Le droit du travail n’est toujours pas « plus chaud que le climat » !

Avant même l’été, la chaleur a déjà probablement provoqué un accident du travail mortel, un ouvrier du BTP ayant succombé à un malaise sur un chantier bordelais le 20 juin. Il est plus que jamais nécessaire de mieux protéger les travailleur·euses contre les épisodes de canicule et fortes chaleurs de plus en plus récurrents et intenses dans le contexte de dérèglement climatique ! Pour la CNT-SO, au-delà des effets d’annonce, la prochaine évolution du droit du travail sur cette question, est loin d’être satisfaisante !

En plus des dispositions déjà existantes, un nouveau chapitre spécifique du code du travail entre en vigueur, à compter du 1er juillet 2025. Ce nouveau texte regroupe un ensemble de dispositions concernant la «prévention des risques liés aux épisodes de chaleurs intenses» mais il comporte de nombreux angles morts et insuffisances qui en réduisent la portée !

Ainsi les nouveaux textes sont concentrés sur l’évaluation des risques. Ils laissent en suspend la question de la définition de seuils thermiques opposables en fonction du type d’activités. Cela laisse une trop grande part d’appréciation à l’employeur et fragilise les éventuels droits de retrait en cas de fortes chaleurs.

Pourtant des seuils reconnus existent mais relèvent de la simple recommandation : il est nécessaire de leur donner un cadre légal ! L’Institut National de Recherche et de Sécurité considère ainsi que les valeurs de 30 °C pour une activité sédentaire et 28 °C pour un travail nécessitant une activité physique peuvent être utilisées comme repères pour agir en prévention. De même, la CNAM recommande de faire évacuer le personnel des bureaux quand les conditions d’hygiène et de sécurité deviennent mauvaises, avec un seuil de température résultante fixé à 34° l’été et 14° l’hiver (recommandation CNAM R.226).

La législation lie l’évaluation des risques et les mesures de prévention contre les fortes chaleurs aux alertes météorologiques Météo France ce qui rend ces nouvelles dispositions inopérantes dans bien des cas. La question de l’ambiance thermique, comme toute évaluation des risques doit être liée aux contraintes spécifiques aux unités de travail et postes de travail et non à des conditions extérieures indépendantes des conditions réelles de travail.

Nous sommes également critiques des capacités de mise en application et de contrôle de ces mesures d’autant plus dans un contexte de réduction des effectifs de l’inspection du travail (des centaines de sections restent non pourvues et seuls 45 postes sont ouverts au concours en 2025). Ces nouvelles dispositions ne débouchent pas sur des mesures contraignantes avec pénalités directement associées et n’offrent pas de nouveaux pouvoirs aux agent·es de l’inspection du travail comme un arrêt d’activité. En l’état actuel des choses ces nouvelles dispositions ressemblent à de simples recommandations. Dans ce cadre la nouvelle procédure de mise en demeure préalable à PV paraît totalement inadaptée dès lors que les nouvelles dispositions sont liées à des épisodes très spécifiques et temporaires que sont les alertes météo.

Pour la CNT-SO, la montagne annoncée accouche d’une souris. Avec de telles dispositions nous continuerons inévitablement à avoir des morts au travail pour cause de chaleur !

Nous continuons de revendiquer :
  • la reconnaissance de seuils de température opposables par les travailleur·euses en fonction du type d’activité et déclenchant des mesures de protection décorrélées des vigilances Méteo France ;

  • un renforcement des capacités de contrôle et sanction ainsi que des effectifs de l’inspection du travail.

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Retrouvez notre tuto d’auto-défense syndicale spécial « fortes chaleurs » (cliquez sur l’image)

 

Communique STUCS et SIMPCS sur l’augmentation des cotisations Audiens Santé

Le STUCS CNT-SO et le SIPMCS-CNT affirment leur mécontentement face à l’augmentation des cotisations de la complémentaire santé des intermittent·es Audiens Santé Prévoyance au 1er juillet prochain et demandent aux partenaires sociaux impliqués une plus grande transparence sur la gestion et les négociations au sein d’Audiens.

Nous refusons de rester silencieux face à l’augmentation scandaleuse des cotisations à la complémentaire santé des intermittent·es dAudiens, augmentation qui monte jusqu’à 67 % selon les contrats.

Pour un·e intermittent·e seul·e souscrivant à l’option de base, elle passe de 11,80 à 19,63 par mois. Pour deux adultes et un enfant, elle passe de 97€ à 149alors que la participation des employeurs au fond collectif du spectacle pour la santé passe de 23,18 € à 25,51 , soit seulement 10 % d’augmentation ! Cette disparité est simplement scandaleuse.

Dans un contexte où les revenus sont de plus en plus instables pour les artistes et technicien·nes, et où face à une inflation cumulée de 15 % en 5 ans nous peinons à faire revaloriser nos salaires, cette hausse est une gifle. Cest une attaque de plus contre un secteur défragilisé par des années de réformes, de mépris institutionnel et de précarisation continue.

Pire encore, cette augmentation s’accompagne dun profond sentiment de mépris. Audiens est soit-disant « notre caisse » avec à sa tête des cadres syndicaux, mais elle agit aujourdhui comme une entreprise privée, sourde aux réalités du terrain.

Bien entendu, le rapport de force inégal entre les représentants des organisations patronales et les organisations syndicales représentatives biaise d’avance toutes négociations favorables aux ouvrier·es de l’industrie culturelle.

Cette augmentation, présentée comme inéluctable pour tenir un équilibre, tombe au moment même de la publication des résultats 2024 d’Audiens, avec une « croissance record » de 40 % de cotisations en plus sur 4 ans. Une année après que l’entreprise est revenue dans le vert, elle est déjà à l’équilibre dans sa branche santé.

L’entreprise réinvestit ses excédents, et à l’heure où de nombreux·ses artistes, auteur·ices, graphistes, monteur·ices et animateur·ices perdent du travail à cause de la montée de l’intelligence artificielle, Audiens fait le choix d’un investissement massif dans l’I.A. pour « optimiser ses expertises clients ».

De nombreux·ses intermittent·es aimeraient que les bénéfices permettent de tenir l’équilibre sans augmentation de leur complémentaire, ou préféreraient avoir une séance d’ostéopathie remboursée plutôt que de miser sur le développement d’une technologie au service d’idéologies fascistes ce n’est sûrement pas le cas de Frédéric Olivennes, directeur général d’Audiens depuis 2020, précédemment directeur général chez Weborama, « pionnière de l’Intelligence Artificielle sémantique », et président de l’Interactive Advertising Bureau France (organisation de lobbying pour la publicité sur Internet). Au vu de son parcours, on comprend mieux pourquoi, en 2022, Audiens santé à été condamnée à verser 800 000 par l’Autorité de la concurrence pour avoir utilisé les portefeuilles clients dans le but de commercialiser Movinmotion.

Au vu de cette gestion brutale, et face aux orientations capitalistes de « notre groupe de protection sociale », nous demandons à nos camarades des syndicats représentatifs présents chez Audiens de se ressaisir et d’agir pour le camp des travailleur·ses.

Dans son communiqué³, la CGT spectacle, partie prenante des négociations, ne souhaite même pas critiquer l’augmentation votée. Bien qu’elle cible les syndicats d’employeurs qui ont réussi, en étant majoritaires, à ne pas faire peser cette augmentation sur les cotisations patronales, elle renvoie la balle à la Sécurité sociale, qui rembourse de moins en moins et défend un équilibre déjà présent sans cette augmentation. Elle avoue avoir accepté cette augmentation par l’ouverture dès 2027 d’une couverture d’invalidité de niveau 2. Nous sommes bien entendu pour l’ouverture de ces prises en charges, mais refusons qu’elles soient mises dans une balance de négociation du montant des cotisations, sans effort conséquent des employeurs et sans remise en cause de la gestion globale du groupe Audiens.

Nous condamnons ouvertement la position des syndicats représentatifs dans cette négociation honteuse car ils font part d’une totale opacité sur le déroulé des négociations.

À défaut d’un véritable régime général de Sécurité sociale, à la fois plus efficient sur le plan économique et plus égalitaire sur le plan des droits, nous exigeons de la transparence sur la gestion et les orientations du groupe Audiens, de la communication claire en amont et pendant toutes négociations, et surtout, nous affirmons notre désaccord face à une telle augmentation sur le dos des intermittent·es.

Villeurbanne, le 16 juin 2025.

 
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Sources :

1. presse.tripalio.fr/croissance-record-et-redressement-reussi-pour-audiens-en-2024/#:~:text=Audiens%20a%20publié%20ses%20résultats,millions%20quatre%20ans%20plus%20tôt.

2. https://tribune-assurance.optionfinance.fr/lessentiel/audiens-renoue-avec-les-benefices-en-2024.html

3. https://synptac-cgt.com/2025/05/augmentation-importante-de-la-complementaire-sante-des-salarie%C2%B7es-intermittent%C2%B7es/

www.audiens.org/files/live/sites/siteAudiens/files/03_documents/groupe/RA-Audiens-2023.pdf

Opposition à la guerre et aux politiques bellicistes : déclaration commune d’organisations indépendantes en Iran

Dans un  Moyen-orient, déjà durement marqué par l’instabilité et les conflits depuis 25 ans ainsi que par le génocide en cours à Gaza, une nouvelle étape a été franchie avec la guerre directe ayant opposé Israël à l’Iran. Cette dernière guerre de 12 jours, déclenchée par Israël, a été marquée par de multiples destructions et morts civiles. Comme toujours, ce sont les populations qui payent le prix fort de ce grand affrontement des nationalismes et des puissances impérialistes en concurrence pour le contrôle de la région et de ses ressources.

Fidèles aux principes du syndicalisme, la CNT-SO défend toujours une ligne claire face aux conflits armés opposants les États : de classe et internationaliste ! Dans cet état d’esprit,  nous avons partagé ce texte rédigé au coeur du conflit par les camarades du  Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue,  transmis via notre Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes (RSSIL), signé avec d’autres organisations indépendantes de travailleur·euses d’Iran. Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes !

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Opposition à la guerre et aux politiques bellicistes

 

Au vu des conditions instables et dangereuses qui règnent actuellement en Iran et dans la région, les organisations soussignées considèrent qu’il est de leur devoir d’adopter une position collective.

Les travailleurs et travailleuses iranien·nes – ouvriers et ouvrières, enseignants et enseigantes, infirmières et infirmiers, retraité.es et autres salarié·es – n’ont jamais eu et n’auront jamais aucun intérêt à la guerre, à la militarisation, au bombardement du pays ou à des politiques d’oppression et d’exploitation.

Les attaques militaires israéliennes et le bombardement de centaines de cibles dans différentes parties de l’Iran – y compris des infrastructures, des lieux de travail, des raffineries et des zones résidentielles – font partie d’un projet belliciste dont le coût est payé avec les vies, les moyens de subsistance et l’avenir des gens ordinaires, en particulier de la classe ouvrière.

L’affirmation d’Israël selon laquelle il n’éprouve aucune hostilité à l’égard du peuple iranien n’est rien d’autre qu’un mensonge et de la propagande politique. Hier encore, le ministre israélien de la Défense a menacé de « brûler Téhéran ». Les menaces répétées de Trump et d’autres responsables américains, ainsi que le soutien total des gouvernements occidentaux à de telles actions, n’ont fait qu’attiser les tensions, l’insécurité et la destruction dans la région.

Les gouvernements d’Israël et des États-Unis sont les principaux responsables du génocide en cours à Gaza et de nombreux autres crimes dans la région et dans le monde. Les Nations Unies et les institutions internationales qui se présentent hypocritement comme des défenseurs de la paix tout en gardant le silence face à ces atrocités font partie du même système de domination. L’ensemble du système capitaliste mondial, sa logique de profit et les puissances impérialistes sont les principales causes des guerres, des catastrophes humaines et de la destruction de l’environnement.

La classe ouvrière iranienne non seulement ne tire aucun bénéfice de la guerre, mais ces guerres ont directement visé sa vie et sa sécurité. Le maintien des sanctions économiques, l’allocation de budgets massifs aux affaires militaires et la restriction des libertés entraîneront une aggravation de la pauvreté, une répression accrue, la faim, la mort et le déplacement de millions de personnes.

Nous, les organisations et militant.es indépendant.es des travailleurs et travailleuses et de la base en Iran, n’avons aucune illusion sur le fait que les États-Unis et Israël veulent nous apporter la liberté, l’égalité et la justice – tout comme nous n’avons aucune illusion sur la nature et la conduite répressives, interventionnistes et anti-ouvrières de la République islamique.

Nous, travailleurs et travailleuses d’Iran, payons depuis de nombreuses années un lourd tribut – emprisonnement, torture, exécutions, licenciements, menaces et passages à tabac – dans notre lutte pour garantir les droits et les nécessités de la vie les plus élémentaires. Nous restons privés du droit de nous organiser, de nous réunir et de la liberté d’expression. Les travailleurs et les travailleuses de ce pays sont, à juste titre, furieux et exaspéré.es par la République islamique et les capitalistes qui, au cours des quatre dernières décennies, ont amassé des richesses astronomiques sur notre dos tout en nous condamnant à une insécurité et à des privations perpétuelles. Tous les responsables et institutions impliqués dans la répression et les meurtres de travailleurs, de femmes, de jeunes et du peuple opprimé d’Iran doivent être poursuivis et tenus responsables par le peuple opprimé lui-même.

Notre lutte de travailleurs est une lutte sociale et de classe. Elle ne progressera qu’en s’appuyant sur nos propres forces, dans la continuité des mouvements de ces dernières années – notamment « Pain, Travail, Liberté » et « Femme, Vie, Liberté » – et en solidarité avec la classe ouvrière internationale et toutes les forces humanistes, libertaires et égalitaires.

La poursuite de la guerre actuelle ne peut qu’entraîner davantage de destructions, des dommages environnementaux irréversibles et la répétition de catastrophes humaines. La classe ouvrière et le peuple appauvri d’Iran – comme les opprimés d’autres pays de la région – sont parmi les principales victimes de cette situation.

Les organisations soussignées appellent toutes les organisations syndicales, les institutions de défense des droits de l’homme, les groupes anti-guerre, les militants écologistes et les forces de paix du monde entier à s’unir pour exiger la cessation immédiate de la guerre, des bombardements, des massacres d’innocents et de la destruction de l’environnement, et à soutenir les luttes du peuple iranien et de la région pour mettre fin au génocide, au militarisme et à la répression.

Les peuples du Moyen-Orient ont besoin de toute urgence de mettre fin aux tensions dévastatrices entre les puissances régionales et mondiales, et d’instaurer une paix juste et durable – une paix dans laquelle les peuples peuvent déterminer leur propre destin en s’organisant, en organisant des organisations de masse, en élargissant les manifestations et en participant directement et collectivement.

Non à la guerre – Non aux politiques bellicistes
Un cessez-le-feu immédiat est notre demande urgente

 

Signataires :

Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue

Syndicat des travailleurs de la société sucrière Haft Tapeh

Travailleurs retraités du Khuzestan

Alliance des retraités (Ettehad Bazneshastegan)

Comité de coordination pour aider à la formation des organisations de travailleurs

Groupe unitaire des retraités

Pour accéder au texte original en Farsi : cliquez ici

Nettoyage : grille des salaires 2025 (en vigueur au 1er juin) et primes

Retrouvez la grille des salaires (source Légifrance) et les primes, applicables dans les entreprises relevant de la convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés (IDCC 3043), en vigueur à partir du 01er juin 2025 sur tout le territoire hors Mayotte.

(Pour voir la grille 2024, cliquez ici)

Il ne s’agit que de minimas conventionnels, avec le syndicat on peut se regrouper pour gagner de nouveaux droits et arracher des augmentations de salaires aux patrons ! Rejoignez le syndicat ! Retrouvez toutes nos revendications dans le tract joint.

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cnt_so_nettoyage_grille_salaires_2025

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Grille des salaires 2025

Rappel : la rémunération minimale hiérarchique est calculée pour chaque coefficient d’une filière donnée pour 151,67 heures en effectuant le calcul suivant : Taux horaire × 151,67

Filière exploitation
Niveau Échelon A B
ATQS 3 14,79 15,10
2 13,76 14,01
1 13,03 13,24
AQS 3 12,78 13,02
2 12,67 12,91
1 12,56 12,77
AS ASCS [1] 12,50 12,72
ASC [1] 12,43 12,65
ASP [1] 12,38 12,57

A : propreté ou prestations associées.
B : propreté et prestations associées (sous réserve d’exercice continu pendant 3 mois hors cas de remplacement).
[1] Assimilé cadre.

Niveau Échelon Taux horaire
Maîtrise – MP MP5 [1] 21,66  
MP4 [1] 20,03
MP3 17,98
MP2 16,21
MP1 15,35
Chef d’équipe – CE 3 15,27  
2 15,10
1 14,27

[1] Assimilé cadre.

Filière administrative
Niveau Échelon Taux horaire
Maîtrise – MA MA3 [1] 21,44
MA2 20,34
MA1 17,91
Employés – EA EA4 16,11
EA3 14,73
EA2 13,39
EA1 12,49
[1] Assimilé cadre.

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Prime annuelle

Rappel : le montant de la prime annuelle est calculé en fonction la rémunération minimale mensuelle hiérarchique correspondant à l’échelon ASP A (ex AS1 A).

Revalorisation prévue par l’avenant n° 08 du 5 mars 2025, en vigueur au 1er novembre 2025 :

Années d’expérience Montant de la prime [1]
1 an à moins de 20 ans 18,6405 %
20 ans et plus 27,8398 %
[1]   Pourcentage de rémunération minimale hiérarchique mensuelle correspondant à l’échelon ASP A.

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Prime d’ancienneté et majorations

Rappel, la prime d’ancienneté est une majoration du taux horaire. Attention, un nouveau seuil entre en vigueur au 1er juin 2025, au-delà de 25 ans d’ancienneté (7%).

La prime d’ancienneté est désormais attribuée selon les seuils suivants :

  • Après 4 ans d’expérience professionnelle : 2 % ;

  • Après 6 ans d’expérience professionnelle : 3 % ;

  • Après 8 ans d’expérience professionnelle : 4 % ;

  • Après 10 ans d’expérience professionnelle : 5 % ;

  • Après 15 ans d’expérience professionnelle au 1er janvier 2012 : 5,5 % ;

  • Après 20 ans d’expérience professionnelle au 1er janvier 2013 : 6 %.

  • Après 25 ans d’expérience professionnelle au 1er juin 2025 : 7%.

Le taux horaire est majoré dans les situations suivantes :
Majoration du travail de nuit
Travaux réguliers Travaux occasionnels Prime panier
20% (50% si ancienneté avant le 01/01/1995) 100% 2MG par nuit de 6H30
Majoration du travail du dimanche
Travaux réguliers Travaux occasionnels
20%  100%
Majoration du travail les jours fériés
Travaux réguliers Travaux occasionnels
50%  100%

 

Nous ne nous tairons pas ! Communiqué du SCUM 34

Un étudiant racisé élu au Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier Paul-Valéry fait l’objet d’un véritable harcèlement de la part d’un groupe d’enseignants. 

Fabien, l’un des porte-parole du syndicat étudiant majoritaire de la ville, le SCUM – Syndicat de Combat Université de Montpellier est actuellement la cible d’une nouvelle procédure disciplinaire visant à le faire exclure de l’université. Il s’agit de la seconde en moins d’un an.

Deux ans de harcèlement disciplinaire contre le seul élu étudiant racisé du Conseil d’Administration.

Déjà en 2023, après avoir évoqué les biais racistes dans la sélection en Master, en s’appuyant sur l’étude “Sélection à l’entrée en master : les effets du genre et de l’origine” de l’Observatoire national des Discriminations et l’Égalité dans le Supérieur (ONDES), notre camarade s’était déjà retrouvé devant une section disciplinaire. 

Au terme d’une procédure disciplinaire ubuesque, dans laquelle un groupe d’enseignants de l’université Paul-Valéry a nié l’existence du rapport scientifique de l’ONDES sur le racisme, avant d’alterner mensonges, menaces et allégations racistes, notre camarade avait écopé d’une sanction sans précédent : exclu de l’université et interdit d’inscription dans tout l’enseignement supérieur français pendant 3 ans

Nous avions alors saisi le Tribunal Administratif de Montpellier, qui nous avait donné raison et annulé cette sanction tout en dénonçant cette répression anti-syndicale.

Mais cette condamnation de leurs pratiques par la justice semble avoir suscité une irrépressible envie de vengeance, puisque ce groupe d’enseignants, soutenus par la présidence de l’Université Montpellier Paul-Valéry, le traîne pour la seconde fois en section disciplinaire en ce printemps 2025.

Cette fois-ci, il est reproché à notre camarade d’avoir accompagné une étudiante “sans fac” refusée en Master afin qu’elle puisse obtenir un rendez-vous auprès de l’enseignante responsable du Master. En effet, cette étudiante était dans une situation d’urgence absolue car étant étrangère, elle risquait de perdre son visa dans les jours suivants et d’être expulsée du pays.

Mais ce n’est pas tout, il est aussi reproché à notre élu racisé d’avoir contesté lors d’une discussion privée les positionnements politiques publics d’un enseignant élu au Conseil d’Administration. Cet enseignant et secrétaire local de l’organisation enseignante “SUD Éducation Paul-Valéry” avait apporté son soutien à la tentative de répression anti-syndicale pour faire virer notre élu, tout en instrumentalisant la mobilisation en faveur des Palestiniens à des fins purement électoralistes. Pour cet enseignant, tous les coups semblaient donc permis afin de favoriser lors des élections universitaires de novembre 2024 la liste étudiante de son syndicat, intitulée “Solidaires Etudiant-e-s”, face au SCUM, le syndicat étudiant majoritaire. Face à ces méthodes manipulatoires qui minimisent la réalité du racisme à l’université et exacerbent les sentiments antisémites, notre élu étudiant lui a simplement rappelé que le racisme et l’antisémitisme n’avaient pas leur place à l’université.

Le choix de cet enseignant de traduire ce désaccord politique par une section disciplinaire montre sa fébrilité face à un syndicat étudiant combatif qui ne fait pas partie de sa corporation, et qui bénéficie du soutien majoritaire des étudiantes et étudiants.

Pire, le soutien sans failles que lui apporte la présidence de l’université en ayant accédé à sa demande de traîner notre camarade en section disciplinaire démontre avec force la nécessité de continuer à dénoncer sans faiblesse la sélection en Licence et Master, mais aussi le racisme et l’antisémitisme au sein de l’université. Cocasse pour un syndicat enseignant qui, en première page de sa propre présentation, se dit : “Face aux attaques, renforçons le syndicalisme de lutte”. On pourrait se questionner, peut-être s’agit-il d’une  lutte contre les pauvres et les personnes racisées ?

Le Poing Levé et Solidaires : jambe de bois du racisme et de la bourgeoisie

Alors que dans toutes les universités de France, la répression se fait de plus en plus violente contre les étudiantes et étudiants mobilisés, les organisations étudiantes “Solidaires étudiant-e-s” et “Le Poing Levé” ont fait le choix, pour leur première intervention dans les conseils de l’Université de Montpellier Paul-Valéry (Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire datant du 14 Janvier 2025) de soutenir les sections disciplinaires organisées par ces enseignants contre le SCUM, qui visent à réprimer ses engagements contre la sélection et le racisme. 

Dans la droite ligne de leurs votes en faveur de la précarisation des travailleurs de l’université et de leur désintérêt concernant les milliers d’étudiantes et d’étudiants victimes de la sélection et de la dégradation des conditions d’études, ces organisations qui se prétendent “anti-racistes”, “antifascistes”, “de classe” et “révolutionnaire” lors des élections étudiantes soutiennent publiquement et toute honte bue les sections disciplinaires organisées par le pouvoir bourgeois contre celles et ceux qui luttent au sein du SCUM.

Nous rappelons ici que chaque année, c’est bien notre syndicat étudiant, majoritaire à Montpellier, qui lutte seul aux côtés des étudiantes et étudiants “sans fac” refusés en Licence et Master. Pendant ce temps, les directions bureaucratiques de Solidaires Étudiant-e-s et Le Poing Levé se font systématiquement le relais des obsessions du corps professoral, entre deux demandes de locaux et de subventions, aggravant les capacités de mobilisation et d’organisation de la classe dont font partie les étudiants et trahissant le mandat qui leur a été confié.

La lutte continue face à la sélection et au racisme !

Cela ne peut pas continuer. Cette répression, soutenue par les organisations bourgeoises qui font le jeu du gouvernement le plus réactionnaire de la Vème République, démontre bien que la question du racisme et de l’antisémitisme à l’université est mise sous silence, malgré les discours officiels. 

Dans le même temps, nous rappelons qu’un étudiant a attenté à ses jours le 12 mars à l’Université de Rouen après un harcèlement raciste que lui faisait subir un enseignant, et que les syndicalistes du SCUM sont systématiquement trainés en section disciplinaire lorsqu’ils citent des articles scientifiques sur l’existence de biais racistes, ou lorsqu’ils dénoncent l’antisémitisme au sein de l’université. 

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à lutter de manière indépendante et inclusive, aux côtés des étudiantes et étudiants précaires, contre la sélection sociale et raciste. Nous réaffirmons avec force notre solidarité avec toutes les victimes de racisme et d’antisémitisme, et nous ne nous laisserons pas intimider par quelques enseignants qui profitent de leur position de pouvoir, accompagnés de leurs supplétifs étudiants.

Nous continuons à demander la révocation des profs racistes de l’Université. Pour ça, notre pétition est lancée pour y mettre fin. Signez ici : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScvVI5l9PsZ579tFAfVHeJQBoDbJlfw63CmeDEV9NxO3KndQg/viewform?usp=header

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr 

Tous et toutes dans la rue pour le 1er mai !

Le 1er mai est toujours une date importante pour le mouvement syndical. Ce n’est pas la « fête du travail » mais une journée historique de lutte ouvrière à travers le monde.

Soyons massivement dans la rue pour le 1er mai 2025 : contre l’austérité et la casse de nos droits, contre le fascisme, contre le militarisme, pour la paix et la solidarité internationale, pour un autre futur débarrassé de l’exploitation capitaliste 🤝✊🚩🏴

Tract et visuels à télécharger :

Dans le Spectacle et la Culture : le STUCS riposte !

En 2025, le STUCS rejoint les mouvements Cultures en luttes et La Culture riposte, il appelle tous·tes les technicien·nes et artistes à rejoindre les Assemblées Générales, actions, mobilisations et grèves sur tout le territoire.

Aides à domicile, travail précaire, salaire de misère : ça suffit ! Mobilisons-nous le 01/04/25 !

Notre métier consiste à accompagner les personnes fragilisées dans leur quotidien afin de favoriser leur maintien à domicile. Au 1er janvier 2025 nous étions environ 600 000 salarié·es, public, privé, associations et particuliers, 98 % d’entre nous sont des femmes.

Le quotidien des aides à domicile c’est le temps partiel imposé pour 80% d’entre nous soit quatre salarié·es sur cinq. Un salaire de débutant·e égal au SMIC, voire en dessous et l’augmentation de 35 euros prévue au 1er janvier 2025 a été bloquée par le gouvernement. Un·e salarié·e sur deux doit cumuler plusieurs employeurs pour sortir la tête de l’eau. Assurer des prestations dans la précipitation : une demie heure pour une toilette ou un petit déjeuner. Pourtant nous sommes censé·es respecter les habitudes et le rythme de vie de la personne aidée, la mettre en capacité de faire afin de la valoriser et favoriser son autonomie.

Une journée de travail avec une amplitude de 12 heures morcelée par des coupures. Mettre son véhicule personnel à la disposition de son employeur avec une indemnité kilométrique qui ne couvre pas les distances parcourues. Les luttes passées ont permis d’avoir quelques véhicules de service mais pas pour tous·tes les salarié·es.

Une zone de non droit : des employeurs peu scrupuleux qui se permettent de ne pas payer le temps de travail entre deux bénéficiaires, de ne pas respecter le repos minimum légal hebdomadaire.

C’est pour cela que nous sommes en grève le 1er avril 2025, aux côtés des travailleur·euses du social et médico-social !

  • Pour la hausse des salaires !
  • Pour des véhicules de service mis à disposition par l’employeur, pour tous·tes !
  • Pour des embauches à hauteur de nos besoins !
  • Contre les temps partiels imposés !
  • Contre l’austérité qui pèse sur les financements publics !
NOUS SOMMES TOUS ET TOUTES CONCERNÉ·ES !

Dans le santé-social, après la grève du 1er avril : la mobilisation continue !

Dans les secteurs du social et médico-social, la mobilisation commence  à s’organiser face aux conséquences de l’austérité, à la dégradation des conditions d’accueil et de soin parallèles à celle de nos conditions de travail ! Deux « temps fort » ont été programmés dans le privé comme le public avec une journée nationale de grève le mardi 1er avril et une semaine d’action du 12 au 16 mai avec une journée nationale de grève le jeudi 15 mai.

A Marseille comme ailleurs : la Culture riposte !

A Marseille, la mobilisation dans le secteur de la Culture continue depuis début février avec un prochain rdv le 27 mars à l’Afriki Theatri (30 rue du baignoir 13001). Soyons nombreux et nombreuses pour poursuivre la lutte contre les coupes budgétaires, le désengagement financier des acteurs publics, la précarisation de nos métiers, la casse de nos droits et pour une convergence des luttes !

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Historique du mouvement
Une de La Marseillaise du 21 mars