Le sous-traitant du nettoyage Arc-en-Ciel, condamné à Lyon pour « entrave à la constitution d’un CSE »

Par décision du Tribunal correctionnel de Lyon, la société ARC-EN-CIEL, qui s’était dispensée de mettre en place un Comité social et économique (CSE) alors même que son effectif dépassait les 11 salarié-es requis, et ce en dépit d’un rappel à la loi de l’autorité administrative, a été condamnée au versement de 5000 euros d’amende.

Elle est également condamnée au versement de 3000 euros de dommages et intérêts au syndicat CNT-SO qui lui avait explicitement demandé de mettre en place ce comité.

Malgré ses limites, nous rappelons le rôle central du CSE dans les entreprises de plus de 11 salarié-es : il est consulté sur l’organisation du travail, les modifications d’ordre économiques ou juridiques, la durée du travail et les conditions d’emploi, les questions de formation professionnelle, etc. Il est également compétent dans le domaine de la santé et de la sécurité des salarié-es. L’entrave à la constitution d’un CSE est un délit !

A Lyon, il avait fallu plusieurs semaines de grève, fin 2022, pour que la société ARC-EN-CIEL assume ses responsabilités dans le cadre du PSE sur le site de la gare routière de Perrache. Ce sous-traitant de nombreux acteurs publics est  habitué aux entorses aux droits de ses salarié-es : nombreuses irrégularités dans l’exécution de la relation de travail, retards de paiement des salaires dénoncés régulièrement, management agressif et répression anti-syndicale…

Le patronat cherche constamment à bafouer nos droits et à affaiblir les outils de défense et d’action collective des salarié-es. Nous ne les laisserons pas faire et nous rendons les coups avec le syndicat !

Soutien aux revendications du collectif « Scaff de France »

Le STUCS, (Syndicat des Travailleurs-euses Uni-e-s de la Culture et du Spectacle) de la CNT-Solidarité Ouvrière, apporte son soutien à l’initiative de charte, du Collectif Scaff de France, qui porte des revendications sur les rémunérations, les conditions de travail et la sécurité des Scaffolders exerçant sur les festivals 2023.

Contre l’exploitation : autodéfense immigrée ! Non à la loi Darmanin !

Les Gilets Noirs – collectif de militants sans papiers – et la CNT Solidarité Ouvrière d’Ile de France unissent leurs forces et lancent une campagne d’organisation et de mobilisation pour les travailleurs-euses sans-papiers. Contre les politiques racistes, l’exploitation et le mépris, pour la régularisation : seule la lutte paie !

Réunions syndicales (04 rue de la Martinique 75018):
  • samedi 8 avril à 14h30

  • dimanche 16 avril à 14H30

Tract Gilets noirs – CNT-SO

Retraites, conditions de travail, salaires… 06 avril : la sous-traitance hôtelière marseillaise dans la grève !

Comme beaucoup de travailleurs et travailleuses, nous sommes mobilisé-es depuis le 19 janvier contre la retraite à 64 ans. Contre Macron, l’autoritaire : on ne lâche pas l’affaire !

Les métiers du nettoyage et de la sous-traitance hôtelière seront durement touchés par cette réforme qui va nous forcer à travailler plus vieux-vieilles :

  •  Pénibilité pas reconnue.
  • Maladies professionnelles (TMS, dos cassés, articulations abîmées…)
  • Carrières hachées, temps partiels, bas salaires = petites pensions ou départ à 67 ans pour ne pas subir la décote

On ne veux pas se crever la santé au travail ! On revendique :

  • Amélioration de nos conditions de travail
  • Retraite à 60 ans pour tous et toutes et 55 ans pour les métiers pénibles !

A Marseille l’industrie touristique est en plein boom et engrange les profits. Mais pour nous, les travailleurs-euses qui la faisons tourner : c’est toujours les bas salaires et les petits contrats précaires ! Dans certains hôtels, les patrons imposent des pratiques illégales comme le « paiement à la chambre ». Ça suffit, on revendique :

  • Respect du droit du travail
  • Fin de la sous-traitance/mal-traitance
  • Hausse générale des salaires et rémunérations, 13eme mois pour tous-tes

Après le succès de la première action “French grève” du 28 mars devant le Radisson on remet ça pour un grand Charivari de la sous-traitance devant le NH Collection à la Joliette !

Le NH est un symbole, il y a 4 ans en avril 2019, une grève a démarré là-bas et a tenu 167 jours malgré la répression du patron et de l’État. Aujourd’hui encore nous sommes toujours dans la lutte : on lâchera rien !

Dans la sous-traitance hôtelière comme ailleurs, on veux le partage égalitaire des richesses et du travail !

Rassemblement inter-hôtels – 9h30 devant le NH Collection

Bd des Dames – Tram République/Dames

10H30, manif Vieux-port

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4 ans après la grève du NH Collection Marseille , la répression continue : la solidarité aussi !

Quatre ans après la grande grève de 2019, notre camarade Walter est toujours sous le coup de la répression judiciaire et policière, avec la menace de devoir payer plusieurs milliers d’euros pour une procédure injuste !

Soutenons le : caisse de solidarité en ligne

Communiqué de la CNT-SO 86

Communiqué de la CNT-SO 86 suite aux violences policières dans le cadre des mouvements sociaux actuels : lutte contre les méga-bassines à Sainte-Soline ou contestation de la réforme des retraites.
 
Plusieurs RDV de lutte sont programmés cette semaine sur Poitiers  :
  • lundi 27 mars, 14h Palais de justice
  • mardi 28 mars, 7h Porte de Paris
  • Samedi 1er avril, 14h30 Mairie
 
Contre la Macronie, nous sommes solidaires et déterminés !

Retraites, conditions de travail, salaires… 28 mars : la sous-traitance hôtelière marseillaise dans la grève !

Les équipes syndicales CNT-SO PACA du nettoyage et de la sous-traitance hôtelière participent activement au mouvement de contestation sociale engagé depuis le 19 janvier. Alors que la saison touristique se lance et que notre savoir-faire est reconnu à l’international, les camarades proposent de faire une démonstration de « French grève » devant un bel hôtel du Vieux-port à l’occasion de la grève générale du 28 mars.

RDV à 09h, devant le Radisson Blu (38-40 Quai de Rive Neuve, 13007 Marseille).

Soutenez la caisse de grève

Solidarité avec notre camarade Brice !

Communiqués de la CNT-SO 30 suite à la condamnation de notre camarade Brice, après la manifestation du 23 mars à Nîmes. La solidarité financière avec Brice passera via la caisse de grève et de solidarité interpro mise en place par la CNT-SO.

Communiqué de soutien du 25 mars

Contre le 49.3 : la grève partout ! Le bac n’est plus tabou !

Destruction des acquis sociaux, casse des services publics, renforcement des inégalités, absence de concertation… De la réforme des lycées à la réforme des retraites, le gouvernement déroule impitoyablement sa politique antisociale : à nous d’y répondre par tous les moyens !

Les épreuves de spécialité écrites commencent le 20 mars. Ce calendrier est absurde et n’a cessé d’être dénoncé par les enseignant·es : des programmes nécessairement bâclés, des élèves sous pression accrue, et un 3ème trimestre à vide où l’absentéisme explose.

Pourquoi le gouvernement sacrifie-t-il un trimestre d’éducation? Tout simplement pour s’aligner sur le calendrier de Parcoursup et sa machine de sélection. Intégrer les notes de spécialités dans le dossier Parcoursup, c’est un renforcement de plus des inégalités scolaires ; c’est favoriser ceux qui ont moins besoin de l’école et de ce trimestre d’apprentissage en plus ; c’est exposer plus encore les publics scolaires précaires au tri cynique de Parcoursup.
Dans le contexte de lutte contre la réforme des retraites, la CNT-SO appelle à lutter par tous les moyens et avant tout par la grève contre le déroulement de ce bac injuste !

Non à la soumission de la jeunesse : Bloquons la généralisation du SNU !

Face à la menace de généralisation obligatoire, le débat public sur le Service National Universel (SNU) émerge enfin. Il est temps de passer à la mobilisation pour revendiquer l’abolition de ce dispositif inutile et nuisible pour la jeunesse !

Macron rêve d’une jeunesse au garde-à-vous !

Alors que le SNU, créé en 2019, n’a pas suscité l’adhésion (32 000 jeunes accueilli·es en 2022), le gouvernement prépare la généralisation obligatoire du dada réac de Macron. Le calendrier n’est pas encore définitif, avec 6 départements qui pourraient servir de pilotes à partir de 2024 et une systématisation du dispositif, sur le temps scolaire, à tous les élèves de seconde ou de première année CAP d’ici 2026 (800 000 jeunes concerné·es) .

Voilà son programme pour la jeunesse :
  • Un stage dit de « cohésion » de 12 jours dans des « centres SNU » en dehors du département d’origine avec lever à 06h30 et coucher à 22h30, salut au drapeau, Marseillaise, port de l’uniforme, marche au pas, bourrage de crâne sur l’engagement et la citoyenneté du point de vue de l’État… Ces dernières années, le SNU a donné lieu à des débordements répétés (évanouissements de jeunes au garde-à-vous en plein soleil…).

  • Une période de travail gratuit de 84 heures dite « d’intérêt général ».

  • Un engagement volontaire de 3 mois et la possibilité d’intégrer une « réserve en uniforme » (armée, gendarmerie, protection civile…).

    Jeunesse engagée, pas militarisée !

Alibi du SNU : Macron souhaite que la jeunesse s’engage. Ne le fait-elle déjà pas ? Contre la réforme des retraites, contre l’inaction des États face aux bouleversements climatiques… ?

Pour le gouvernement, l’engagement est contraint. Sarah El Haïry, secrétaire d’État en charge du dossier le confirme : « L’objection de conscience ne pourra pas être évoquée ». Le refus du SNU pourrait même être pénalisant pour le passage des examens ou l’accès au supérieur !

Le projet vise clairement une militarisation rampante de la société et la promotion d’une idéologie « réac-publicaine » chez les jeunes.

De l’argent il y en a… pour mettre la jeunesse au pas !

Ce dispositif nuisible va mobiliser des centaines de structures d’accueil, monopoliser les financements et les emplois dans l’animation et l’éducation populaire et impacter l’année scolaire des élèves de lycée.

Il est aussi coûteux… Alors que l’École, la recherche, l’animation et l’éducation populaire, et de manière générale les services publics, subissent depuis des années l’austérité et les baisses de moyens, le gouvernement est prêt à sortir 2 milliards par an pour le SNU ! Dans l’éducation, on supprime des postes, on ferme des classes, mais pour soumettre la jeunesse, Macron et sa clique savent desserrer les cordons de la bourse.

Alors que les guerres impérialistes font des ravages aux quatre coins du monde, le gouvernement multiplie les actions renforçant l’armée dans la société. Le SNU est concomitant avec le projet de hausse considérable du budget des Armées (+30 % pour atteindre 413 milliards pour 2024-2030) dans une nouvelle course mondiale aux armements. 

Refusons cette politique militariste !
Non au SNU ! Oui à l’éducation à la paix !
Pour un monde débarrassé du poison patriotique, des guerres et des frontières !
Le seul frein aux annonces est la crainte d’une révolte de la jeunesse en jonction avec le mouvement contre la réforme des retraites…
Jeunes et familles, travailleur·euses de l’animation et de l’éducation populaire, travailleur·euses de l’éducation, mobilisons-nous ! Bloquons le gouvernement et ses velléités de militarisation de la jeunesse et de la société ! Bloquons le SNU !

De la maternelle à l’université… A partir du 7 mars, la grève jusqu’au retrait !

Depuis le 19 janvier, nous avons montré notre détermination contre la nouvelle réforme des retraites avec des grèves et des manifestations massives. Le gouvernement est sous pression : la loi n’a pas été votée à l’Assemblée et la majorité de la population, hostile au projet, soutient la mobilisation. Maintenant tout le monde a conscience que nous devons durcir le mouvement pour gagner !

L’objectif c’est la grève générale !

Mobilisons-nous massivement dans la grève nationale interprofessionnelle du 7 mars et construisons la grève reconductible dans notre secteur les jours suivants. Nous pouvons nous appuyer sur les autres secteurs professionnels qui ont déjà annoncé rentrer dans la reconductible après le 7 ainsi que sur la grève féministe du 8 mars qui aura cette année, une importance stratégique, alors que les femmes sont les plus pénalisées par la réforme.

Le combat contre la réforme Macron est l’affaire de tous·tes : Les secteurs en pointe, ne doivent pas être isolés dans une grève par procuration. Même si nos métiers sont non-marchands, nous sommes la plus grande administration et impactons des millions d’élèves et leurs familles : la grève dans l’Éducation aussi est stratégique

Ce gouvernement est en service commandé pour la minorité des plus riches qui va profiter de ce nouveau recul social. Faire monter le rapport de force, c’est s’en prendre à leurs intérêts économiques : paralysons le pays jusqu’à la victoire !

Union ! Action ! Autogestion !

Parce qu’un mouvement social ça ne tombe pas du ciel, il est indispensable de se structurer à la base et de faire grandir nos outils d’auto-organisation pour mener la lutte.

Réunissons-nous en AG, dans les établissements ou par secteurs géographiques, pour nous organiser et construire la grève reconductible, animons des comités de grève, alimentons les caisses de solidarité pour aider financièrement les personnels les plus précaires, faisons le lien avec les usager·ères, tissons des liens interprofessionnels et multiplions les actions de terrain (piquets de grève, blocages économiques, soutien interpro aux grévistes…) pour rendre visible la contestation et faire monter la pression sur le gouvernement et le camp patronal.

Pour une mobilisation globale  !

Articulons la bataille des retraites avec le combat pour les salaires, les conditions de travail et contre les logiques austéritaires qui asphyxient nos services publics et fragilisent les plus pauvres. Tout est lié ! En gagnant sur les retraites, nous pouvons mettre un frein aux politiques Blanquer/ N’Diaye dont nous souffrons au quotidien.

Nous sommes face à un choix de société. Avec l’ensemble du monde du travail : organisons un grand mouvement social pour la répartition égalitaire des richesses et du travail !

Alors que les urgences sont sociales (inflation galopante), écologiques, etc., le camp au pouvoir reste toujours obsédé par ses intérêts.

Ne comptons que sur nous-mêmes : ensemble faisons émerger un projet collectif en rupture avec la barbarie capitaliste actuelle ! Construisons un monde dans lequel l’égalité est réelle, tant économiquement que socialement.

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