Justice pour Orlanda ! Deuxième victoire pour une femme de chambre agressée à l’hôtel intercontinental de Marseille : le sous-traitant STN condamné en appel

Avec le soutien de son syndicat CNT-SO, une femme de chambre, victime d’une agression à caractère sexuel, par un client à l’hôtel Intercontinental de Marseille a poursuivi son employeur qui avait manqué à ses obligations de sécurité. Le sous-traitant STN vient une nouvelle fois d’être condamné en appel après un premier jugement favorable à notre camarade Orlanda devant les Prud’hommes de Marseille. 

Les faits démontrent effectivement des manquements graves de l’employeur à ses obligations de protection de sa salariée dans une volonté de ne pas faire de vague et de passer sous silence, la VSS subie. En avril 2019, Orlanda a été agressée dans une chambre par un client de l’hôtel Intercontinental qui lui a proposé une relation sexuelle tarifée avec beaucoup d’insistance et en lui bloquant l’accès à la sortie. Elle a immédiatement prévenu ses responsables de la situation, ainsi que le directeur de la sécurité de l’hôtel intercontinental.

Aucune mesure n’a été prise ni par le sous traitant ni par l’hôtel !

Le lendemain des faits une autre femme de chambre a été envoyée nettoyer la chambre de ce même client et le surlendemain c’est Orlanda qui a été de nouveau envoyée nettoyer la même chambre !

Aucune suite n’a été donnée suite aux alertes de la salariée et le client de l’hôtel a continué son séjour sans n’être jamais inquiété.

Lorsqu’ Orlanda a voulu porter plainte, la direction de l’hôtel a refusé de communiquer le nom du client.

Le 17 juin 2021, le Conseil de Prud’hommes de Marseille en formation de départage (menée par un juge professionnel) avait déjà donné raison à notre camarade !

Il a été constaté que le sous traitant et l’hôtel avaient gravement manqués à l’obligation de sécurité vis à vis de la salariée, en ne prenant aucune mesure pour la protéger du client, ni en l’aidant dans ses démarches, en accordant à ce dernier une totale impunité, en n’appelant pas les services de police et enfin en refusant toute reconnaissance de l’agression subie par la salariée.

La société avait interjeté appel de ce jugement auprès de la Cour d’Appel d’Aix en Provence qui vient de confirmer le jugement rendu par le Conseil de Prud’hommes de Marseille et a condamné la société STN au paiement de diverses sommes pour Orlanda.

Cette condamnation n’effacera pas la violence subie par notre camarade mais elle marque un signal fort vis à vis de la responsabilité des entreprises dans les situations de harcèlement ou violences sexistes.

Au travail comme ailleurs, les femmes ne subirons pas la violence sans réagir !

Stoppons la marche vers la guerre ! Pas de guerre entre les peuples : pas de paix entre les classes !

Le conflit actuel en Iran et au Moyen en est l’illustration. Le «grand jeu» impérialiste, de domination, de contrôle des ressources et de conquête entre les puissances mondiales nous pousse vers une marche à la guerre généralisée qui semble inéluctable… Comme toujours les travailleur-euses en sont les premières victimes, sous les bombes ou par la crise économique qui s’annonce. Ce n’est pas une fatalité ! Il est de notre responsabilité de syndicalistes, de nous y opposer partout, par la solidarité internationaliste, l’antimilitarisme et le combat pour un monde émancipé de la tutelle du capitalisme et des États !

Dans cet état d’esprit, nous travaillons en relation avec les organisations ouvrières qui partagent ce projet émancipateur à travers le monde. Rejoignez-nous !

Retrouvez tous les visuels de notre campagne :

Face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-orient pour les travailleur-euses, avec un nouveau pic d’inflation prévisible, revendiquons en urgence : → Blocage et encadrement des prix des produits de 1ère nécessité, du carburant et des factures énergétiques ⤵️

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-04-07T15:16:34.900Z

→ Hausse générale des salaires avec échelle mobile en proportion du SMIC revalorisé. →Arrêt des politiques, notamment fiscales, au bénéfice des plus riches et des entreprises

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-04-07T15:18:32.409Z

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Sur la situation de l’Iran, nous partageons la publication du « Front Anarchiste » d’Iran dont nous partageons le positionnement :  

Front Anarchiste – Version Française:
🔴 Contre tous les gouvernements, contre toutes les guerres ⚫️

Communiqué du Front Anarchiste du 2 avril 2026

🔴 Contre tous les gouvernements, contre toutes les guerres ⚫️

Depuis plus d’un mois, les bombes étasuniennes et israéliennes tombent sur l’Iran. Des civil•es meurent. Parmi elles, des centaines d’enfants. Plus d’un million de personnes a été déplacé. Internet a été coupé depuis le 28 février. La guerre a désormais gagné toute la région.

Mais nous voulons exprimer quelque chose que les médias n’exprimeront pas pour nous.

Nous ne pleurons pas la République Islamique. Nous l’avons combattue toute notre vie. Elle a torturé nos camarades. Emprisonné nos sœurs. Massacré les nôtres depuis 47 ans.

Mais les bombes de l’empire ne sont pas une libération.

Trump l’a dit lui-même, il ne se bat pas pour la démocratie. Il ne se bat pour les femmes iraniennes. Il se bat pour les intérêts stratégiques étasuniens, pour détruire les capacités balistiques, pour contrôler la région. Washington ne jette pas des bombes pour la liberté. Demandez aux gens en Irak, demandez aux gens en Afghanistan.

Et tandis que les bombes tombent de dehors, la République Islamique nous fait la guerre en interne. Les manifestant•es sont exécuté•es. Les prisonnier•es politiques sont enfermé•es dans des cellules sans nourriture. Nos camarades nous manquent. Le régime utilise les détenu•es comme bouclier humain dans les bases militaires.

Le peuple d’Iran est coincé entre deux formes de violence. L’une porte un turban, l’autre un costume.

A celles et ceux qui portent le drapeau du Shah dans la diaspora,  nous disons clairement : nous n’avons pas survécu pendant 47 ans sous une dictature pour livrer notre pays au fils du dictateur d’avant. Couronne et turban sont les deux faces de la même médaille. Nous n’en voulons pas.

Ce que nous voulons est simple : une société construite par en bas, sans maîtres, sans mollahs, sans Shahs. Les travailleuses et les travailleurs aux manettes sur leur lieu de travail. Des communautés qui s’auto-organisent et s’auto-déterminent. La liberté pour toutes et tous de décider de leur propre futur.

Nous soutenons le peuple d’Iran, pas les gouvernements des États-Unis ou d’Israël, pas la République Islamique, pas la restauration de la couronne.

Le peuple.

Non à la guerre impérialiste !
Ni Mollah ni Shah !
Femme, Vie, Liberté !

Hôpital Tenon (Paris) : menaces de l’encadrement et licenciements abusifs chez ATN !

Depuis plusieurs années, les personnels de nettoyage du site de l’hôpital Tenon de l’AP-HP, se mobilisent pour faire avancer leurs droits, notamment avec la section syndicale CNT-SO. En face, l’encadrement du sous-traitant ATN joue la carte du management violent et de la répression avec déjà un premier licenciement abusif et une autre salariée convoquée pour un entretien disciplinaire. Hors de question de se laisser faire, la riposte intersyndicale s’organise sur l’établissement !

Rejoignez la CNT-SO en Franche-Comté !

La CNT-SO se développe ! Nous avons le plaisir d’accueillir une nouvelle structure régionale Interpro en Franche-Comté, basée à Besançon, elle couvre le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Si vous résidez et travaillez dans la région, une nouvelle structure syndicale combattive est maintenant active : contactez-nous ! 

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Communiqué de la CNT-SO Franche-Comté

Nous sommes ravi.es et fier.es de vous annoncer la création de l’Interpro CNT-SO Franche-Comté !

Pour nous ce n’est pas rien !
D’une part parce que la ville de Besançon est historiquement et étroitement liée au mouvement ouvrier et qu’elle a vu naître et passer de nombreuses figures de l’émancipation sociale.
D’autre part car la région Franche-Comté dans son ensemble, grâce à sa frontière avec la Suisse, à sa culture ouvrière, artisanale, industrielle et artistique, a longtemps été à la croisée des chemins lorsqu’il s’agissait de faire vivre et développer les idées de justice et d’égalité sociale.

Pourtant depuis des années nous avions laissé le champ libre aux grandes organisations syndicales.
Pire, comme dans bien d’autres régions françaises, des forces réactionnaires de tout genre commençant à montrer des signes inquiétants de confiance et d’impunité, il nous fallait réagir.

C’est pourquoi, nous qui exerçons des activités professionnelles variées, militant.es expérimenté.es ou non, adhérent.es isolé.es à la CNT-SO ou non… avons ressenti le besoin de nous rassembler pour organiser notre défense et notre solidarité collective dans un contexte particulièrement hostile.
Le lancement de notre structure s’inscrit donc dans un mouvement plus large de riposte assez encourageant !

Bien que l’initiative soit bisontine, vous l’aurez noté : nous avons choisi l’échelon régional.
La Franche-Comté étant une région peu dense et faiblement urbanisée nos adhérent.es peuvent parfois se trouver isolé.es et c’est l’un de nos premiers chantiers : créer et consolider le réseau interprofessionnel dont nous avons besoin en nous rapprochant de structures déjà existantes et partageant nos valeurs. 
Aussi, si vous connaissez des personnes dans la région, intéressées par l’idée de nous rejoindre, ou de travailler avec nous sur un projet ponctuel n’hésitez pas à nous contacter !

Avec le retour des beaux jours et les défis à venir, vous nous trouverez facilement dans la rue :

  • Le vendredi 1er mai
  • Début juin pour le Besac Antifa fest #2 (+ d’infos bientôt)

Et bien d’autres événements à venir !

A bientôt dans les luttes !

La CNT-SO Franche-Comté

Antifascistes toujours !

Dans la période actuelle, il est plus que nécessaire de faire front commun et de tenir une ligne claire : notre syndicalisme sera toujours antifasciste ! A lire le communiqué commun des CNT de Rhône-Alpes. 

GREVE FEMINISTE – 08 mars 2026 – Appel unitaire

La CNT-SO est signataire du texte unitaire national d’appel à la mobilisation pour la grève féministe du 8 mars 2026. Soyons nombreuses dans la grève et dans la rue pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes !
8 MARS : journée internationale de lutte pour les droits des femmes en solidarité avec les femmes du monde entier

Face aux impérialismes, aux droites et extrêmes droites,  partout dans le monde, les femmes résistent ! Face aux attaques du gouvernement, Grève féministe !

Nous appelons à la grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation. Sans les femmes, tout s’arrête ! 

Nous sommes déterminées à lutter contre le pouvoir, faire entendre les voix de toutes pour arracher l’égalité. 

Nous sommes solidaires des femmes et des populations subissant de plein fouet les conséquences dramatiques du changement climatique, aggravé par les politiques productivistes et capitalistes.

Solidarités internationales

A l’heure des guerres génocidaires, des coups d’État, des impérialismes démultipliés, de l’Iran à l’Afghanistan , de la Palestine au Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et l’Ukraine, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs du monde entier.

Nous affirmons notre solidarité avec nos sœurs d’ Amérique latine, d’Iran, du Groenland, sous menace d’une intervention impérialiste directe par les Etats-Unis de Trump.

De l’Amérique latine et du Sud au continent africain, les luttes écoféministes articulent droits des femmes, autodétermination des peuples et défense du vivant. Elles s’opposent aux logiques impérialistes, coloniales et néolibérales qui sacrifient les territoires et les populations au profit des multinationales minières, pétrolières, agricoles et financières.

En solidarité avec celles qui font face aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes; avec celles qui endurent les génocides, les conflits armés, les bombardements massifs, et  viols de guerre, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, celles confrontées à l’exode et aux politiques migratoires racistes,  celles qui subissent la crise climatique  – 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes -, l’insécurité alimentaire et l’exploitation des multinationales; avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits.

Pas  d’instrumentalisation des luttes féministes par l’extrême droite, pas d’extrême-droite dans la rue, pas une voix pour l’extrême droite.

L’Extrême-droite est désormais au pouvoir dans de nombreux pays. Partout, les  immigré-es et migrant-es sont réprimé-es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes, homophobes et transphobes, handiphobes,  qui exercent des violences permanentes, l’extrême-droite  étend sa sphère d’influence, grâce aux médias achetés par sa galaxie. Elle ne cesse de nourrir la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, la LGBTQIAphobie, le validisme, et entretient la centralité d’un projet politique xénophobe.

Nous réclamons l’abrogation de la loi immigration et la régularisation de tou·te·s les sans-papier-es.

Avec les municipales de 2026 et la potentielle arrivée de l’extrême droite dans plusieurs villes, l’enjeu est celui d’une opposition unie et radicale et la formation d’un front antifasciste !

De l’argent, il y en a !

A l’heure du financement d’un porte avion de 10 milliards alors que des associations, notamment féministes, risquent de fermer leurs portes et leurs services faute de financement , nous refusons de nous taire.

Le gouvernement refuse de taxer les ultra-riches,  le budget profondément sexiste et socialement brutal est en cours d’adoption. Ce budget impactera toujours plus lourdement les femmes du fait de leur position subalterne dans le monde du travail.

Les inégalités salariales, les bas salaires, les allocations inférieures au seuil de pauvreté, les pensions de retraites toujours plus faibles précarisent les conditions de vie. Les femmes représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70% des bénéficiaires des banques alimentaires. Plus de 9,8 millions de personnes, dont  plus d’une famille monoparentale sur 3, vivent sous le seuil de pauvreté.  300 000 personnes dont 3000 enfants vivent dans la rue. 

Nous demandons la hausse des salaires, la revalorisation des minimas sociaux, la construction massive de logements sociaux.

L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent et soutiennent les femmes. 

Du travail, un temps de travail, des retraites et des salaires pour vivre et pas survivre 

Les femmes, notamment les mères isolées, sont particulièrement impactées par la vie chère, elles sont majoritaires à occuper des emplois mal rémunérés, sont souvent percutées par la précarité et le temps partiel imposé et touchent un salaire en moyenne ¼ inférieur à celui des hommes. Les femmes, dont les retraites sont 40% inférieures à celles des hommes, sont encore plus impactées par la dernière réforme. Nous voulons la retraite à 60 ans, une réduction du nombre d’annuités et des pensions décentes.

Nous réclamons l’abrogation totale de la réforme Macron des retraites et de toutes celles qui ont accentué les inégalités. Nous exigeons l’abrogation des lois qui pénalisent les chômeurs·euses et les bénéficiaires du RSA. Nous exigeons la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, lien, santé, nettoyage…), l’égalité salariale, l’interdiction du temps partiel imposé, la transformation des CDD en CDI et la réduction du temps de travail à 32 heures minimum avec embauches correspondantes. Nous exigeons une transposition ambitieuse de la directive européenne sur la transparence salariale qui vise à renforcer l’application du principe d’une même rémunération “pour un même travail ou un travail de valeur égale”. 

Pour un réel partage du travail domestique !  

80 % des femmes consacrent au moins une heure par jour à la cuisine ou au ménage contre seulement 36 % des hommes.  63 % des personnes qui s’occupent tous les jours d’enfants, de personnes âgées ou handicapées de manière informelle sont des femmes, ces aidantes ne doivent pas être victimes d’un défaut de solidarité nationale renvoyant aux solidarités familiales.

Invisibilisé, dévalorisé, il est loin d’être une question privée. Les tâches qui en découlent font pleinement partie de l’activité économique. 

C’est un travail qui participe à produire des biens et des services et qui contribue au bien être des membres du ménage (famille) et va bien au-delà. 

Nous ne pouvons nous satisfaire que rien ne bouge dans la répartition des tâches au sein des couples et ce depuis des années. Cette inégalité dans la répartition du travail domestique se traduit par des inégalités dans la sphère professionnelle et est l’un des facteurs des inégalités salariales et patrimoniales. 

Le 8 Mars, nous appelons à la grève du travail domestique.

Pour plus d’égalité et de justice, plus de services publics !

Le démantèlement des services publics de la santé, de l’éducation, du logement dégradent les conditions de vie des femmes. Les politiques libérales ont privatisé les services publics et contraignent les femmes à compenser les carences auprès des enfants comme des plus âgé·e·s, des malades, des enfants et adultes handicapé-es, au détriment de leur carrière, de leur autonomie financière, de leur santé. Nous réclamons la création de services publics de la petite enfance à la hauteur des besoins, avec les moyens correspondants pour en finir avec les crèches privées et de l’autonomie tout au long de la vie et une prise en charge réelle du 4ème âge. Nous exigeons des services publics renforcés : 63% des personnels sont des femmes et elles en sont aussi les premières usagères.​ 

Notre corps nous appartient !

47000 femmes dans le monde meurent chaque année d’un avortement clandestin. Nous réclamons la réouverture de tous les centres d’interruption volontaire de grossesse qui ont été fermés pour permettre un réel accès à l’IVG sur tout le territoire, le choix de la méthode, et les moyens nécessaires à la hauteur des besoins.

LGBTQIA, nous voulons pouvoir faire nos choix de vie, vivre librement notre orientation sexuelle, nos identités. Nous demandons la fin des mutilations et des traitements hormonaux non consentis.  Nous voulons l’ouverture de la PMA pour toutes !  Nous dénonçons les offensives réactionnaires qui s’en prennent aux droits des personnes LGBTQIA+. Nous revendiquons la liberté de vivre son orientation sexuelle. Nous exigeons une transition libre et gratuite pour toutes et tous et la fin des mutilations et traitements hormonaux non consentis sur les personnes intersexes.

Handicapées, nous subissons toutes les violences. Nous sommes privées de nos droits à l’autonomie, à l’éducation, à l’emploi, aux soins, et à la procréation. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle à l’ensemble de l’espace public et à tous les lieux et bâtiments. 

Stop aux violences sexistes et sexuelles

Près d’une femme sur trois est victime de violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie (OMS),  soit environ 840 millions de femmes dans le monde. Nous continuons à compter nos mortes car il n’y a aucune volonté politique de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants. L’impunité persiste, 1% des viols sont condamnés. Nous refusons que les enfants violé·es, maltraité·es, incesté·es continuent le plus souvent à être abandonné·es à leur sort ! 

Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont les violences obstétricales et gynécologiques, nous voulons une loi-cadre intégrale qui mette en avant prévention, éducation, protection, accompagnement, sanction et garantisse les moyens pour la prise en charge de l’ensemble des victimes, femmes, enfants et minorités de genre. 

Les plus touchées par les violences sexistes, dont les violences économiques, sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : femmes victimes de racisme,  exilées et migrantes, sans papiers, ouvrières, femmes sans domicile, précarisées, privées de liberté, en situation de handicap, femmes lesbiennes et bi, femmes trans, femmes en situation de prostitution et celles victimes de l’industrie pornocriminelle.

Nous demandons la mise en place d’actions concrètes pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles, protéger les victimes et combattre les réseaux de traite prostitutionnelle et de proxénétisme et la marchandisation du corps des femmes.

Nous dénonçons les baisses des subventions aux associations qui luttent contre les VSS et exigeons au moins les 3 milliards nécessaires pour l’accompagnement des victimes et des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et leur prévention.

Éduquer à l’égalité, un enjeu majeur , du plus jeune âge à l’Université 

Une éducation à l’égalité doit permettre aux enfants de comprendre les mécanismes de domination s’exerçant dans notre société et contribuer à les protéger contre les violences sexistes et sexuelles. Nous voulons une éducation non sexiste, la réelle mise en place effective d’une éducation à la vie affective et sexuelle qui intègre les notions de désir et de plaisir, d’une éducation au consentement et à l’égalité. Et surtout, des moyens pour la mettre en œuvre. Les inégalités se vivent aussi à l’université : stéréotypes dans les orientations et les filières, bizutage fortement genré, violences sexistes et sexuelles, et c’est sans citer le sexisme ordinaire dans les amphis.  Nous demandons notamment des dispositifs de protection et de soutien des victimes de discrimination efficients et financés,  des formations de lutte contre les VSS… 

Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle pour toutes et tous maintenant ! 

Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), dans la continuité des lois votées pour l’éducation à la sexualité à l’école, doit être mis en œuvre. 

Nous sommes et resterons mobilisé-es tous les jours contre le patriarcat, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie,  le validisme, les politiques libérales et autoritaires du gouvernement  et contre l’extrême droite. 

Le 8 MARS, nous serons en grève féministe  et nous manifesterons pour imposer un rapport de force et faire valoir nos revendications.

En 2026, on s’organise avec la CNT-SO !

Se syndiquer, c’est rompre l’isolement, c’est dire NON à l’exploitation et au mépris, c’est résister et lutter ensemble pour défendre ses droits et en gagner de nouveaux ! Rejoins ton organisation de classe !

👉 Se syndiquer

Présentation générale de la CNT-SO 👇

Flyers à télécharger 👇

Visuels à télécharger 👇

Un nouveau syndicat de combat à Amazon !

La CNT-SO poursuit son développement dans les transports et la logistique avec la mise en place d’une section syndicale sur le site ORY4 de Bretigny-sur-orge (91), un des principaux entrepôts français d’Amazon.

La CNT-SO a désigné une Représentante de Section Syndicale sur le site et la section va pouvoir démarrer son activité syndicale de terrain.

Face au géant américain, connu pour ses conditions de travail déplorables et un management répressif, l’équipe syndicale se fixe plusieurs objectifs revendicatifs immédiat :

  • Refuser les conditions de travail qui génèrent risques psycho-sociaux et usure physique accélérée.
  • Gagner des augmentations de salaires à hauteur des profits de l’entreprise
  • Faire cesser la politique de sanctions disciplinaires injustifiés et contestables
  • Mettre fin aux avenants qui génèrent une pression sur les salarié·es
Pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux : organisons-nous !
Travailleurs et travailleuses d’Amazon, rejoignez la CNT-SO !

Tract du 09 janvier 2026

Licenciements à l’Hôtel Marseille Centre Gare Saint-Charles : derrière le prétexte économique, la répression syndicale !

Face à la menace imminente de sept licenciements, les personnels de l’Hôtel Marseille Centre Gare Saint-Charles se sont mis en grève reconductible à partir du lundi 29/12 et ont organisé un piquet bruyant devant l’hôtel avec pour slogan « On n’est pas des chiffres, on est des êtres humains ».
L’ensemble des personnels ciblé-es par ces licenciements sont syndiqué-es à la CNT-SO, syndicat de combat, très actif dans les luttes menées par les personnels des hôtels marseillais depuis des années. Simple hasard ? Nous ne le pensons pas !
 
Le mouvement est actuellement suspendu avec la fermeture pour travaux de l’hôtel depuis le 12 janvier. Faute d’accord de fin de conflit avec la direction du groupe Alboran, la mobilisation reprendra dès la réouverture de l’établissement : le combat continue ! 
 
La CNT-SO remercie toutes les personnes ayant participé à la caisse de grève et au piquet de grève. Vive la solidarité ouvrière !
Participez à la caisse de grève en ligne 

Face à la répression, riposte syndicale !

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Revue de presse
La Marseillaise – 29 décembre 25
La Provence – 30 décembre 25
France bleue – 31 décembre 25
La Marseillaise – 31 décembre 25
JT France 3 – 02 janvier 2026
Communiqué du 04 janvier 2026

Rencontre du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes (RSISL) : renforcer et étendre la lutte internationaliste !

Le 13 novembre dernier, à Chianciano Terme (Italie), a eu lieu le 6e rencontre du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes, un espace de partage des différentes réalités du syndicalisme combatif au niveau mondial, né en 2013. Nous partageons ici un premier compte-rendu rédigé initialement par nos camarades de la CGT de l’Etat espagnol (CGT-E)

Retrouvez le dossier complet sur le site du RSISL (manifeste, motions…)

Pendant trois jours, répartis en plusieurs tables de travail, il a été question des droits des travailleurs, de la santé au travail, de l’extrême droite et de l’internationalisme. Le tout, dans une perspective de soutien mutuel et de volonté de coopération dans les luttes au-delà des frontières nationales.

Le Réseau International de Solidarité et de Luttes est, aujourd’hui, la plus importante organisation internationaliste du syndicalisme combatif à l’échelle mondiale. À Chianciano, 235 délégués représentant 53 organisations syndicales des cinq continents se sont réunis. Il y avait des représentants de l’Italie, du Brésil, de la France, de la Palestine, du Venezuela, de l’Ukraine, des États-Unis, de la Pologne, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de l’Équateur, de l’Angleterre, de la Colombie, entre autres.

Comme l’a souligné David Blanco, secrétaire aux Relations Internationales de la CGT-E, faisant partie du noyau organisateur de l’événement : « Ici, on débat entre secteurs et sur des problématiques de toute la classe ouvrière ».

Dans les engagements communs issus de la rencontre, cinq axes ont été mentionnés :

  • Renforcer le travail international entre les secteurs,

  • Agir à long terme en faveur de la solidarité internationale et contre la répression antisyndicale,

  • Accentuer la solidarité contre les diverses populations menacées par l’extrême droite (populations racialisées, migrants, personnes LGTBQI+, etc.),

  • Lutter contre l’oppression et en faveur du syndicalisme clandestin,

  • Pousser vers l’unité d’action internationaliste et promouvoir le travail de réflexion anticapitaliste et l’élaboration d’alternatives.

Parmi les différentes délégations du Sud Global, celle des syndicalistes palestiniens a particulièrement marqué les esprits, en insistant sur la nécessité de solidarité face au génocide israélien et en exprimant la gratitude de la classe ouvrière de Gaza et de Cisjordanie pour les grèves menées dans divers pays. En même temps, ils dénonçaient l’effondrement total des infrastructures, des droits humains et des relations de travail en Palestine sous le système d’apartheid et d’occupation actuel.

Il y avait également une représentation du syndicalisme ukrainien qui a dénoncé l’occupation russe ainsi que la négation totale des droits des personnes sous domination. Dans ce sens, le manifeste final recueille le sentiment commun de toutes les délégations sur la situation actuelle : «Le Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes appelle à l’unification de l’opposition des travailleurs et des travailleuses à toute intervention impérialiste et au renforcement des mouvements contre la guerre, la militarisation et l’économie de guerre ».

Concernant l’Ukraine, il estt précisé : « Depuis plus de trois ans, le peuple ukrainien fait face à la guerre déclenchée par le gouvernement russe. En tant que syndicalistes et internationalistes, nous apportons notre soutien à ceux qui résistent en Ukraine, mais aussi en Biélorussie et en Russie, en essayant de répondre aux besoins exprimés par nos camarades syndicalistes de cette région du monde ».

Les sessions générales ont été diffusées en streaming et sont consultables sur la chaîne YouTube de Rojo y Negro TV de la CGT-E.

Le manifeste final se conclut ainsi :

« Nous décidons de renforcer, d’élargir et de rendre plus efficace un réseau de syndicalisme combatif, de luttes et démocratique, autonome, indépendant des patrons et des gouvernements, anticapitaliste, féministe, écologiste, internationaliste, qui construise le changement par les luttes collectives et combatte toutes les formes d’oppression ».