Alors que le gouvernement et le patronat se félicitent du lancement du prétendu «Plan Santé au Travail 2026-2030», nous dénonçons une vaste opération d’enfumage. Derrière les discours lisses sur la « prévention », se cache une réalité brutale : la casse systématique de la branche Accidents du Travail et Maladies Professionnelles (AT/MP) et le pillage de ses ressources. Retrouvez nos analyses dans notre communiqué.
Carcassonne a fait la une, et pour cause : le maire Rassemblement national Christophe Barthès a mis fin, le 30 avril, à la mise à disposition des locaux de la Bourse du travail à la CGT, la CFDT, Solidaires et la FSU, au motif que ces organisations auraient « profité trop longtemps des largesses des contribuables » — la vérité étant qu’elles avaient eu le tort de manifester contre son élection. Un commissaire de justice est venu constater l’occupation des lieux le 1er juin, et le maire en est réduit, en plein conseil municipal, à asperger d’eau les syndicalistes venus protester.
Mais il serait faux — et politiquement désarmant— de n’y voir que l’irruption de l’extrême droite dans un paysage jusque-là paisible. L’offensive contre les Bourses du travail a commencé au début des années 2000, et elle a d’abord été conduite par des municipalités de droite ordinaire, parfois de gauche : instauration de loyers et de conventions d’occupation payantes là où la gratuité était la règle depuis un siècle, relogement des unions locales dans des « maisons des syndicats » excentrées et fonctionnelles, revente ou reconversion commerciale des bâtiments historiques. [lire la suite]
La CNT-SO s’associe à cette tribune unitaire initiée par l’intersyndicale du ministère du travail, en soutien à Pierre et Benoît, deux inspecteurs du Travail, victimes de répression anti-syndicale; et pour des moyens, des effectifs, un véritable plan d’urgence à la hauteur des besoins de ce service public essentiel qu’est l’inspection du travail.
La CNT-SO s'associe à la tribune intersyndicale unitaire en défense de l'Indpection du Travail 👇blogs.mediapart.fr/les-invite-e…
Depuis de nombreuses années, les services de l’inspection du travail sont mis sous tension. Un rapport récent du cabinet indépendant APTEIS a dressé un tableau alarmant des services du ministère du Travail et de l’Emploi, en particulier ceux de l’inspection du travail.
Depuis 2017, 20 % des postes d’inspection du travail ont été supprimés et les effectifs des fonctions d’appui ont été réduits drastiquement. À ce jour, il reste moins de 1 800 agent·es de contrôle pour 21 millions de salarié·es. La mise sous pression managériale a été privilégiée au détriment de l’appui aux fonctions de contrôle : en lien avec des plans de communication sans moyens augmentés, les ministres du Travail successifs fixent des objectifs chiffrés, le plus souvent sans rapport avec les besoins du terrain et les demandes d’intervention des travailleur·euses ou de leurs représentant·es.
Le rapport fait également état d’une intensification et d’une complexification généralisées du travail, qui ont pour conséquence une explosion des risques psychosociaux.
Dans le même temps, la réforme « OTE » de 2021 (Organisation territoriale de l’État) a renforcé le pouvoir des préfets, plaçant l’ensemble de la hiérarchie locale de l’inspection du travail (DDEETS et DREETS) sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, dont dépend désormais l’ensemble des moyens de fonctionnement de l’inspection du travail. Cette situation de tutelle préfectorale rend de plus en plus illusoire la garantie d’indépendance des services de l’inspection du travail exigée par la Convention n° 81 de l’OIT ratifiée par la France.
Dans ce contexte, ce qui s’est joué autour de la défense du 1er mai, seul jour « super férié » (c’est-à-dire férié et chômé) est édifiant. Malgré les attaques dont il a fait l’objet, les règles particulières protégeant le 1er mai n’avaient pas changé. Le gouvernement a pourtant fortement suggéré aux agent·es de contrôle d’anticiper une hypothétique évolution réglementaire, fait tout à fait inédit.
Plus grave encore en termes de respect de l’État de droit et du principe de séparation des pouvoirs, le même gouvernement, par la voix du Premier ministre, a invité les représentants patronaux des boulangeries et des fleuristes à déroger à la loi existante, leur assurant une tolérance des services de contrôle. Dans certains départements, comme en Isère, des directions zélées sont allées jusqu’à tenter d’empêcher les inspecteurs et inspectrices du travail de mener à bien des contrôles.
Le Premier ministre s’est même autorisé à appeler un boulanger ayant fait l’objet d’un contrôle pour l’assurer qu’aucune amende ne serait prononcée. La délinquance patronale a donc été encouragée puis légitimée, le tout en décrédibilisant l’action de l’inspection du travail.
Dans ce même département, deux inspecteurs du travail ont été convoqués le 4 mai 2026 par la police pour des faits supposés de « harcèlement moral », convocation faisant suite à un signalement ancien de leur direction et une plainte de leur supérieure hiérarchique, dans un contexte d’intense dégradation des conditions de travail qu’ils ont maintes fois dénoncée en tant que représentants syndicaux des agent·es.
Il s’agissait donc clairement d’une procédure-bâillon et de représailles. Le procureur de la République de Grenoble ne s’y est pas trompé et a très rapidement classé sans suite cette plainte de la hiérarchie. Pourtant, manifestement déterminé à mettre au pas l’inspection du travail, le ministère du Travail a immédiatement engagé des poursuites disciplinaires contre les deux inspecteurs, à qui il est reproché de s’exprimer afin d’obtenir des conditions de travail dignes au ministère du Travail, ou de refuser de participer à des contrôles concernant la lutte contre le narcotrafic.
Ces inspecteurs dénoncent l’impossibilité de mener à bien leur mission essentielle : la protection des travailleur·euses. C’est bien cela qu’on veut leur faire payer avec ces procédures-bâillons.
Nous ne nous y trompons pas : depuis la loi Travail de 2016 et les ordonnances Macron en 2017, qui avaient déjà entaillé très sérieusement la représentation du personnel dans les entreprises et rouvert la boîte de Pandore des possibilités de dérogations à la loi, le sabotage des droits des travailleur·euses continue. En s’attaquant à ses représentants syndicaux, le ministère du Travail veut mettre au pas l’inspection du travail, une des dernières digues de protection des droits des travailleur·euses.
Alors que la hausse inquiétante des accidents mortels du travail (plus de deux travailleurs décèdent au travail chaque jour) devrait obliger le gouvernement à engager une réelle politique de prévention des risques pour la santé au travail (notamment par un renforcement des effectifs de contrôle), et rétablir une réglementation plus protectrice et préventive (rétablissement des CHSCT en particulier), il ne trouve rien de plus urgent que de s’acharner sur deux agents de l’inspection, dans l’objectif clair d’envoyer un message de mise au pas à tous les agent·es de ce corps de contrôle.
Nous demandons que cesse le harcèlement judiciaire et disciplinaire à l’encontre de Pierre et Benoît, à commencer par l’abandon des procédures disciplinaires engagées. La réponse aux revendications et aux luttes des agent·es de l’inspection du travail ne peut en aucun cas être la répression syndicale. Nous demandons des moyens, des effectifs, un véritable plan d’urgence à la hauteur des besoins de ce service public essentiel qu’est l’inspection du travail.
Premièr·es signataires :
Sophie BINET, secrétaire générale de la CGT Caroline CHEVÉ, secrétaire générale de la FSU Julie FERRUA et Murielle GUILBERT, co-déléguées générales de l’Union syndicale Solidaires Julien HUARD, secrétaire confédéral de la CNT-SO Nathalie SALA, secrétaire confédérale de la CNT Stéphane MAUGENDRE, président du Syndicat des avocats de France Manon LEFEBVRE, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature Nathalie TEHIO, présidente de la Ligue des Droits Humains Youlie YAMAMOTO, porte-parole d’Attac France Benoît HAMON, président d’ESS FRANCE Virginie DUPEYROUX, porte-parole de Ban Asbestos France Caroline MORIO, Marion SEFIDARI et Lauriane THEULLIER, co-présidentes de l’AVFT Marie PLA, porte-parole du collectif Nos services publics Manon AUBRY, députée européenne LFI et présidente du groupe de La Gauche (GUE/NGL) au Parlement européen Mathilde PANOT, députée du Val-de-Marne et présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale Boris VALLAUD, député des Landes et président du groupe socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale Cyrielle CHATELAIN, députée de l’Isère et présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée nationale Stéphane PEU, député de Seine-Saint-Denis et président du groupe parlementaire Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée nationale Guillaume GONTARD, sénateur de l’Isère et président du groupe Écologiste – Solidarités et Territoires au Sénat Nathalie ARTHAUD, porte-parole de Lutte ouvrière Olivier BESANCENOT, Christine POUPIN et Philippe POUTOU, porte-paroles du NPA-A Gaël QUIRANTE, porte-parole du NPA-R Anasse KAZIB, porte-parole de Révolution permanente Gérard FILOCHE, ancien inspecteur du travail et secrétaire national de L’Après Anthony SMITH, député européen LFI et inspecteur du travail Danièle LINHART, sociologue Annie THEBAUD-MONY, sociologue du travail et de la santé, présidente de l’association Henri Pézerat Thomas COUTROT, économiste, chercheur associé à l’Ires Emmanuel DOCKES, professeur en droit du travail, Université Lyon 2 Pierre-Emmanuel BARRE, humoriste Bruno GACCIO, auteur Guillaume MEURICE, humoriste
Nadège ABOMANGOLI, députée LFI de Seine-Saint-Denis Sylvie AEBISCHER, co-secrétaire générale UFSE CGT Sarah-Loëlia AKNIN, secrétaire nationale de SUD TAS Jean-Christophe ANGAUT, philosophe, École normale supérieure de Lyon Christine ARRIGHI, députée Les Écologistes de Haute-Garonne Caroline AUDRIC, secrétaire de l’Union Locale du Grand Grenoble Clémentine AUTAIN, députée L’Après de Seine-Saint-Denis Léa BALAGE EL MARIKY, députée Les Écologistes de Paris Marie BARDIAUX-VAÏENTE, autrice et historienne Sébastien BARLES, coordinateur des Verts Populaires Louis-Marie BARNIER, sociologue du travail Stéphane BAROZ, co-secrétaire du syndicat Solidarité cordiste SYSOCO Lisa BELLUCO, députée Les Écologistes de la Vienne Anaïs BELOUASSA CHERIFI, députée LFI du Rhône Guy BENARROCHE, sénateur Les Écologistes des Bouches-du-Rhône François BENOIT-MARQUIÉ, coordinateur des Verts Populaires Nicolas BENOIT, secrétaire de l’UD CGT de l’Isère Guillaume BERGER, secrétaire fédéral CNT-PTT Alain BIHR, professeur honoraire de sociologie, Université de Franche-Comté Caroline BLANCHOT, Secrétaire générale de l’Ugict-CGT Nicolas BONNET, député Les Écologistes du Puy-de-Dôme Arnaud BONNET, député Les Écologistes de Seine-et-Marne Laurent BOSAL, secrétaire fédéral de la CNT-TEFP Pierre-Yves CADALEN, député LFI du Finistère Damien CARÊME, député européen LFI Cédric CAUBERT, secrétaire de l’UD CGT de Haute-Garonne Béranger CERNON, député LFI de l’Essonne Leïla CHAIBI, députée européenne LFI Linda CHEKALIL, secrétaire générale, Pour UL CGT Gennevilliers /villeneuve la garenne Antoine CHUZEVILLE, co-secrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ) Lucie CLAMENS, secrétaire générale UL CGT de Gennevilliers /Villeneuve la Garenne Cécile CLAMME, secrétaire générale CGT Travail Emploi Formation professionnelle François CLERC, ex-responsable confédéral CGT sur les discriminations Hadrien CLOUET, député LFI de Haute-Garonne Sergio CORONADO, coordinateur des Verts Populaires Manuel COULLET, secrétaire départemental SUD SDIS 38 et Secrétaire national SUD SDIS Hugo DAILLAN, coordinateur des Verts Populaires Hendrik DAVI, député L’Après des Bouches-du-Rhône Daniel DEHENNIN, secrétaire CNT Culture Education Santé Sociale 21 Christophe DELECOURT, co-secrétaire général UFSE CGT Michael DUC, secrétaire SUD Commerce et Service Rhône Alpes Auvergne Cédric DURAND, économiste Patrick FARBIAZ, coordinateur des verts populaires Éric FASSIN, sociologue, Université Paris 8 Olivier FAURE, député PS de Seine-et-Marne Laurent FEISTHAUER, secrétaire général de l’UD CGT du Bas Rhin Mathilde FELD, députée LFI de la Gironde Emmanuel FERNANDES, député LFI du Bas-Rhin Jacques FERNIQUE, sénateur Les Écologistes du Bas-Rhin Claire FLECHER, maîtresse de conférences en sociologie à l’Institut d’Etudes du travail de Lyon (IETL), Université Lyon 2 Emma FOURREAU, députée européenne LFI Perceval GAILLARD, député LFI-Rézistan’s Égalité 974 de La Réunion Jean-Jacques GANDINI, avocat honoraire, ancien président national du Syndicat des Avocats de France Margot GARAY, CNT Stics 38 (industrie, commerce et service) Marie-Charlotte GARIN, députée Les Écologistes du Rhône Fabien GAY, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis et Directeur de l’Humanité Philippe GILLIG, maître de conférences HDR en économie, Université de Strasbourg Jérémie GIONO, secrétaire départemental du PCF de l’Isère Damien GIRARD, député Les Écologistes du Morbihan Jérôme GLEIZES, coordinateur des Verts Populaires Angélique GROSMAIRE, secrétaire générale de la Fédération SUD PTT Steevy GUSTAVE, député Les Écologistes de l’Essonne Hélène HERNANDEZ, émission Femmes libres sur Radio libertaire Catherine HERVIEU, députée Les Écologistes de la Côte-d’Or Ken IWASAKI GARCIA, coordinateur des Verts Populaires Nicolas JOUNIN, sociologue, Université Paris 8 Lucie JUBERT-TOMASSO, maîtresse de conférences en droit privé, Université de Rennes Salah KELTOUMI, CGT Stellantis Mulhouse Andy KERBAT, député LFI de Loire-Atlantique Aurore KESSAÏ, membre du Conseil syndical ASSO-Solidaires Maxime KIEFFER, syndicat CGT des Cheminots de Strasbourg Annie LAHMER, conseillère régionale Les Écologistes d’Île-de-France Maxime LAISNEY, député LFI de Seine-et-Marne Fleur LARONZE, maîtresse de conférences HDR en droit social, Université de Strasbourg Agathe LE BERDER, secrétaire générale adjointe de l’Ugict-CGT Aurélien LE COQ, député LFI du Nord Arnaud LE GALL, député LFI du Val-d’Oise Kevin LE TÉTOUR et Coline WIATROWSKI, co-secrétaires fédéraux SUD éducation Élise LEBOUCHER, députée LFI de la Sarthe Claire LEJEUNE, députée LFI de l’Essonne Christian MAHIEUX, co-secrétaire de l’Union nationale interprofessionnelle des retraité.es Solidaires Anne MARCHAND, sociologue santé au travail du GISCOP93 Elisa MARTIN, députée LFI de l’Isère Xavier MATHIEU, comédien et ex porte-parole de la CGT continentale Philippe MEIRIEU, professeur honoraire en Sciences de l’éducation, Université Lyon 2 Akli MELLOULI, sénateur Les Écologistes du Val-de-Marne Jean-Pierre MERCIER, SUD Stellantis Poissy Marina MESURE, députée européenne LFI Émile MEUNIER, coordinateur des Verts Populaires Julia MIGNACCA, coordonnatrice des Verts Populaires Grégory MIOLINA, co-président de l’association des Cordistes en colères solidaires Bénédicte MONVILLE, coordonnatrice des Verts Populaires Sandrine NOSBÉ, députée LFI de l’Isère Isabelle PETERS, adjointe à la maire de Grenoble Sébastien PEYTAVIE, député Génération·s de la Dordogne Roland PFEFFERKORN, professeur émérite de sociologie René PILATO, député LFI de la Charente Éric PIOLLE, ancien maire de Grenoble Marie POCHON, députée Les Écologistes de la Drôme Raymonde PONCET-MONGE, sénatrice Les Écologistes du Rhône Thomas PORTES, député LFI de Seine-Saint-Denis Sandra REGOL, députée Les Écologistes du Bas-Rhin Sandrine ROUSSEAU, députée Les Écologistes de Paris Fabien ROUSSEL, maire de Saint-Armand-les-Eaux Laurence RUFFIN, maire de Grenoble Aurélien SAINTOUL, député LFI des Hauts-de-Seine Daniel SALMON, sénateur Les Écologistes d’Ille-et-Vilaine Eva SAS, députée Les Écologistes de Paris Jérôme SCHMITT, porte-parole de la fédération SUD Energie Sabrina SEBAIHI, députée Les Écologistes des Hauts-de-Seine Delphine SERRA, co-secrétaire de l’Union syndicale Solidaires 38 Ariel SEVILLA, maître de conférence en sociologie, Université Reims Champagne Ardennes Danielle SIMONNET, députée L’Après de Paris Clémence SOUCHET, psychologue du travail et des organisations. Ersilia SOUDAIS, députée LFI de Seine-et-Marne Anne STAMBACH-TERRENOIR, députée LFI de Haute-Garonne Sophie TAILLÉ-POLIAN, députée Génération·s du Val-de-Marne Boris TAVERNIER, député Les Écologistes du Rhône Tiphaine TRIJOULET, co-porte-parole du syndicat Solidaires Jeunesse et Sports Julien TROCCAZ, secrétaire fédéral SUD Rail Aurélie TROUVÉ, députée LFI de Seine-Saint-Denis Bastien VASSEUR, secrétaire national SUD Chimie Arnaud VOSSIER, secrétaire de Sud PTT Isère-Savoie Omar YAQOOB, maire LFI de Creil
C’est bien connu c’est à l’approche de l’été ou pendant l’été que les mauvais coups pleuvent sur les travailleur-euses. Profitant des périodes de canicule, le gouvernement a pondu une loi digne de celles promulguées sous le gouvernement de VICHY. Au lieu de chercher l’argent là où il est, la loi du 25 juin 2026 édictée pour lutter contre la « fraude » des allocataires de France travail va encore accroître le flicage, intrusif et culpabilisant, des bénéficiaires de l’allocation chômage !
Retrouvez le bulletin d’information du Syndicat des Travailleurs et travailleuses de la Terre rattaché à la CNT-SO. Ce quatrième numéro est spécialement consacré aux conditions d’hébergements temporaires en saison.
La Poste en danger ! Retrouvez le numéro spécial de « Connexion directes », bulletin du syndicat des activités postales et des télécommunications de la CNT-SO.
Le département du Puy-de-Dôme a subi comme la majeure partie du territoire les effets de la puissante vague de chaleur avec le classement en alerte rouge canicule. Malgré tout, rien n’avait été fait pour les technicien-nes du spectacle qui bossaient comme si de rien n’était sur le festival « Europavox » (Clermont-Ferrand – 63). The show must go on ? Avec un soutien intersyndical, les travailleur-euses ont dit non !
Le vendredi 26 juin, après 4 passages de l’inspection du travail, un courrier à la préfecture, la publication d’un communiqué à la presse et sur les réseaux sociaux, les technicien-nes n’ont pas repris le travail à 14h et des horaires aménagé pour les jours suivant leur ont été enfin accordé ! La mobilisation paie !
Article sur l'action de nos camarades techniciens du spectacle du @stucs-cnt-so.bsky.social à Clermont-Ferrand (63) 👇www.liberation.fr/culture/on-e…
Alerté par plusieurs de ses membres, le STUCS, confédéré à la CNT-SO, alerte les technicien·nes, les artistes, les traiteur·euses, les nettoyeur·euses, les agents de sécurité, travaillant dans le secteur du spectacle et de l’évènementiel de la région Auvergne à ne pas travailler pour la reconstitution historique se tenant à BESSON (15kms au sud de Moulins) les 10, 11, 12 juillet 2026.
LES MURMURES DE LA CITÉ, C’EST QUOI ?
C’est une reconstitution historique révisionniste, qui montre une version d’extrême droite de l’histoire de France, orchestrée par Guillaume SENET, figure de la scène royaliste, et hébergée au château du nouveau BOTZ, château de Charles-Henri de Lobkowicz héritier et grand supporter de ce qui reste de royauté européenne. Cette reconstitution n’existe que pour convertir la population locale aux idées racistes, xénophobes et réactionnaires.
C’EST FINANCÉ PAR QUI ?
Après s’ être fait virer du centre national du costume de scène de Moulins, le 17 juin 2026, La communauté d ‘agglomération Moulinoise a enfin voté contre la subvention allouée aux Murmures de la Cité. La région Auvergne avec à sa tête Laurent Wauquiez, débourse, elle, 15000 euros d’argent public. Mais ce projet n’existerait pas sans le soutien du tristement célèbre milliardaire exilé en Belgique Pierre-Edouard STERIN, créateur de la SMART BOX, qui investit avec son projet PERICLES (acronyme pour Patriotes / Enracinés / Résistants / Identitaires / Chrétiens / Libéraux / Européens / Souverainistes) pour le retour à un régime autoritaire, raciste et autocrate. Un de ses objectifs assumés est l’avènement de l’extrême droite partout en France.. L’année dernière, beaucoup ont été berné.es et ont collaboré à leur insu aux Murmures de la Cité. Cette année, iels le font en connaissance de cause ! Si vous êtes contacté pour travailler sur cette évènement, au minimum, ne répondez pas ou laissez libre cours à votre imagination ! Nous sommes nombreux et nombreuses à résister. Ne travaillons pas et ne collaborons pas à ces idées nauséabondes, opposons nous par tous les moyens.
Sans travailleur·euse du spectacle, pas d’évènement propagandiste !