Victoire pour les grévistes Atalian du site Vitacuire de Meyzieux  (69) !

En grève reconductible depuis le 09 septembre, les salarié⸱es, en charge du nettoyage du site de production agro-alimentaire VITACUIRE de Meyzieu, ont fait plier leur employeur, le sous-traitant Atalian. Un protocole de fin de conflit a été signé pour le site et le travail a repris ce lundi soir.

Le protocole a acté de multiples avancées sur les points suivants:

Déclenchement d’une enquête interne CSSCT sur les conditions de travail et les risques psychosociaux, à laquelle pourra participer un⸱e représentant⸱e du syndicat. Cela sera pour nous l’occasion de déconstruire les pratiques du management local.

Fin de l’abattement forfaitaire illégal.

– Reprise de l’ancienneté conventionnelle pour les salarié⸱es concerné⸱es avec régularisation (dans la convention de la Propreté, le taux horaire est majoré suivant l’ancienneté).

– Requalifications de CDD en CDI

– Augmentation de qualification dans la grille conventionnelle (donc augmentation du taux horaire pour le salaire) jusqu’à ATQS3.

– Augmentation des revenus avec un dispositif de primes allant jusqu’à 1000€ brut/année.

C’est une belle réussite pour le premier conflit collectif de cette jeune équipe syndicale de la CNT-SO face à une grosse boîte du nettoyage et de la sous-traitance, secteur qui est réputé pour être une zone de non-droit pour les salarié⸱es ! Forte de cette expérience, la section syndicale CNT-SO est en place et va continuer son action dans l’entreprise. C’est une première qui en appellera d’autre, notamment pour aller chercher à terme un 13° mois plein et entier…

La solidarité est notre arme ! La CNT-SO remercie chaleureusement les soutiens qui ont fait le déplacement sur le piquet de grève ou ont participé à la caisse de grève en ligne.

Enfin, nous tenons à rappeler que ce mouvement de grève local a été déclanché en pleine association avec la dynamique de mobilisation nationale du 10 septembre. Alors que le combat général est lancé contre l’austérité et pour le partage égalitaire des richesses, cela nous semble tactiquement important. Le combat global peut aussi se nourrir de ces victoires sur nos lieux de travail pour grandir.

Pressuré⸱es par des mesures d’austérité injustes, pressuré⸱e et exploité⸱es pour le profit de nos patrons : c’est la même logique ! Salaires, conditions de travail, refus de l’austérité : c’est le même combat ! Menons-le tous et toutes ensemble !

Crédit photo : Le Progrès

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Archives

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Rendons « coup pour coût ! » Tribune unitaire Restauration

Tribune unitaire et appel à l’organisation, de collectifs autonomes et organisations syndicales de base du secteur de la Restauration, publiée à l’occasion du mouvement national de mobilisation du 10 septembre : FUR 44 CGT (Nantes), collectif MEP (Paris), collectif MEP (Marseille), SHRCS-RA CNT-SO (Lyon). 

Contre le plan d’austérité de Bayrou : Riposte syndicale !

Communiqué du Syndicat de l’Hôtellerie, de la Restauration, du Commerce et des Services de la région RA

Lyon, le 14/08/2025

Lors de ses annonces sur le budget de l’Etat, le 15 juillet dernier, Bayrou nous a promis une austérité brutale. Le gouvernement chercherait à nous faire payer la facture de son « déficit » budgétaire — dont il est le seul responsable — pour, soit disant, réaliser 40 milliards « d’économies » !

Pour cela, il prévoit de charcuter de tous les côtés : santé, social, éducation, culture, recherche, environnement… C’est une vraie saignée et ça va nous coûter… nous coûter très cher. Après la réforme des retraites, c’est un énième coup de massue sur la tête des travailleurs et travailleuses, toujours plus précaires !

Un gouvernement de plus en plus violent !

L’orientation du gouvernement est de plus en plus violente et autoritaire, et il ne s’en cache pas : malgré les «économies », il prévoit une augmentation de 26 milliards pour le budget la « sécurité » (police, gendarmerie), alors que celui de l’éducation est amputé de 50 milliards !
Pire encore, le financement militaire augmente soudainement de 3,3 milliards d’euros, portant le budget à plus de 50 milliards d’euros pour la « Défense » ! Alors que plusieurs guerres et confits génocidaires font actuellement rage, que la France est même devenue le 2ème fournisseur d’armes au monde, le complexe militaro-industriel se régale des milliards que l’État lui jette au visage ! Quelle hypocrisie ! Pour le contrôle, la répression et la fabrique de la mort, il y a de l’argent à ne plus savoir quoi en faire… Mais pour le reste, pour nos vies de travailleurs et travailleuses, on ne laisse même pas les miettes !


Alors que la bourgeoisie se gave, c’est aux prolétaires qu’on fait payer la facture !

Pendant ce temps, un rapport du sénat révèle qu’en 2023, plus de 210 milliards d’euros d’aides publiques ont été accordés librement aux entreprises, et ce sans aucune contrepartie ! C’est pourtant plus de cinq fois le montant des « économies » que voudrait réaliser le gouvernement, qui se retrouve donc pris de nos poches — nos impôts pour les placer directement dans celles du patronat !

Ces nouvelles attaques de l’État, au seul profit de la bourgeoisie, ne doivent pas rester sans réponse ! Les travailleurs et travailleuses doivent refuser de passer une fois de plus à la caisse ! Contre ce plan d’austérité
insoutenable, la riposte ne se fera pas sur les sièges douillets de l’Assemblée mais bien dans la rue !

Classe contre classe : mobilisons-nous contre le pillage de l’État et du patronat !

Ainsi, dès la rentrée, nous invitons tous les travailleurs et toutes travailleuses de l’hôtellerie, de la restauration, du commerce et des services à se mobiliser avec le syndicat pour résister contre ce plan d’austérité et faire échouer les tentatives du gouvernement !

Que la grève soit notre meilleur réponse à cette spirale délirante de l’État ! Restons alertes en cas de manifestations le 10 septembre prochain et organisons alors une riposte syndicale massive !

Secrétariat du SHRCS-RA de la CNT-SO (contact : shrcs-ra[@]cnt-so.org)

BLOQUONS TOUT ! Appel a construire une grève générale à partir du 10 septembre

Appel du STUCS CNT-SO

En tant que syndicat révolutionnaire nous considérons la construction du rapport de force par la grève générale comme l’outil le plus efficace pour conduire à un changement émancipateur de la société. 

En ce sens, nous appelons tous les travailleurs·euses de la culture à rejoindre les appels du 10 septembre, à cesser le travail et à s’organiser sur leur site pour établir une grève sur le temps long et faire amplifier le mouvement contre Dati Bayrou et consorts.

Nous demandons à nos camarades des autres syndicats de nous rejoindre dans la construction de cette grève générale et de ne pas se faire happer dans l’organisation de manifestations traditionnelles qui captent l’ensemble des énergies et placent les syndicats à la fois dans un rôle inoffensif d’animateur de cortège et comme pacificateur de rue en tentant d’un côté de canaliser la colère des travailleurs·euses et d’un autre côté temporiser la violence d’état et sa police.

Nous connaissons trop bien l’échec des grèves perlées qui ont condamné la bataille des retraites en 2023 et montré le découragement des mobilisations au printemps du
mouvement Cultures en Lutte. Les salarié·es, qui plus est intermittent·es ont trop à y perdre. Nous n’appelons pas à délaisser la rue mais pour cela organisons-nous localement, de manière autonome, loin des partis politiques pour tisser les liens et faire du mois de septembre une rentrée sociale antifasciste, contre ce gouvernement et contre l’extrême-droite.

L’ensemble des syndicats et le monde de la culture doivent se mobiliser pour construire une grève générale historique et instaurer un rapport de force que ce soit face au gouvernement Bayrou, à la politique d’Emmanuel Macron et à l’ensemble du camp réactionnaire.
C’est pourquoi nous appelons à la construction d’une grève générale non pas le 10 septembre mais à partir du 10 septembre. Organisons nous en convainquant nos collègues, en montant des comités de grèves en organisant des AG à la pause café sur nos lieux de travail, en préparant des caisses de grèves et en mettant au service de la grève toutes nos forces et compétences.

Le 10 septembre, qu’il y ait un gouvernement en place ou démissionnaire, ça ne ne sera que le début, retrouvons nous le soir, le lendemain et les jours suivants pour entretenir, affiner et amplifier le mouvement jusqu’à l’obtention de l’ensemble des revendications.

Nous n’accepterons pas l’année blanche qui gèle les pensions de retraites et minima sociaux ! 

Nous sommes contre tout durcissement d’accès ou diminution d’indemnisation de l’assurance chômage, nous nous opposerons à toute nouvelle contre-réforme et nous demandons l’abrogation sans condition de la loi pour le plein emploi qui impose 15 heures d’activité par semaine aux bénéficiaires du RSA. 

Nous renouvelons nos oppositions à la loi de financement de la Sécurité Sociale qui attaque en premier lieu la santé des travailleurs·euses et renvoie vers les mutuelles le remboursement des soins qui, comme Audiens, le répercute ensuite injustement et majoritairement sur les salarié·es et non pas les employeurs. De plus, nous nous opposons à toute mise en place de jours de carence supplémentaires et augmentations de franchise. 

Au sein du STUCS nous exigeons toujours et entre autres : 

  • L’arrêt immédiat des coupes et la remise en place de tous les budgets culturels nationaux, régionaux et départementaux ainsi que la préservation du Fond National Pour l’Emploi et le Spectacle (FONPEPS). 
  • L’entrée des artistes auteur·ices dans la caisse commune de l’assurance chômage afin de leur garantir une continuité de revenus et l’étendu de leur protection sociale (congés payés, médecine du travail, reconnaissance des accidents du travail & maladies professionnelles.) 
  • Le dégel et la remise en place intégrale du Pass Culture pour les jeunes *
  • L’abrogation du contrat d’engagement républicain dans les demandes de subventions 
  • L’abandon de la réforme de l’audiovisuel public 
  • L’assouplissement du seuil d’accès au régime de l’intermittence, en particulier pour les primo entrant·es. 
  • La hausse générale des salaires à minima pour rattraper l’inflation. 
  • Des actions concrètes de luttes contre tout forme de discrimination : racisme, sexisme, LGBTQIA phobie, validisme, principalement à l’embauche, et une lutte concrète contre les VHSS dans le milieu de la culture et du spectacle. 
  • Des horaires aménagés pendant les canicules ! 
  • Des horaires aménagés pendant les canicules ! 
  • La régularisation de tous·tes les travailleur·euses sans- papiers

linkstack.fr/@stucs_cntso // spectacle@cnt-so.org

HALTE AU MEPRIS DES TRAVAILLEURS-EUSES DE MANY CLEAN !

Communiqué des travailleur.euses de l’entreprise de propreté Many Clean avec le soutien de leur syndicat CNT-SO Nettoyage Rhône-Alpes.

Les travailleur·euses dénoncent leur exploitation avec des conditions de travail déplorables et des manquements de l’employeur relatifs à ses obligations de santé et sécurité. La situation est d’autant plus critique que plusieurs salarié·es ont été licencié·es après avoir soulevé ces problèmes auprès de leur direction. La CNT-SO a également déposé un recours pour l’annulation du simulacre d’élections professionnelles organisée par la direction. 

Le combat contre l’exploitation et le mépris chez Many Clean, ne fait que commencer !

 

Article du journal Lyon Capitale du 07 août 2025

Communiqué de la CNT-SO 66 sur l’augmentation des coûts de transport dans les P-O

La CNT-SO 66 dénonce les augmentations successives des coûts des transports publics, décidées par la région Occitanie alors que le département des Pyrénées orientales est le 2ème département le plus pauvre de France. Le syndicat réclame l’annulation de ces mesures et revendique la gratuité des transports à l’intérieur du département.

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Communiqué du 04 août 2025

 

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[Archives – mobilisation du 24 juillet 2025]

Pétition et  appel à manifestation le 24 juillet à Perpignan

Le département des Pyrénées orientales est le 2ème département le plus pauvre de France avec plus de 25000 bénéficiaires du RSA. Or selon plusieurs sources nous avons appris que les transports à l’intérieur du Département vont passer de 1 à 2 € par trajet au 1er juillet 2025. Le département serait-il aux mains du Rassemblement national ou de la droite ? Que nenni !

Cette mesure aurait un effet catastrophique sur le pouvoir d’achat des plus précaires. Notre syndicat demande la gratuité des transports à l’intérieur du Département à l’instar de Montpellier.

Nous demandons par ailleurs sans délais la réouverture de la ligne SNCF Villefranche – Île sur têt fermée depuis plus de 10 mois, ce qui pourrit la vie des habitants du Conflent et menace à terme le Train Jaune.

La CNT-SO 66 s’associe à l’appel de l’association Train en Têt pour une  :
  • Manifestation le  24 juillet à 10h, de la gare à la Préfecture de Perpignan 
Et appelle à signer : la pétition adressée au département des Pyrénées orientales

Organisons-nous syndicalement chez BIOMEGA !

La CNT-SO Occitanie, avec le soutien du syndicat national nettoyage-commerce-services (SNCNS), a lancé une campagne d’information et de syndicalisation chez BIOMEGA, sous-traitant du nettoyage dans le secteur des hôpitaux et maisons de retraites. 

La campagne a démarré par une opération de tractage à la clinique « Les jardins de Sophia » à Castelnau-le-Lez (34), à la rencontre des agent-es de nettoyage sous-traité-es. Comme souvent dans le secteur, le dumping social de la sous-traitance, s’accompagne d’un management toxique où flicage des employées, cadences infernales et harcèlement sont de rigueur. Mais les salarié-es ne sont plus seul-es, contre la sous-traitance/maltraitance : notre arme c’est le syndicat !

Au niveau national, une section syndicale est déclarée dans l’entreprise avec une RSS : rejoignez-nous !

 

Le Management Culturel Prend un Coup de Chaud ! Vidéo du STUCS CNT-SO

Intervention du Syndicat des Travailleur.euses Unies de la Culture et du Spectacle STUCS de la CNT-SO lors de la présentation du livre « En finir avec les idées fausses sur LE MANAGEMENT DANS LA CULTURE lors du forum 2025 « Entreprendre dans la culture » organisé par le Ministère de la Culture.

Tu travailles dans la Culture et le Spectacle ?  Rejoins l’alternative syndicale avec le STUCS CNT-SO !

Bulletin d’information de la CNT-SO 26, n°1

La CNT-SO ne se développe pas seulement dans les grandes villes mais aussi dans tous les territoires. Les camarades présent-es dans la Drôme sortent ainsi le premier numéro d’un bulletin d’information qui sera diffusé dans le département cet été. Pour toute prise de contact : ur-ra[@]cnt-so.org. 

Les croquants n°2 – Été 2025

Le Syndicat des Travailleurs de la Terre de l’Aquitaine rattaché à la CNT-SO vient de sortir le deuxième numéro de son bulletin d’information : Les croquants.

Face aux fortes chaleurs :

ouvrier·ères agricoles : organisons-nous !

Nous, ouvrier·ères agricoles, sommes en première ligne face aux effets des changements climatiques, notamment les fortes chaleurs estivales. Ces conditions extrêmes mettent non seulement en péril notre santé, mais également notre sécurité et nos droits au travail. Dans ce contexte, il est crucial de porter haut et fort nos revendications.

Conditions de Travail Sécurisées

Les fortes chaleurs représentent un risque majeur pour notre santé. Il est impératif d’instaurer des mesures de protection adaptées :

  • Pauses régulières : obligation de pauses fréquentes pour nous permettre de s’hydrater et de se reposer à l’ombre.

  • Accès à l’eau : mise à disposition de points d’eau potable à proximité des zones de travail.

  • Équipement adapté : fourniture de vêtements légers et de chapeaux pour nous protéger du soleil.

Amélioration des Conditions de Travail

Nous demandons également une réévaluation de nos conditions de travail :

  • Horaires ajustés : proposition de modifier les horaires de travail pour éviter les heures les plus chaudes de la journée.

  • Augmentation des salaires : réévaluation des salaires pour compenser les risques encourus et l’impact des conditions climatiques sur le travail.

  • Soutien psychologique : mise en place d’un accompagnement pour nous aider à faire face au stress lié aux conditions extrêmes.

Sensibilisation et Formation

Il est fondamental de sensibiliser tant les employeurs que les travailleur·euses aux risques liés aux chaleurs extrêmes :

  • Formations obligatoires : instaurer des sessions de formation sur les signes de coup de chaleur et les mesures à prendre en cas d’urgence.

  • Campagnes de sensibilisation : lancer des campagnes pour informer sur les droits des travailleurs agricoles face aux chaleurs extrêmes.

Législation et Protection des Droits

Enfin, il est essentiel que des lois spécifiques soient mises en place pour protéger les ouvrier·ères agricoles :

  • Réglementation sur les conditions de travail : exiger des normes strictes concernant les conditions de travail en période de forte chaleur.

  • Syndicalisation : encourager le syndicalisme pour garantir que les voix des ouvrier·ères soient entendues et prises en compte dans les décisions.

Les ouvrier·ères agricoles sont le pilier de notre système alimentaire, et leurs conditions de travail doivent être impérativement protégées. Face aux fortes chaleurs, il est de notre devoir d’agir pour garantir leur santé, leur sécurité et leurs droits. Unissons nos forces pour faire entendre ces revendications et construire un avenir meilleur pour tous les travailleur·euses agricoles.

Appel à l’action

Nous encourageons tous les travailleur·euses agricoles à se syndiquer, à partager leurs expériences et à se mobiliser pour faire entendre leurs voix. Ensemble, nous pouvons lutter pour des conditions de travail dignes et respectueuses de la santé de chacun.

Les producteurs ont su se coordonner pour porter leurs revendications (FNSEA, CR, Conf Paysanne, MODEF…) : ils se représentent mais ne défendent pas nos droits.

A nous de nous organiser pour porter notre parole et nos doléances !

Les travailleur·euses saisonnier·ères dans le monde agricole : reconnaissance et protection !

Le travail saisonnier dans le secteur agricole est une réalité incontournable.

Des millions de travailleur·euses saisonnier·ères, souvent issu·es de l’immigration, soutiennent l’industrie agricole mondiale en récoltant les fruits, légumes et autres produits essentiels.

Cependant, malgré leur contribution cruciale, ces travailleur·euses sont souvent confronté·es à des conditions de travail précaires et à une absence de protections adéquates. Nous appelons à des réformes nécessaires pour garantir nos droits et notre dignité.

La réalité du travail saisonnier

Le travail saisonnier est caractérisé par des périodes de forte demande de main-d’œuvre, généralement liées aux cycles de culture et de récolte. Le personnel saisonnier est engagé pour des périodes allant de quelques semaines à plusieurs mois. Nous sommes souvent sous-payé·es, mal logé·es et soumis·es à des conditions de travail extrêmement pénibles.

Conditions de travail précaires :

Salaires bas : beaucoup d’entre nous reçoivent des salaires qui ne correspondent pas au coût de la vie. Les rémunérations sont souvent en deçà du salaire minimum légal, ce qui nous plonge dans une précarité économique.

Manque de protection sociale : très peu de travailleur·euses saisonnier·ères bénéficient d’une couverture sociale. En cas de maladie ou d’accident, ils·elles se retrouvent sans soutien, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques sur leur santé et leur vie.

Logement inadéquat : les conditions de logement sont souvent déplorables. Des logements surpeuplés, insalubres et parfois situés trop loin des lieux de travail sont monnaie courante.

Exploitation et abus : les travailleur·euses saisonnier·ères sont parfois victimes d’abus, notamment concernant les heures de travail, le harcèlement, et l’absence de droits syndicaux.

Appel à la mobilisation

Nous revendiquons le renforcement des législations. Le gouvernement doit adopter et faire respecter des lois garantissant des conditions de travail décentes et des salaires justes pour les travailleur·euses saisonnier·ères.

Soutien syndical :

Notre syndicat CNT-SO se doit de jouer un rôle actif dans la défense des droits des travailleur·euses saisonnier·ères. Cela inclut la sensibilisation au droit du travail, l’organisation de campagnes de solidarité et la mise en place de formations adaptées.

Sensibilisation du public :

Il est crucial de sensibiliser le grand public à la réalité des travailleur·euses saisonnier·ères, en leur montrant leur importance dans la production alimentaire et en encourageant des pratiques d’achat éthiques.

Les employeurs : les entreprises agricoles doivent adopter des pratiques responsables et garantir des conditions de travail dignes pour tous les travailleur·euses.

La réalité des travailleur·euses saisonnier·ères sans papiers

Les travailleur·euses saisonnier·ères sans papiers sont souvent des migrant·es qui fuient des conditions de vie difficiles dans leur pays d’origine. Ils sont attiré·es par les promesses de travail dans les exploitations agricoles, mais se retrouvent piégé·es dans un système qui les exploite.

Conditions de travail précaires

Ces travailleur·euses sont souvent soumis·es à des horaires exténuants, à des salaires inférieurs au minimum légal et à des conditions de travail dangereuses. L’absence de contrats de travail les rend vulnérables aux abus.

Accès limité aux droits

Sans statut légal, ces travailleur·euses n’ont pas accès aux protections sociales, à la santé ou à d’autres droits fondamentaux. En cas d’accident de travail, ils sont souvent réticent·es à se faire soigner de peur d’être dénoncé·es.

Isolement et stigmatisation

L’absence de papiers renforce leur isolement. Ils vivent dans la peur de la répression et de l’expulsion, ce qui les empêche de s’organiser et de revendiquer leurs droits.

Les travailleur·euses saisonnier·ères, avec ou sans papiers, sont les piliers invisibles de notre agriculture.

Il est temps d’agir collectivement pour garantir leurs droits, améliorer leurs conditions de vie et de travail, et assurer un avenir durable pour toutes et tous. Ensemble, construisons une agriculture juste et équitable pour chaque travailleur·euse, quelle que soit sa provenance.

Appel à l’action

Nous appelons tous les travailleur·euses, syndicats, organisations et citoyen·nes à se mobiliser pour défendre les droits des travailleur·euses saisonnier·ères avec ou sans papiers.

Il est temps de mettre fin à l’exploitation et de construire un système agricole qui respecte les humains, le vivant, la nature. Faites entendre votre voix !

Le syndicat des Travailleurs de la Terre de l’Aquitaine regroupe des ouvriers agricoles, des petits paysans …qui luttent pour faire respecter leurs droits et la revalorisation de leur travail ….