La CNT-SO vient de sortir le 1er numéro de son bulletin d’information avec différentes analyses et actualités de la Confédération.
La CNT-SO vient de sortir le 1er numéro de son bulletin d’information avec différentes analyses et actualités de la Confédération.
Le 1er mai n’est pas la « fête du travail » mais une journée internationale de lutte, bien vivante. Ce n’est pas par routine ou nostalgie que nous manifestons. Avec des millions de travailleurs et travailleuses dans le monde entier, nous prenons la rue pour revendiquer et affirmer notre solidarité internationaliste dans un monde en feu et au bord de la guerre. Soyons nombreux et nombreuses !
















La CNT-SO apporte son soutien à l’appel unitaire à la mobilisation contre la tenue du congrès national du RN à Mâcon (71) du 1er au 03 mai 2026. Le premier mai, journée internationale de lutte ouvrière, soyons nombreux-euses pour rappeler que le fascisme sera toujours l’ennemi des travailleur-euses ! Notre syndicalisme est antifasciste !
Fin janvier 2026, nous apprenions avec stupeur par la presse locale la tenue annoncée du 19e congrès national du Rassemblement National à Mâcon, au Spot, les 1, 2 et 3 mai 2026.
Le congrès national du RN rassemble des milliers de participant·es. Nous, collectifs et organisations progressistes, appelons à une riposte populaire et antifasciste massive contre sa tenue.
Au lendemain des élections municipales et à quelques mois des présidentielles, la décision du RN de choisir pour son congrès national Mâcon, ville de 35 000 habitant·es dans un département rural, ne doit rien au hasard. Alors que les cinq précédents congrès s’étaient tenus dans des grandes villes (Tours, Lyon, Lille, Perpignan, Paris), le RN fait ici un choix aussi politique qu’hypocrite : donner l’illusion que le parti s’intéresse à la ruralité, aux petites agglomérations, aux classes populaires, aux paysan·nes de France.
Mais dans les faits, le RN c’est :
Le RN n’a jamais été et ne sera jamais du côté des travailleur·euses et des classes populaires.
Le racisme n’est pas une opinion mais un délit. Le RN et son idéologie nationaliste mortifère ne sont pas les bienvenus à Mâcon, au Spot, à la mairie ou dans les rues !
Pour une journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses joyeuse et contestataire, portons haut les valeurs d’unité de classe, de solidarité, d’adelphité qui fondent notre horizon commun, reprenons la rue et faisons front uni le 1er mai à Mâcon !
Organisations signataires :
Action Antifasciste 01, AFPS71, ATTAC Mâcon, La Casbah 58, CNT-SO, Collectif Féministe Antifa 71, Collectif Féministe 01, Colleuses Féministes Tournus, Confédération Paysanne 71, Les Écologistes Mâcon-Cluny, FSU 71, Groupe Antifasciste Charvieu et environs, Groupe Antifa Mâcon et Environs, Groupe Antifasciste Villefranche et alentours, Groupe Libertaire 71, Haut Bugey Antifa, LDH Mâcon/Cluny, LFI Chalon sur Saône, LFI Mâcon, Libawat 71, Luttes en Tournugeois, La Méandre Chalon, Morvan Mobilisation Solidaire, No Pasarán 58, NPA-A Bourgogne, NPA-A 01, Pour un Avenir Solidaire Chalon, RESF Montceau les Mines, Sainté Antifa, SNETAP-FSU, Les Soulèvements de la Terre Chalon/Saône, les Soulèvements de la Terre Tournus, SUD éduc 21-71, STUCS-CNT-SO, UJFP, UL CGT 01, UCL 21, Union Populaire Chalonnaise, Victoires populaires 71, VISA Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes
Signataires :
Ludivine Bantigny (historienne), Olivier Besancenot (NPA-A), Célestin (chanteur), HK (chanteur), Mathilde Larrère (historienne), Lumi (journaliste), Ugo Pahleta (Sociologue), Usul (journaliste)
Le gouvernement s’offusque de l’augmentation des arrêts maladie en jouant la démagogie contre les « abus » et en prenant de nouvelles mesures répressives dont un scandaleux « bouton d’alerte » à activer par les patrons ! Pour les syndicalistes, il faut plutôt en chercher les origines dans la dégradation des conditions de travail, le vieillissement de la population et les successions de reformes structurelles contre les travailleur-euses !
Le gouvernement a récemment annoncé vouloir augmenter les contrôles des arrêts de travail. Ce dernier poursuit sa logique habituelle : taper sur les plus faibles pour préserver la bourgeoisie et le patronat. Pour lutter contre le chômage, tapons sur les chômeurs ; pour lutter contre les arrêts maladie, tapons sur les malades.
Pour justifier cette mesure le gouvernement invoque une augmentation de 45 % par rapport à 2019 selon les données de la CNAM.
Au lieu d’analyser cette augmentation comme un symptôme de la dégradation continue des conditions de travail, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, nous ressert la tarte à la crème des « comportements abusifs ». Là où la question du travail est évacuée reste donc des comportements individuels qu’il faudrait surveiller.
Concrètement, les contrôles des assurés vont s’intensifier, l’objectif étant d’en réaliser environ 740 000 en 2026 (+ 6 % par rapport à 2025).
Les employeurs auront, par ailleurs, la faculté de signaler à l’Assurance maladie les arrêts de travail qui leur paraissent douteux, grâce à un dispositif de type « bouton alerte », selon la formule de M. Farandou. Nul doute que les patrons vont se saisir de cette aubaine pour en user et abuser contre leurs salarié·es malades.
Face à une telle ignominie, et pour faire bonne figure, le gouvernement fait mine d’adopter une position « équilibrée » en invitant les patrons à prendre des « mesures correctives » face à l’absentéisme. Comment ? En « densifiant l’information » auprès des patrons par le biais d’un « kit “clés en main” ». Nul doute que les patrons vont être terrorisés face à cette information « densifié » !
Le ministère du travail, quant à lui, est à deux doigts de redécouvrir l’obligation d’évaluer les risques.
Pas ingrat, le patronat fait quand même part de sa satisfaction. Le gouvernement « reprend plusieurs de [leurs] propositions, en particulier en matière de prévention et de renforcement des contrôles sur les situations atypiques, s’est réjoui Diane Milleron-Deperrois, chargée de la protection sociale au Medef.
Il y avait pourtant de quoi s’intéresser réellement à cette augmentation des arrêts de travail. Les données racontent une autre histoire que celle que nous raconte le gouvernement et le patronat.
Si les arrêts progressent c’est parce que les conditions de travail se sont dégradées.
Selon la DREES (Études et Résultats n°1321, données CNAM), ce sont surtout les arrêts de longue durée qui progressent – notamment pour troubles psychiques/TMS/Cancer. Contrairement à ce qu’a l’air de penser le gouvernement, il semble difficile de s’inventer un cancer, une pathologie cardiovasculaire, un burnout ou une dépression.
Dans le même temps, de nombreuses études documentent une dégradation des conditions de travail (DARES, INRS, CEREQ) intensification, pressions accrues, perte d’autonomie, réorganisations successives voire permanentes.
Ce lien est n’est ni anecdotique, ni ponctuel. L’intensification du travail, la flexibilisation et l’allongement du temps du travail, la précarité, la pression managériale et les dispositifs d’individualisation du rapport au travail sont largement documentés par la littérature scientifique sur le sujet.
A cela il faut évidemment ajouter le vieillissement de la population au travail avec les différentes réformes des retraites et la disparition des CHSCT entérinée avec les ordonnances Macron de 2017, ainsi qu’une médecine du travail saccagée après la dernière réforme de 2021.
En un mot les salarié·es travaillent de plus en plus longtemps au cours de leur vie et dans des conditions toujours plus dégradées. Dans ces conditions, il serait surprenant qu’il n’y ait pas d’augmentation des arrêts de travail.
Il est important de rappeler qu’une grande partie des arrêts de travail prescrits par les médecins ne sont pas pris par les malades. D’après la DARES, 3 jours d’arrêt sur 11 ne sont pas pris.
La DARES constate que ce présentéisme est d’autant plus important que les salarié·es sont confronté·es à une forte intensité au travail. Ces salarié·es abimé·es par le travail dans le même temps cumulent le plus grand nombre d’arrêt maladie prescrits.
L’augmentation des arrêts maladie ne sont donc que le symptôme de l’intensification de l’exploitation capitaliste et des choix politiques qui ont été fait en ce sens.
Dans l’immédiat, nous revendiquons :
le doublement des sections d’inspection du travail
l’augmentation des effectifs et des moyens de la médecine du travail
faciliter la reconnaissance des maladies professionnelles en élargissant notamment les tableaux aux maladies mentales
le rétablissement des CHSCT
l’abandon de la réforme des retraites 2023 et de toutes les contre-réformes depuis 1993

Le conflit actuel en Iran et au Moyen en est l’illustration. Le «grand jeu» impérialiste, de domination, de contrôle des ressources et de conquête entre les puissances mondiales nous pousse vers une marche à la guerre généralisée qui semble inéluctable… Comme toujours les travailleur-euses en sont les premières victimes, sous les bombes ou par la crise économique qui s’annonce. Ce n’est pas une fatalité ! Il est de notre responsabilité de syndicalistes, de nous y opposer partout, par la solidarité internationaliste, l’antimilitarisme et le combat pour un monde émancipé de la tutelle du capitalisme et des États !
Dans cet état d’esprit, nous travaillons en relation avec les organisations ouvrières qui partagent ce projet émancipateur à travers le monde. Rejoignez-nous !









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Front Anarchiste – Version Française:
🔴 Contre tous les gouvernements, contre toutes les guerres ⚫️
Communiqué du Front Anarchiste du 2 avril 2026
🔴 Contre tous les gouvernements, contre toutes les guerres ⚫️
Depuis plus d’un mois, les bombes étasuniennes et israéliennes tombent sur l’Iran. Des civil•es meurent. Parmi elles, des centaines d’enfants. Plus d’un million de personnes a été déplacé. Internet a été coupé depuis le 28 février. La guerre a désormais gagné toute la région.
Mais nous voulons exprimer quelque chose que les médias n’exprimeront pas pour nous.
Nous ne pleurons pas la République Islamique. Nous l’avons combattue toute notre vie. Elle a torturé nos camarades. Emprisonné nos sœurs. Massacré les nôtres depuis 47 ans.
Mais les bombes de l’empire ne sont pas une libération.
Trump l’a dit lui-même, il ne se bat pas pour la démocratie. Il ne se bat pour les femmes iraniennes. Il se bat pour les intérêts stratégiques étasuniens, pour détruire les capacités balistiques, pour contrôler la région. Washington ne jette pas des bombes pour la liberté. Demandez aux gens en Irak, demandez aux gens en Afghanistan.
Et tandis que les bombes tombent de dehors, la République Islamique nous fait la guerre en interne. Les manifestant•es sont exécuté•es. Les prisonnier•es politiques sont enfermé•es dans des cellules sans nourriture. Nos camarades nous manquent. Le régime utilise les détenu•es comme bouclier humain dans les bases militaires.
Le peuple d’Iran est coincé entre deux formes de violence. L’une porte un turban, l’autre un costume.
A celles et ceux qui portent le drapeau du Shah dans la diaspora, nous disons clairement : nous n’avons pas survécu pendant 47 ans sous une dictature pour livrer notre pays au fils du dictateur d’avant. Couronne et turban sont les deux faces de la même médaille. Nous n’en voulons pas.
Ce que nous voulons est simple : une société construite par en bas, sans maîtres, sans mollahs, sans Shahs. Les travailleuses et les travailleurs aux manettes sur leur lieu de travail. Des communautés qui s’auto-organisent et s’auto-déterminent. La liberté pour toutes et tous de décider de leur propre futur.
Nous soutenons le peuple d’Iran, pas les gouvernements des États-Unis ou d’Israël, pas la République Islamique, pas la restauration de la couronne.
Le peuple.
Non à la guerre impérialiste !
Ni Mollah ni Shah !
Femme, Vie, Liberté !

Face aux impérialismes, aux droites et extrêmes droites, partout dans le monde, les femmes résistent ! Face aux attaques du gouvernement, Grève féministe !
Nous appelons à la grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation. Sans les femmes, tout s’arrête !
Nous sommes déterminées à lutter contre le pouvoir, faire entendre les voix de toutes pour arracher l’égalité.
Nous sommes solidaires des femmes et des populations subissant de plein fouet les conséquences dramatiques du changement climatique, aggravé par les politiques productivistes et capitalistes.
A l’heure des guerres génocidaires, des coups d’État, des impérialismes démultipliés, de l’Iran à l’Afghanistan , de la Palestine au Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et l’Ukraine, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs du monde entier.
Nous affirmons notre solidarité avec nos sœurs d’ Amérique latine, d’Iran, du Groenland, sous menace d’une intervention impérialiste directe par les Etats-Unis de Trump.
De l’Amérique latine et du Sud au continent africain, les luttes écoféministes articulent droits des femmes, autodétermination des peuples et défense du vivant. Elles s’opposent aux logiques impérialistes, coloniales et néolibérales qui sacrifient les territoires et les populations au profit des multinationales minières, pétrolières, agricoles et financières.
En solidarité avec celles qui font face aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes; avec celles qui endurent les génocides, les conflits armés, les bombardements massifs, et viols de guerre, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, celles confrontées à l’exode et aux politiques migratoires racistes, celles qui subissent la crise climatique – 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes -, l’insécurité alimentaire et l’exploitation des multinationales; avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits.
L’Extrême-droite est désormais au pouvoir dans de nombreux pays. Partout, les immigré-es et migrant-es sont réprimé-es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes, homophobes et transphobes, handiphobes, qui exercent des violences permanentes, l’extrême-droite étend sa sphère d’influence, grâce aux médias achetés par sa galaxie. Elle ne cesse de nourrir la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, la LGBTQIAphobie, le validisme, et entretient la centralité d’un projet politique xénophobe.
Nous réclamons l’abrogation de la loi immigration et la régularisation de tou·te·s les sans-papier-es.
Avec les municipales de 2026 et la potentielle arrivée de l’extrême droite dans plusieurs villes, l’enjeu est celui d’une opposition unie et radicale et la formation d’un front antifasciste !
A l’heure du financement d’un porte avion de 10 milliards alors que des associations, notamment féministes, risquent de fermer leurs portes et leurs services faute de financement , nous refusons de nous taire.
Le gouvernement refuse de taxer les ultra-riches, le budget profondément sexiste et socialement brutal est en cours d’adoption. Ce budget impactera toujours plus lourdement les femmes du fait de leur position subalterne dans le monde du travail.
Les inégalités salariales, les bas salaires, les allocations inférieures au seuil de pauvreté, les pensions de retraites toujours plus faibles précarisent les conditions de vie. Les femmes représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70% des bénéficiaires des banques alimentaires. Plus de 9,8 millions de personnes, dont plus d’une famille monoparentale sur 3, vivent sous le seuil de pauvreté. 300 000 personnes dont 3000 enfants vivent dans la rue.
Nous demandons la hausse des salaires, la revalorisation des minimas sociaux, la construction massive de logements sociaux.
L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent et soutiennent les femmes.
Les femmes, notamment les mères isolées, sont particulièrement impactées par la vie chère, elles sont majoritaires à occuper des emplois mal rémunérés, sont souvent percutées par la précarité et le temps partiel imposé et touchent un salaire en moyenne ¼ inférieur à celui des hommes. Les femmes, dont les retraites sont 40% inférieures à celles des hommes, sont encore plus impactées par la dernière réforme. Nous voulons la retraite à 60 ans, une réduction du nombre d’annuités et des pensions décentes.
Nous réclamons l’abrogation totale de la réforme Macron des retraites et de toutes celles qui ont accentué les inégalités. Nous exigeons l’abrogation des lois qui pénalisent les chômeurs·euses et les bénéficiaires du RSA. Nous exigeons la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, lien, santé, nettoyage…), l’égalité salariale, l’interdiction du temps partiel imposé, la transformation des CDD en CDI et la réduction du temps de travail à 32 heures minimum avec embauches correspondantes. Nous exigeons une transposition ambitieuse de la directive européenne sur la transparence salariale qui vise à renforcer l’application du principe d’une même rémunération “pour un même travail ou un travail de valeur égale”.
80 % des femmes consacrent au moins une heure par jour à la cuisine ou au ménage contre seulement 36 % des hommes. 63 % des personnes qui s’occupent tous les jours d’enfants, de personnes âgées ou handicapées de manière informelle sont des femmes, ces aidantes ne doivent pas être victimes d’un défaut de solidarité nationale renvoyant aux solidarités familiales.
Invisibilisé, dévalorisé, il est loin d’être une question privée. Les tâches qui en découlent font pleinement partie de l’activité économique.
C’est un travail qui participe à produire des biens et des services et qui contribue au bien être des membres du ménage (famille) et va bien au-delà.
Nous ne pouvons nous satisfaire que rien ne bouge dans la répartition des tâches au sein des couples et ce depuis des années. Cette inégalité dans la répartition du travail domestique se traduit par des inégalités dans la sphère professionnelle et est l’un des facteurs des inégalités salariales et patrimoniales.
Le 8 Mars, nous appelons à la grève du travail domestique.
Le démantèlement des services publics de la santé, de l’éducation, du logement dégradent les conditions de vie des femmes. Les politiques libérales ont privatisé les services publics et contraignent les femmes à compenser les carences auprès des enfants comme des plus âgé·e·s, des malades, des enfants et adultes handicapé-es, au détriment de leur carrière, de leur autonomie financière, de leur santé. Nous réclamons la création de services publics de la petite enfance à la hauteur des besoins, avec les moyens correspondants pour en finir avec les crèches privées et de l’autonomie tout au long de la vie et une prise en charge réelle du 4ème âge. Nous exigeons des services publics renforcés : 63% des personnels sont des femmes et elles en sont aussi les premières usagères.
47000 femmes dans le monde meurent chaque année d’un avortement clandestin. Nous réclamons la réouverture de tous les centres d’interruption volontaire de grossesse qui ont été fermés pour permettre un réel accès à l’IVG sur tout le territoire, le choix de la méthode, et les moyens nécessaires à la hauteur des besoins.
LGBTQIA, nous voulons pouvoir faire nos choix de vie, vivre librement notre orientation sexuelle, nos identités. Nous demandons la fin des mutilations et des traitements hormonaux non consentis. Nous voulons l’ouverture de la PMA pour toutes ! Nous dénonçons les offensives réactionnaires qui s’en prennent aux droits des personnes LGBTQIA+. Nous revendiquons la liberté de vivre son orientation sexuelle. Nous exigeons une transition libre et gratuite pour toutes et tous et la fin des mutilations et traitements hormonaux non consentis sur les personnes intersexes.
Handicapées, nous subissons toutes les violences. Nous sommes privées de nos droits à l’autonomie, à l’éducation, à l’emploi, aux soins, et à la procréation. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle à l’ensemble de l’espace public et à tous les lieux et bâtiments.
Près d’une femme sur trois est victime de violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie (OMS), soit environ 840 millions de femmes dans le monde. Nous continuons à compter nos mortes car il n’y a aucune volonté politique de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants. L’impunité persiste, 1% des viols sont condamnés. Nous refusons que les enfants violé·es, maltraité·es, incesté·es continuent le plus souvent à être abandonné·es à leur sort !
Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont les violences obstétricales et gynécologiques, nous voulons une loi-cadre intégrale qui mette en avant prévention, éducation, protection, accompagnement, sanction et garantisse les moyens pour la prise en charge de l’ensemble des victimes, femmes, enfants et minorités de genre.
Les plus touchées par les violences sexistes, dont les violences économiques, sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : femmes victimes de racisme, exilées et migrantes, sans papiers, ouvrières, femmes sans domicile, précarisées, privées de liberté, en situation de handicap, femmes lesbiennes et bi, femmes trans, femmes en situation de prostitution et celles victimes de l’industrie pornocriminelle.
Nous demandons la mise en place d’actions concrètes pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles, protéger les victimes et combattre les réseaux de traite prostitutionnelle et de proxénétisme et la marchandisation du corps des femmes.
Nous dénonçons les baisses des subventions aux associations qui luttent contre les VSS et exigeons au moins les 3 milliards nécessaires pour l’accompagnement des victimes et des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et leur prévention.
Une éducation à l’égalité doit permettre aux enfants de comprendre les mécanismes de domination s’exerçant dans notre société et contribuer à les protéger contre les violences sexistes et sexuelles. Nous voulons une éducation non sexiste, la réelle mise en place effective d’une éducation à la vie affective et sexuelle qui intègre les notions de désir et de plaisir, d’une éducation au consentement et à l’égalité. Et surtout, des moyens pour la mettre en œuvre. Les inégalités se vivent aussi à l’université : stéréotypes dans les orientations et les filières, bizutage fortement genré, violences sexistes et sexuelles, et c’est sans citer le sexisme ordinaire dans les amphis. Nous demandons notamment des dispositifs de protection et de soutien des victimes de discrimination efficients et financés, des formations de lutte contre les VSS…
Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle pour toutes et tous maintenant !
Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), dans la continuité des lois votées pour l’éducation à la sexualité à l’école, doit être mis en œuvre.
Nous sommes et resterons mobilisé-es tous les jours contre le patriarcat, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le validisme, les politiques libérales et autoritaires du gouvernement et contre l’extrême droite.
Le 8 MARS, nous serons en grève féministe et nous manifesterons pour imposer un rapport de force et faire valoir nos revendications.



Dans le cadre de son congrès confédéral de novembre 2025, la CNT-SO a débattu et adopté diverses motions d’orientation.
Les jeunes prolétaires sont frappés de plein fouet par la précarité : emplois saisonniers, jobs précaires et peu stables, salaires faibles, intérim, travail non déclaré, etc. Pourtant, la DARES établit à seulement 5% le taux de syndicalisation des moins de 35 ans, contre 11,2 % pour l’ensemble des travailleur⸱euses (en 2018). Ainsi, en plus d’occuper des emplois précaires, les jeunes prolétaires se saisissent peu des outils de lutte syndicale. Les collectifs de classe sont délaissés, laissant le champ libre au patronat pour détruire les acquis sociaux, bafouer le code du travail, etc.
Cette faible syndicalisation des jeunes pose la question de l’avenir des syndicats, donc de la CNT-SO, de l’organisation de classe qu’elle propose et de son projet politique. […]
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Dans le cadre de son congrès confédéral de novembre 2025, la CNT-SO a débattu et adopté diverses motions d’orientation.
La solidarité entre les travailleuses et les travailleurs appartenant à une même communauté de travail est d’une importance fondamentale pour préserver les droits existants et en obtenir des nouveaux.
La communauté de travail se définit comme l’ensemble des travailleurs et travailleuses participant de près ou de loin à la production ou à la commercialisation d’un même produit, d’une même prestation ou d’un même service, et travaillant dans la même entreprise, qu’ils en soient salarié·es ou non.
L’une des problématiques majeures rencontrées depuis quelques décennies déjà dans le monde du travail est l’externalisation de différents services par le biais de la sous-traitance ou de l’intérim. Ces deux formes d’emploi se sont développées de manière exponentielle au cours des dernières décennies, suscitant de nombreux questionnements et de nombreuses inquiétudes concernant les conditions de travail, la stabilité de l’emploi et la cohésion des équipes au sein des entreprises.
C’est justement parce que les intérêts du patronat sont opposés à ceux des travailleuses et des travailleurs et que ces derniers ne sont pas des collaborateurs mais bien des salarié·es sous lien de subordination que l’externalisation des services et la destruction de la communauté de travail ont été mises en place progressivement depuis le début des années 70 et qu’elles ont complètement explosé en France dans les années 2000 et encore aujourd’hui. […]
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Soutenez les luttes ouvrières et la création d’une caisse de solidarité permanente ! Aidez au développement d’un réseau syndical de défense juridique !
Implantée dans les secteurs du nettoyage, de la restauration, du commerce, des transports et de la logistique, du bâtiment, de l’éducation, de l’aide à domicile, du spectacle etc., la CNT-Solidarité Ouvrière développe un outil syndical, alternatif et combatif, au service des travailleuses et des travailleurs.
Depuis sa création, fin 2012, la CNT-SO a été impliquée dans de nombreuses luttes. Les multiples conflits dans le secteur du nettoyage, en particulier la sous-traitance hôtelière avec les grèves de femmes de chambre ayant durées parfois plusieurs mois, en sont les plus emblématiques et ont été fortement médiatisés. C’est aussi le cas des divers mouvements de travailleur·euses sans-papiers pour la régularisation, avec l’occupation des chantiers des JO de Paris ou le combat des livreurs uberisés… A chaque conflit, la CNT-SO mobilise ses caisses de grève et bien au-delà, pour compenser les pertes de salaires et permettre des mobilisations solides tenant le temps nécessaire à la victoire collective.
La construction de ces luttes dépend aussi largement d’un travail quotidien « invisible ». Refusant toute subvention de l’État ou du patronat, la CNT-SO auto-finance un réseau de développeur·euses syndicaux et de juristes en charge de la défense syndicale, notamment devant la justice prud’homale. Ce réseau est un point d’appui aux combats de nos équipes syndicales et permet d’accompagner chaque année des centaines de travailleur-euses face à l’arbitraire patronal, particulièrement dans des secteurs très précarisés du salariat. Pour en savoir plus sur une des particularités de notre action syndicale, notre réseau de développeur·euses et juristes, vous pouvez lire notre motion de congrès confédéral à ce sujet ici.
Ce travail syndical efficace se heurte inévitablement à la répression étatique comme patronale nécessitant là aussi une large solidarité.
Pour poursuivre son action et la développer plus largement, faire face à la répression grandissante et préparer les luttes futures, la CNT-SO lance aujourd’hui une souscription permanente ouverte à tous et toutes.
Ce fonds aura deux objectifs :
Ce fonds sera alimenté par :
La CNT-SO c’est aussi une orientation syndicale et des valeurs particulières, portant un projet de transformation sociale révolutionnaire. Pour en savoir plus sur nos orientations, voir la présentation sur notre site.
















Se syndiquer, c’est rompre l’isolement, c’est dire NON à l’exploitation et au mépris, c’est résister et lutter ensemble pour défendre ses droits et en gagner de nouveaux ! Rejoins ton organisation de classe !























