Stoppons la marche vers la guerre ! Pas de guerre entre les peuples : pas de paix entre les classes !

Le conflit actuel en Iran et au Moyen en est l’illustration. Le «grand jeu» impérialiste, de domination, de contrôle des ressources et de conquête entre les puissances mondiales nous pousse vers une marche à la guerre généralisée qui semble inéluctable… Comme toujours les travailleur-euses en sont les premières victimes, sous les bombes ou par la crise économique qui s’annonce. Ce n’est pas une fatalité ! Il est de notre responsabilité de syndicalistes, de nous y opposer partout, par la solidarité internationaliste, l’antimilitarisme et le combat pour un monde émancipé de la tutelle du capitalisme et des États !

Dans cet état d’esprit, nous travaillons en relation avec les organisations ouvrières qui partagent ce projet émancipateur à travers le monde. Rejoignez-nous !

Retrouvez tous les visuels de notre campagne :

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Sur la situation de l’Iran, nous partageons la publication du « Front Anarchiste » d’Iran dont nous partageons le positionnement :  

Front Anarchiste – Version Française:
🔴 Contre tous les gouvernements, contre toutes les guerres ⚫️

Communiqué du Front Anarchiste du 2 avril 2026

🔴 Contre tous les gouvernements, contre toutes les guerres ⚫️

Depuis plus d’un mois, les bombes étasuniennes et israéliennes tombent sur l’Iran. Des civil•es meurent. Parmi elles, des centaines d’enfants. Plus d’un million de personnes a été déplacé. Internet a été coupé depuis le 28 février. La guerre a désormais gagné toute la région.

Mais nous voulons exprimer quelque chose que les médias n’exprimeront pas pour nous.

Nous ne pleurons pas la République Islamique. Nous l’avons combattue toute notre vie. Elle a torturé nos camarades. Emprisonné nos sœurs. Massacré les nôtres depuis 47 ans.

Mais les bombes de l’empire ne sont pas une libération.

Trump l’a dit lui-même, il ne se bat pas pour la démocratie. Il ne se bat pour les femmes iraniennes. Il se bat pour les intérêts stratégiques étasuniens, pour détruire les capacités balistiques, pour contrôler la région. Washington ne jette pas des bombes pour la liberté. Demandez aux gens en Irak, demandez aux gens en Afghanistan.

Et tandis que les bombes tombent de dehors, la République Islamique nous fait la guerre en interne. Les manifestant•es sont exécuté•es. Les prisonnier•es politiques sont enfermé•es dans des cellules sans nourriture. Nos camarades nous manquent. Le régime utilise les détenu•es comme bouclier humain dans les bases militaires.

Le peuple d’Iran est coincé entre deux formes de violence. L’une porte un turban, l’autre un costume.

A celles et ceux qui portent le drapeau du Shah dans la diaspora,  nous disons clairement : nous n’avons pas survécu pendant 47 ans sous une dictature pour livrer notre pays au fils du dictateur d’avant. Couronne et turban sont les deux faces de la même médaille. Nous n’en voulons pas.

Ce que nous voulons est simple : une société construite par en bas, sans maîtres, sans mollahs, sans Shahs. Les travailleuses et les travailleurs aux manettes sur leur lieu de travail. Des communautés qui s’auto-organisent et s’auto-déterminent. La liberté pour toutes et tous de décider de leur propre futur.

Nous soutenons le peuple d’Iran, pas les gouvernements des États-Unis ou d’Israël, pas la République Islamique, pas la restauration de la couronne.

Le peuple.

Non à la guerre impérialiste !
Ni Mollah ni Shah !
Femme, Vie, Liberté !

Liberté et amnistie pour les 6 syndicalistes de la Suiza (Espagne) !

Bonne nouvelle pour les 6 syndicalistes « de La Suiza », en prison depuis juillet 2025 (voir notre article sur l’affaire) et qui bénéficient d’une grâce partielle de l’État Espagnol ! Après une condamnation à plus de trois années de prison suite à une action syndicale, leur libération est avant tout le fruit de la lutte et de la solidarité ! Nous reproduisons le communiqué confédéral de nos camarades de la CNT d’Espagne. 

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Libres ! Les syndicalistes de La Suiza n’ont jamais été coupables !

 

COMMUNIQUÉ DE LA CNT

Ni délit ni grâce : organisation et lutte

31 mars 2026

La grâce accordée aux camarades connues comme «Les six de La Suiza» n’est pas un geste de générosité du pouvoir. C’est le résultat direct de la lutte.

Pendant des années, six syndicalistes ont été poursuivies, jugées et emprisonnées pour avoir fait ce que le mouvement a toujours fait : s’organiser contre l’exploitation et défendre une travailleuse qui dénonçait des abus et une atteinte aux droits des travailleur·euses. C’est pour ça qu’elles ont été condamnées à trois ans et demi de prison, à la fin d’un procès qui a interrogé les limites de l’action syndicale.

Elles ont été incarcérées. Et elles ne l’ont pas été seules.

Derrière elles, il y avait une organisation, la CNT, qui n’a pas laissé tomber les siennes, et des centaines de milliers de personnes qui ont défilé dans les rues, qui ont alimenté des caisses de grève, qui ont diffusé l’affaire et dénoncé l’injustice. Il y a eu des mobilisations, des allocutions syndicales, un soutien social et une pression politique constante pendant des mois, pour réclamer une solution que la justice refusait.

Nous sommes reconnaissants du geste du gouvernement qui propose la grâce partielle (les peines économiques sont toujours en vigueur), mais il intervient trop tard. Il arrive après la punition. Il arrive après avoir voulu faire de la solidarité un délit.

Mais que personne ne s’y trompe : si aujourd’hui elles sont libres, ce n’est pas grâce à la bonté du gouvernement, mais bien grâce à la force collective de la classe ouvrière organisée.

Cette affaire démontre quelque chose de fondamental : que le syndicalisme qui dérange, celui qui désigne le patron, celui qui ne négocie pas la dignité, continue d’être poursuivi. Et c’est précisément pour cela qu’il continue d’être nécessaire.

Face à ceux qui veulent un syndicalisme docile, institutionnalisé et sans conflits, l’expérience de La Suiza réaffirme le contraire : l’anarchosyndicalisme, basé sur l’action directe, le soutien mutuel et la solidarité, est non seulement toujours d’actualité, mais il est plus utile que jamais.

Parce que quand ils touchent à l’une des nôtres, nous répondons tous⸱tes. Parce que sans organisation, il n’y a pas de défense. Parce qu’aucun droit n’a été acquis sans lutter.

Aujourd’hui nous célébrons la libération de nos camarades. Mais ne l’oublions pas : elles n’auraient jamais dû être incarcérées.

Solidarité, organisation et lutte.

Hôpital Tenon (Paris) : menaces de l’encadrement et licenciements abusifs chez ATN !

Depuis plusieurs années, les personnels de nettoyage du site de l’hôpital Tenon de l’AP-HP, se mobilisent pour faire avancer leurs droits, notamment avec la section syndicale CNT-SO. En face, l’encadrement du sous-traitant ATN joue la carte du management violent et de la répression avec déjà un premier licenciement abusif et une autre salariée convoquée pour un entretien disciplinaire. Hors de question de se laisser faire, la riposte intersyndicale s’organise sur l’établissement !

Rejoignez la CNT-SO en Franche-Comté !

La CNT-SO se développe ! Nous avons le plaisir d’accueillir une nouvelle structure régionale Interpro en Franche-Comté, basée à Besançon, elle couvre le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Si vous résidez et travaillez dans la région, une nouvelle structure syndicale combattive est maintenant active : contactez-nous ! 

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Communiqué de la CNT-SO Franche-Comté

Nous sommes ravi.es et fier.es de vous annoncer la création de l’Interpro CNT-SO Franche-Comté !

Pour nous ce n’est pas rien !
D’une part parce que la ville de Besançon est historiquement et étroitement liée au mouvement ouvrier et qu’elle a vu naître et passer de nombreuses figures de l’émancipation sociale.
D’autre part car la région Franche-Comté dans son ensemble, grâce à sa frontière avec la Suisse, à sa culture ouvrière, artisanale, industrielle et artistique, a longtemps été à la croisée des chemins lorsqu’il s’agissait de faire vivre et développer les idées de justice et d’égalité sociale.

Pourtant depuis des années nous avions laissé le champ libre aux grandes organisations syndicales.
Pire, comme dans bien d’autres régions françaises, des forces réactionnaires de tout genre commençant à montrer des signes inquiétants de confiance et d’impunité, il nous fallait réagir.

C’est pourquoi, nous qui exerçons des activités professionnelles variées, militant.es expérimenté.es ou non, adhérent.es isolé.es à la CNT-SO ou non… avons ressenti le besoin de nous rassembler pour organiser notre défense et notre solidarité collective dans un contexte particulièrement hostile.
Le lancement de notre structure s’inscrit donc dans un mouvement plus large de riposte assez encourageant !

Bien que l’initiative soit bisontine, vous l’aurez noté : nous avons choisi l’échelon régional.
La Franche-Comté étant une région peu dense et faiblement urbanisée nos adhérent.es peuvent parfois se trouver isolé.es et c’est l’un de nos premiers chantiers : créer et consolider le réseau interprofessionnel dont nous avons besoin en nous rapprochant de structures déjà existantes et partageant nos valeurs. 
Aussi, si vous connaissez des personnes dans la région, intéressées par l’idée de nous rejoindre, ou de travailler avec nous sur un projet ponctuel n’hésitez pas à nous contacter !

Avec le retour des beaux jours et les défis à venir, vous nous trouverez facilement dans la rue :

  • Le vendredi 1er mai
  • Début juin pour le Besac Antifa fest #2 (+ d’infos bientôt)

Et bien d’autres événements à venir !

A bientôt dans les luttes !

La CNT-SO Franche-Comté

Le gouvernement Milei s’attaque aux droits des travailleur-euses d’Argentine !

Ladite « loi de modernisation du travail » de Milei est un retour en arrière et signe une perte importante de droits pour les travailleur·euses de l’Argentine. La longue liste des modifications apportées aux plus de deux-cents articles de la loi concernent (entre autres) des droits aussi fondamentaux que la grève, la négociation collective, la représentation syndicale, les heures de travail, les règles de licenciement et d’indemnisation, etc.

Malgré de fortes mobilisations le Sénat a approuvé le projet de loi le 27/02/26. Un recours a été déposé par la CGT.

Les réformes du travail apportées par Milei retirent des droits aux travailleur·euses, obtenus de longue lutte, pour donner les pleins pouvoirs au patronat.

Les licenciements et suspensions n’ont plus à être justifiés, et les indemnisations souffrent de baisses importantes. Celles-ci ne dépendent plus des conventions collectives de chaque secteur, mais d’un calcul des conditions propres au parcours du travailleur ou de la travailleuse licencié·e qui exclut les congés et les heures supplémentaires et les primes.

La journée de travail légale passe de 8 heures à 12 heures et les heures supplémentaires ne sont plus payées en tant que telles, mais comptabilisées afin d’être récupérées en heures de repos selon des accords entre employeur et employé – et on sait à qui bénéficie le rapport de pouvoir.

L’employeur n’est plus obligé de payer le salaire en argent : il peut choisir de donner en compensation du travail réalisé des aliments, un logement…

Les vacances aussi seront fixées par l’employeur.

Le droit au syndicalisme est aussi touché :

D’après cette nouvelle loi, l’employeur peut refuser à ses employé·es de se rendre à une assemblée syndicale s’il estime que son absence porte atteinte aux activités de l’entreprise.

Un·e employé·e qui organise des blocages, sur son lieu de travail pourra être traduit en justice au pénal, et le temps de grève a été réduit dans certaines branches professionnelles, considérées comme « essentielles », dans lesquelles les travailleur·euses devront assurer 75% de leur activité. Quant aux forces de l’ordre, elles ont l’obligation de couvrir 100% de leur service.

Quand le fascisme tient les rênes du capitalisme c’est encore une fois le peuple qui trinque. De Buenos aires à Paris, reprenons le dessus !

Les travailleurs sans-papiers des établissements George Blanc (Vonnas – 01) revendiquent leur régularisation !

La cause des 8 travailleurs sans-papiers employés par les établissements du chef étoilé George Blanc à Vonnas (01) a connu un fort écho médiatique mais leur situation reste toujours aussi précaire et ubuesque. Ils restent déterminés et participeront aux mobilisations antiracistes du 14 mars, auquel leur syndicat CNT-SO appelle à se joindre. Le dossier prend également une tournure politique avec un courrier signé par plusieurs députés et sénateurs de la région demandant la régularisation de nos camarades.

Sous le coup d’une OQTF, après le refus de leur régularisation par la Préfecture de l’Ain, ils demeurent mis à pied par leur employeur et attendent depuis le 02 mars, la confirmation d’un éventuel licenciement.

Mis sur la sellette par la presse, le restaurateur, s’est toujours défendu par son besoin de ces personnels, formés et en poste depuis des années, alors que le secteur est en crise de recrutement. Une réaction logique, la procédure de régularisation par le travail est effectivement prévue pour répondre à ces besoins et nos camarades sans-papiers remplissent absolument tous les critères relatifs aux « métiers en tension ».

Besoin de main d’œuvre, volonté de régulariser la situation du côté des salariés comme de l’employeur, critères édictés par l’État satisfaits : la logique voudrait que les « 8 du George Blanc » soient à leur poste de travail et régularisésMais c’est sans compter sur la posture de la Préfecture de l’Ain qui s’inscrit avec zèle dans la ligne de durcissement d’un gouvernement écartelé entre ses positions pro-business et la course à l’échalote raciste avec l’extrême droite… Ce positionnement ne vise qu’à maintenir les sans-papiers dans l’illégalité et à favoriser leur exploitation silencieuse dans les métiers les plus difficiles.

Face aux médias, la Préfecture n’assume pas et met en avant, sans en apporter la moindre preuve, un éventuel «trafic d’être humain», des «réseaux de passeurs basés en région parisienne». C’est absolument hors-sol, s’il s’agissait vraiment de lutter contre des réseaux de passeurs, la première des actions à mettre en œuvre serait de protéger les salariés victimes en les régularisant ! Les maintenir dans la clandestinité est d’un cynisme sans nom.

L’État ne peut pas à la fois demander des preuves de présence et de travail à des personnes qu’il n’autorise pas à résider sur le territoire ni travailler et s’étonner qu’elles aient obtenu ces documents en travaillant sous alias. De fait, le travail sous alias est prévu par les dispositions des circulaires Valls et Retailleau. L’État est le seul responsable de cette absurdité administrative !

Il est temps de sortir des fantasmes et positions idéologiques pour revenir au droit et à la prise en compte des réalités économiques : la CNT-SO demande le réexamen de la situation de ces travailleurs, la levée des décisions d’obligation de quitter le territoire français  (OQTF) et la délivrance des titres de séjours leur permettant de garantir leur emploi et leur séjour.

Si elle accompagne les travailleur·euses dans leur combat pour leurs droits, la CNT-SO ne se reconnaît pas dans la logique purement utilitariste de l’immigration promue par le patronat. A Vonnas comme ailleurs, la seule solution acceptable passe par la régularisation de tous·tes les travailleur·euses actuellement en poste et la remise d’un récépissé pour ceux qui ont une promesse d’embauche.

Nous militons depuis de nombreuses années pour la régularisation de tous·tes les travailleur·euses et contre la chasse à l’immigrant orchestrée par les gouvernements successifs. Nous serons encore dans la rue pour les mobilisations antiracistes du 14 mars. Les 8 de Vonnas vont défiler à nos côtés : leur cas est celui de milliers de travailleur·euses qui revendiquent l’égalité des droits et le respect de leur dignité.

Solidarité avec les sans-papiers !

Derrière les étoiles Michelin : le travail des sans-papiers !Article du Monde sur le combat pour la régularisation de nos 8 camarades sans-papiers des établissements du chef étoilé George Blanc dans l'Ain 👇www.lemonde.fr/societe/arti…

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-03-02T06:52:32.369Z

Antifascistes toujours !

Dans la période actuelle, il est plus que nécessaire de faire front commun et de tenir une ligne claire : notre syndicalisme sera toujours antifasciste ! A lire le communiqué commun des CNT de Rhône-Alpes. 

GREVE FEMINISTE – 08 mars 2026 – Appel unitaire

La CNT-SO est signataire du texte unitaire national d’appel à la mobilisation pour la grève féministe du 8 mars 2026. Soyons nombreuses dans la grève et dans la rue pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes !
8 MARS : journée internationale de lutte pour les droits des femmes en solidarité avec les femmes du monde entier

Face aux impérialismes, aux droites et extrêmes droites,  partout dans le monde, les femmes résistent ! Face aux attaques du gouvernement, Grève féministe !

Nous appelons à la grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation. Sans les femmes, tout s’arrête ! 

Nous sommes déterminées à lutter contre le pouvoir, faire entendre les voix de toutes pour arracher l’égalité. 

Nous sommes solidaires des femmes et des populations subissant de plein fouet les conséquences dramatiques du changement climatique, aggravé par les politiques productivistes et capitalistes.

Solidarités internationales

A l’heure des guerres génocidaires, des coups d’État, des impérialismes démultipliés, de l’Iran à l’Afghanistan , de la Palestine au Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et l’Ukraine, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs du monde entier.

Nous affirmons notre solidarité avec nos sœurs d’ Amérique latine, d’Iran, du Groenland, sous menace d’une intervention impérialiste directe par les Etats-Unis de Trump.

De l’Amérique latine et du Sud au continent africain, les luttes écoféministes articulent droits des femmes, autodétermination des peuples et défense du vivant. Elles s’opposent aux logiques impérialistes, coloniales et néolibérales qui sacrifient les territoires et les populations au profit des multinationales minières, pétrolières, agricoles et financières.

En solidarité avec celles qui font face aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes; avec celles qui endurent les génocides, les conflits armés, les bombardements massifs, et  viols de guerre, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, celles confrontées à l’exode et aux politiques migratoires racistes,  celles qui subissent la crise climatique  – 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes -, l’insécurité alimentaire et l’exploitation des multinationales; avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits.

Pas  d’instrumentalisation des luttes féministes par l’extrême droite, pas d’extrême-droite dans la rue, pas une voix pour l’extrême droite.

L’Extrême-droite est désormais au pouvoir dans de nombreux pays. Partout, les  immigré-es et migrant-es sont réprimé-es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes, homophobes et transphobes, handiphobes,  qui exercent des violences permanentes, l’extrême-droite  étend sa sphère d’influence, grâce aux médias achetés par sa galaxie. Elle ne cesse de nourrir la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, la LGBTQIAphobie, le validisme, et entretient la centralité d’un projet politique xénophobe.

Nous réclamons l’abrogation de la loi immigration et la régularisation de tou·te·s les sans-papier-es.

Avec les municipales de 2026 et la potentielle arrivée de l’extrême droite dans plusieurs villes, l’enjeu est celui d’une opposition unie et radicale et la formation d’un front antifasciste !

De l’argent, il y en a !

A l’heure du financement d’un porte avion de 10 milliards alors que des associations, notamment féministes, risquent de fermer leurs portes et leurs services faute de financement , nous refusons de nous taire.

Le gouvernement refuse de taxer les ultra-riches,  le budget profondément sexiste et socialement brutal est en cours d’adoption. Ce budget impactera toujours plus lourdement les femmes du fait de leur position subalterne dans le monde du travail.

Les inégalités salariales, les bas salaires, les allocations inférieures au seuil de pauvreté, les pensions de retraites toujours plus faibles précarisent les conditions de vie. Les femmes représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70% des bénéficiaires des banques alimentaires. Plus de 9,8 millions de personnes, dont  plus d’une famille monoparentale sur 3, vivent sous le seuil de pauvreté.  300 000 personnes dont 3000 enfants vivent dans la rue. 

Nous demandons la hausse des salaires, la revalorisation des minimas sociaux, la construction massive de logements sociaux.

L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent et soutiennent les femmes. 

Du travail, un temps de travail, des retraites et des salaires pour vivre et pas survivre 

Les femmes, notamment les mères isolées, sont particulièrement impactées par la vie chère, elles sont majoritaires à occuper des emplois mal rémunérés, sont souvent percutées par la précarité et le temps partiel imposé et touchent un salaire en moyenne ¼ inférieur à celui des hommes. Les femmes, dont les retraites sont 40% inférieures à celles des hommes, sont encore plus impactées par la dernière réforme. Nous voulons la retraite à 60 ans, une réduction du nombre d’annuités et des pensions décentes.

Nous réclamons l’abrogation totale de la réforme Macron des retraites et de toutes celles qui ont accentué les inégalités. Nous exigeons l’abrogation des lois qui pénalisent les chômeurs·euses et les bénéficiaires du RSA. Nous exigeons la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, lien, santé, nettoyage…), l’égalité salariale, l’interdiction du temps partiel imposé, la transformation des CDD en CDI et la réduction du temps de travail à 32 heures minimum avec embauches correspondantes. Nous exigeons une transposition ambitieuse de la directive européenne sur la transparence salariale qui vise à renforcer l’application du principe d’une même rémunération “pour un même travail ou un travail de valeur égale”. 

Pour un réel partage du travail domestique !  

80 % des femmes consacrent au moins une heure par jour à la cuisine ou au ménage contre seulement 36 % des hommes.  63 % des personnes qui s’occupent tous les jours d’enfants, de personnes âgées ou handicapées de manière informelle sont des femmes, ces aidantes ne doivent pas être victimes d’un défaut de solidarité nationale renvoyant aux solidarités familiales.

Invisibilisé, dévalorisé, il est loin d’être une question privée. Les tâches qui en découlent font pleinement partie de l’activité économique. 

C’est un travail qui participe à produire des biens et des services et qui contribue au bien être des membres du ménage (famille) et va bien au-delà. 

Nous ne pouvons nous satisfaire que rien ne bouge dans la répartition des tâches au sein des couples et ce depuis des années. Cette inégalité dans la répartition du travail domestique se traduit par des inégalités dans la sphère professionnelle et est l’un des facteurs des inégalités salariales et patrimoniales. 

Le 8 Mars, nous appelons à la grève du travail domestique.

Pour plus d’égalité et de justice, plus de services publics !

Le démantèlement des services publics de la santé, de l’éducation, du logement dégradent les conditions de vie des femmes. Les politiques libérales ont privatisé les services publics et contraignent les femmes à compenser les carences auprès des enfants comme des plus âgé·e·s, des malades, des enfants et adultes handicapé-es, au détriment de leur carrière, de leur autonomie financière, de leur santé. Nous réclamons la création de services publics de la petite enfance à la hauteur des besoins, avec les moyens correspondants pour en finir avec les crèches privées et de l’autonomie tout au long de la vie et une prise en charge réelle du 4ème âge. Nous exigeons des services publics renforcés : 63% des personnels sont des femmes et elles en sont aussi les premières usagères.​ 

Notre corps nous appartient !

47000 femmes dans le monde meurent chaque année d’un avortement clandestin. Nous réclamons la réouverture de tous les centres d’interruption volontaire de grossesse qui ont été fermés pour permettre un réel accès à l’IVG sur tout le territoire, le choix de la méthode, et les moyens nécessaires à la hauteur des besoins.

LGBTQIA, nous voulons pouvoir faire nos choix de vie, vivre librement notre orientation sexuelle, nos identités. Nous demandons la fin des mutilations et des traitements hormonaux non consentis.  Nous voulons l’ouverture de la PMA pour toutes !  Nous dénonçons les offensives réactionnaires qui s’en prennent aux droits des personnes LGBTQIA+. Nous revendiquons la liberté de vivre son orientation sexuelle. Nous exigeons une transition libre et gratuite pour toutes et tous et la fin des mutilations et traitements hormonaux non consentis sur les personnes intersexes.

Handicapées, nous subissons toutes les violences. Nous sommes privées de nos droits à l’autonomie, à l’éducation, à l’emploi, aux soins, et à la procréation. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle à l’ensemble de l’espace public et à tous les lieux et bâtiments. 

Stop aux violences sexistes et sexuelles

Près d’une femme sur trois est victime de violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie (OMS),  soit environ 840 millions de femmes dans le monde. Nous continuons à compter nos mortes car il n’y a aucune volonté politique de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants. L’impunité persiste, 1% des viols sont condamnés. Nous refusons que les enfants violé·es, maltraité·es, incesté·es continuent le plus souvent à être abandonné·es à leur sort ! 

Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont les violences obstétricales et gynécologiques, nous voulons une loi-cadre intégrale qui mette en avant prévention, éducation, protection, accompagnement, sanction et garantisse les moyens pour la prise en charge de l’ensemble des victimes, femmes, enfants et minorités de genre. 

Les plus touchées par les violences sexistes, dont les violences économiques, sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : femmes victimes de racisme,  exilées et migrantes, sans papiers, ouvrières, femmes sans domicile, précarisées, privées de liberté, en situation de handicap, femmes lesbiennes et bi, femmes trans, femmes en situation de prostitution et celles victimes de l’industrie pornocriminelle.

Nous demandons la mise en place d’actions concrètes pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles, protéger les victimes et combattre les réseaux de traite prostitutionnelle et de proxénétisme et la marchandisation du corps des femmes.

Nous dénonçons les baisses des subventions aux associations qui luttent contre les VSS et exigeons au moins les 3 milliards nécessaires pour l’accompagnement des victimes et des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et leur prévention.

Éduquer à l’égalité, un enjeu majeur , du plus jeune âge à l’Université 

Une éducation à l’égalité doit permettre aux enfants de comprendre les mécanismes de domination s’exerçant dans notre société et contribuer à les protéger contre les violences sexistes et sexuelles. Nous voulons une éducation non sexiste, la réelle mise en place effective d’une éducation à la vie affective et sexuelle qui intègre les notions de désir et de plaisir, d’une éducation au consentement et à l’égalité. Et surtout, des moyens pour la mettre en œuvre. Les inégalités se vivent aussi à l’université : stéréotypes dans les orientations et les filières, bizutage fortement genré, violences sexistes et sexuelles, et c’est sans citer le sexisme ordinaire dans les amphis.  Nous demandons notamment des dispositifs de protection et de soutien des victimes de discrimination efficients et financés,  des formations de lutte contre les VSS… 

Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle pour toutes et tous maintenant ! 

Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), dans la continuité des lois votées pour l’éducation à la sexualité à l’école, doit être mis en œuvre. 

Nous sommes et resterons mobilisé-es tous les jours contre le patriarcat, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie,  le validisme, les politiques libérales et autoritaires du gouvernement  et contre l’extrême droite. 

Le 8 MARS, nous serons en grève féministe  et nous manifesterons pour imposer un rapport de force et faire valoir nos revendications.

Activité syndicale et stratégie/méthodologie de développement syndical dans la jeunesse prolétaire

Dans le cadre de son congrès confédéral de novembre 2025, la CNT-SO a débattu et adopté diverses motions d’orientation. 

Les jeunes prolétaires sont frappés de plein fouet par la précarité : emplois saisonniers, jobs précaires et peu stables, salaires faibles, intérim, travail non déclaré, etc. Pourtant, la DARES établit à seulement 5% le taux de syndicalisation des moins de 35 ans, contre 11,2 % pour l’ensemble des travailleureuses (en 2018). Ainsi, en plus d’occuper des emplois précaires, les jeunes prolétaires se saisissent peu des outils de lutte syndicale. Les collectifs de classe sont délaissés, laissant le champ libre au patronat pour détruire les acquis sociaux, bafouer le code du travail, etc.

Cette faible syndicalisation des jeunes pose la question de l’avenir des syndicats, donc de la CNT-SO, de l’organisation de classe qu’elle propose et de son projet politique. […]

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Recomposition de la communauté de travail

Dans le cadre de son congrès confédéral de novembre 2025, la CNT-SO a débattu et adopté diverses motions d’orientation. 

La solidarité entre les travailleuses et les travailleurs appartenant à une même communauté de travail est d’une importance fondamentale pour préserver les droits existants et en obtenir des nouveaux.

La communauté de travail se définit comme l’ensemble des travailleurs et travailleuses participant de près ou de loin à la production ou à la commercialisation d’un même produit, d’une même prestation ou d’un même service, et travaillant dans la même entreprise, qu’ils en soient salarié·es ou non.

L’une des problématiques majeures rencontrées depuis quelques décennies déjà dans le monde du travail est l’externalisation de différents services par le biais de la sous-traitance ou de l’intérim. Ces deux formes d’emploi se sont développées de manière exponentielle au cours des dernières décennies, suscitant de nombreux questionnements et de nombreuses inquiétudes concernant les conditions de travail, la stabilité de l’emploi et la cohésion des équipes au sein des entreprises.

C’est justement parce que les intérêts du patronat sont opposés à ceux des travailleuses et des travailleurs et que ces derniers ne sont pas des collaborateurs mais bien des salarié·es sous lien de subordination que l’externalisation des services et la destruction de la communauté de travail ont été mises en place progressivement depuis le début des années 70 et qu’elles ont complètement explosé en France dans les années 2000 et encore aujourd’hui. […]

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