Ukraine : rassemblement tous les jeudi devant la mairie de Poitiers à 18h30

L’armée russe envahi depuis le 24 février dernier l’Ukraine par la Biélorussie, la Crimée et le Donbass. Cette invasion massive par la seconde armée au monde, générant essentiellement la mort de civils, bouleverse et va bouleverser durablement les sociétés occidentales et bien entendu la société Russe. Ce sont évidement les plus fragiles, les plus précaires qui seront les plus impactés par cette guerre.
La guerre ne profite qu’aux capitalistes : d’un côté les profits des complexes militaro-industriels s’envolent, de l’autre elle justifie les mesure d’austérité au nom de « l’économie de guerre », et renforce l’exploitation des travailleurs (en particulier les centaines de milliers de réfugiés plongés dans une situation précarité qui les expose à tous les abus). Plusieurs villes ont subi des tirs de missiles, à l’aveugle, comme tous les tapis de bombes largués sur des populations depuis la deuxième guerre mondiale.
 
Depuis 2014 et l’annexion de la Crimée, le Donbass était déjà entièrement sous le contrôle de Moscou. Ces 8 années de guerre avaient déjà causé la morts de 13 000 personnes, essentiellement des civils et des horreurs qui ont attisé les haines, sans oublier les millions de réfugié.e.s ou déplacé.e.s d’une zone à l’autre de leur propre pays.
 
Si nous considérons que des mesures contre les oligarques et responsables russes et d’ailleurs auraient du être prise depuis longtemps, tant la complaisance avec les amoureux de la verticalité et de l’autorité fait bon ménage avec un large spectre de l’échiquier politique et économique français, nous nous inquiétons fortement des conséquences de l’ensemble des mesures prises par les pays occidentaux qui affectera essentiellement la population russe, subissant déjà une désinformation institutionnalisée, une précarité généralisée et une désagrégation des droits humains et sociaux. C’est ce que dénoncent depuis des années les militants des Droits humains, et des syndicalistes de Russie, mais aussi ceux d’Ukraine et des pays limitrophes. 
    
Au regard de l’expérience de ces dernières années (Rwanda, Syrie, Afghanistan, Mali, Centrafrique…), on ne peut qu’être inquiet des agissements à venir des armées occidentales (françaises y compris) si celles-ci devaient être impliquées directement dans un conflit international. Ces interventions se sont traduites ces dernières années par des morts de civils, des exactions et viols (1). Nombreux sont les partisans en Ukraine et en Russie d’un accroissement des droits, des libertés fondamentales mais aussi de l’égalité économique et sociale. Qu’ils soient non-violents/pacifistes ou devant se battre pour protéger ce qui reste de leur vie, il est nécessaire de les aider prioritairement, car c’est en elles et eux que réside l’avenir de ces pays et de leurs habitants. 
    
Particulièrement inquiet de la situation qui ne cesse de s’aggraver, avec l’agitation de la menace nucléaire notamment, nous appelons à un nouveau rassemblement jeudi 10 mars 2022 devant la mairie de Poitiers à 18h30. Nous appelons d’ailleurs à un rassemblement chaque jeudi pour montrer notre opposition à toute forme de guerre, notre engagement pacifiste et anti-impérialiste, mais avant tout notre solidarité concrète avec la population et les travailleur·euse·s russes et ukrainien·ne·s, qu’ils soient sur place ou sur les routes de l’exil.
 
Nous adressons notre solidarité aux militant.e.s de la désescalade en Russie, en Biélorussie et ailleurs qui subissent de féroces et inacceptables intimidations, persécutions et privations arbitraires de liberté (emprisonnement, placement dans des centres de « rééducation par le travail », etc).
    
Ce rassemblement, dans le sillage des diverses initiatives  publiques ou privées d’assistance à la population et aux travailleurs ukrainiens menées dans la Vienne, se traduira également par différentes initiatives dans les prochains jours (conférence publique avec militants et syndicaliste ukrainiens, mise en place de caisses de soutien financiers…).

COMMUNIQUE DE L’UNION DES SYNDICATS CNT-SO DE LA VIENNE

 
 
 
    
 
 

Anims en grève : acte 3 !

Appel de l’intersyndicale de l’Animation pour une troisième mobilisation nationale du secteur les 08 et 09 mars 2022 👇 

Livreurs des plateformes : dossier élections professionnelles 2022

En France, le gouvernement refuse toujours de reconnaître nos droits mais avec de multiples condamnations judiciaires et avancées pour la reconnaissance du statut des livreurs en Europe : le vent tourne pour les plateformes… Le quotidien de tous·tes les livreur·euses doit maintenant changer !

Pour la 1ère fois, des élections professionnelles sont organisées en mai 2022, pour élire des représentant·es. Malgré un cadre très discutable (voir plus bas), la CNT-SO se présente pour faire avancer la reconnaissance totale de nos droits salariaux, sociaux et syndicaux !

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Pour voter, utilisez le site :

https://arpe-livreurs.neovote.com/

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Téléchargez la profession de foi au format pdf

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Livreur·euses, avec ou sans-papiers, on s’organise pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux !

Avec la multiplication des enseignes de livraison et un nombre toujours plus grand de livreur·euses : nos rémunérations ont fortement diminué ces dernières années. Soi-disant indépendant·es, nous sommes à la merci des modification de tarifs des plateformes et soumis à l’arbitraire de leurs algorithmes ! Dans l’immédiat, nos tarifs doivent augmenter avec une rémunération minimale garantie égale au SMIC horaire (y compris les cotisations sociales), incluant le temps d’attente.

Sans droits, nous sommes dépendant·es des plateformes qui peuvent nous déconnecter selon leur bon vouloir : notre statut doit évoluer ! La CNT-SO revendique clairement la reconnaissance du statut de salarié·e et les droits sociaux correspondants pour les livreur·euses ainsi que des garanties pour notre santé et notre sécurité : c’est le seul moyen d’obtenir des avancées sociales et une vraie protection.

Nous considérons que le statut de salarié·e permet d’intégrer plus justement les travailleur·euses des plateformes, tout en respectant leur désir d’autonomie. L’argument des patrons sur le manque de souplesse du statut est parfaitement malvenu compte-tenu de toutes les mesures de « flexibilité » qu’ils ont obtenus dans les dernières réformes du droit du travail !

Pour les livreur·euses sans-papiers, cette reconnaissance est importante pour lancer des procédures de régularisation

La CNT-Solidarité Ouvrière revendique :

• Hausse immédiate des tarifs

• Le paiement de toutes les heures travaillées (y compris le temps d’attente) et pas de rémunération horaire inférieure au SMIC horaire (incluant les cotisations sociales)

• Une prime d’entretien des véhicules (vélos, scooters…)

• La régularisation des travailleur·euses sans-papiers

• La reconnaissance du statut de salarié·e et le bénéfice de tous les droits sociaux (sécu, chômage, congés…)

• La création d’un statut collectif dans une convention collective

Livreur·euses : derrière le statut de micro-entrepreneur, du salariat déguisé !

Les plateformes ont construit leur modèle sur le statut d’« indépendant » qui leur évite d’assumer leurs obligations sociales d’employeur mais les décisions judiciaires favorables aux travailleur·euses des plateformes se sont multipliées partout en Europe, sans compter les nombreuses procédures toujours en cours.

En France, différents arrêts contre Deliveroo (2020) ou encore UBER (2021) ont reconnu que la relation entre ces plateformes et des livreurs ou chauffeurs VTC relevait du contrat de travail et pas d’une relation commerciale. De multiples éléments pouvait caractériser un contrat de travail en particulier le lien de subordination : le pouvoir de contrôle de l’entreprise via la plate-forme et le système de géolocalisation, le pouvoir de sanctionner et fixer les rémunérations…

La CNT-SO mobilise ses outils juridiques pour nous défendre et est notamment partie civile, avec le CLAP et Solidaires, dans le procès en correctionnel ouvert en mars 2022, qui a abouti à la condamnation de Deliveroo pour «travail dissimulé». Il faut maintenant sortir de l’auto-entrepreneuriat forcé !

Deliveroo condamné pour « travail dissimulé » : le combat pour les pleins droits des livreur-euses continue !

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Élections : un cadre bidon mais un vrai référendum pour nos droits !

Pour notre représentation, le gouvernement a choisi une formule bâtarde qui arrange bien les plateformes. Les organisations désignées représentatives après le vote (8 % des voix) seront habilitées à négocier des accords collectifs avec les plateformes dans un cadre encore flou et limité : rémunérations, santé au travail et formation professionnelle. Cela reste bien en dessous des droits pour la représentation générale des salarié·es dans les CSE et des garanties globales d’une convention collective.

Nous devons bénéficier des même droits que les autres travailleur·euses : ces élections ne doivent être qu’une étape vers la reconnaissance totale de nos droits syndicaux et un statut dans une nouvelle convention collective. Utilisons malgré tout ce vote pour matérialiser notre colère et surtout organisons-nous pour lutter collectivement !

Les élections comment ça marche ?

Le ministère du Travail organise deux scrutins pour élire les représentant·es des travailleurs·euses des plateformes, l’un pour les VTC, l’autre pour les activités de livraison de marchandise à vélo ou scooter.

C’est un scrutin « sur sigle ». Les syndicats professionnels et associations loi 1901 peuvent se présenter.

Le scrutin est organisé du 09 au 16 mai 2022 par vote électronique

Pour être électeur, il faut :

– Une ancienneté minimum de trois mois d’exercice d’activité dans le secteur, avant le 09 janvier 2022.

– Totaliser au cours de la période constituée des six mois précédents, au moins cinq prestations pour une plateforme

Les représentant·es qui seront désigné-es par les organisations représentatives après le vote, bénéficierons d’une protection contre la rupture de contrat avec la plateforme

Choisir la CNT Solidarité Ouvrière c’est développer une alternative syndicale : combative, auto-gestionnaire et révolutionnaire  !

Pour voir la présentation du syndicat et ses orientations : cliquez ici.

Pour se syndiquer : cliquez ici

RATP : victoire des agent-es de nettoyage ONET en grève du dépôt de Pierrefitte (93)

Les nettoyeurs et nettoyeuses, intervenant sur le réseau RATP,  en grève depuis le 20/02 au dépôt de Pierrefitte (93), ont arraché un accord gagnant à la direction du sous-traitant ONET.

Alors que la direction jouait la montre, c’est l’occupation toute la journée du 28/02, du siège régional d’ONET à Suresnes (92) qui a forcé l’ouverture de négociations sérieuses sur l’amélioration des conditions de travail et de rémunération. Avec l’accord, signé avec leur intersyndicale CNT-SO, CFDT et CGT, les grévistes obtiennent : une augmentation de la rémunération mensuelle de 50€ pour tous et toutes; 20€  mensuel supplémentaire pour les conducteurs; une prime de 100€; une prime égale à 3 journées de salaire pour la « remise en état » des chantiers (équivalant au paiement de la moitié des jours de grève par l’entreprise).

Seule la lutte paie !

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Caisse de grève en ligne

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Le mouvement en image :

Tract intersyndical du 21 février 2022

Soutien à la lutte du magasin FNAC St-Lazare à Paris

L’intersyndicale parisienne de la FNAC (CGT/CNT-SO/FO/SUD) soutient la lutte des salarié-es du magasin St-Lazare (Paris 9°) en lutte depuis le 08 décembre et désormais en grève reconductible : pour les salaires, des embauches et l’amélioration des conditions de travail.

Caisse de grève en ligne : https://www.cotizup.com/grevefnacstlaz

Solidarité avec la lutte des travailleurs sans-papiers du groupe La Poste

Le syndicat CNT-SO du secteur postal & des télécommunications est solidaire des travailleurs sans papiers en lutte sur plusieurs sites du groupe La Poste en région parisienne. La CNT-SO IdF participe au comité de soutien unitaire.

Depuis le 15 novembre une grève a éclaté, avec le soutien initial du CTSPV, de SUD PTT et de Solidaires 91, sur le site DPD de Coudray-Montceau (91) qui gère la distribution de colis pour le compte de la Poste. Ils ont été rejoint depuis par d’autres grévistes sur le site Chronopost d’Alfortville (94). Outre la dénonciation des conditions de travail déplorables, l’objectif de ce combat est la régularisation immédiate des travailleurs sans-papiers exploités sans vergogne par une filiale de la Poste et ses sous-traitants.

Pour soutenir les grévistes : Chemin de Chevannes, 91830 Le CoudrayMontceaux

Pour les soutenir financièrement : https://www.cotizup.com/sanspapiersdpd

Chèque à l’ordre de SUD POSTE 91 mention «Soutien lutte DPD» au dos, envoyer à : Sud Poste 91, Place du général de Gaulle 91000 Evry-Courcouronnes

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Manifestation le 25 janvier à Evry (91)

11h30, place des terrasses de l’Agora

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Manifestation le 21 décembre à Evry (91)

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Communiqué du 08 décembre

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Tract du 05 décembre

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Tracts du 28 novembre

Tract rassemblement soutien aux DPD 30 novembre

Visuel réunion de soutien Dpd 1er décembre

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Communiqué du 18 novembre

Grève interpro du 27/01 : l’animation dans la lutte !

Appel unitaire de l’intersyndicale du secteur de l’animation et de l’Education populaire pour la grève interprofessionnelle du 27 janvier.  Contre la précarité, pour la hausse des salaires, pour nos statuts et conditions de travail : soyons nombreux-euses !

Bulletin de la CNT-SO des activités postales & télécommunications #2

Le deuxième numéro du « Braséro », bulletin du syndicat national des activités postales et des télécommunications,  vient de sortir. Bonne lecture !
Exemplaire à télécharge au format pdf  👇  Pour recevoir et diffuser Le Braséro en version papier, contactez le syndicat : poste-telecom[@]cnt-so.org.

13 janvier : faisons déferler une vague de colère contre la politique Blanquer !

J.M Blanquer violente le système scolaire et ses personnels depuis 5 ans par ses réformes destructrices imposées dans la douleur avec un management méprisant et autoritaire. Sa gestion sanitaire qui mêle logiques austéritaires et obscurantisme bolsonarien, est un long naufrage. Cette rentrée chaotique est celle de trop !

Il est temps de tourner la page Blanquer avec une mobilisation exemplaire pour la sécurisation sanitaire du système scolaire mais aussi pour obtenir un grand plan d’urgence pour l’éducation, avec les moyens matériels et humains pour fonctionner. Pour la salubrité du système scolaire, dégageons Blanquer ! Soyons massivement en grève et dans la rue le 13 janvier et construisons collectivement la suite du mouvement !

Téléchargez le tract au format pdf : cnt_so_educ_greve_13_janvier_22

 

Le gouvernement ne s’en cache plus, face à la nouvelle vague épidémique, la priorité ce n’est pas la santé publique mais l’Économie. Malgré les nombreuses alertes scientifiques ou syndicales sur la rentrée, il fallait donc ouvrir la garderie du MEDEF à tout prix ! Le résultat est là avec une situation déjà chaotique, apothéose d’une gestion calamiteuse de la crise sanitaire par J.M Blanquer… 

Le bricolage et le mépris ça suffit

Depuis septembre, le protocole sanitaire dans les établissements n’a cessé de changer, dans le mépris le plus complet des personnels et usager·ères, avec la seule logique de maintenir le plus de classes ouvertes même au prix d’une explosion des contaminations. Le protocole sanitaire de rentrée annoncé dimanche dernier dans un article de presse payant, a déjà dû être amendé plusieurs fois dans la semaine tant il est inadapté à la situation ! Complexes pour les familles comme pour les personnels, participant à l’engorgement du dépistage alors que pointe une pénurie d’autotests, les règles sur les cas contacts et le dépistage ont été encore assouplies vendredi ! Ce manque de lisibilité et les changements permanents créent une insécurité épuisante pour tous les acteurs de l’école. Il faut en revenir à la seule règle protectrice et lisible sur la durée : un cas = fermeture de la classe et dépistages. 

Un pari risqué sur la santé des jeunes et des personnels

Le gouvernement mise cyniquement sur l’absence massive de formes graves chez les jeunes, pourtant le nombre d’hospitalisations d’enfants est au plus haut depuis le début de la pandémie et des signaux dans d’autres pays doivent nous alerter sur une hausse des hospitalisations pédiatriques avec OMICRON. La prudence devrait être de mise d’autant que l’on ne peut pas lutter contre l’épidémie en ignorant toute une classe d’âge. Nos dirigeant·es font donc le pari d’une contamination de masse sans trop de dégâts apparents. En dehors de la mortalité, nous avons pourtant encore peu de recul sur les COVID longs ou autres séquelles de la maladie. Rappelons également que, quand le taux d’incidence flambe, le risque de développer des variants explose aussi !

 

 Mobilisons-nous pour la sécurisation du système scolaire et des conditions d’enseignement dignes !

L’aveuglement obscurantiste de Blanquer sur la circulation du covid en milieu scolaire est fondamental dans l’incapacité de l’institution à anticiper une politique de sécurisation sanitaire sur le long terme. Le dogme austeritaire y est aussi pour beaucoup avec près de 675 millions d’euros rendus sur le budget de l’EN ces deux dernières années. 

En temps normal, les remplacements sont déjà un point noir en particulier dans le secondaire. Avant Noël, la situation était déjà tendue avec des milliers d’heures de cours non remplacées, et sans surprise le nombre d’arrêt liés au COVID explose chez les personnels engendrant des dysfonctionnements majeurs. Contrairement à la propagande ministérielle, les remplacements ne suivent pas, même en ayant recours aux jeunes retraité·es ou aux annonces chez Pôle emploi… Quel sens donner à l’éducation quand dans le même temps l’absentéisme des élèves est massif avec des allers/retours entre école et séjours à la maison ? Il faut impérativement des moyens humains pour pouvoir fonctionner !

La diffusion aérosol du virus fait aujourd’hui l’objet d’un consensus scientifique solide. Dans ce contexte, la dotation en masque des personnels est insuffisante et quasi inexistante pour les élèves. Il est indispensable d’être doté·es des protections les plus efficaces avec des FFP2 distribués pour tous·tes.  Le contrôle de l’aération et le renouvellement régulier de l’air sont reconnus dans le protocole sanitaire de l’Éducation Nationale, comme « une des principales mesures collectives de réduction du risque de transmission du SARS-CoV-2 ». A ce titre, le ministère recommande de doter les établissements de capteurs de CO2 pour « évaluer facilement le niveau de renouvellement d’air » mais se décharge sur les collectivités de rattachement sans assumer un plan national d’équipement. Au-delà de la mesure d’urgence de dotation en capteur CO2, nous revendiquons donc également une action plus globale sur la qualité de l’air et de la ventilation dans les établissements.

Pour obtenir le plan d’urgence nécessaire à la sécurisation du système scolaire, nous devons être mobilisés ces prochains jours ! Multiplions les actions dans les établissements, convergeons avec les soignant·es le 11/01 et soyons massivement en grève le 13 janvier !

La CNT-SO soutient toutes les initiatives de luttes et revendique :

Un protocole à la hauteur de l’urgence !

  • Passage du système scolaire au niveau 4 du protocole sanitaire pour les prochaines semaines.

  • Renforcement du protocole (en particulier en primaire) avec une définition claire et transparente des seuils d’application des différents paliers.

  • Définition nationale stricte des « cas contacts » jusqu’à la fin d’année scolaire (1 cas = fermeture de classe et dépistage).

  • Dépistages préventifs réguliers des élèves et personnels, en liaison avec les collectivités et les autorités de santé.

  • Campagne de vaccination prioritaire pour tous les élèves volontaires.

Un vrai investissement dans la sécurisation matérielle des établissements !

  • Un plan pour la qualité de l’air : dotation de tous les établissements en capteurs CO2, équipement en systèmes de renouvellements et purification d’air, en priorité dans les locaux à risque (cantines, gymnases…).

  • Distribution gratuite de masques FFP2 pour tous les élèves comme les personnels.

Une politique sociale et solidaire !

  • Abandon de toute application directe ou indirecte du pass sanitaire dans le champs scolaire et périscolaire.

  • Plan d’équipement informatique pour les élèves et personnels.

  • Indemnisation à 100% du congé garde d’enfant, de droit, pour les parents. Indemnisation pour toutes et tous des périodes d’isolement.

La crise sanitaire a révélé des manquements invraisemblables dans tous les secteurs de l’éducation, conséquence d’années de choix politiques austéritaires. Il est temps de mettre en place un grand plan d’urgence pour l’école et de débloquer de vrais moyens, humains et matériels.

La CNT-SO revendique un grand plan d’urgence pour l’Ecole :

Les revendications de la CNT-SO : cnt_so_educ_plan_urgence_ecole_2022

 

COVID et rentrée scolaire : communiqué de la CNT-SO Éducation & Recherche

Alors que la sixième vague de Covid s’est enchainée directement à la cinquième, la sécurisation du système scolaire est toujours la grande absente des annonces sanitaires du gouvernement. Pourtant, l’épidémie n’a jamais été aussi présente chez les enfants et l’ampleur de la vague Omicron va nous confronter au minimum à des problèmes logistiques immenses.

Téléchargez le communiqué au format pdf

Protocole sanitaire à l’école : une vaste pagaille !

Depuis septembre, le protocole sanitaire dans les écoles n’a cessé de changer, selon une logique obscure. Sur l’abandon du port du masque, le gouvernement a dû rapidement faire machine arrière. Pour ce qui est des cas contacts à l’école en revanche, plus de fermeture au premier cas positif. Seuls les enfants positifs ou dont les parents refusent le test sont isolés. Pour les autres, il revient à leurs parents de les faire tester. Cette règle est inefficace : elle néglige complètement la période d’incubation du virus. Elle est inégalitaire car tous les parents n’ont pas les mêmes facilités à faire tester leurs enfants pour le retour en cours. Et elle est incohérente : les enfants cas contacts en dehors de l’école, eux, doivent bien respecter une période d’isolement de 7 jours. Un Covid contracté à l’école serait-il moins virulent qu’un Covid contracté à la piscine ?

Ce qui compte pour le gouvernement, ce n’est pas d’endiguer l’épidémie, c’est de garder les classes ouvertes ! Car on sait quel enjeu économique cela représente : il faut garder les enfants à l’école pour garder les parents au travail ! Après avoir ainsi fait baisser artificiellement le nombre de fermeture de classes, Blanquer pouvait tranquillement prétendre que la situation est sous contrôle !

Epidémie chez les enfants : le risque existe !

Malgré le déni persistant du ministre, la circulation du virus en milieu scolaire est massive et depuis le début de l’épidémie, les enfants n’ont jamais été autant exposés, en particulier en primaire. Avant les vacances le taux d’incidence chez les enfants de 6 à 10 ans avait ainsi dépassé 1000 pour 100000, soit deux fois la moyenne nationale d’alors ! A la faveur des vacances, ces taux ont baissé mais restent toujours très élevés. 

Le gouvernement mise cyniquement sur l’absence massive de formes graves chez les jeunes, pourtant le nombre d’hospitalisations d’enfants est au plus haut depuis le début de la pandémie et des signaux dans d’autres pays doivent nous alerter sur une hausse des hospitalisations pédiatriques avec OMICRON. La prudence devrait être de mise d’autant que l’on ne peut pas lutter contre l’épidémie en ignorant toute une classe d’âge. Rappelons que, quand le taux d’incidence flambe, le risque de développer des variants explose aussi ! 

Priorité à l’éducation : oui mais pas dans n’importe quelles conditions !

Le gouvernement a donc décidé de laisser la garderie du MEDEF ouverte pour la rentrée mais pourra-t-elle fonctionner ? Rien n’est moins sûr ! En temps normal, les remplacements sont déjà un point noir en particulier dans le secondaire. Avant Noël, la situation était déjà tendue avec des milliers d’heures de cours non remplacées, on peut s’attendre à des dysfonctionnements majeurs avec des prévisions allant jusqu’au tiers des enseignant·es en arrêt maladie ! Quel sens à l’éducation dans ces conditions ?

La diffusion aérosol du virus fait aujourd’hui l’objet d’un consensus scientifique solide. Dans ce contexte, la dotation en masque des personnels est insuffisante et quasi inexistante pour les élèves. Il est indispensable d’être doté·es des protections les plus efficaces avec des FFP2 distribués pour tous·tes.  Le contrôle de l’aération et le renouvellement régulier de l’air sont reconnus dans le protocole sanitaire de l’Éducation Nationale, comme « une des principales mesures collectives de réduction du risque de transmission du SARS-CoV-2 ». A ce titre, le ministère recommande de doter les établissements de capteurs de CO2 pour « évaluer facilement le niveau de renouvellement d’air » mais se décharge sur les collectivités de rattachement sans assumer un plan national d’équipement. Au-delà de la mesure d’urgence de dotation en capteur CO2, nous revendiquons donc également une action plus globale sur la qualité de l’air et de la ventilation dans les établissements.

Le déni et le mépris ça suffit : Blanquer doit répondre aux alerte répétées des personnels sur sa gestion catastrophique et répondre à la demande de plan d’urgence pour sécuriser le système scolaire. La CNT-SO appelle les personnels à se mobiliser, par tous les moyens, y compris la grève, pour l’obtenir !

La CNT-SO revendique une politique cohérente et plus que des effets d’annonce ! 

Un protocole à la hauteur de l’urgence !

Passage du système scolaire au niveau 4 du protocole sanitaire pour la rentrée.

  • Redéfinition claire et transparente du protocole avec des seuils d’application des différents paliers.
  • Définition nationale stricte des « cas contacts » jusqu’à la fin d’année scolaire (1 cas = fermeture de classe et dépistage).
  • Dépistages préventifs réguliers des élèves et personnels, en liaison avec les collectivités et les autorités de santé.
  • Campagne de vaccination prioritaire pour tous les élèves volontaires.

Un vrai investissement dans la sécurisation matérielle des établissements !

  • Un plan pour la qualité de l’air : dotation de tous les établissements en capteurs CO2, équipement en systèmes de renouvellements et purification d’air, en priorité dans les locaux à risque (cantines, gymnases…).
  • Distribution gratuite de masques FFP2 pour tous les élèves comme les personnels.

Une politique sociale et solidaire !

  • Abandon de toute application directe ou indirecte du pass sanitaire dans le champs scolaire et péri-scolaire.
  • Plan d’équipement informatique pour les élèves et personnels.
  • Indemnisation à 100% du congé garde d’enfant, de droit, pour les parents. Indemnisation pour toutes et tous des périodes d’isolement.

La crise sanitaire a révélé des manquements invraisemblables dans tous les secteurs de l’éducation, conséquence d’années de choix politiques austéritaires. Il est temps de mettre en place un grand plan d’urgence pour l’école et de débloquer de vrais moyens, humains et matériels.