Souscription permanente de la CNT-Solidarité Ouvrière : soutenez un syndicat autogestionnaire, indépendant et combatif !

Soutenez les luttes ouvrières et la création d’une caisse de solidarité permanente ! Aidez au développement d’un réseau syndical de défense juridique !

Pour faire un don en ligne : cliquez ici

Implantée dans les secteurs du nettoyage, de la restauration, du commerce, des transports et de la logistique, du bâtiment, de l’éducation, de l’aide à domicile, du spectacle etc., la CNT-Solidarité Ouvrière développe un outil syndical, alternatif et combatif, au service des travailleuses et des travailleurs.

Depuis sa création, fin 2012, la CNT-SO a été impliquée dans de nombreuses luttes. Les multiples conflits dans le secteur du nettoyage, en particulier la sous-traitance hôtelière avec les grèves de femmes de chambre ayant durées parfois plusieurs mois, en sont les plus emblématiques et ont été fortement médiatisés. C’est aussi le cas des divers mouvements de travailleur·euses sans-papiers pour la régularisation, avec l’occupation des chantiers des JO de Paris ou le combat des livreurs uberisés… A chaque conflit, la CNT-SO mobilise ses caisses de grève et bien au-delà, pour compenser les pertes de salaires et permettre des mobilisations solides tenant le temps nécessaire à la victoire collective.

La construction de ces luttes dépend aussi largement d’un travail quotidien « invisible ». Refusant toute subvention de l’État ou du patronat, la CNT-SO auto-finance un réseau de développeur·euses syndicaux et de juristes en charge de la défense syndicale, notamment devant la justice prud’homale. Ce réseau est un point d’appui aux combats de nos équipes syndicales et permet d’accompagner chaque année des centaines de travailleur-euses face à l’arbitraire patronal, particulièrement dans des secteurs très précarisés du salariat. Pour en savoir plus sur une des particularités de notre action syndicale, notre réseau de développeur·euses et juristes, vous pouvez lire notre motion de congrès confédéral à ce sujet ici.

Ce travail syndical efficace se heurte inévitablement à la répression étatique comme patronale nécessitant là aussi une large solidarité.

Pour poursuivre son action et la développer plus largement, faire face à la répression grandissante et préparer les luttes futures, la CNT-SO lance aujourd’hui une souscription permanente ouverte à tous et toutes.

Ce fonds aura deux objectifs :

  • financer l’extension d’un réseau de développement syndical et d’assistance juridique avec les moyens matériels nécessaires (locaux, reprographie…) ;
  • animer une caisse nationale de solidarité pour l’appui aux grèves et faire face à la répression.
Nous appelons tous·tes nos sympathisant·es, celles et ceux ayant déjà appuyé nos luttes ponctuellement, les personnes attachées au renforcement du syndicalisme révolutionnaire à nous accompagner dans cette démarche.

Ce fonds sera alimenté par :

  • des dons exceptionnels ;
  • des prélèvements ou virements permanents.
Pour faire un don ponctuel en ligne : cliquez ici
Pour la mise en place d’un prélèvement ou virement régulier, contactez-nous pour la transmission des documents correspondants

La CNT-SO c’est aussi une orientation syndicale et des valeurs particulières, portant un projet de transformation sociale révolutionnaire. Pour en savoir plus sur nos orientations, voir la présentation sur notre site.

Vive la lutte des travailleur·euses !

Vive la solidarité de classe !

Travailleur.euses dispersé.es : offensive syndicale pour des droits syndicaux pleins et entiers !

En février 2025, la CNT-SO à laquelle s’est alliée la fédération SUD Commerce, avait enjoint par courrier au premier ministre de publier les décrets fixant le cadre d’application du droit syndical pour les travailleurs et travailleuses dispersé·es, prévus à l’article L2141-12 du code du travail depuis 1968 mais jamais publiés. Les différents gouvernements successifs depuis lors ont omis de prendre ces mesures réglementaires permettant l’exercice spécifique du droit syndical concernant les travailleur.euses dispersé.es !

La «dispersion» concerne aujourd’hui des millions de travailleur·euses, isolé·es tant géographiquement que de leurs collectifs de travail et de la représentation syndicale. C’est le cas des salarié-es de la sous-traitance ou du nettoyage, mis à disposition d’entreprises utilisatrices pour des missions ponctuelles ou sur des chantiers sans faire partie du personnel et qui peuvent intervenir chez des tiers sans jamais rencontrer de collègues ni se rendre dans les locaux de leur employeur. La problématique est la même pour les salarié·es au service des particuliers notamment dans la branche de l’aide à domicile. C’est encore le cas des millions de salarié.es intérimaires, les agences d’intérim refusant d’ailleurs systématiquement de communiquer les chantiers d’affectation de leurs salarié·es aux organisations syndicales.

Leur mise à disposition chez des tiers, leur mobilité, leur isolement, leurs horaires et temps de travail atypiques, engendrent pour ces salarié·es un accès plus difficile à l’organisation syndicale et collective, et pour les organisations syndicales, les possibilités d’interaction avec ces salarié·es sont tout aussi complexes… en conséquence ces salarié·es, peu informé.es, peu organisé.es, font plus souvent l’objet de la précarité, de mauvaises conditions d’emploi et d’atteintes à leurs droits.

Ce sont justement ces difficultés d’exercice des libertés syndicales qui impliquaient que les décrets prévus au code du travail soient promulgués, afin de préciser leur cadre et d’en établir les moyens d’application.

Sans réponse, nos deux organisations ont lancé une procédure devant le conseil d’état afin de réparer cette anomalie et obtenir la publication de ces décrets et droits trop longtemps oubliés, demandant leur promulgation dans un délai de six mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 10 000 euros par jour de retard. Une première audience est prévue le mercredi 14 janvier 2026.

Nos organisations démontrent que l’absence des décrets empêche les syndicats et des millions de salarié·es d’exercer pleinement leurs droits syndicaux : prendre contact avec les salarié·es à leur poste de travail, distribuer et afficher des tracts syndicaux, se réunir, participer aux élections professionnelles sont des droits particulièrement entravés voire anéantis… Ces mesures pour être effectives supposent un lieu de travail dans lequel les salarié·es peuvent échanger et se rencontrer ainsi qu’une connaissance fine des situations de travail par les organisations syndicale… A défaut ce sont bien les décrets contraignants, avec des mesures spécifiques, qui permettrait aux organisations syndicales de déployer leur activité auprès des salarié·es dispersé·es et à ces derniers de mieux se défendre !

Pourtant, devant le Conseil d’État, les arguments formulés en réponse par le gouvernement sont extrêmement légers : pour justifier de la non publication des décrets, l’État n’invoque que de leur inutilité, élude les faits et tous les principes de droit, renvoie à la négociation collective d’entreprise ou de branche et assure que les moyens de communication électroniques compensent parfaitement les difficultés d’accès des syndicats à ces salarié·es, merci Internet et merci Patron !!

Quelle indignité, quel scandale de la part de ce gouvernement, ici ouvertement antisocial et antisyndical !!!! Prétendre que les libertés fondamentales seront régies par la négociation avec le patronat et par l’envoi de mails, bafoue tous les principes du droit applicable, alors qu’il incombe à l’état d’en garantir l’application!!

Réparer cet « oubli», permettra enfin aux syndicats et aux travailleur.euses précaires et dispersé·es de bénéficier des moyens légaux nécessaires à rétablir du lien, véhiculer et recevoir de l’information, s’organiser, se défendre en cas de difficultés, faire face ensemble et se battre pour leurs droits…

Vive la lutte des travailleuses et des travailleurs !
Vive les libertés syndicales !

Connexions Directes, le bulletin de la CNT-SO Activités Postales & Télécommunications : n°8 – janvier 2026

Le dernier numéro de « Connexions directes », bulletin du syndicat national des activités postales et des télécommunications,  vient de sortir 👇 
Au sommaire du numéro :
  • Nous réclamons la Poste !
  • Au Danemark, la Poste ne distribuera plus de courrier !
  • Bruit de bottes…

Venezuela : ni dictature, ni impérialisme !

Le peuple du Venezuela fait face à une crise sans précédent. Le gouvernement Maduro applique une dictature économique clientéliste et une violence politique contre le peuple du Venezuela et notamment ses travailleur·euses. Régime autoritaire et privations économiques ont provoqué l’exil de plusieurs millions de personnes.

S’y ajoute le péril impérialiste, incarné au sein du pays par la droite patronale et pro-américaine, entre autres par Maria Corina Machado, qui a reçu le prix Nobel de la paix cette année, et en dehors des frontières par la politique belliciste du gouvernement Trump.

Ce dernier a déjà mené des attaques dans les pays des Caraïbes, au Venezuela, en Colombie, au Panama, au Mexique et en Équateur, où sous prétexte de trafic de drogue, des embarcations ont été bombardées provoquant plus d’une centaine de morts, en dehors de tout cadre légal. Depuis plusieurs semaines, les opérations militaires se sont multipliées visant l’industrie pétrolière, ressource principale du pays, déjà sous sanction depuis plusieurs années.

Un nouveau cap est franchi avec l’opération militaire dans la nuit du 2 au 3 janvier 2025 pendant laquelle plusieurs villes du Venezuela ont été bombardées par les forces états-uniennes et le couple présidentiel exfiltré du pays. Là encore, Trump ne s’embarrasse plus d’un semblant de légalité que cela soit celle de son pays ou du droit international. Seule la force fait loi comme au plus fort de l’impérialisme et du colonialisme de l’âge industriel.

Trump prétend maintenant diriger le pays et y laisser le champ libre aux grandes compagnies états-uniennes qui pourront faire main basse sur ses richesses, en premier lieu pétrolières.

C’est aux vénézuélien·nes de déterminer librement leurs modes d’organisation collective sans ingérence, pas à un « gendarme du monde » US aux méthodes de gangster ! C’est aux travailleur·euses de gérer les richesses du pays, pas à une puissance impérialiste prédatrice qui voudrait ramener le continent américain à l’époque des républiques bananières !

Cette attaque est aussi à relier à l’accélération de la marche vers la guerre dans laquelle nous pousse le « grand jeu » de domination, de contrôle des ressources et de conquête entre les puissances mondiales. Il est de notre responsabilité de syndicalistes, de nous y opposer partout, par la solidarité internationaliste, l’antimilitarisme et le combat pour un monde émancipé de la tutelle du capitalisme et des États !

Solidarité avec le peuple du Venezuela et ses travailleur·euses !

Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes !

En 2026, on s’organise avec la CNT-SO !

La CNT-SO vous souhaite une bonne année 2026, riches en combats pour nos droits, nos libertés et la construction d’un monde meilleur débarrassé de l’exploitation et des dominations ! Pour faire trembler l’État et les patrons, une seule résolution : l’organisation ! Regroupons nous syndicalement !

Se syndiquer, c’est rompre l’isolement, c’est dire NON à l’exploitation et au mépris, c’est résister et lutter ensemble pour défendre ses droits et en gagner de nouveaux ! Rejoins ton organisation de classe !

👉 Se syndiquer

Présentation générale de la CNT-SO 👇

Flyers à télécharger 👇

Visuels à télécharger 👇

Appel à se mobiliser contre le spectacle pour enfants HISTOROCK de Dimitri Casali le 15 janvier à Valence

Parce que le spectacle pour enfants « Historok », s’inscrit dans la bataille idéologique que mènent les réactionnaires et l’extrême droite dans le champ culturel, nos organisations appellent à se mobiliser contre le spectacle organisé le 15 janvier au théâtre de la Ville de Valence.

Communiqué unitaire Drôme
Communiqué du STUCS et STAA CNT-SO

Un nouveau syndicat de combat à Amazon !

La CNT-SO poursuit son développement dans les transports et la logistique avec la mise en place d’une section syndicale sur le site ORY4 de Bretigny-sur-orge (91), un des principaux entrepôts français d’Amazon.

La CNT-SO a désigné une Représentante de Section Syndicale sur le site et la section va pouvoir démarrer son activité syndicale de terrain.

Face au géant américain, connu pour ses conditions de travail déplorables et un management répressif, l’équipe syndicale se fixe plusieurs objectifs revendicatifs immédiat :

  • Refuser les conditions de travail qui génèrent risques psycho-sociaux et usure physique accélérée.
  • Gagner des augmentations de salaires à hauteur des profits de l’entreprise
  • Faire cesser la politique de sanctions disciplinaires injustifiés et contestables
  • Mettre fin aux avenants qui génèrent une pression sur les salarié·es
Pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux : organisons-nous !
Travailleurs et travailleuses d’Amazon, rejoignez la CNT-SO !

Tract du 09 janvier 2026

Licenciements à l’Hôtel Marseille Centre Gare Saint-Charles : derrière le prétexte économique, la répression syndicale !

Face à la menace imminente de sept licenciements, les personnels de l’Hôtel Marseille Centre Gare Saint-Charles se sont mis en grève reconductible à partir du lundi 29/12 et ont organisé un piquet bruyant devant l’hôtel avec pour slogan « On n’est pas des chiffres, on est des êtres humains ».
L’ensemble des personnels ciblé-es par ces licenciements sont syndiqué-es à la CNT-SO, syndicat de combat, très actif dans les luttes menées par les personnels des hôtels marseillais depuis des années. Simple hasard ? Nous ne le pensons pas !
 
Le mouvement est actuellement suspendu avec la fermeture pour travaux de l’hôtel depuis le 12 janvier. Faute d’accord de fin de conflit avec la direction du groupe Alboran, la mobilisation reprendra dès la réouverture de l’établissement : le combat continue ! 
 
La CNT-SO remercie toutes les personnes ayant participé à la caisse de grève et au piquet de grève. Vive la solidarité ouvrière !
Participez à la caisse de grève en ligne 

Face à la répression, riposte syndicale !

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Revue de presse
La Marseillaise – 29 décembre 25
La Provence – 30 décembre 25
France bleue – 31 décembre 25
La Marseillaise – 31 décembre 25
JT France 3 – 02 janvier 2026
Communiqué du 04 janvier 2026

Travailleur·euse de la Culture et du Spectacle : rejoins le STUCS-CNTSO !

Ici sont regroupés les ressources sur l’actualité du Syndicat des Travailleur·euses Uni·es de la Culture et du Spectacle. Pour toute infos ou questions, écrivez-nous à spectacle[@]cnt-so.org

⬇️ Adhésion via le formulaire en ligne ⬇️

Orientations du 6ème congrès confédéral : action des salarié-es de la CNT-SO

Dans le cadre de son congrès confédéral de novembre 2025, la CNT-SO a débattu et adopté diverses motions d’orientation. 

Depuis sa création en 2012, la CNT-Solidarité Ouvrière autorise la Confédération et ses structures à employer éventuellement des salarié·es.

Ces salarié·es ne sont pas à proprement parler des « permanents syndicaux » dans le sens de l’usage courant du terme dans le mouvement syndical. En effet, ces salarié·es ne peuvent détenir aucun mandat collectif au sein de la CNT-SO et de ses structures, les membres des bureaux ne pouvant être appointés. Il s’agit donc d’emplois techniques et non politiques, sur des tâches :

  • Nécessitant des compétences et connaissances particulières, difficilement compatibles avec le bénévolat. Cela concerne principalement aujourd’hui l’action juridique (suivi et défense individuelle des adhérent·es, aide juridique aux équipes syndicales, actions en justice notamment Prud’hommale…) mais cela pourrait concerner d’autres tâches techniques (informatique et numérique…).
  • Nécessitant du temps et une régularité parfois incompatible avec la vie professionnelle et personnelle des militant·es : ouverture des locaux et permanences quotidiennes aux « horaires de bureau », secrétariat des bureaux juridiques, développement syndical sur les lieux de travail dans les horaires de service.

Les emplois de la CNT-SO ne relèvent pas non plus de la décharge syndicale, financée par les employeurs, qui éloigne les syndicalistes du terrain et favorise la bureaucratisation des organisations syndicales. Contrairement aux autres organisations syndicales, largement dépendantes du financement public pour leur fonctionnement, la CNT-SO maintient son indépendance en finançant en fond propre (cotisations, dons, condamnations juridiques…) ses emplois.

Dans l’esprit autogestionnaire qui anime la CNT-SO, ces emplois sont placés au service et sous le contrôle des adhérent·es via les Assemblées Générales des structures et les bureaux qu’elles mandatent. Il est nécessaire d’articuler ces emplois avec les activités militantes, notamment dans le cadre des structures interprofessionnelles locales (UL, UD…), et notre projet de développement syndical et de transformation sociale révolutionnaire.

Les salarié·es des structures sont souvent la première interface avec des travailleur-euses venant se syndiquer et des personnes que les syndiqué·es vont côtoyer fréquemment de par leur présence quotidienne dans les locaux. Les salarié·es de la CNT-SO ont donc un rôle d’accueil important et de transmission des informations de base sur les valeurs, pratiques et objectifs du syndicat. Dans ce cadre, il est possible de s’appuyer sur le matériel mis en service par le secrétariat com’ (tract de présentation, fascicules sur le fonctionnement du syndicat et les responsabilités des syndiqué·es…). 

Action juridique

La CNT-SO emploie actuellement principalement des juristes, avec le statut officiel de défenseur syndical, ce qui n’est pas anodin alors que la plupart des syndicats travaillent plutôt avec des avocat·es. Pour nous, la question juridique doit demeurer une question syndicale et ne pas être déléguée en dehors des cas où les prérogatives d’avocat·es sont indispensables. Cela permet aux structures syndicales, avec leurs juristes, de garder la maîtrise sur la défense des adhérent·es et de l’articuler avec l’action syndicale. 

        Pour ne pas tomber dans un syndicalisme de service, centré sur une défense individuelle chronophage, il convient d’encadrer les modalités de fonctionnement de la permanence juridique, comme cela a été déjà fait dans certains bureaux. Cette défense juridique est strictement réservée aux adhérent-es de la CNT-SO, l’action prud’hommale est limitée aux adhérent·es strictement à jour de cotisations. 

Dans ce cadre, les juristes de la CNT-SO accueillent les adhérent·es et les conseillent sur le droit du travail et syndical dans le cadre de permanences juridiques, les accompagnent pour tous les litiges pouvant les opposer à leur employeur (prise de contact avec l’entreprise, courriers, saisie de l’inspection du travail…) ou à l’État (régularisation par le travail…), organisent et mènent la défense prud’hommale si nécessaire (préparation de dossiers prudhommaux, plaidoirie au conseil des prud’hommes, coordination avec les professionnels du droit, avocat·es, huissiers…). Au niveau des Unions Régionales, il convient cependant de ne pas faire reposer la défense prud’hommale uniquement sur nos salarié·es juristes mais aussi sur un réseau local militant de défenseur-eusses syndicaux ou conseiller-ères du salarié. 

        Cette action juridique doit garder un objectif syndical, en reliant le problème individuel à la question collective. Ainsi il sera toujours demandé au salarié reçu en permanence juridique si ses collègues subissent les mêmes problématiques, veulent aussi se défendre et rejoindre le syndicat… Les procédures collectives, notamment aux Prud’hommes doivent être privilégiées quand elles sont possibles. 

        Notre pratique juridique est offensive et est un instrument primordial pour faire respecter les droits des travailleur·euses. Cependant l’action juridique ne doit pas être un frein ou une limitation ! Le droit est un outil très utile mais il n’est que la matérialisation d’un rapport de force collectif présent ou passé. Quant-il est insuffisant pour répondre aux problématiques individuelles ou collectives, il est nécessaire de passer à l’action syndicale. Contrairement à un·e avocat·e, le-la juriste de la CNT-SO ne basera pas ses réponses uniquement sur les critères du droit mais pourra apporter conseils et expérience sur ce qui peut être formulé en termes de revendications, dans le cadre de négociations ou d’un mouvement social. 

        Les juristes assurent l’accompagnement des équipes syndicales avec le suivi des dossiers en droit collectif du travail (en lien avec les CSE, les élections professionnelles, les conflits du travail…). Ils sont notamment un appui précieux en cas de litiges avec un employeur sur le droit syndical ou encore en cas de grève, en apportant des conseils ou en assistant les équipes lors des négociations et de la rédaction de protocoles de fin de conflit avec les employeurs.

Nous constatons que les travailleur·euses nous ayant rejoint dans la dernière décennie n’ont pas eu majoritairement d’expérience de l’action syndicale ou de la défense de leurs droits auparavant. Les juristes peuvent jouer un rôle important dans la formation des adhérent·es dans les champs qui relèvent de leurs compétences (droit du travail et syndical…) en lien avec les bureaux et équipes militantes locales. Une collaboration est aussi importante avec les équipes militantes mandatées pour la production de matériel d’information et de mobilisation syndicale à destination des adhérent·es : fiches ou tutoriels d’auto-défense syndicale, capsules vidéo sur le droit du travail…

Développement et animation syndicale

Depuis sa création, la CNT-SO, a eu recours au salariat pour des missions de développement et d’animation syndicale, en particulier lors de la création des nouveaux bureaux en région comme à Lyon ou Marseille. Historiquement ces missions ont souvent été confiées à des camarades ayant déjà en charge l’action juridique, dans des postes hybrides. Ce modèle a fait ses preuves mais il est également possible de découpler ces missions dans des emplois dédiés. Dans ce cas, il est conseillé d’avoir pour un bureau local, un poste juridique associé à un autre poste de développement/animation. 

Encore une fois, nous sommes confrontés à un nombre croissant de primo-syndiqué-es, auparavant éloigné·es de l’action collective et syndicale qu’il est nécessaire d’accompagner. Il ne s’agit pas de faire « à la place de » mais de former par la pratique et de développer une culture autogestionnaire qui ne peut pas être spontanée alors que nous vivons au contraire dans une société autoritaire où de nombreuses fonctions notamment politiques sont déléguées.

Dans ce cadre, en lien avec les bureaux et militant·es, les salarié·es en charge du développement et de l’animation syndicale : 

  • assurent des permanences dans nos locaux et accueillent les adhérent·es ; 
  • soutiennent, quand c’est nécessaire, l’action des équipes syndicales en participant à l’animation des Assemblées Générales de section, en aidant à établir des revendications et du matériel de mobilisation ;
  • participent à l’animation des mouvements de grève et à la coordination du soutien extérieur, pour ne pas laisser les grévistes faire face seul·es aux événements C’est particulièrement utile notamment face à la répression policière ou patronale. La présence de militant·es et salarié·es du syndicat sur les piquets permet aussi d’aider les grévistes à éviter les parasitages du cadre collectif, stratégies et modalités d’action décidés par les équipes en lutte ;
  • mènent des actions de développement syndical, en lien avec les campagnes de syndicalisation actées au niveau local ou Confédéral. Ces actions consistent à aller à la rencontre directe des salarié·es avec des tournées sur les lieux de travail. Plutôt que de se servir de matériel généraliste, il est conseillé dans ce cas d’utiliser du matériel spécifique pour les métiers ou lieux de travail ciblés ce qui permet en général une accroche plus facile. Localement ou par secteur d’industrie, il convient de fournir du matériel adapté (cartes de visites, tracts revendicatifs sectoriels, tuto et info sur les droits…). Pour plus d’efficacité, les tournées de développement sont organisées de manière régulière, systématiques et ciblées sur un territoire (par exemple, viser les femmes de chambre de tous les hôtels d’une localité).;
  • participent à la formation des adhérent·es (animation de la vie syndicale sur le lieu de travail, les actions collectives contre l’employeur, travail sur la prise de parole…).

La présente motion ne prétend pas être un guide exhaustif de l’action des salarié·es employé·es par les structures de la CNT-SO mais peut servir de base de fonctionnement, adaptable suivant les réalités locales et professionnelles et les besoins des syndiqué·es. 

Une réflexion stratégique pourra être menée par ailleurs sur l’architecture des emplois et leur déploiement dans le cadre du développement de la Confédération et de ses structures.