Opposition à la guerre et aux politiques bellicistes : déclaration commune d’organisations indépendantes en Iran

Dans un  Moyen-orient, déjà durement marqué par l’instabilité et les conflits depuis 25 ans ainsi que par le génocide en cours à Gaza, une nouvelle étape a été franchie avec la guerre directe ayant opposé Israël à l’Iran. Cette dernière guerre de 12 jours, déclenchée par Israël, a été marquée par de multiples destructions et morts civiles. Comme toujours, ce sont les populations qui payent le prix fort de ce grand affrontement des nationalismes et des puissances impérialistes en concurrence pour le contrôle de la région et de ses ressources.

Fidèles aux principes du syndicalisme, la CNT-SO défend toujours une ligne claire face aux conflits armés opposants les États : de classe et internationaliste ! Dans cet état d’esprit,  nous avons partagé ce texte rédigé au coeur du conflit par les camarades du  Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue,  transmis via notre Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes (RSSIL), signé avec d’autres organisations indépendantes de travailleur·euses d’Iran. Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes !

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Opposition à la guerre et aux politiques bellicistes

 

Au vu des conditions instables et dangereuses qui règnent actuellement en Iran et dans la région, les organisations soussignées considèrent qu’il est de leur devoir d’adopter une position collective.

Les travailleurs et travailleuses iranien·nes – ouvriers et ouvrières, enseignants et enseigantes, infirmières et infirmiers, retraité.es et autres salarié·es – n’ont jamais eu et n’auront jamais aucun intérêt à la guerre, à la militarisation, au bombardement du pays ou à des politiques d’oppression et d’exploitation.

Les attaques militaires israéliennes et le bombardement de centaines de cibles dans différentes parties de l’Iran – y compris des infrastructures, des lieux de travail, des raffineries et des zones résidentielles – font partie d’un projet belliciste dont le coût est payé avec les vies, les moyens de subsistance et l’avenir des gens ordinaires, en particulier de la classe ouvrière.

L’affirmation d’Israël selon laquelle il n’éprouve aucune hostilité à l’égard du peuple iranien n’est rien d’autre qu’un mensonge et de la propagande politique. Hier encore, le ministre israélien de la Défense a menacé de « brûler Téhéran ». Les menaces répétées de Trump et d’autres responsables américains, ainsi que le soutien total des gouvernements occidentaux à de telles actions, n’ont fait qu’attiser les tensions, l’insécurité et la destruction dans la région.

Les gouvernements d’Israël et des États-Unis sont les principaux responsables du génocide en cours à Gaza et de nombreux autres crimes dans la région et dans le monde. Les Nations Unies et les institutions internationales qui se présentent hypocritement comme des défenseurs de la paix tout en gardant le silence face à ces atrocités font partie du même système de domination. L’ensemble du système capitaliste mondial, sa logique de profit et les puissances impérialistes sont les principales causes des guerres, des catastrophes humaines et de la destruction de l’environnement.

La classe ouvrière iranienne non seulement ne tire aucun bénéfice de la guerre, mais ces guerres ont directement visé sa vie et sa sécurité. Le maintien des sanctions économiques, l’allocation de budgets massifs aux affaires militaires et la restriction des libertés entraîneront une aggravation de la pauvreté, une répression accrue, la faim, la mort et le déplacement de millions de personnes.

Nous, les organisations et militant.es indépendant.es des travailleurs et travailleuses et de la base en Iran, n’avons aucune illusion sur le fait que les États-Unis et Israël veulent nous apporter la liberté, l’égalité et la justice – tout comme nous n’avons aucune illusion sur la nature et la conduite répressives, interventionnistes et anti-ouvrières de la République islamique.

Nous, travailleurs et travailleuses d’Iran, payons depuis de nombreuses années un lourd tribut – emprisonnement, torture, exécutions, licenciements, menaces et passages à tabac – dans notre lutte pour garantir les droits et les nécessités de la vie les plus élémentaires. Nous restons privés du droit de nous organiser, de nous réunir et de la liberté d’expression. Les travailleurs et les travailleuses de ce pays sont, à juste titre, furieux et exaspéré.es par la République islamique et les capitalistes qui, au cours des quatre dernières décennies, ont amassé des richesses astronomiques sur notre dos tout en nous condamnant à une insécurité et à des privations perpétuelles. Tous les responsables et institutions impliqués dans la répression et les meurtres de travailleurs, de femmes, de jeunes et du peuple opprimé d’Iran doivent être poursuivis et tenus responsables par le peuple opprimé lui-même.

Notre lutte de travailleurs est une lutte sociale et de classe. Elle ne progressera qu’en s’appuyant sur nos propres forces, dans la continuité des mouvements de ces dernières années – notamment « Pain, Travail, Liberté » et « Femme, Vie, Liberté » – et en solidarité avec la classe ouvrière internationale et toutes les forces humanistes, libertaires et égalitaires.

La poursuite de la guerre actuelle ne peut qu’entraîner davantage de destructions, des dommages environnementaux irréversibles et la répétition de catastrophes humaines. La classe ouvrière et le peuple appauvri d’Iran – comme les opprimés d’autres pays de la région – sont parmi les principales victimes de cette situation.

Les organisations soussignées appellent toutes les organisations syndicales, les institutions de défense des droits de l’homme, les groupes anti-guerre, les militants écologistes et les forces de paix du monde entier à s’unir pour exiger la cessation immédiate de la guerre, des bombardements, des massacres d’innocents et de la destruction de l’environnement, et à soutenir les luttes du peuple iranien et de la région pour mettre fin au génocide, au militarisme et à la répression.

Les peuples du Moyen-Orient ont besoin de toute urgence de mettre fin aux tensions dévastatrices entre les puissances régionales et mondiales, et d’instaurer une paix juste et durable – une paix dans laquelle les peuples peuvent déterminer leur propre destin en s’organisant, en organisant des organisations de masse, en élargissant les manifestations et en participant directement et collectivement.

Non à la guerre – Non aux politiques bellicistes
Un cessez-le-feu immédiat est notre demande urgente

 

Signataires :

Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue

Syndicat des travailleurs de la société sucrière Haft Tapeh

Travailleurs retraités du Khuzestan

Alliance des retraités (Ettehad Bazneshastegan)

Comité de coordination pour aider à la formation des organisations de travailleurs

Groupe unitaire des retraités

Pour accéder au texte original en Farsi : cliquez ici

Nettoyage : grille des salaires 2025 (en vigueur au 1er juin) et primes

Retrouvez la grille des salaires (source Légifrance) et les primes, applicables dans les entreprises relevant de la convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés (IDCC 3043), en vigueur à partir du 01er juin 2025 sur tout le territoire hors Mayotte.

(Pour voir la grille 2024, cliquez ici)

Il ne s’agit que de minimas conventionnels, avec le syndicat on peut se regrouper pour gagner de nouveaux droits et arracher des augmentations de salaires aux patrons ! Rejoignez le syndicat ! Retrouvez toutes nos revendications dans le tract joint.

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Grille des salaires 2025

Rappel : la rémunération minimale hiérarchique est calculée pour chaque coefficient d’une filière donnée pour 151,67 heures en effectuant le calcul suivant : Taux horaire × 151,67

Filière exploitation
Niveau Échelon A B
ATQS 3 14,79 15,10
2 13,76 14,01
1 13,03 13,24
AQS 3 12,78 13,02
2 12,67 12,91
1 12,56 12,77
AS ASCS [1] 12,50 12,72
ASC [1] 12,43 12,65
ASP [1] 12,38 12,57

A : propreté ou prestations associées.
B : propreté et prestations associées (sous réserve d’exercice continu pendant 3 mois hors cas de remplacement).
[1] Assimilé cadre.

Niveau Échelon Taux horaire
Maîtrise – MP MP5 [1] 21,66  
MP4 [1] 20,03
MP3 17,98
MP2 16,21
MP1 15,35
Chef d’équipe – CE 3 15,27  
2 15,10
1 14,27

[1] Assimilé cadre.

Filière administrative
Niveau Échelon Taux horaire
Maîtrise – MA MA3 [1] 21,44
MA2 20,34
MA1 17,91
Employés – EA EA4 16,11
EA3 14,73
EA2 13,39
EA1 12,49
[1] Assimilé cadre.

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Prime annuelle

Rappel : le montant de la prime annuelle est calculé en fonction la rémunération minimale mensuelle hiérarchique correspondant à l’échelon ASP A (ex AS1 A).

Revalorisation prévue par l’avenant n° 08 du 5 mars 2025, en vigueur au 1er novembre 2025 :

Années d’expérience Montant de la prime [1]
1 an à moins de 20 ans 18,6405 %
20 ans et plus 27,8398 %
[1]   Pourcentage de rémunération minimale hiérarchique mensuelle correspondant à l’échelon ASP A.

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Prime d’ancienneté et majorations

Rappel, la prime d’ancienneté est une majoration du taux horaire. Attention, un nouveau seuil entre en vigueur au 1er juin 2025, au-delà de 25 ans d’ancienneté (7%).

La prime d’ancienneté est désormais attribuée selon les seuils suivants :

  • Après 4 ans d’expérience professionnelle : 2 % ;

  • Après 6 ans d’expérience professionnelle : 3 % ;

  • Après 8 ans d’expérience professionnelle : 4 % ;

  • Après 10 ans d’expérience professionnelle : 5 % ;

  • Après 15 ans d’expérience professionnelle au 1er janvier 2012 : 5,5 % ;

  • Après 20 ans d’expérience professionnelle au 1er janvier 2013 : 6 %.

  • Après 25 ans d’expérience professionnelle au 1er juin 2025 : 7%.

Le taux horaire est majoré dans les situations suivantes :
Majoration du travail de nuit
Travaux réguliers Travaux occasionnels Prime panier
20% (50% si ancienneté avant le 01/01/1995) 100% 2MG par nuit de 6H30
Majoration du travail du dimanche
Travaux réguliers Travaux occasionnels
20%  100%
Majoration du travail les jours fériés
Travaux réguliers Travaux occasionnels
50%  100%

 

Nous ne nous tairons pas ! Communiqué du SCUM 34

Un étudiant racisé élu au Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier Paul-Valéry fait l’objet d’un véritable harcèlement de la part d’un groupe d’enseignants. 

Fabien, l’un des porte-parole du syndicat étudiant majoritaire de la ville, le SCUM – Syndicat de Combat Université de Montpellier est actuellement la cible d’une nouvelle procédure disciplinaire visant à le faire exclure de l’université. Il s’agit de la seconde en moins d’un an.

Deux ans de harcèlement disciplinaire contre le seul élu étudiant racisé du Conseil d’Administration.

Déjà en 2023, après avoir évoqué les biais racistes dans la sélection en Master, en s’appuyant sur l’étude “Sélection à l’entrée en master : les effets du genre et de l’origine” de l’Observatoire national des Discriminations et l’Égalité dans le Supérieur (ONDES), notre camarade s’était déjà retrouvé devant une section disciplinaire. 

Au terme d’une procédure disciplinaire ubuesque, dans laquelle un groupe d’enseignants de l’université Paul-Valéry a nié l’existence du rapport scientifique de l’ONDES sur le racisme, avant d’alterner mensonges, menaces et allégations racistes, notre camarade avait écopé d’une sanction sans précédent : exclu de l’université et interdit d’inscription dans tout l’enseignement supérieur français pendant 3 ans

Nous avions alors saisi le Tribunal Administratif de Montpellier, qui nous avait donné raison et annulé cette sanction tout en dénonçant cette répression anti-syndicale.

Mais cette condamnation de leurs pratiques par la justice semble avoir suscité une irrépressible envie de vengeance, puisque ce groupe d’enseignants, soutenus par la présidence de l’Université Montpellier Paul-Valéry, le traîne pour la seconde fois en section disciplinaire en ce printemps 2025.

Cette fois-ci, il est reproché à notre camarade d’avoir accompagné une étudiante “sans fac” refusée en Master afin qu’elle puisse obtenir un rendez-vous auprès de l’enseignante responsable du Master. En effet, cette étudiante était dans une situation d’urgence absolue car étant étrangère, elle risquait de perdre son visa dans les jours suivants et d’être expulsée du pays.

Mais ce n’est pas tout, il est aussi reproché à notre élu racisé d’avoir contesté lors d’une discussion privée les positionnements politiques publics d’un enseignant élu au Conseil d’Administration. Cet enseignant et secrétaire local de l’organisation enseignante “SUD Éducation Paul-Valéry” avait apporté son soutien à la tentative de répression anti-syndicale pour faire virer notre élu, tout en instrumentalisant la mobilisation en faveur des Palestiniens à des fins purement électoralistes. Pour cet enseignant, tous les coups semblaient donc permis afin de favoriser lors des élections universitaires de novembre 2024 la liste étudiante de son syndicat, intitulée “Solidaires Etudiant-e-s”, face au SCUM, le syndicat étudiant majoritaire. Face à ces méthodes manipulatoires qui minimisent la réalité du racisme à l’université et exacerbent les sentiments antisémites, notre élu étudiant lui a simplement rappelé que le racisme et l’antisémitisme n’avaient pas leur place à l’université.

Le choix de cet enseignant de traduire ce désaccord politique par une section disciplinaire montre sa fébrilité face à un syndicat étudiant combatif qui ne fait pas partie de sa corporation, et qui bénéficie du soutien majoritaire des étudiantes et étudiants.

Pire, le soutien sans failles que lui apporte la présidence de l’université en ayant accédé à sa demande de traîner notre camarade en section disciplinaire démontre avec force la nécessité de continuer à dénoncer sans faiblesse la sélection en Licence et Master, mais aussi le racisme et l’antisémitisme au sein de l’université. Cocasse pour un syndicat enseignant qui, en première page de sa propre présentation, se dit : “Face aux attaques, renforçons le syndicalisme de lutte”. On pourrait se questionner, peut-être s’agit-il d’une  lutte contre les pauvres et les personnes racisées ?

Le Poing Levé et Solidaires : jambe de bois du racisme et de la bourgeoisie

Alors que dans toutes les universités de France, la répression se fait de plus en plus violente contre les étudiantes et étudiants mobilisés, les organisations étudiantes “Solidaires étudiant-e-s” et “Le Poing Levé” ont fait le choix, pour leur première intervention dans les conseils de l’Université de Montpellier Paul-Valéry (Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire datant du 14 Janvier 2025) de soutenir les sections disciplinaires organisées par ces enseignants contre le SCUM, qui visent à réprimer ses engagements contre la sélection et le racisme. 

Dans la droite ligne de leurs votes en faveur de la précarisation des travailleurs de l’université et de leur désintérêt concernant les milliers d’étudiantes et d’étudiants victimes de la sélection et de la dégradation des conditions d’études, ces organisations qui se prétendent “anti-racistes”, “antifascistes”, “de classe” et “révolutionnaire” lors des élections étudiantes soutiennent publiquement et toute honte bue les sections disciplinaires organisées par le pouvoir bourgeois contre celles et ceux qui luttent au sein du SCUM.

Nous rappelons ici que chaque année, c’est bien notre syndicat étudiant, majoritaire à Montpellier, qui lutte seul aux côtés des étudiantes et étudiants “sans fac” refusés en Licence et Master. Pendant ce temps, les directions bureaucratiques de Solidaires Étudiant-e-s et Le Poing Levé se font systématiquement le relais des obsessions du corps professoral, entre deux demandes de locaux et de subventions, aggravant les capacités de mobilisation et d’organisation de la classe dont font partie les étudiants et trahissant le mandat qui leur a été confié.

La lutte continue face à la sélection et au racisme !

Cela ne peut pas continuer. Cette répression, soutenue par les organisations bourgeoises qui font le jeu du gouvernement le plus réactionnaire de la Vème République, démontre bien que la question du racisme et de l’antisémitisme à l’université est mise sous silence, malgré les discours officiels. 

Dans le même temps, nous rappelons qu’un étudiant a attenté à ses jours le 12 mars à l’Université de Rouen après un harcèlement raciste que lui faisait subir un enseignant, et que les syndicalistes du SCUM sont systématiquement trainés en section disciplinaire lorsqu’ils citent des articles scientifiques sur l’existence de biais racistes, ou lorsqu’ils dénoncent l’antisémitisme au sein de l’université. 

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à lutter de manière indépendante et inclusive, aux côtés des étudiantes et étudiants précaires, contre la sélection sociale et raciste. Nous réaffirmons avec force notre solidarité avec toutes les victimes de racisme et d’antisémitisme, et nous ne nous laisserons pas intimider par quelques enseignants qui profitent de leur position de pouvoir, accompagnés de leurs supplétifs étudiants.

Nous continuons à demander la révocation des profs racistes de l’Université. Pour ça, notre pétition est lancée pour y mettre fin. Signez ici : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScvVI5l9PsZ579tFAfVHeJQBoDbJlfw63CmeDEV9NxO3KndQg/viewform?usp=header

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr 

Tous et toutes dans la rue pour le 1er mai !

Le 1er mai est toujours une date importante pour le mouvement syndical. Ce n’est pas la « fête du travail » mais une journée historique de lutte ouvrière à travers le monde.

Soyons massivement dans la rue pour le 1er mai 2025 : contre l’austérité et la casse de nos droits, contre le fascisme, contre le militarisme, pour la paix et la solidarité internationale, pour un autre futur débarrassé de l’exploitation capitaliste 🤝✊🚩🏴

Tract et visuels à télécharger :

Dans le Spectacle et la Culture : le STUCS riposte !

En 2025, le STUCS rejoint les mouvements Cultures en luttes et La Culture riposte, il appelle tous·tes les technicien·nes et artistes à rejoindre les Assemblées Générales, actions, mobilisations et grèves sur tout le territoire.

Aides à domicile, travail précaire, salaire de misère : ça suffit ! Mobilisons-nous le 01/04/25 !

Notre métier consiste à accompagner les personnes fragilisées dans leur quotidien afin de favoriser leur maintien à domicile. Au 1er janvier 2025 nous étions environ 600 000 salarié·es, public, privé, associations et particuliers, 98 % d’entre nous sont des femmes.

Le quotidien des aides à domicile c’est le temps partiel imposé pour 80% d’entre nous soit quatre salarié·es sur cinq. Un salaire de débutant·e égal au SMIC, voire en dessous et l’augmentation de 35 euros prévue au 1er janvier 2025 a été bloquée par le gouvernement. Un·e salarié·e sur deux doit cumuler plusieurs employeurs pour sortir la tête de l’eau. Assurer des prestations dans la précipitation : une demie heure pour une toilette ou un petit déjeuner. Pourtant nous sommes censé·es respecter les habitudes et le rythme de vie de la personne aidée, la mettre en capacité de faire afin de la valoriser et favoriser son autonomie.

Une journée de travail avec une amplitude de 12 heures morcelée par des coupures. Mettre son véhicule personnel à la disposition de son employeur avec une indemnité kilométrique qui ne couvre pas les distances parcourues. Les luttes passées ont permis d’avoir quelques véhicules de service mais pas pour tous·tes les salarié·es.

Une zone de non droit : des employeurs peu scrupuleux qui se permettent de ne pas payer le temps de travail entre deux bénéficiaires, de ne pas respecter le repos minimum légal hebdomadaire.

C’est pour cela que nous sommes en grève le 1er avril 2025, aux côtés des travailleur·euses du social et médico-social !

  • Pour la hausse des salaires !
  • Pour des véhicules de service mis à disposition par l’employeur, pour tous·tes !
  • Pour des embauches à hauteur de nos besoins !
  • Contre les temps partiels imposés !
  • Contre l’austérité qui pèse sur les financements publics !
NOUS SOMMES TOUS ET TOUTES CONCERNÉ·ES !

Dans le santé-social, après la grève du 1er avril : la mobilisation continue !

Dans les secteurs du social et médico-social, la mobilisation commence  à s’organiser face aux conséquences de l’austérité, à la dégradation des conditions d’accueil et de soin parallèles à celle de nos conditions de travail ! Deux « temps fort » ont été programmés dans le privé comme le public avec une journée nationale de grève le mardi 1er avril et une semaine d’action du 12 au 16 mai avec une journée nationale de grève le jeudi 15 mai.

A Marseille comme ailleurs : la Culture riposte !

A Marseille, la mobilisation dans le secteur de la Culture continue depuis début février avec un prochain rdv le 27 mars à l’Afriki Theatri (30 rue du baignoir 13001). Soyons nombreux et nombreuses pour poursuivre la lutte contre les coupes budgétaires, le désengagement financier des acteurs publics, la précarisation de nos métiers, la casse de nos droits et pour une convergence des luttes !

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Historique du mouvement
Une de La Marseillaise du 21 mars

Appel aux secteurs culturels : multiplions les actions à partir du 17 mars ! Tous·tes en grève le jeudi 20 !

Pris·es dans l’étau entre l’État qui prépare une économie de guerre et des collectivités territoriales qui tranchent dans les budgets avec une brutalité inédite, les travailleur·ses de l’art et de la culture organisent la riposte.

Depuis un mois, nous multiplions les AG et les rassemblements partout sur le territoire. Des actions ont été menées avec succès, en particulier à Paris, pour mettre la pression sur le ministère de la Culture. C’est le début d’une mobilisation qui va s’ancrer dans la durée.

Le STAA et le STUCS appellent tous·tes les travailleur·ses des secteurs culturels quels que soient leurs statuts (artistes auteur·ices, salarié·es intermittent·es ou permanent·es, micro-entrepreneur·ses, en activité ou non, indemnisé·es ou non) à construire une formidable semaine de lutte et d’actions du 17 au 23 mars 2025.

Nous appelons à une grève générale de nos secteurs le jeudi 20 mars :

  • Pour le refinancement des secteurs culturels par l’annulation des coupes budgétaires dans les collectivités, la reprise en main du ministère par les travailleur·ses et la mise en sécurité sociale de nos productions.
  • Pour l’entrée des artistes auteur·ices dans la caisse commune de l’assurance chômage afin de leur garantir une continuité de revenus.
  • Pour étendre la protection sociale des artistes auteur·ices : congés payés, médecine du travail et reconnaissance des accidents du travail & maladies professionnelles.
  • Pour le maintien du fonds pour l’emploi pérenne dans le spectacle (Fonpeps) en 2026.
  • Pour l’assouplissement du seuil d’accès au régime de l’intermittence, en particulier pour les primo-entrant·es.
  • Pour l’abrogation sans condition de la loi pour le plein emploi qui impose 15 heures d’activité par semaine aux bénéficiaires du RSA.
  • Pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les violences et harcèlements sexistes et sexuels (VHSS) dans l’édition et les arts plastiques.
  • Pour le retrait de l’abaissement du seuil de TVA à 25 000, précarisant l’ensemble des travailleur·euses indépendant·es

Ne laissons pas quelques notables réactionnaires, racistes et violent·es, par ailleurs toujours prompt·es à se coucher devant les pires des capitalistes, nous embarquer dans la pente de l’austérité, de la guerre et du fascisme. C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !

Ensemble, amplifions le rapport de force jusqu’à la victoire.

Syndicat des travailleur·ses artistes auteur·ices

STAA CNT-SO

Syndicat des travailleur·ses uni·es de la culture et du spectacle

STUCS CNT-SO

Dans le nettoyage, on s’organise avec la CNT-SO !

Nous sommes près de 600 000 travailleur·euses du nettoyage, travaillant bien souvent dans des conditions d’un autre âge. Mais ce n’est pas une fatalité, en se regroupant collectivement avec le syndicat, nous pouvons faire avancer nos droits et dire non à l’exploitation et au mépris  !