Tribune unitaire : « ubérisation ou salariat »

La CNT-SO, actrice des luttes et combats juridiques des livreurs ubérisés depuis plusieurs années, apporte son soutien à la tribune unitaire « Ubérisation ou salariat », sur les enjeux de la transposition de la directive européenne de 2024, concernant l’encadrement du travail des plateformes numériques,  sur laquelle le gouvernement doit légiférer avant décembre 2026. 

Loin des projecteurs, un événement crucial pour la protection sociale française est en train de se jouer. Le gouvernement français est tenu de légiférer au plus tard le 2 décembre 2026 sur l’encadrement du travail des plateformes numériques suite au vote de la directive européenne du 14 octobre 2024. Si le jeu en vaut la chandelle, personne n’a encore sorti son briquet.

Les plateformes reposent sur des travailleurs auto-entrepreneurs

Les plateformes numériques de travail reposent sur des travailleur·euse·s auto-entrepreneur·euse·s payé·e·s à la tâche. Dans ce modèle, les plateformes se dérobent à leurs responsabilités d’employeur comme la prévention des risques de santé, le versement des cotisations sociales, la représentation syndicale ou tout simplement le respect d’un salaire minimum. Ce n’est plus le droit mais le marché qui fixe, sans aucune contrainte, les conditions de travail. Les livreur·euse·s à vélos et chauffeurs VTC sont souvent cité·e·s, néanmoins ce débat concerne en réalité une partie beaucoup plus large de la force de travail en France : vendeur·euse·s, serveur·euse·s, soignant·e·s, juristes, aides à domicile, aides soignant·e·s, aides ménage, avocat·e·s etc. Plus aucun secteur n’est épargné parl’émergence d’une plateforme de travail.

En 2022, ils étaient 200 000 à travailler pour une plateforme tout en ayant un statut d’indépendant, puis 600 000 en 2023. Combien seront-ils demain ?

Le rapport produit par l’ANSES, suite à la saisine de la CGT, sur les livreur·euse·s à vélo en mars 2025 alerte sur les nombreuses conséquences délétères du modèle actuel sur la santé. À court terme, les travailleur·euse·s sont surexposé·e·s aux accidents de la route et aux chutes, mais aussi aux troubles musculo-squelettiques causés par une mauvaise ergonomie et réglage des véhicules. À moyen terme, la santé mentale des travailleur·euse·s est affectée, aussi bien par le stress, la fatigue et l’épuisement. Enfin, à long terme, de nombreuses pathologies respiratoires, cardiovasculaires et urogénitales sont constatées chez beaucoup de livreur·euse·s. L’instabilité de la relation de travail, la menace de sanction et l’injonction de performance amplifient la prévalence de ces problématiques de santé.

Au-delà des conséquences sur la santé, la paupérisation poussée des livreur·euse·s est objectivement démontrée. Depuis 2021, le revenu horaire moyen a baissé de 22,7 % chez Deliveroo, 34,2 % chez Uber Eats et 26,6 % chez Stuart selon l’ARPE, et ce sans compter le temps d’attente des commandes comme du temps travaillé. Sur la même période, la durée des livraisons et les délais d’attente entre les commandes ont continué à augmenter. L’ANSES constate que cette pression se traduit par une prise de risque accrue sur la route mais finit aussi par sélectionner une population de livreur·euse·s de plus en plus précaire, prête à accepter de moins bonnes conditions de travail et de rémunération.

 

La précarité administrative et statutaire des travailleur·euse·s n’est pas un effet de bords de l’émergence de ces marchés numériques. Le modèle des plateformes repose en tout premier lieu sur la concurrence de statut encadrant le travail (auto-intrapreneuriat) et de statut administratif (absence de politique de régularisation des travailleurs). Ainsi, la question des grandes difficultés d’accès à un droit au séjour stable place les personnes étrangères, qui représentent une part importante des travailleur·euse·s des plateformes numériques de travail, dans une situation de forte dépendance vis-à-vis de leur travail. Elles subissent alors encore plus fortement des conditions de travail précaires, inéquitables, voire indignes.

Une lutte qui porte ses fruits

Le risque lié à cette organisation du travail n’est pas uniquement porté par les travailleur·euse·s des plateformes, mais par l’ensemble de la société. En détournant le statut d’auto-entrepreneur, les plateformes s’affranchissent du versement des cotisations sociales et mettent en danger le financement de la sécurité sociale de tou·te·s les travailleur·euse·s, et ce quel que soit leur statut. Dans une enquête à ce sujet en 2023, le journal l’Humanité évalue à 1,45 milliard les cotisations dues et non encaissées par l’URSSAF !

De plus, le détournement du statut d’auto-entrepreneur par les plateformes a pour conséquence directe de créer un dumping social dans toujours plus de secteurs au détriment in fine de tou·te·s les travailleur·euse·s. Laisser libre cours à la généralisation de ce modèle impliquerait une régression considérable des droits des travailleur·euse·s et un affaiblissement préoccupant de la représentation syndicale. Ainsi, ce sont donc les fondements mêmes de la Sécurité Sociale qui seraient fortement fragilisés.

Sans droit à la négociation collective, privés de droit du travail, subissant des déconnexions abusives en guise de représailles, livreur·euse·s à vélo et chauffeurs VTC, par leur résistance, ont pourtant réussi à imposer le débat sur l’encadrement du travail via les plateformes.

En effet, grâce à leur mobilisation, aux soutiens politiques et syndicaux, aux chercheur·euse·s et aux ONG qui ont fait bloc à leurs côtés, une directive européenne a été adoptée. Son objectif ? Mettre fin à ce système qui broie, blesse et tue.

Une directive ambitieuse, une transposition à risque

Cette directive impose aux États membres d’instaurer un type de présomption de salariat pour les travailleur·euse·s de plateforme. L’enjeu de la transposition dans notre droit français est maintenant de rendre cette présomption opérationnelle et efficace.

Aujourd’hui, un·e livreur·euse ou un·e chauffeur qui veut faire requalifier son statut d’indépendant en contrat de travail doit mener individuellement une bataille judiciaire longue et coûteuse. Et lorsqu’il·elle gagne – car la justice lui donne raison dans l’immense majorité des cas – il·elle est systématiquement licencié·e par la plateforme.

La directive permettra a minima qu’un·e livreur·euse puisse entamer facilement une démarche individuelle de requalification en contrat de travail salarié, et ce sera désormais aux plateformes de prouver que ce·tte travailleur·euse est réellement indépendant·e. Cette démarche serait plus simple et plus rapide que les années de procédures que vivent les travailleur·euse·s actuellement.

Toutefois, si les démarches restent individuelles, il est inimaginable que les travailleur·euse·s de plateformes aillent tou·te·s un·e par un·e clarifier leur situation contractuelle. De plus, si la transposition de la directive ne prévoit pas de garantie d’emploi du travailleur·euse dans sa plateforme à la suite de la démarche de requalification, peu de personnes feront valoir ce droit.

Cette directive constitue certes une avancée sociale, mais reste vague quant à sa mise en œuvre. Le risque est donc d’avoir une transposition a minima qui ne changerait pas la situation actuelle et institutionnaliserait le détournement du statut d’auto-entrepreneur.

En complément la directive mentionne la mise en place d’une institution adaptée qui pourrait si besoin généraliser cette requalification à tou·te·s les travailleur·euse·s d’une même plateforme, évitant ainsi les procédures individuelles fastidieuses. C’est, là encore, dans cette formulation floue que va se jouer la qualité de la transposition. Une telle institution en France existe bel et bien, c’est « l’inspection du travail ». L’enjeu est donc, premièrement, de savoir si elle pourra pleinement jouer son rôle, et ne sera pas remplacée dans la transposition de la directive par une institution inventée de toute pièce et sans pouvoir contraignant comme l’ARPE. Deuxièmement, de savoir si elle pourra agir pleinement, et non « si besoin », pour que la transposition permette réellement aux livreur·euse·s, chauffeurs et autres travailleur·euse·s de plateformes d’accéder enfin au droit du travail.

Nous avons une responsabilité historique : faire honneur à la lutte menée par les travailleur·euse·s précaires de plateforme. Cette opportunité, ils·elles l’ont créée. Elle nous oblige.

Nous, syndicats, ONG, professionnel·le·s du droit, citoyen·ne·s, associations et collectifs de travailleur·euse·s des plateformes ne voulons pas de ce système d’exploitation qui sévit dans notre pays depuis presque 15 ans. La transposition de la directive est l’occasion de réaffirmer notre modèle social. Pour lutter contre les conséquences économiques, sociales et sanitaires du modèle des plateformes de travail nous appelons à une transposition ambitieuse à la hauteur de notre modèle social comprenant :

  • une présomption de salariat effective et efficace sans aucune alternative permettant aux plateformes d’échapper à leurs nouvelles obligations ;
  • l’inversement de la charge de la preuve (de salariat) incombant aux plateformes ;
  • le contrôle des conditions de travail par une autorité nationale compétente, soit l’inspection actuelle ;
  • la transparence de la gestion algorithmique des travailleur·euse·s, avec droit de regard des organisations syndicales ;
  • arrêt des décisions automatisés quand elles ont une importance pour le·a travailleur·euse (désactivation du compte, sanctions, etc.) ;

En complément, nous demandons :

  • la régularisation des travailleur·euse·s sans papiers et l’extension des preuves de travail en France aux factures d’auto-entrepreneurs.
  • la requalification systématique du faux statut d’indépendant en salariat, avec contrat de travail, interdiction de rupture du contrat et rétroactivité des droits à la protection sociale
  • l’évaluation des risques pour la santé liée au travail de plateforme avec mise en place de mesures de prévention et de protection appropriées

Pour les centaines de milliers de travailleur·euse·s concerné·e·s aujourd’hui. Pour les millions qui pourraient subir le même sort demain. Nous appelons tous·tes les travailleur·euse·s qui subissent directement la dégradation de leurs conditions de travail et toutes les associations, organisations du travail social et collectivités locales qui font face aux conséquences économiques et sociales de ce modèle délétère à se joindre à cet appel et au travail collectif que nous entamons pour une transposition vertueuse de la directive européenne sur le travail de plateformes.

Pour vous joindre à cet appel ou témoigner de la « plateformisation » ou l’ubérisation de votre secteur d’activité, des spécificités de l’ubérisation de ce secteur auxquelles une transposition devrait répondre contacter le collectif.

​​​Contact : desuberisons@proton.me

 

Signataires :

Maison des Coursiers Paris

CIEL (Collectif pour l’Insertion et l’Émancipation des Livreurs)

Maison des Livreurs Bordeaux

AMAL (Association de mobilisation et d’accompagnement des livreurs …)

Coopcycle-association

Maison des livreurs de Nantes

Médecin du Monde

Confédération Générale du Travail

Fédération CGT des Transports

ADALI : l’Association pour les droits et l’accompagnement des livreurs indépendants

ASALR : Association de Soutien et d’Accompagnement des Livreurs Rouennais

Force Ouvrière INV VTC

La Cimade

Fédération CoopCycle

SUD Livreurs

SUD Commerces et Services IDF

Chloé Lebas, docteure en science politique spécialisée sur le travail de plateformes, attachée temporaire d’Enseignement et de recherche à l’Université de Lille (CERAPS)

Clémence Allezard, documentariste pour la radio

Collectif des guides de musées

SUD culture – Métiers de la transmission culturelle

Matthieu Vicente, maître de conférences en droit privé à l’Université de Montpellier Paul-Valéry

CNT-SO

Frange Radicale, Coopérative de coiffure

Pour des FETES LIBRES : contre les propositions de loi 113 et RIPOST !

En tant que travailleur·euses du spectacle, nous demandons l’abandon total des projets de lois 1133 et « Ripost » criminalisant les rave parties et les fêtes libres et souhaitons alerter sur les dérives sécuritaires envers les pratiques culturelles libres et non marchandes.

Alors que le secteur culturel est attaqué de toutes parts avec des baisses de financements drastiques, des abus managériaux et une infiltration croissante de l’extrême droite et ses idées réactionnaires, le gouvernement et son allié du parti Horizons souhaitent légiférer pour réprimer les fêtes libres avec un arsenal judiciaire proche de l’anti-terrorisme.

Nous tenons à rappeler que les fêtes libres sont issues de nos cultures populaires, que ce soient des carnavals occitans, antillais ou ch’tis dans les rues, des concerts punk rock en hangar industriel, des guinguettes sauvages en bord de rivières, des rave parties dans les champs, du spectacle de rue qui tape la manche, des clubs de jazz dans des caves ou des bloc party sur des dalles, le spectacle, la musique, la danse n’ont fait que se développer, se transmettre et vivre dans des espaces non-maîtrisés par le pouvoir politique.

S’il fallait encore une nouvelle preuve de la montée du fascisme, ces attaques disproportionnées contre des pratiques culturelles en seraient une de plus.

Dans le projet de loi Ripost de Laurent Nuñez, il est proposé 2 ans de prison et 30.000 euros d’amende pour un « délit d’organisation d’évènement musical illégal », la confiscation complète du matériel de sonorisation et des véhicules ainsi qu’un retrait de permis d’une durée de 3 ans.

Les attaques envers les pratiques de RDR (Réduction des risques) accroissent les risques pour les participant·es et l’utilisation de tout l’arsenal technologique via la surveillance algorithmique est un autre cap franchi dans ces propositions de loi.

Nos pratiques culturelles seront toujours à l’étroit dans les lieux institutionnels ou commerciaux, et ce même lorsqu’ils ne revêtent qu’un vernis underground.

Nous sommes nombreux·ses à être artistes, technicien·es, spectateur·ices, bénévoles ou salarié·es, amateur·ices ou professionnel·les, souvent les 7 selon les jours de la semaine. Nous n’oublions pas que la continuité de revenus que certain-es d’entre nous avons acquise via le régime de l’intermittence nous permet aussi de nous dégager du temps pour créer et faire exister une culture qui n’a pas sa place dans les programmes culturels institutionnels ou pour générer de l’argent. 

Nos pratiques ne rentreront jamais dans des cases et toustes ensemble nous nous battrons contre les lois liberticides. Que raconte sur lui-même un pouvoir politique qui a peur des auto organisations populaires festives ?

Toustes ensemble rassemblons nous partout pour exiger le retrait total des propositions de loi 113 et RIPOST.

LE STUCS – CNT SO

Syndicat des Travailleur.euses Unies de la Culture et du Spectacle – CNT-SO

Le STAA – CNT SO

Syndicat des Travailleur.euses Artistes Auteur.es – CNT-SO

Solidarité avec les travailleurs sans-papiers des établissements George Blanc (Vonnas – 01) qui revendiquent leur régularisation !

Nos 8 camarades sans-papiers des établissements du chef étoilé, George Blanc, font face à un refus arbitraire de régularisation, assorti d’une OQTF, par la Préfecture de l’Ain, alors qu’ils remplissent tous les critères édictés par l’Etat pour une « régularisation par le travail ». 

Avec leur syndicat CNT-SO, ils poursuivent le combat pour la régularisation et la reconnaissance de leur droits. Nous lançons aujourd’hui une cagnotte de soutien pour couvrir les frais de justice liés à leur recours devant le Tribunal Administratif pour contester les refus de régularisation et les OQTF. Solidarité avec nos camarades sans-papiers !

-> Cagnotte en ligne

Vidéo de "Komune média" sur la lutte pour leurs droits et la régularisation, de nos camarades sans-papiers des établissements du chef étoilé George Blanc à Vonnas (01) avec le soutien de l'UR Rhône Alpes de la CNT-SO 👇www.instagram.com/reel/DWdecFx…

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-03-29T12:10:09.503Z

Communiqué du 13 mars

Communiqué de la CNT-SO Rhône-Alpes sur la lutte de nos camarades sans-papiers des établissements du restaurateur étoilé Michelin, George Blanc, à Vonnas dans l'Ain. Solidarité avec les sans-papiers ! 👉 cnt-so.org/les-travaill…

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-03-13T06:07:33.338Z

La cause des 8 travailleurs sans-papiers employés par les établissements du chef étoilé George Blanc à Vonnas (01) a connu un fort écho médiatique mais leur situation reste toujours aussi précaire et ubuesque. Ils restent déterminés et participeront aux mobilisations antiracistes du 14 mars, auquel leur syndicat CNT-SO appelle à se joindre. Le dossier prend également une tournure politique avec un courrier signé par plusieurs députés et sénateurs de la région demandant la régularisation de nos camarades.

Sous le coup d’une OQTF, après le refus de leur régularisation par la Préfecture de l’Ain, ils demeurent mis à pied par leur employeur et attendent depuis le 02 mars, la confirmation d’un éventuel licenciement.

Mis sur la sellette par la presse, le restaurateur, s’est toujours défendu par son besoin de ces personnels, formés et en poste depuis des années, alors que le secteur est en crise de recrutement. Une réaction logique, la procédure de régularisation par le travail est effectivement prévue pour répondre à ces besoins et nos camarades sans-papiers remplissent absolument tous les critères relatifs aux « métiers en tension ».

Besoin de main d’œuvre, volonté de régulariser la situation du côté des salariés comme de l’employeur, critères édictés par l’État satisfaits : la logique voudrait que les « 8 du George Blanc » soient à leur poste de travail et régularisésMais c’est sans compter sur la posture de la Préfecture de l’Ain qui s’inscrit avec zèle dans la ligne de durcissement d’un gouvernement écartelé entre ses positions pro-business et la course à l’échalote raciste avec l’extrême droite… Ce positionnement ne vise qu’à maintenir les sans-papiers dans l’illégalité et à favoriser leur exploitation silencieuse dans les métiers les plus difficiles.

Face aux médias, la Préfecture n’assume pas et met en avant, sans en apporter la moindre preuve, un éventuel «trafic d’être humain», des «réseaux de passeurs basés en région parisienne». C’est absolument hors-sol, s’il s’agissait vraiment de lutter contre des réseaux de passeurs, la première des actions à mettre en œuvre serait de protéger les salariés victimes en les régularisant ! Les maintenir dans la clandestinité est d’un cynisme sans nom.

L’État ne peut pas à la fois demander des preuves de présence et de travail à des personnes qu’il n’autorise pas à résider sur le territoire ni travailler et s’étonner qu’elles aient obtenu ces documents en travaillant sous alias. De fait, le travail sous alias est prévu par les dispositions des circulaires Valls et Retailleau. L’État est le seul responsable de cette absurdité administrative !

Il est temps de sortir des fantasmes et positions idéologiques pour revenir au droit et à la prise en compte des réalités économiques : la CNT-SO demande le réexamen de la situation de ces travailleurs, la levée des décisions d’obligation de quitter le territoire français  (OQTF) et la délivrance des titres de séjours leur permettant de garantir leur emploi et leur séjour.

Si elle accompagne les travailleur·euses dans leur combat pour leurs droits, la CNT-SO ne se reconnaît pas dans la logique purement utilitariste de l’immigration promue par le patronat. A Vonnas comme ailleurs, la seule solution acceptable passe par la régularisation de tous·tes les travailleur·euses actuellement en poste et la remise d’un récépissé pour ceux qui ont une promesse d’embauche.

Nous militons depuis de nombreuses années pour la régularisation de tous·tes les travailleur·euses et contre la chasse à l’immigrant orchestrée par les gouvernements successifs. Nous serons encore dans la rue pour les mobilisations antiracistes du 14 mars. Les 8 de Vonnas vont défiler à nos côtés : leur cas est celui de milliers de travailleur·euses qui revendiquent l’égalité des droits et le respect de leur dignité.

Solidarité avec les sans-papiers !

Derrière les étoiles Michelin : le travail des sans-papiers !Article du Monde sur le combat pour la régularisation de nos 8 camarades sans-papiers des établissements du chef étoilé George Blanc dans l'Ain 👇www.lemonde.fr/societe/arti…

CNT-Solidarité Ouvrière (@cnt-so.bsky.social) 2026-03-02T06:52:32.369Z

Justice pour Orlanda ! Deuxième victoire pour une femme de chambre agressée à l’hôtel intercontinental de Marseille : le sous-traitant STN condamné en appel

Avec le soutien de son syndicat CNT-SO, une femme de chambre, victime d’une agression à caractère sexuel, par un client à l’hôtel Intercontinental de Marseille a poursuivi son employeur qui avait manqué à ses obligations de sécurité. Le sous-traitant STN vient une nouvelle fois d’être condamné en appel après un premier jugement favorable à notre camarade Orlanda devant les Prud’hommes de Marseille. 

Les faits démontrent effectivement des manquements graves de l’employeur à ses obligations de protection de sa salariée dans une volonté de ne pas faire de vague et de passer sous silence, la VSS subie. En avril 2019, Orlanda a été agressée dans une chambre par un client de l’hôtel Intercontinental qui lui a proposé une relation sexuelle tarifée avec beaucoup d’insistance et en lui bloquant l’accès à la sortie. Elle a immédiatement prévenu ses responsables de la situation, ainsi que le directeur de la sécurité de l’hôtel intercontinental.

Aucune mesure n’a été prise ni par le sous traitant ni par l’hôtel !

Le lendemain des faits une autre femme de chambre a été envoyée nettoyer la chambre de ce même client et le surlendemain c’est Orlanda qui a été de nouveau envoyée nettoyer la même chambre !

Aucune suite n’a été donnée suite aux alertes de la salariée et le client de l’hôtel a continué son séjour sans n’être jamais inquiété.

Lorsqu’ Orlanda a voulu porter plainte, la direction de l’hôtel a refusé de communiquer le nom du client.

Le 17 juin 2021, le Conseil de Prud’hommes de Marseille en formation de départage (menée par un juge professionnel) avait déjà donné raison à notre camarade !

Il a été constaté que le sous traitant et l’hôtel avaient gravement manqués à l’obligation de sécurité vis à vis de la salariée, en ne prenant aucune mesure pour la protéger du client, ni en l’aidant dans ses démarches, en accordant à ce dernier une totale impunité, en n’appelant pas les services de police et enfin en refusant toute reconnaissance de l’agression subie par la salariée.

La société avait interjeté appel de ce jugement auprès de la Cour d’Appel d’Aix en Provence qui vient de confirmer le jugement rendu par le Conseil de Prud’hommes de Marseille et a condamné la société STN au paiement de diverses sommes pour Orlanda.

Cette condamnation n’effacera pas la violence subie par notre camarade mais elle marque un signal fort vis à vis de la responsabilité des entreprises dans les situations de harcèlement ou violences sexistes.

Au travail comme ailleurs, les femmes ne subirons pas la violence sans réagir !

Hôpital Tenon (Paris) : menaces de l’encadrement et licenciements abusifs chez ATN !

Depuis plusieurs années, les personnels de nettoyage du site de l’hôpital Tenon de l’AP-HP, se mobilisent pour faire avancer leurs droits, notamment avec la section syndicale CNT-SO. En face, l’encadrement du sous-traitant ATN joue la carte du management violent et de la répression avec déjà un premier licenciement abusif et une autre salariée convoquée pour un entretien disciplinaire. Hors de question de se laisser faire, la riposte intersyndicale s’organise sur l’établissement !

AP Solutions, le site du Mans est devenu une caserne militaire !

La section syndicale CNT-SO réagit face au management par la terreur sur le site du Mans d’AP Solutions (filiale d’Allianz), sur fond de plan social visant à supprimer 500 emplois. 

Connexions Directes, le bulletin de la CNT-SO Activités Postales & Télécommunications : n°8 – janvier 2026

Le dernier numéro de « Connexions directes », bulletin du syndicat national des activités postales et des télécommunications,  vient de sortir 👇 
Au sommaire du numéro :
  • Nous réclamons la Poste !
  • Au Danemark, la Poste ne distribuera plus de courrier !
  • Bruit de bottes…

Appel à se mobiliser contre le spectacle pour enfants HISTOROCK de Dimitri Casali le 15 janvier à Valence

Parce que le spectacle pour enfants « Historok », s’inscrit dans la bataille idéologique que mènent les réactionnaires et l’extrême droite dans le champ culturel, nos organisations appellent à se mobiliser contre le spectacle organisé le 15 janvier au théâtre de la Ville de Valence.

Communiqué unitaire Drôme
Communiqué du STUCS et STAA CNT-SO

Un nouveau syndicat de combat à Amazon !

La CNT-SO poursuit son développement dans les transports et la logistique avec la mise en place d’une section syndicale sur le site ORY4 de Bretigny-sur-orge (91), un des principaux entrepôts français d’Amazon.

La CNT-SO a désigné une Représentante de Section Syndicale sur le site et la section va pouvoir démarrer son activité syndicale de terrain.

Face au géant américain, connu pour ses conditions de travail déplorables et un management répressif, l’équipe syndicale se fixe plusieurs objectifs revendicatifs immédiat :

  • Refuser les conditions de travail qui génèrent risques psycho-sociaux et usure physique accélérée.
  • Gagner des augmentations de salaires à hauteur des profits de l’entreprise
  • Faire cesser la politique de sanctions disciplinaires injustifiés et contestables
  • Mettre fin aux avenants qui génèrent une pression sur les salarié·es
Pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux : organisons-nous !
Travailleurs et travailleuses d’Amazon, rejoignez la CNT-SO !

Tract du 09 janvier 2026

Licenciements à l’Hôtel Marseille Centre Gare Saint-Charles : derrière le prétexte économique, la répression syndicale !

Face à la menace imminente de sept licenciements, les personnels de l’Hôtel Marseille Centre Gare Saint-Charles se sont mis en grève reconductible à partir du lundi 29/12 et ont organisé un piquet bruyant devant l’hôtel avec pour slogan « On n’est pas des chiffres, on est des êtres humains ».
L’ensemble des personnels ciblé-es par ces licenciements sont syndiqué-es à la CNT-SO, syndicat de combat, très actif dans les luttes menées par les personnels des hôtels marseillais depuis des années. Simple hasard ? Nous ne le pensons pas !
 
Le mouvement est actuellement suspendu avec la fermeture pour travaux de l’hôtel depuis le 12 janvier. Faute d’accord de fin de conflit avec la direction du groupe Alboran, la mobilisation reprendra dès la réouverture de l’établissement : le combat continue ! 
 
La CNT-SO remercie toutes les personnes ayant participé à la caisse de grève et au piquet de grève. Vive la solidarité ouvrière !
Participez à la caisse de grève en ligne 

Face à la répression, riposte syndicale !

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Revue de presse
La Marseillaise – 29 décembre 25
La Provence – 30 décembre 25
France bleue – 31 décembre 25
La Marseillaise – 31 décembre 25
JT France 3 – 02 janvier 2026
Communiqué du 04 janvier 2026