LA CHASSE AUX ALLOCATAIRES DE FRANCE TRAVAIL OUVERTE !

Communiqué de la CNT-SO 66

C’est bien connu c’est à l’approche de l’été ou pendant l’été que les mauvais coups pleuvent sur les travailleur-euses.
Profitant des périodes de canicule, le gouvernement a pondu une loi digne de celles promulguées sous le gouvernement de VICHY.
Au lieu de chercher l’argent là où il est, la loi du 25 juin 2026 édictée pour lutter contre la « fraude » des allocataires de France travail va encore accroître le flicage, intrusif et culpabilisant, des bénéficiaires de l’allocation chômage !

Solidarité Ouvrière ! Bulletin d’information de la CNT-SO

La CNT-SO vient de sortir le 1er numéro de son bulletin d’information avec différentes analyses et actualités de la Confédération. 

Les croquant(e)s n°4 – été 2026

Retrouvez le bulletin d’information du Syndicat des Travailleurs et travailleuses de la Terre rattaché à la CNT-SO. Ce quatrième numéro est spécialement consacré aux conditions d’hébergements temporaires en saison.

Cause commune ! Bulletin du SIFA CNT-SO – juillet 2026

Retrouvez le premier numéro de « Cause commune », bulletin du syndicat des Institutions Financières et Assurances (SIFA CNT-SO).

Connexions Directes, le bulletin de la CNT-SO Activités Postales & Télécommunications : n°9 – juillet 2026

La Poste en danger ! Retrouvez le numéro spécial de « Connexion directes », bulletin du syndicat des activités postales et des télécommunications de la CNT-SO.

Festival Europavox (Clermont-Ferrand) : mobilisation des technicien-nes du spectacle pour garantir leur intégrité contre les fortes chaleurs

Le département du Puy-de-Dôme a subi comme la majeure partie du territoire les effets de la puissante vague de chaleur avec le classement en alerte rouge canicule. Malgré tout, rien n’avait été fait pour les technicien-nes du spectacle qui bossaient comme si de rien n’était sur le festival « Europavox » (Clermont-Ferrand – 63). The show must go on ?  Avec un soutien intersyndical, les travailleur-euses ont dit non ! 

Le vendredi 26 juin, après 4 passages de l’inspection du travail, un courrier à la préfecture, la  publication d’un communiqué à la presse et sur les réseaux sociaux, les technicien-nes n’ont pas repris le travail à 14h et des horaires aménagé pour les jours suivant leur ont été enfin accordé ! La mobilisation paie !

Article sur l'action de nos camarades techniciens du spectacle du @stucs-cnt-so.bsky.social à Clermont-Ferrand (63) 👇www.liberation.fr/culture/on-e…

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-06-27T13:47:55.390Z

« Murmures de la cité », le STUCS met Sterin à l’index !

Alerté par plusieurs de ses membres, le STUCS, confédéré à la CNT-SO, alerte les technicien·nes, les artistes, les traiteur·euses, les nettoyeur·euses, les agents de sécurité, travaillant dans le secteur du spectacle et de l’évènementiel de la région Auvergne à ne pas travailler pour la reconstitution historique se tenant à BESSON (15kms au sud de Moulins) les 10, 11, 12 juillet 2026.

LES MURMURES DE LA CITÉ, C’EST QUOI ?

C’est une reconstitution historique révisionniste, qui montre une version d’extrême droite de l’histoire de France, orchestrée par Guillaume SENET, figure de la scène royaliste, et hébergée au château du nouveau BOTZ, château de Charles-Henri de Lobkowicz héritier et grand supporter de ce qui reste de royauté européenne. Cette reconstitution n’existe que pour convertir la population locale aux idées racistes, xénophobes et réactionnaires.

C’EST FINANCÉ PAR QUI ?

Après s’ être fait virer du centre national du costume de scène de Moulins, le 17 juin 2026, La communauté d ‘agglomération Moulinoise a enfin voté contre la subvention allouée aux Murmures de la Cité. La région Auvergne avec à sa tête Laurent Wauquiez, débourse, elle, 15000 euros d’argent public.
Mais ce projet n’existerait pas sans le soutien du tristement célèbre milliardaire exilé en Belgique Pierre-Edouard STERIN, créateur de la SMART BOX, qui investit avec son projet PERICLES (acronyme pour Patriotes / Enracinés / Résistants / Identitaires / Chrétiens / Libéraux / Européens / Souverainistes) pour le retour à un régime autoritaire, raciste et autocrate. Un de ses objectifs assumés est l’avènement de l’extrême droite partout en France..
L’année dernière, beaucoup ont été berné.es et ont collaboré à leur insu aux Murmures de la Cité. Cette année, iels le font en connaissance de cause !
Si vous êtes contacté pour travailler sur cette évènement, au minimum, ne répondez pas ou laissez libre cours à votre imagination ! Nous sommes nombreux et nombreuses à résister. Ne travaillons pas et ne collaborons pas à ces idées nauséabondes, opposons nous par tous les moyens.

Sans travailleur·euse du spectacle, pas d’évènement propagandiste !

Convention HCR : grilles des salaires 2024-2026 et classifications

La grille des salaires HCR est applicable depuis le 1er décembre 2024, à tous les salarié·es relevant de la convention HCR (IDCC 1979) suite à l’arrêté d’extension du 18 novembre 2024. Cette grille n’a pas été révisée depuis et est désormais rattrapée par le SMIC revalorisé le 1er juin 2026 ! 

Contre les galères de la vie chère et des bas salaires, il faut se regrouper collectivement et revendiquer :  syndiquez-vous !

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Convention collective des Hôtels, Cafés & Restaurants (HCR)

Grille des salaires et qualifications pour tous les salarié-e-s travaillant dans : les hôtels avec restaurant ; les hôtels de tourisme sans restaurant ; les hôtels de préfecture ; les restaurants de type traditionnel ; les cafés tabacs ; les débits de boissons ; les traiteurs organisateurs de réception ; les discothèques et bowlings. Les entreprises visées par le champ d’application sont généralement répertoriées aux codes NAF suivants : 55.1 0Z, 56.1 0A, 56.1 0B, 56.30Zp, 56.21 Z, 93.1 1 Z .

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Minima conventionnels

Les rémunérations horaires brutes applicables sur le territoire métropolitain et les DROM sont déterminées dans le respect des salaires minima conventionnels suivants :

  Niveau I Niveau II Niveau III Niveau IV Niveau V
Échelon 1 12,31 €* 12,31 €* 13,32 € 14,40 € 18,43 €
Échelon 2 12,31€* 12,55 € 13,54 € 14,77 € 21,78 €
Échelon 3 12,31 €* 13,17 € 14,00 € 15,40 € 28,12 €

* La rémunération minimale prévue par la convention collective étant inférieure au SMIC, c’est le taux du SMIC revalorisé au 1er juin 2026 qui s’applique. 

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Classifications 

Attention : à chaque qualification et type d’emploi, doit correspondre les échelons et rémunérations suivantes (en cas de problème dans l’application de cette grille, contactez le syndicat) : 

Rapprochez-vous de votre syndicat qui revendique l’échelon maximum pour chaque qualification.

Avec la CNT-SO, on revendique : 

COMITÉ DE DÉFENSE DE LA POSTE DES PYRÉNÉES – ORIENTALES

La CNT-SO 66 s’associe à la mobilisation unitaire départementale en solidarité à 5 facteurs réprimés par La Poste et appelle à participer aux mobilisations et à relayer la pétition de soutien. Contre la répression anti-syndicale : solidarité de classe !

Après le rassemblement du vendredi 12 juin devant la PPDC de Perpignan, de nouvelles actions sont prévues :

  • Rassemblement devant la préfecture le 25 juin 2026 à 13h45 où une délégation de la CGT et du Comité de de soutien sera reçue par le Préfet pour pointer les responsabilités de l’Etat et dénoncer l’attitude de la Poste qui a refusé de recevoir une délégation du Comité de soutien porteur de 1500 pétitions d’usagers.
  • Rassemblement devant la PPDC le 30 juin 2026 à partir de 8h, jour où le secrétaire départemental de la CGT FAPT 66 passe à Paris en conseil de discipline pour révocation.
Signez et relayez la pétition (en ligne sur change.org)

NE TOUCHEZ PAS A NOS FACTEURS !

La Poste des Pyrénées Orientales a décidé de sanctionner cinq facteurs, non pas pour des fautes professionnelles mais surtout pour avoir en dehors des horaires et locaux postaux, organisé un carnaval parodique et burlesque mettant en scène les relations entre la direction et les employés faisant ressortir des conditions de travail de plus en plus dégradantes !

Nous, usagers de la Poste et citoyens-es des Pyrénées orientales demandons l’arrêt immédiat des procédures de sanctions engagées contre nos facteurs.

Nous réclamons également des effectifs à la hauteur des besoins pour une qualité de service public garantie !

Non aux suppressions d’emplois déguisés en licenciements abusifs !

Non à la répression syndicale !

Oui à la liberté d’expression !

Canicule : on nous demande de protéger les plus fragiles, sans jamais nous protéger nous-mêmes

 

Communiqué de la CNT-SO Santé-Social-Services à la Personne

Près de la moitié des départements sont en vigilance rouge, un plateau de températures extrêmes est annoncé pour plusieurs jours, et le gouvernement lui-même ose la comparaison avec 2003 — l’année des 15 000 morts, en grande partie dans les hôpitaux et les EHPAD. Vingt-trois ans plus tard, rien n’a été tiré de cette catastrophe. Dans tout le secteur du Care, ce sont les mêmes professionnel·les épuisé·es et les mêmes personnes vulnérables qui trinquent.

On voudrait nous faire croire que « tout est prévu ». Sur le terrain, c’est la débrouille. Et la débrouille, dans nos métiers, ça veut dire des collègues qui s’effondrent et des personnes accompagnées en danger.

Petite enfance : 37 °C dans les sections, des ventilateurs « bricolés »

Dans les crèches et chez les assistantes maternelles, aucune mesure nationale de protection spécifique n’a été déclenchée, ni pour les professionnelles, ni pour les tout-petits — pourtant parmi les plus exposés à la déshydratation. On nous rapporte des sections à 33-37 °C, des ventilateurs bricolés à côté des lits à barreaux, des climatisations en panne. Des salarié·es épuisé·es, mises en danger, et trop souvent dissuadées d’exercer leur droit de retrait.

Pour les assistantes maternelles et les MAM, c’est pire : pas de loi réellement protectrice, aucune obligation contraignante pour les parents-employeurs, aucun maintien du salaire quand il devient impossible d’accueillir en sécurité.

EHPAD : des aîné·es en danger, des équipes en sous-effectif

Le Plan bleu et l’obligation d’« une pièce rafraîchie » ne suffisent pas. La majorité du parc, bâti dans les années 1970-1990, n’a aucune climatisation dans les chambres. Les résident·es, dont l’organisme régule mal la chaleur, passent des nuits étouffantes quand le thermomètre ne redescend plus.

Et qui veille ? Des équipes en sous-effectif chronique, privées des renforts saisonniers d’autrefois, à qui l’on réclame une surveillance 24 h/24 dans des conditions dangereuses pour leur propre santé. La canicule ne crée pas la crise des EHPAD : elle révèle, en la rendant mortelle, l’austérité qui ronge le secteur depuis des années.

Aide à domicile : les grandes oubliées de la chaleur

Les intervenant·es des SAAD enchaînent les visites d’un logement à l’autre, sous le soleil, dans des véhicules surchauffés, puis au chevet de personnes âgées ou handicapées, dans des domiciles que personne ne climatise. Aucun « plan » ne les protège, aucun temps de récupération n’est prévu, et l’employeur se défausse en prétendant n’avoir « pas la main » sur le logement. Les premières à se rendre auprès des plus isolé·es sont les moins protégées de toutes.

Un cadre légal existe : qu’on l’applique et qu’on le finance

Depuis le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, la chaleur est un risque professionnel à part entière. Dès la vigilance jaune, l’employeur doit adapter l’organisation du travail (horaires, pauses, suspension des tâches pénibles, accès à l’eau fraîche) ; en orange et en rouge, il doit réévaluer chaque jour les risques pour chaque salarié·e. Et lorsque la situation présente un danger grave et imminent, le droit de retrait est un droit individuel que nul employeur ne peut entraver.

Trop souvent, ces obligations restent lettre morte, faute de moyens et faute de volonté. La CNT-SO rappelle à toutes et tous leurs droits, et invite les salarié·es confronté·es à des locaux ou des conditions dangereuses à se rapprocher de leur syndicat.

Nos revendications

Dans l’immédiat :

  • l’application stricte du décret du 27 mai 2025 dans tous les établissements et services, sous le contrôle des salarié·es et des représentant·es du personnel ;

  • des renforts en personnel financés pour toute la durée de l’épisode caniculaire (EHPAD, crèches, aide à domicile) ;

  • le maintien intégral du salaire en cas d’impossibilité d’accueillir ou d’intervenir en sécurité, y compris pour les assistantes maternelles et l’aide à domicile ;

  • la protection effective du droit de retrait, sans pression ni sanction.

Structurellement :

  • un plan national de rafraîchissement et de rénovation thermique des établissements (EHPAD, crèches, structures médico-sociales) ;

  • des embauches pérennes à hauteur des besoins réels et la fin des temps partiels imposés ;

  • la revalorisation des salaires de ces métiers indispensables et d’utilité sociale ;

  • la fin de l’austérité et de la marchandisation qui transforment les personnes accompagnées en « clients » et les professionnel·les en variable d’ajustement.

Protéger les un·es, c’est protéger les autres

Le gouvernement a su parler des élèves dans les écoles et des animaux dans les zoos. Il a oublié les tout-petits, les aîné·es, les personnes accompagnées à domicile — et celles et ceux qui en prennent soin. Pour la CNT-SO, la santé des travailleur·euses et la dignité des personnes accompagnées sont indissociables : on n’accompagne pas bien dans des conditions qui tuent.

Face au dérèglement climatique qui rendra ces épisodes plus fréquents, plus longs et plus intenses, il faut cesser de « bricoler ». Organisons-nous.