendus bidonnés, ce qui dérange fondamentalement STN, c’est que cette gouvernante refuse de jouer le jeu illégal de l’entreprise et fait remonter scrupuleusement le nombre d’heures véritablement effectuées par les salariées du site…

Avec ce mouvement de grève, l’équipe syndicale se bat pour un principe fondamental de notre syndicalisme : « Un coup contre l’un-e d’entre nous, est un coup contre tous-tes ! ».

Les grévistes revendiquent
– Abandon de la procédure disciplinaire pour la représentante CNT-SO
– Paiement intégral de toutes les heures travaillées

Alerté par le syndicat, le donneur d’ordre Novotel, ne peut ignorer la situation. Il doit prendre ses responsabilités et cesser de couvrir les actes de délinquance sociale de son sous-traitant !
Stop à la répression anti-syndicale ! STN voleur : paiement de toutes les heures !

Novotel Marseille Prado : grève contre la répression anti-syndicale et le vol d’heures !

Les femmes de chambre du Novotel Marseille Prado (8°) sont en grève reconductible depuis le mardi 17/11, avec le soutien de leur syndicat CNT-Solidarité Ouvrière.

Le communiqué en version PDF :
comnovotel_17nov20.pdf

Le groupe STN a racheté en janvier 2020, la société MEDIFRANCE, précédent prestataire du nettoyage des chambres de l’hôtel. Depuis, les femmes de chambre et le syndicat ne cessent d’alerter sur le non-paiement systématisé des heures complémentaires et supplémentaires.

Au lieu de se mettre en conformité, face aux menaces de procédures prud’homales, le sous-traitant fait la sourde oreille et joue la carte de la répression. Une procédure disciplinaire a été lancée contre la gouvernante du site, par ailleurs nouvelle représentante syndicale (RSS) de la CNT-SO, avec un entretien préalable au licenciement ce lundi 16/11.
Les motifs sont bien entendus bidonnés, ce qui dérange fondamentalement STN, c’est que cette gouvernante refuse de jouer le jeu illégal de l’entreprise et fait remonter scrupuleusement le nombre d’heures véritablement effectuées par les salariées du site…

Avec ce mouvement de grève, l’équipe syndicale se bat pour un principe fondamental de notre syndicalisme : « Un coup contre l’un-e d’entre nous, est un coup contre tous-tes ! ».
Les grévistes revendiquent :

– Abandon de la procédure disciplinaire pour la représentante CNT-SO
– Paiement intégral de toutes les heures travaillées

Alerté par le syndicat, le donneur d’ordre Novotel, ne peut ignorer la situation. Il doit prendre ses responsabilités et cesser de couvrir les actes de délinquance sociale de son sous-traitant !

Stop à la répression anti-syndicale ! STN voleur : paiement de toutes les heures !

Soutenez la caisse « anti-répression » de la sous-traitance en lutte !

Parcequ’ils sont en 1ere ligne dans le combat contre les exploiteurs et leurs complices gouvernementaux, les syndicalistes sont aussi fréquemment la cible de la violence policière et de la répression judiciaire. La CNT-SO Nettoyage ouvre une caisse de solidarité pour soutenir 04 camarades victimes de la répression lors de la grande grève de 167 jours au NH Collection Marseille.

Soutenez la caisse de soutien en ligne !

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La CNT Solidarité-Ouvrière a animé en 2019, une grève de 167 jours avec les femmes de chambre de l’hôtel NH Collection Marseille, contre la société ELIOR. Grâce à sa caisse de grève et une très large solidarité, nous avons pu compenser les pertes de salaires et permis à la grève de tenir.

Le mouvement au NH a subi constamment, une répression policière et judiciaire inédite pour un mouvement revendicatif syndical, qui se poursuit avec des procédures en cours, notamment une convocation devant le tribunal correctionnel le 15 octobre 2020 pour plusieurs camarades.

Le 8 juin 2019, suite à une intervention policière musclée, 4 camarades avaient été placés en garde à vue : deux salariées grévistes, une juriste du syndicat enceinte de plus de 7 mois et un militant venu soutenir le piquet. une quinzaine de personnes étaient présentes ce matin là, dont trois enfants. Les policiers arrivant sur place étaient particulièrement véhéments à l’encontre des grévistes (arrestation muscle, gaz, coups et insultes). Les camarades ont été relâchés au bout de 24 heure de GAV mais seront jugé.e.s pour les charges de : « dégradation et résistance violente à l’interpellation ». Les grévistes et militants syndicaux contestent évidemment ces charges, couvertures classiques des violences et de l’arbitraire policier, et entendent se défendre devant le tribunal.

Cette défense génère des frais conséquents, notamment des honoraires d’avocat. Réprimer par la police puis pressurer par les frais de justice, la mécanique répressive est bien huilée… C’est pourquoi nous appelons une nouvelle fois, à une large solidarité !
En ce sens, la CNT Solidarité Ouvrière continue ses initiatives de soutien dont ce pot en ligne . Soyons nombreux-euses pour appuyer les luttes ouvrières !

Le combat contre la sous-traitance fait étape au parlement européen

Une délégation syndicale de la CNT-SO était à Bruxelles les 05 et 06/11 pour une initiative conjointe avec les collectifs de l’État Espagnol « Las Kellys » et les britanniques d’United Voices of the World (UVW). A cette occasion nous avons porté nos revendications contre la sous-traitance et son dumping social, au Parlement Européen.

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A lire dans la presse :

Médiapart : Le travail en sous-traitance: les femmes de chambre interpellent Bruxelles (article du 08/11/2019)

El Salto : Kellys de España, Francia y Reino Unido piden a Europa medidas para prohibir las subcontratas (article du 06/11/2019)
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Le combat contre la sous-traitance fait étape au parlement européen

Une délégation syndicale de la CNT-SO va se rendre à Bruxelles les 05 et 06 novembre pour une série d’audiences au Parlement Européen et de rencontres militantes européennes, sur la sous-traitance, à l’initiative des collectifs de l’État Espagnol « Las Kellys » et avec les britanniques d’United Voices of the World (UVW).

Acteurs de nombreuses luttes dans la sous-traitance hôtelière et le secteur de la propreté dans nos pays respectifs, nous entendons porter nos revendications contre le système d’exploitation de la sous-traitance, à l’échelle européenne.
La délégation échangera le mardi 05/11 avec des eurodéputé-e-s (groupes « Gauche Unitaire Européenne », « Sociaux démocrates » et « verts »), puis sera reçue en audience officielle le mercredi 06/11, par la Direction Générale EMPL (Emploi, affaires sociales et inclusion) de la commission, suivie d’une visite protocolaire au Parlement Européen .

Nous y défendrons, le projet de « directive Kellys » rédigée par nos camarades de l’État Espagnol dont l’objectif principal est de rendre obligatoire l’emploi direct par le donneur d’ordre des salarié-e-s sous-traité-e-s dans le cadre de l’activité principale et structurelle de ces entreprises, comme c’est souvent le cas des femmes de chambre dans l’hôtellerie par exemple.
Quelques soit les pays, la sous-traitance est à l’origine d’un dumping social destructeur pour les droits des salarié.e.s, très souvent au profit de grosses sociétés transnationales du multi-services, véritables « esclavagistes » des temps modernes. Il est temps de prendre des mesures fortes à son encontre !
Du coté de la France, nous déplorons d’ailleurs le positionnement du gouvernement et de Mme Schiappa qui avait estimé que cette question n’était « pas de son ressort » dans le cadre de la mission sur les « conditions de travail des femmes de chambre » lancée cet été. Faute de s’attaquer à cet élément central, cette mission a de fortes chances de faire un flop pour les salarié-e-s concerné-e-s.

L’organisation de la lutte collective sera aussi au cœur de nos rencontres, alors que les conflits contre la sous-traitance et ses conséquences sociales se multiplient en Europe ces dernières années, en particulier dans l’hôtellerie et le secteur du nettoyage.
C’est le cas en Espagne avec l’émergence des collectifs « Las Kellys » qui multiplient les actions ou organisent des grèves à grande échelle comme celle de plusieurs milliers de femmes de chambre d’Ibiza en août (avec la CGT-Espagne).
C’est le cas en France avec notamment les multiples mouvement de grève menés par les syndicats combatifs CGT-HPE et CNT-SO qui ont déjà contribué à faire reculer la sous-traitance comme au Campanile de Suresnes en 2013, à l’Holiday Inn Clichy en 2018 ou encore plus récemment dans l’hôtellerie marseillaise.
C’est le cas en Grande-Bretagne avec les luttes menées par les UVW dans divers secteurs du nettoyage (hôpitaux, universités, hôtellerie…) avec là aussi des succès contre la sous-traitance comme à l’université LSE de Londres en 2017 .
Par l’échange entre nos mouvements, nous entendons poursuivre et amplifier cette dynamique de lutte et ces rencontres seront l’occasion de coordonner nos activités.

Le combat contre la sous-traitance et l’exploitation va continuer ! Notre lutte n’a pas de frontières !

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